Antananarivo, 18 Février, 15h15 – Les autorités remettent la structure des prix des carburants sur la table. Andry Ramaroson, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, estime que le texte relatif au mode de calcul du prix de référence est déjà obsolète et doit être mis à jour. L’idée du ministre est de parvenir à faire baisser le passif de l’Etat envers les pétroliers, alors que les dettes qu’il doit aux opérateurs commencent à nouveau à s’accumuler.
Le sujet a été discuté au cours des rencontres récentes entre le ministre et le groupement des pétroliers. Mais à en croire Andry Ramaroson, les deux parties ne s’entendent pas sur le montant de ce que l’Etat doit aux opérateurs. « Nous estimons que nous pouvons encore négocier », confie Andry Ramaroson. Et à l’entendre, ces négociations porteront sur les modalités de calcul. D’autant que les autorités croient que « certains opérateurs ont multiplié par cinq leurs chiffres d’affaires ces dernier temps », comme l’indique encore Andry Ramaroson.
Pour réviser la structure du prix des carburants, le ministre en charge de l’Energie annonce un audit auprès de l’une des compagnies de distribution de carburants. C’est le rapport de cet audit qui devrait donner les bases de la nouvelle structure, laisse-t-il entendre. Les récentes rencontres avec le groupement des pétroliers
Pour l’instant, l’Etat n’entend pas augmenter les prix à la pompe. Malgré les engagements pris auprès du Fonds monétaire international (FMI), les autorités ne cachent pas leur souhait de maintenir le prix à la pompe. « Les Malgaches sont encore vulnérables en raison de la crise sanitaire de Covid-19 et plus récemment des cyclones », explique Andry Ramaroson. Le dossier de Madagascar qui devait ainsi passer devant le Conseil d’administration du Fonds en Décembre n’a pas encore été examiné, retardant ainsi le décaissement de la deuxième tranche du programme de Facilité élargie de crédit.
Depuis que les prix internationaux du pétrole ont à nouveau pris l’ascenseur en 2021, l’Etat qui a décidé de maintenir les prix à la pompe doit à nouveau de l’argent aux pétroliers. Le gap entre le prix réel et le prix à la pompe a ensuite continuer à se creuser, augmentant ainsi le passif de l’Etat envers les pétroliers. Ne pas avoir baissé les prix malgré une baisse du cours international du pétrole a pourtant permis à l’Etat d’apurer ses dettes qui ont aussi commencé à s’entasser à l’époque.
Photo : Ministère de l’Energie et des hydrocarbures











