La Confédération africaine de football (CAF) réaffirme jeudi son soutien unanime à Gianni Infantino, au moment où le président de la Fédération internationale de football (Fifa) fait face à une contestation grandissante menée par l’Union des associations européennes de football (Uefa) à quelques mois de l’élection présidentielle prévue en mars 2027.
Réuni à Rabat, le comité exécutif de la CAF salue les excuses présentées par Gianni Infantino après l’abandon du projet controversé d’ouverture de la Fifa à des investisseurs privés. La confédération africaine a toutefois rappelé que “le respect de la gouvernance, des procédures régulières et de la transparence” demeurait “essentiel et non négociable”.
Appui constant au football africain
Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a remercié Gianni Infantino pour “son appui constant au football africain au fil des années”. Depuis son arrivée à la tête de la Fifa en 2016, l’instance mondiale indique avoir redistribué près de 1,28 milliard de dollars au football africain à travers ses mécanismes de solidarité.
Avec ses 54 fédérations affiliées, la CAF constitue le deuxième plus important bloc électoral de la Fifa, derrière les 55 membres de l’Uefa. Son soutien représente donc un atout majeur pour Gianni Infantino, seul candidat déclaré à ce stade pour l’élection de mars 2027.
Réserves sur la gouvernance de la Fifa
Cette prise de position intervient alors que l’Uefa maintient sa menace de boycott des compétitions de la Fifa. Bien que le projet contesté ait été abandonné, l’instance européenne estime que les garanties demandées pour empêcher toute initiative similaire à l’avenir n’ont pas été obtenues et affirme avoir perdu confiance dans la présidence de Gianni Infantino.
D’autres confédérations ont également exprimé des réserves sur la gouvernance de la Fifa. La Concacaf, qui regroupe les fédérations d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes, réclame une réforme des processus décisionnels de l’organisation. En Asie, la Confédération asiatique de football (AFC) a appelé à une révision urgente du cadre de gouvernance, tout en affichant des positions divergentes entre ses fédérations membres.
En Amérique du Sud, la Conmebol s’est dite préoccupée par les “actions unilatérales répétées” de la Fifa, sans pour autant soutenir une éventuelle destitution de son président. Plusieurs dirigeants sud-américains, dont le président de la fédération argentine Claudio Tapia, ont réaffirmé leur soutien à Gianni Infantino.
Élu en 2016, Gianni Infantino devra obtenir la majorité des suffrages des 211 fédérations membres de la Fifa pour décrocher un nouveau mandat lors du congrès électif de mars 2027.
Avec AFP











