La facilitation des procédures de traitement des visas pour les Etats-Unis a été évoquée à New York entre le président de la Refondation et de hauts responsables américains. Le Colonel Michaël Randrianirina indique avoir soulevé la cette question durant ses échanges avec le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé des affaires africaines, Franck Garcia, et au Conseiller principal de Donald Trump en charge de l’Afrique, Massad Boulos. Il affirme cependant que le plaidoyer, tout comme celui relatif à l’extension de l’African Growth Opportunity Act (Agoa), ne s’annonce pas facile.
“Nous connaissons vos préoccupations et nous en avons déjà fait part aux autorités américaines”, annonce le chef de l’Etat aux membres de la diaspora malgache aux Etats-Unis, jeudi, à New York. Madagascar fait partie des pays où, depuis le 1er août, les demandes de visa américain sont traitées dans un autre pays. Pour les Malgaches, les démarches doivent désormais se faire en Afrique du Sud. Le chef de l’Etat a ainsi demandé aux autorités américaines à ce que cela se fasse à Antananarivo.
Le plaidoyer malgache ne s’annonce toutefois pas simple, prévient le Colonel Michaël Randrianirina. “Nous avons soumis notre demandé, mais eux aussi, ils ont des requêtes et ils les ont soumises”, raconte-t-il. Il parle, sans le citer nommément, du cas de Vara Mada, filiale de la compagnie américaine Energy Fuels, qui est toujours en attente de son permis d’exploitation. “Ce projet qui se trouve à Toliara est un peu compliqué”, confie-t-il, ajoutant que “c’est peut-être aussi pour cela qu’ils hésitent avec nous”. A l’entendre, “les autorités américaines sont à fond derrière ce projet”.
Outre la question des visas, le président de la Refondation a également évoqué le sujet de l’Agoa avec les responsables américains. Saluant l’extension du régime préférentiel jusqu’à fin 2028, il n’en souligne pas moins que le sujet sera à nouveau sur la table dès 2027. Et le plaidoyer pour que cela soit à nouveau étendu s’annonce compliqué. “Ce sera difficile mais nous allons nous battre”, assure-t-il.











