Un projet ambitieux. L’Égypte prévoit de construire son premier centre de données d’intelligence artificielle (IA) à grande échelle, avec une capacité cible de 200 MW et un investissement d’environ un milliard de dollars. Le projet doit démarrer par une première installation de 20 mégawatts, pour 200 millions de dollars, sur une période initiale de trois ans.
Le futur centre sera développé par Vodafone Business, Elsewedy Electric et Cassava Technologies, présenté comme le principal partenaire de Nvidia en Afrique. Il doit utiliser les technologies de calcul accéléré du groupe américain Nvidia, au cœur de l’essor actuel de l’IA.
Le projet a été annoncé mercredi par le ministre égyptien des Communications et des Technologies de l’information, Raafat Hindi. Il intervient dans un contexte de concurrence accrue entre les États-Unis et la Chine pour développer leur influence technologique au Moyen-Orient et en Afrique.
Le sujet a notamment été évoqué lors de la visite en Égypte du président chinois Xi Jinping, la première en dix ans. Avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, il s’est engagé à renforcer la coopération entre les deux pays dans l’IA et les technologies, sans toutefois annoncer d’accord.
Selon Bloomberg, Huawei avait proposé de construire un centre de données en Égypte avant la visite de Xi Jinping. Washington aurait ensuite formulé une offre concurrente avec Nvidia, AMD et Microsoft.
L’Égypte veut ainsi attirer davantage de partenariats internationaux pour devenir un pôle régional de centres de données, selon les médias d’État. Mais le projet pose aussi la question de l’approvisionnement énergétique, les centres de données IA pouvant consommer jusqu’à cinq fois plus d’électricité que les installations traditionnelles.
Le développement de ces infrastructures reste d’ailleurs plus lent en Afrique, notamment en raison de la fragilité des réseaux électriques dans plusieurs pays. L’Égypte, deuxième économie d’Afrique, fait elle-même face depuis plusieurs années à des difficultés à satisfaire l’ensemble de ses besoins en électricité.
Avec AFP











