Catégorie : Faits divers

  • VIOL – Le decret d’application fixant les modalités de la castration chirurgicale adopté en conseil des ministres

    VIOL – Le decret d’application fixant les modalités de la castration chirurgicale adopté en conseil des ministres

    Antananarivo, 26 Septembre, 8h10 – Dernière étape franchie. Le Conseil des ministres a validé mercredi le décret d’application fixant les modalités pratiques de la castration chirurgicale. Ce décret précise les étapes à suivre dans l’application de la castration chirurgicale après que cette peine a été introduite pour punir les violeurs d’enfant, précise le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif. Le décret avait déjà été adopté par le conseil du gouvernement il y a environ un mois.

    L’adoption de ce décret était exigée par la Haute cour constitutionnelle (HCC) afin de déclarer conformes à la Constitution les articles 2, 3 et 5 de la loi qui introduit la castration chirurgicale comme peine pour les violeurs d’enfant. La HCC avait indiqué que « le gouvernement est tenu de préciser, par voie réglementaire, les modalités de l’opération chirurgicale tenant compte de l’obligation de respect des droits humains ». Ceci afin « d’éviter que l’exécution de la peine de castration ne rentre dans la catégorie des actes de torture et de traitement inhumain et cruel ».

    Pour l’Etat malgache, l’introduction de la castration comme peine pour les violeurs d’enfant a pour objectif de dissuader les violeurs de passer à l’acte suite à la hausse des cas des viols d’enfants dans le pays ces dernières années. Il s’agit de « protéger les enfants innocents victimes de violence » précise à nouveau le rapport de la réunion de l’Exécutif. « De nombreux pays ont déjà devancé Madagascar dans l’introduction de la castration comme peine pour les violeurs d’enfant », ajoute toujours le communiqué.

  • ACCIDENT MARITIME – Le capitaine et  propriétaire du MS Francia III arrêté

    ACCIDENT MARITIME – Le capitaine et propriétaire du MS Francia III arrêté

    Antananarivo, 25 Septembre, 17h45 – Fin de cavale pour le propriétaire du bateau MS Francia III. Il a été arrêté par les éléments de la gendarmerie de Soanierana Ivongo ce mardi, et ce trois ans après le tragique accident maritime impliquant son bateau et qui a fait 85 morts le 20 Décembre 2021. “C’est dans une autre affaire de vol de gasoil qu’il a été arrêté mais il sera poursuivi dans le dossier qui l’attend depuis 2021”, confie Antonio Iavilisy, procureur du tribunal de première instance de Fénérive Est.

    Un mandat d’arrêt à l’encontre de cet individu qui est à la fois le propriétaire de MS Francia III et capitaine de ce bateau au moment de l’accident maritime a été lancé depuis la tragédie. Selon une source auprès de la gendarmerie, il a été arrêté grâce à des informations obtenues par des gens de bonne volonté. “Il pensait qu’il était blanchi de l’affaire”, indique notre source. Il se trouve actuellement à la brigade criminelle de Toamasina et devrait comparaître devant le parquet ce jeudi.

    Le MS Francia III a fait naufrage au large de Soanierana Ivongo le 20 Décembre 2021. Selon le bilan officiel, 85 personnes sont décédées sur les 138 passagers qui étaient à bord. Une dizaine d’individus, dont des responsables locaux, ont été arrêtés suite à l’affaire.

    L’opération de sauvetage de cette tragédie maritime a failli coûter la vie à un membre du gouvernement à l’époque. L’hélicoptère qui transportait le général Serge Gellé, secrétaire d’Etat à la gendarmerie, a échoué en mer aux larges de Mahambo le 21 Décembre. Il avait fait partie de la délégation gouvernementale qui s’est déplacée du côté de Soanierana Ivongo pour superviser et coordonner les opérations de secours de ce naufrage de MS Francia III. Deux des passagers de cet hélicoptère ont survécu au crash dont le général Serge Gellé tandis que deux autres ont péri dans l’accident.

  • INCENDIE – Les locaux de l’Akany Avoko Bevalala ravagés par les feux

    INCENDIE – Les locaux de l’Akany Avoko Bevalala ravagés par les feux

    Antananarivo, 21 Septembre, 10h30 – Les flammes dévorent un centre d’accueil d’enfants mineurs. C’était ce vendredi, dans la nuit.  »80% des des bâtiments qui servaient de dortoir aux enfants ont été ravagés par les feux. Vêtements, lits, matelas, et les fournitures scolaires des enfants du centre ont tous été la proire des flammes”’, annoncent les responsables du centre qui évoquent  »un court-circuit de panneaux solaires » comme origine des feux.

    Aucune perte de vie n’a été signalée par le centre. L’incendie laisse toutefois 34 enfants, des jeunes gardens, sans foyer. Les responsables lancent un appel à mobilisation pour venir en aide à ces enfants.

