Les premiers accords de projet pour la construction de centrales solaires sur 38 sites à Madagascar ont été signés mercredi 16 septembre à Ampandrianomby. Quatre sociétés se sont engagées aux côtés du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures (MEH) dans le cadre du programme “Solutions solaires pour Madagascar” (SSM). Les infrastructures doivent être installées et mises en service dans un délai allant de 12 à 18 mois, selon le calendrier présenté lors de la cérémonie.
Ces projets sont issus de l’appel à projets lancé le 30 avril par le ministère. Sur les 55 sites initialement proposés, 38 font désormais l’objet d’un accord avec les quatre opérateurs économiques. Les sites retenus sont répartis dans plusieurs localités du pays, notamment Antsiranana, Mahajanga, Antsirabe, Nosy Be, Morondava, Sambava, Manakara et Farafangana.
Le programme SSM prévoit, à terme, le développement d’une capacité solaire de 207 MWc. L’objectif est notamment d’accroître la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité et de réduire la dépendance aux centrales thermiques, particulièrement sollicitées pendant les périodes d’étiage et aux heures de pointe.
Le calendrier de réalisation prévoit des mises en service progressives. Selon le secrétaire général du ministère, Dr Adolphe Rakotonandrasana, certaines installations pourraient commencer à produire de l’électricité au bout de six à huit mois, tandis que le déploiement de l’ensemble des infrastructures pourrait s’étaler sur une période allant jusqu’à 18 mois.
L’électricité produite par ces centrales doit être injectée dans les réseaux interconnectés afin de renforcer l’offre disponible. Le gouvernement présente ces nouvelles capacités comme l’une des réponses structurelles aux difficultés d’approvisionnement électrique auxquelles le pays est confronté.
Lors de la signature, le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga, a mis en avant le potentiel solaire de Madagascar. Le pays bénéficie d’un important ensoleillement, estimé à environ 2 800 heures par an, une ressource que le ministère entend davantage exploiter dans le cadre de sa stratégie de diversification du mix énergétique.
Les futures centrales solaires ne constituent toutefois pas une réponse immédiate aux déficits actuels de production. Dans l’attente de leur mise en service, les mesures d’urgence se poursuivent pour maintenir l’approvisionnement en électricité, notamment le recours à des groupes électrogènes dans plusieurs grandes villes.
Le recours aux pluies artificielles est également évoqué parmi les mesures destinées à faire face à l’étiage qui affecte actuellement la production hydroélectrique. Le développement des capacités solaires doit ainsi s’inscrire dans une réponse plus durable aux difficultés d’approvisionnement de la Jirama.











