Catégorie : Faits divers

  • JUSTICE – Le parquet affirme avoir plusieurs preuves à charge pour inculper les suspects dans le meurtre de la maire de Mangataboahangy

    JUSTICE – Le parquet affirme avoir plusieurs preuves à charge pour inculper les suspects dans le meurtre de la maire de Mangataboahangy

    Antananarivo, 11 Mars, 10h15 – La procureure de la République près le tribunal de première instance d’Antananarivo, Narindra Rakotoniaina, explique la décision du parquet de placer en détention préventive les suspects dans l’affaire “Rasazy Narindra”. Selon la magistrate, “les enquêteurs et le juge d’instruction disposent d’éléments permettant la décision de placer en détention préventive des accusés jusqu’à leur procès”.

    La procureure parle notamment d’appels et de SMS “échangés entre les individus soupçonnés d’avoir commandité et ceux soupçonnés d’avoir exécuté le meurtre” de la maire nouvellement élus de Mangataboahangy, Narindraniaina Ranivoarivony. “Ces échanges permettent d’avoir une idée des charges qui pèsent sur les accusés”, précise-t-elle, “même si certains suspects avaient tenté de supprimer les échanges”.

    Narindra Rakotoniaina rappelle que 18 individus ont été déférés devant le parquet le vendredi 7 mars. Ils sont “accusés de meurtre avec préméditation et de complicité de meurtre avec préméditation, deux chefs d’accusation passibles de travaux forcés à perpétuité”. Les suspects sont également inculpés de “port d’arme sans autorisation, passible de un à six mois de prison”, et d’“association de malfaiteurs, passible de travaux forcés à perpétuité”.

    Le meurtre de la sage-femme Narindraniaina Ranivoarivony est survenu en février alors que la nouvelle élue revenait d’Ambositra où avait lieu la cérémonie de remise d’écharpe à laquelle elle avait participé en tant que maire nouvellement élue de la commune de Mangataboahangy, district d’Ambatofinandrahana. La voiture qui la conduisait avait été attaquée par des hommes armés qui avaient tiré sur elle.

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  • JUSTICE – Des gendarmes dont des officiers parmi les suspects dans une affaire de disparition de cocaïne à Nosy Be

    JUSTICE – Des gendarmes dont des officiers parmi les suspects dans une affaire de disparition de cocaïne à Nosy Be

    Antananarivo, 8 Mars, 11h30 – Des éléments de la gendarmerie se retrouvent au cœur d’une affaire de disparition de cocaïne saisie à Nosy Be en août dernier. Elysée Rasoahanta, procureur général auprès du Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo, a révélé que six gendarmes, dont un officier supérieur, ainsi que quatre civils, sont soupçonnés dans cette affaire.

     

    D’après les explications de cette magistrate dans une vidéo diffusée sur la page Facebook du ministère de la Justice, l’affaire remonte au 2 août 2024. Une saisie de 250 kg de cocaïne avait alors été signalée à Nosy Be. Deux femmes, transportant quatre valises remplies de cette drogue dure, avaient été interpellées à l’époque.

     

    “La compagnie territoriale [de la gendarmerie] a dressé un procès-verbal et la drogue a été saisie”, rapporte-t-elle. Cependant, lors de la destruction prévue de ces stupéfiants, une quantité importante de la drogue s’est volatilisée. Il a été déclaré à 110 kg, ajoute la magistrate dans ses explication en se basant sur le procès-verbal de saisie.

     

    Face à des divergences dans les déclarations des enquêteurs, l’État a pris des mesures en dépêchant une cellule de brigade mixte pour mener l’enquête. Les suspects, gendarmes et civils, ont été arrêtés suite à ces investigations. A en croire Elysée Rasoahanta, des preuves accablantes existent, les objets ayant été saisis en flagrant délit. Corruption et abus de pouvoir semblent être au cœur de cette affaire explosive. Et conformément à la décision de la Cour suprême, cette affaire sera portée devant le Pôle Anti-Corruption (PAC) d’Antananarivo ce lundi 10 mars, conclut-elle.