    L’Akany Avoko Bevalala est un centre annexe de celui d’Ambohitratrimo. Le centre accueille les garçons à partir de 7 ans. Ils sont 52 garçons en tout à être pris en charge par le centre. L’Akany Avoko a pour principale mission de venir en aide aux mineurs en danger placés par le juge des enfants. Ces derniers peuvent être victimes de problèmes sociaux divers à l’instar d’abandon, de maltraitance, ou d’agressions sexuelles. Le centre assure alors leur protection, leur hébergement, leur alimentation, leurs loisirs, leurs soins de santé et d’hygiène, leur éducation et leur formation professionnelle.

    Photo : Akanjo Avoko Bevalala.

  • INSÉCURITÉ – Un ancien député de Tsaratanana parmi les suspects cités dans une affaire de kidnapping

    INSÉCURITÉ – Un ancien député de Tsaratanana parmi les suspects cités dans une affaire de kidnapping

    Antananarivo, 20 Septembre, 11h40 – Un ancien député soupçonné dans une affaire de kidnapping. Selon une source auprès de la gendarmerie, cet ancien élu a été interpellé à son domicile à Tsaratanana et emmené ensuite à Antananarivo. Il est soupçonné d’être impliqué dans les affaires d’enlèvement dans les districts et régions voisins de Tsaratanana et Betsiboka. Il s’agit notamment des affaires d’enlèvement et de meurtres dans les districts d’Anjozorobe, Ankazobe, Tsaratanana, Amparafaravola, Morarano Chrome et Ambatondrazaka au cours des dernières années.

    Un ancien militaire, qui était son garde de corps, a également été emmené avec lui à Antananarivo pour les enquêtes. Ils sont encore soumis aux enquêtes de la section de recherche à Fiadanana, confie notre source.

    Les responsables des forces de défense et de sécurité se mobilisent pour renforcer la lutte en vue de démanteler les réseaux de kidnappeurs. Ces derniers sont allés à plusieurs reprises à Anjozorobe pour voir de près les voies et moyens à mettre en œuvre pour combattre le phénomène de kidnapping qui sévit dans ce district et ses alentours. Des déplacements qui font suite aux consignes données par le président de la République Andry Rajoelina aussi après le meurtre de cinq otages à Marotsipoy.

  • CORRUPTION – Un ancien directeur de l’Institut malgache des vaccins vétérinaires sous mandat de dépôt

    CORRUPTION – Un ancien directeur de l’Institut malgache des vaccins vétérinaires sous mandat de dépôt

    Antananarivo, 14 Août, 8h35 – Une nouvelle affaire bouclée par le Bianco. L’agence anti-corruption rapporte la détention préventive d’un ancien directeur de l’Institut malgache des vaccins vétérinaires après sa comparution devant le parquet du Pôle anti-corruption d’Antananarivo, mercredi. Cet ancien responsable est inculpé pour favoritisme et conflit d’intérêt au sein de l’institut qu’il avait dirigé. Outre le directeur, cinq autres individus ont été déférés dans cette affaire mais ont bénéficié de liberté provisoire en attendant leur procès.

    Selon le rapport du Bianco, le directeur n’a respecté aucune des procédures de gestion des fonds publics durant ses années de mandat au sein de l’Imvavet. Pas une seule, ni deux mais la “quasi-totalité” des personnes qui ont bénéficié des marchés publics au sein de l’institution étaient des proches parents du directeur qui avait également assuré les fonctions de personne responsable des marchés publics, de gestionnaire d’activité et d’ordonnateur au sein de l’Imvavet.

    Les méfaits ont été détectés à la suite d’une mission de contrôle à posteriori sur la gestion budgétaire de l’Imvavet pour les années 2017 et 2018. C’est là que la Direction générale du contrôle financier a relevé plusieurs types de détournements dans le remboursement de diverses prestations. C’est sur la base de ces rapports que l’enquête a été ouverte par le Bianco.

  • CONCERT – Billetterie ouverte pour le concert de Dadju et Tayc de ce 11 octobre à Antananarivo

    CONCERT – Billetterie ouverte pour le concert de Dadju et Tayc de ce 11 octobre à Antananarivo

    Antananarivo, 6 Septembre, 16h06 – Fin de l’attente pour les fans malgaches. La billetterie du concert-événement “Héritage”, réunissant Dadju et Tayc, est officiellement ouverte depuis le 4 septembre. Prévu pour ce 11 octobre 2024 au Palais national de la culture et des sports Mahamasina, ce concert promet d’être l’un des rendez-vous musicaux incontournables de la rentrée.

    ⭕Organisé par Nas Production, Héritage se veut bien plus qu’un simple concert. C’est une véritable célébration des cultures afro-francophones, portée par deux artistes de renommée mondiale. Dadju, icône de la pop urbaine, et Tayc, roi de l’afro-love, uniront leurs voix pour une performance unique qui promet de faire vibrer le public malgache.

    ⭕Les billets sont disponibles via la plateforme www.ticketplace.io, avec des tarifs variant entre 18 000 Ar et 600 000 Ar. Plusieurs catégories sont proposées, notamment des places VIP pour une expérience privilégiée. Ceux des billets Platinium à 600 000 ariary s’y affichent déjà épuisés.

