Du riz japonais bientôt sur le marché. Le gouvernement malgache devrait bientôt commercialiser du riz offert par le Japon. Il devrait en tirer des recettes de 300 millions de yens, soit près de 8 milliards d’ariary, qui seront ensuite utilisées pour financer des projets contribuant au développement socio-économique du pays. L’échange de notes relatifs à ce don non remboursable de riz d’un montant total de 300 millions de yens a été signé vendredi au siège du ministère des Affaires étrangères à Anosy par la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, et l’ambassadeur du Japon à Madagascar, Hitoshi Tojima. Le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, Gaëtan Ramindo, ainsi que des représentants du ministère de l’Économie et des Finances étaient présents à la cérémonie.
Comme indiqué par l’ambassade du Japon dans son communiqué, le riz sera vendu à un “prix raisonnable” sur le marché malgache. Les projets de développement socio-économique qui seront financés par les fonds de contrepartie générés par les ventes seront, pour leur part, concertés entre les deux gouvernements. Le don entre dans le cadre du “programme d’assistance alimentaire 2026” que le gouvernement japonais met en oeuvre à Madagascar. Il s’inscrit dans la continuité des programmes similaires déjà menés par le Japon à Madagascar et qui, à travers ces fonds de contrepartie ont permis de mettre en oeuvre de nombreux projets de développement, poursuit l’ambassade du Japon.
Dans son communiqué, l’ambassade donne l’exemple des projets mis en œuvre dans le cadre du “Programme bilatéral de développement économique et social en vue de la sécurité humaine”. Ces projets, rappelle-t-elle, ont permis de “renforcer la sécurité alimentaire et la résilience du secteur agricole” et d’“améliorer les conditions de vie de la population”. Le programme 2026 vise plus largement à renforcer la sécurité alimentaire à Madagascar. Le pays reste exposé aux effets des catastrophes naturelles sur sa production agricole, notamment aux sécheresses dans le Grand Sud ainsi qu’aux cyclones et aux inondations dans les régions de l’Est.











