Du changement signalé à la pompe, mais sur un seul produit, le pétrole lampant. Alors que le prix du pétrole lampant passe de 3 710 ariary par litre à 3 910 ariary par litre, ceux du gasoil et du supercarburant demeurent identiques à ceux affichés en septembre : 4 860 ariary par litre pour le gasoil, 5 300 ariary par litre pour le supercarburant. Si l’on en croit les déclarations du Premier ministre, dimanche sur TVM, les prix de ces deux produits devraient rester stables “au moins jusqu’en décembre”.
“Si nous augmentons les prix des carburants, cela aura inévitablement des conséquences sur l’inflation”, explique Mamitiana Rajaonarison au cours de son émission spéciale, dimanche soir. Et “bien que Madagascar ait convenu avec le Fonds monétaire international (FMI) d’appliquer le mécanisme d’ajustement automatique des prix, nous faisons des efforts pour que ces prix n’augmentent pas”, poursuit-il. A l’entendre, cette décision devrait être “maintenue au moins jusqu’en décembre”. La dernière hausse de prix pour le gasoil a eu lieu en mai 2026, tandis que le prix de l’essence a augmenté en mai puis en septembre.
Les prix devraient cependant connaître du changement à partir de janvier 2027. La reprise de l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants d’ici janvier 2027 fait partie des recommandations du FMI après les troisième et quatrième revue des programmes de Facilité élargie de crédit et Facilité pour la résilience et la durabilité. Pour le FMI, les autorités devraient plutôt réfléchir à des mesures d’accompagnement pour limiter les impacts de la hausse des prix des carburants sur les populations les plus vulnérables.
Dans son dernier communiqué, le FMI insiste pour “l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, dans son intégralité d’ici janvier 2027, avec des mesures d’atténuation ciblées en faveur des populations les plus vulnérables”. Pour cette institution de Bretton Woods, cela “permettra de réallouer les modestes ressources publiques vers l’éducation, la santé et la protection sociale. Elle contribuera aussi à limiter les risques budgétaires face à la forte volatilité des cours mondiaux du pétrole”. Elle invite également les autorités à “assurer le bon fonctionnement du marché des carburants, en veillant à ce que les distributeurs s’acquittent de leurs obligations fiscales en temps voulu et à ce que l’État remplisse ses propres obligations”.
Outre le gel du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, l’Etat mise sur des contrats de fourniture de carburant moins chers pour pouvoir maintenir les carburants à bas prix. L’idée est de trouver des fournisseurs qui ne dépendent pas du Moyen Orient pour l’approvisionnement, précise Mamitiana Rajaonarison, dimanche soir. Le soin de lancer l’appel d’offres international pour la fourniture de carburants au marché malgache a d’ores et déjà été retiré du Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) mais confié à l’Office malgache des hydrocarbures (OMH).