     

    Photo d’illustration : Pexels

  • TRAFIC – 1,595 kilo de poudre d’or enfouis dans le rectum d’un passager intercepté à l’aéroport d’Ivato

    TRAFIC – 1,595 kilo de poudre d’or enfouis dans le rectum d’un passager intercepté à l’aéroport d’Ivato

    Antananarivo, 7 Mars, 18h10 – Le “flair douanier” a permis d’intercepter quatre paquets de poudres d’or pesant au total 1,595 kilo à l’aéroport d’Ivato. Les marchandises avaient été enfouies dans le rectum d’un passager qui avait prévu de les sortir clandestinement du pays par voie aérienne. Selon les information des services des douanes, celui-ci prévoyait de se rendre à Dubaï. Sa tentative avait été déjouée par le contrôle effectué par les douaniers de l’aéroport.

    Le suspect avait été trahi par ses comportements lors du contrôle douanier. Alertés, les douaniers ont alors procédé au scan corporel de ce passager. Ce qui a permis de localiser les paquets, objet de trafic, dans son rectum. Il avait alors été amené à la selle pour sortir ces objets de son appareil digestif. Il en était évacué quatre sachets de poudres d’or pesant au total 1,595 kilo.

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  • INSECURITE – Réunion d’urgence à Toamasina après le décès d’un jeune homme victime d’agression en pleine rue

    INSECURITE – Réunion d’urgence à Toamasina après le décès d’un jeune homme victime d’agression en pleine rue

    Antananarivo, 5 Mars, 17h45 – Contrôle d’identité de jour comme de nuit. Patrouille des forces de l’ordre dans toutes les ruelles. Fermeture de tous les bars à partir de 22h. Appel aux renseignements. L’Organe mixte de conception (OMC) de Toamasina, sous la direction du préfet de police de Toamasina, s’est réuni en urgence ce mercredi pour prendre des mesures face à l’insécurité qui sévit en ville. La réunion intervient au lendemain d’une agression mortelle subie par un jeune homme et dont les images vidéo ont fait le tour des réseaux sociaux.

    “Les habitants sont ainsi invités à se munir de leur carte nationale d’identité quand ils sortent de chez eux, que ce soit le jour ou la nuit”, indique une publication du gouvernorat de la région d’Atsinanana. “Les chefs de fokontany ont été réunis”, et consigne leur a été donné de “recenser ceux qui déménagent et ceux qui sont inscrits dans les quartiers pour que l’on découvre qui se cache au niveau des communautés”, ajoute le maire de Toamasina, Alain Andriafanomezantsoa.

    Le préfet Cyril Benandrasana invite également la population à suivre les consignes données par les éléments des forces de défense et de sécurité. Même s’il reconnaît que les mesures puissent être drastiques, il assure qu’il “ne s’agit pas de gêner la population dans son quotidien”. “Il s’agit de rétablir l’ordre face à l’insécurité qui sévit à Toamasina”, précise-t-il.

    Les habitants de la ville sont également appelés à signaler tout fait suspicieux dont ils auraient connaissance. “C’est notre collaboration avec les forces de l’ordre qui permettra de vaincre l’insécurité”, souligne le gouverneur par intérim de la région d’Atsinanana, Andry Rakotovao. Se faisant le porte-parole des forces de l’ordre, le gouverneur par intérim souligne que celles-ci “travaillent 24 heures sur 24 et se tiennent prêtes à intervenir, à n’importe quelle heure, dès qu’elles reçoivent un appel”.

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  • INTEMPÉRIES – Quatre morts à La Réunion après le passage du cyclone Garance

    INTEMPÉRIES – Quatre morts à La Réunion après le passage du cyclone Garance

    Antananarivo, 1er Mars, 18h30 – Le cyclone Garance a laissé un bilan tragique à La Réunion. Quatre décès sont à déplorer selon le bilan publié par la Préfecture ce samedi matin. Le cyclone, désormais rétrogradé en tempête tropicale modérée, devrait continuer à s’éloigner des terres habitées et perdre ses caractéristiques tropicales d’ici à la fin du week-end. Le système est localisé à 18h, heure de Madagascar, à 915 km au sud des côtes réunionnaises.

     

    Garance a touché terre vendredi vers 12h, avec des vents dépassant les 200km/h et des pluies diluviennes dévastatrices. Les images partagées sur les réseaux sociaux témoignent de l’ampleur des dégâts. Actuellement, 160 000 Réunionnais sont privés d’électricité, et 310 000 n’ont plus accès à l’eau potable. De plus, 139 000 abonnés sont sans réseau internet, et 601 relais de téléphonie mobile sont hors service.

