Une campagne de recherche active qui porte des fruits. Six cas de VIH ont été détectés parmi les 162 personnes ayant volontairement effectué un dépistage au Quai Orange de Mahajanga, le 20 août. Deux personnes déjà connues comme vivant avec le VIH, mais perdues de vue par les services de prise en charge, ont également été retrouvées à cette occasion.
Au Port international de Mahajanga, 131 personnes ont par ailleurs réalisé un dépistage du VIH. Aucun nouveau cas n’y avait été confirmé au moment du bilan de la campagne.
L’opération combine dépistage du VIH et vaccination contre la Mpox dans plusieurs points d’entrée de la ville. Elle intervient alors qu’une campagne de recherche des personnes vivant avec le VIH ayant interrompu leur suivi est menée à Mahajanga depuis le 10 août. Prévue jusqu’au 1er septembre, cette initiative mobilise des équipes de la direction générale de la médecine préventive, de la direction de lutte contre les maladies transmissibles, du Programme national de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH (PNLIS) et de Population Service International (PSI).
L’objectif est de favoriser le retour dans le circuit de soins des personnes ayant interrompu leur prise en charge et de leur permettre de reprendre leur traitement antirétroviral et leur suivi médical.
“Il y a des personnes vivant avec le VIH que nous ne retrouvons plus dans la communauté et qui doivent être ramenées dans le circuit de soins”, explique un responsable du PNLIS. Il souligne l’importance d’assurer la continuité du traitement et du suivi médical, sans préciser le nombre de personnes actuellement recherchées.
Les deux anciens cas retrouvés au Quai Orange illustrent cette problématique. Ils pourront être réorientés vers les services de prise en charge, avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) Madagascar et Comores.
La campagne de dépistage du VIH et de vaccination contre la Mpox se poursuit jusqu’au 24 août à l’aéroport international Philibert Tsiranana et à la gare routière Aranta. Elle est soutenue financièrement par le Pandemic Fund et mise en œuvre avec la participation de l’OIM Madagascar, du ministère de la Santé publique à travers la DVSSER, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF).











