Le dossier de Madagascar sera examiné par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) le 30 septembre. À l’ordre du jour figurent les troisième et quatrième revues combinées des programmes soutenus par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Le dossier comprend également une demande de dérogation pour non-respect d’un critère de réalisation, une modification de certains critères de réalisation ainsi qu’une revue des assurances de financement.
L’examen de ces différents éléments doit permettre au conseil d’administration du FMI de se prononcer sur la poursuite des programmes conclus avec Madagascar et sur les éventuels décaissements associés.
Le dossier devait initialement être soumis au board du FMI en juillet. Son examen a toutefois été reporté, notamment dans un contexte de discussions autour de la politique de prix des carburants. Le gouvernement malgache avait justifié la suspension temporaire du mécanisme d’ajustement automatique des prix par le contexte économique et le risque qu’une hausse des prix à la pompe accentue les pressions inflationnistes.
Le FMI, de son côté, a insisté sur l’importance de maintenir ce mécanisme. À l’issue de sa mission à Madagascar en avril, l’équipe conduite par Constant Lonkeng, chef de mission du FMI pour Madagascar, avait souligné la nécessité de reprendre l’application de l’ajustement automatique après la pause en cours. Selon le Fonds, ce mécanisme doit notamment contribuer à limiter l’impact de la hausse des cours mondiaux du pétrole sur les finances publiques.
En août, le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Ramiarison, avait indiqué que Madagascar avait rempli la quasi-totalité des critères convenus avec le FMI. “Le principal point d’achoppement porte sur la réforme de la politique des prix des carburants”, avait-il déclaré.
Le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants constitue un engagement des autorités malgaches dans le cadre des programmes soutenus par le FMI. Le dispositif prévoit une adaptation périodique des prix à la pompe en fonction de l’évolution des prix de référence, avec un plafond pour limiter l’ampleur des variations mensuelles.