     

    Face à cette urgence, les autorités locales et nationales se mobilisent. Une première vague de renforts de la sécurité civile est arrivée samedi matin de Mayotte. Manuel Valls, ministre français des Outre-mers, a annoncé sa venue prochaine pour soutenir les habitants. « Je me rendrai sur place dans les prochains jours pour être aux côtés des Réunionnais et définir, en concertation avec le préfet et les élus locaux, les aides nécessaires », a-t-il déclaré.

    Photo : Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises.

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  • MEURTRE – Six suspects arrêtés dans l’affaire de l’assassinat de la maire de Mangataboahangy, selon la gendarmerie

    MEURTRE – Six suspects arrêtés dans l’affaire de l’assassinat de la maire de Mangataboahangy, selon la gendarmerie

    Antananarivo, 26 Février, 17h25 – De nouvelles arrestations. La Gendarmerie nationale rapporte l’arrestation de six individus soupçonnés d’être impliqués dans l’assassinat du maire de Mangataboahangy dans le district d’Ambatofinandrahana. “Les six suspects ont été placés en garde à vue et sont interrogés par les enquêteurs”, rapporte le général Jean Herbert Rakotomalala, commandant de la gendarmerie nationale. Il a également mentionné la saisie d’un fusil de chasse lors de l’opération. Cet officier général se trouve actuellement sur place pour superviser l’opération.

    L’assassinat de la jeune maire de Mangataboahangy a suscité une vive émotion au sein de la population malgache. Les réactions fusent de toutes parts, condamnant cet acte qui a coûté la vie à cette jeune responsable d’une commune rurale. Selon les autorités, l’édile avait été tuée vendredi alors qu’elle se rendait dans sa commune après la cérémonie de remise d’écharpe à Ambositra la veille.

    La mobilisation d’une forte équipe d’enquêteurs sur place témoigne de l’engagement des autorités à résoudre cette affaire. Des équipes d’enquêteurs venant d’Ambositra et de la direction de la police judiciaire du Toby Ratsimandrava sont venues en renfort pour mener l’opération.

    Par ailleurs, des éléments de l’Etat-major mixte opérationnel au niveau national (EmmoNat) sont sur place pour deux missions. La première mission concerne l’enquête sur l’assassinat de la maire de Mangataboahangy. La deuxième mission vise à combattre l’insécurité dans le district d’Ambatofinandrahana, où des bandits et des armes circulent, selon le Commandant de la Gendarmerie.

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  • INTEMPÉRIES – Le BNGRC rapporte deux décès de plus dans son bilan suite aux fortes pluies de ces derniers jours

    INTEMPÉRIES – Le BNGRC rapporte deux décès de plus dans son bilan suite aux fortes pluies de ces derniers jours

    Antananarivo, 25 Février, 16h00 – Le bilan humain des intempéries à Madagascar ne cesse de s’alourdir. Le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) rapporte deux nouveaux décès dans son dernier bilan publié ce mardi matin. Les deux décès récents sont dus à des noyades, l’une à Tolagnaro et l’autre à Anjozorobe. Ces tragédies portent le nombre total de décès à cinq dans le district de Tolagnaro en seulement trois jours. La région d’Analamanga est la plus touchée avec 13 décès.

    Le nombre de sinistres a dépassé les 20 000 en 11 jours, affectant 5 587 ménages. La commune urbaine d’Antananarivo compte le plus grand nombre de personnes déplacées, avec 5 538 individus.
    Le bilan pourrait encore s’aggraver avec la formation d’une tempête tropicale dans le Canal de Mozambique.

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  • OCEAN INDIEN – L’ancien PM mauricien arrêté pour une allégation de blanchiment d’argent

    OCEAN INDIEN – L’ancien PM mauricien arrêté pour une allégation de blanchiment d’argent

    Port Louis, 16 février (Xinhua) — L’ancien Premier ministre mauricien, Pravind Jugnauth, a été placé en détention policière pour une allégation de blanchiment d’argent, a déclaré dimanche matin son avocat, Me Raouf Gulbul, à la presse. Selon ce dernier, l’ancien Premier ministre et son épouse, Kobita Jugnauth, avaient tous deux été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche.

     

    Après des heures d’interrogatoire à la Commission des crimes financiers (CCF), Kobita Jugnauth a été autorisée à rentrer chez elle alors que son époux continuait d’être interrogé par les officiers de la CCF, faisant face à une accusation de blanchiment d’argent. L’ancien Premier ministre devrait être présenté devant le juge dimanche plus tard dans la journée, a ajouté son avocat.

     

    Dans un communiqué adressé à la presse dimanche, le porte-parole de la CCF a indiqué que les enquêteurs avaient perquisitionné « pas moins de dix endroits relatifs à ce cas présumé de blanchiment d’argent » et que « 114 millions de roupies mauriciennes (environ 2,4 millions de dollars) avaient été retrouvées dans un de ces lieux ».

     

    La coalition au pouvoir de Pravind Jugnauth a été battue aux élections législatives en novembre 2024 par l’Alliance du Changement, dirigée par Navinchandra Ramgoolam, qui a ainsi accédé au poste de Premier ministre.

     

    Textes et photo : Xinhua

  • DROGUE – Six Malgaches et trois Mauriciens soupçonnés de trafic de 16 kilos de cocaïne et de corruption arrêtés

    DROGUE – Six Malgaches et trois Mauriciens soupçonnés de trafic de 16 kilos de cocaïne et de corruption arrêtés

    Antananarivo, 15 Février, 15h10 – La gendarmerie indique avoir mis la main sur un important réseau de trafiquants de drogue. Dans une publication postée ce samedi, elle rapporte l’arrestation de neuf individus soupçonnés d’implication dans un trafic de drogue en provenance de Pakistan et destinée à être envoyée à Maurice. Six suspects sont des ressortissants malgaches tandis que les trois autres sont mauriciens. D’autres personnes sont encore recherchées, indique la gendarmerie.

    Les neuf suspects ont été arrêtés suite à la saisie de 16 kilos de cocaïn par la toute nouvelle cellule anti-narcotique et la section des recherches criminelles de la gendarmerie. Si l’on en croit la gendarmerie, les suspects semblent avoir aggravé leurs charges en ayant tenté de soudoyer les enquêteurs. Outre la drogue, d’une valeur de 16,5 milliards d’ariary, l’argent avec lequel les suspects avaient tenté de corrompre les gendarmes a été saisi.

    Selon la gendarmerie, la cargaison en provenance du Pakistan avait été transbordée en haute mer du bateau qui la transportait vers une vedette qui devait lui trouver un endroit sûr à Toamasina avant de l’amener jusqu’à Maurice. Sauf qu’une panne survenue sur la vedette qui devait la transporter jusqu’à Maurice, avait contraint les présumés trafiquants à l’amener en voiture jusqu’à Antananarivo.

    Et c’est sur le trajet Ambositra Antananarivo sur taxi-brousse que la marchandise a été interpellée avec un premier suspect. L’arrestation de celui-ci a ensuite permis de remonter le réseau jusqu’aux neuf autres suspects arrêtés.

    Photo : Gendarmerie nationale

  • TRAFIC – 15 sacs de baobabs nains saisis par la gendarmerie à Antsirabe

    TRAFIC – 15 sacs de baobabs nains saisis par la gendarmerie à Antsirabe

    Antananarivo, 6 Février, 7h35 – Les interceptions de trafics d’espèces sauvages ne s’arrêtent plus. Mardi, la gendarmerie à Antsirabe a intercepté 15 sacs qui contenaient 882 plants de “Jabihy”, des baobabs nains, dans un véhicule de transport en commun au niveau du barrage routier de Vinaninkarena. Les plantes ont été directement saisies et une enquête a été ouverte.

    D’après la gendarmerie, les limiers ont été renseignés la veille sur le passage d’un véhicule en provenance du Sud qui transportait des marchandises illégales. Les gendarmes ont attendu le passage du véhicule puis une fois le véhicule arrivé, ont procédé à la fouille. Ce qui a permis de saisir les plantes protégées et interdites à l’exploitation. Toujours selon les informations de la gendarmerie, les plantes ont été commissionnées et le propriétaire est actuellement recherché.

    Trois types de baobabs nains ont été saisis, 207 Operculincarya pachypus, 486 Pachypodium gracylus et 189 Senna meridionalis. Ces types de baobabs nains font partie des espèces protégées cités dans la liste de la Cites. Leur détention et exploitation sont réglementées par la loi.

    Photo : Gendarmerie nationale