    ⭕Ce sera donc la deuxième performance de Tayc à Madagascar, après son passage en 2023, et la troisième pour Dadju, déjà acclamé par les foules en 2019 et 2022. Rendez-vous le 11 octobre à partir de 19 heures pour un moment musical mémorable. Le concert promet de faire salle comble.

  • CORRUPTION – Un ancien DG du Fonds de l’élevage placé en détention provisoire à Antanimora

    CORRUPTION – Un ancien DG du Fonds de l’élevage placé en détention provisoire à Antanimora

    Antananarivo, 2 Septembre, 17h55 – D’anciens hauts responsables étatiques au pilori pour corruption. Un ancien directeur général du Fonds de l’Elevage (FEL) et une ancienne responsable de l’Unité de gestion de passation des marchés (UGPM) ont été placés en détention provisoire à Antanimora après avoir été traduits devant le pôle anti-corruption vendredi. Les deux anciens hauts responsables de cet établissement public à caractère administratif sont poursuivis pour favoritisme, conflit d’intérêt, abus de fonction, complicité et diverses infractions connexes, rapporte ce lundi la Bianco.

    D’après le récit de l’agence anti-corruption, l’affaire remonte à 2022 et concerne l’attribution de six contrats de marchés pour l’acquisition de fournitures à plusieurs entreprises. Ces attributions se sont révélées douteuses pour plusieurs raisons, indique le Bianco. Selon cette agence, les sociétés adjudicatrices ont un gérant-propriétaire identique, des sièges d’exploitation adressés dans une même localité mais ont aussi été créés à la même date.

    Après enquête il a été révélé que la propriétaire des sociétés adjudicataires n’est autre que la mère biologique de la responsable de l’Unité de gestion de passation de marché. Celle-ci a également été placée en détention préventive en attendant la suite du processus judiciaire. D’après le Bianco, le montant total des offres s’élèvent à 260 millions d’ariary.

  • ANOSY – Un mort dans un accident maritime à Tolagnaro

    ANOSY – Un mort dans un accident maritime à Tolagnaro

    Antananarivo, 2 Septembre, 17h00 – Un bilan meurtrier lors d’un accident maritime à Tolagnaro. L’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) déplore le décès d’un individu dans l’accident d’un bateau, le MS Iharana, transportant des marchandises et passagers. L’embarcation a échoué sur les côtes d’Amparihy dimanche vers 23 heures. Le navire est parti de Toamasina mercredi dernier avec d’autres bateaux en caravane mais n’a pas pu rejoindre son port, selon une source auprès de l’APMF. “Le moteur du bateau est tombé à panne, le capitaine n’est plus arrivé à le contrôler. Le vent l’a dérivé jusqu’au bord de la plage d’Amparihy », indique Ferdinand Ramarosata du bureau de l’APMF à Tolagnaro.

    Les opérations de secours ont été mobilisés depuis ce lundi au petit matin après l’appel de détresse lancé par le commandant du navire. Des éléments issus de la marine nationale, de la gendarmerie, du corps des sapeurs-pompiers se sont rendus sur place pour secourir les passagers. Mais les conditions météorologiques rendent difficiles les opérations. “La vague est très puissante. Ce qui a compliqué l’assistance”, confie le responsable local de l’APMF.

    L’APMF, dans son bilan de ce lundi après-midi, indique que 12 personnes ont été secourues. L’intervention se poursuit encore sur place. “Un drone a été utilisé pour transporter des câbles destinés à récupérer les personnes piégées dans le bateau. Cette technique permet de sauver ces personnes en faisant des tyroliennes reliant le bateau et la terre », explique le responsable de l’APMF.

     

  • CIRCULATION – Huit accidents de circulation recensés en une semaine à Antananarivo

    CIRCULATION – Huit accidents de circulation recensés en une semaine à Antananarivo

    Antananarivo, 2 Septembre, 12h20 – La route tue à nouveau. La gendarmerie rapporte la collision meurtrière entre un véhicule tout terrain et un véhicule de transport de passagers qui s’est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche du côté de Behitsy à Ambohimangakely. Selon le rapport de la gendarmerie, l’accident a fait quatre morts sur le coup et 10 blessés.

    D’après le récit des forces de défense et de sécurité, le véhicule tout terrain roulait à vive allure vers Alasora lorsqu’il a percuté un fourgon Sprinter qui venait d’Antsirabe en direction de Toamasina. Les blessés ont été transportés en urgence au sein de la HJRA.

    Cet accident est le huitième recensé en une semaine dans la Circonscription interrégionale de la gendarmerie nationale d’Antananarivo, selon le rapport publié par les gendarmes ce lundi. Certains ont été mortels tandis que d’autres ont causé des dégâts matériels uniquement. Et il s’agit uniquement des accidents entre le 26 août et le 1er septembre qui ont été rapportés à la gendarmerie, précise le CIRGN.

  • INSECURITE – L’Emmo Nat à Marotsipoy – Anjozorobe après le meurtre de cinq otages par leurs ravisseurs

    INSECURITE – L’Emmo Nat à Marotsipoy – Anjozorobe après le meurtre de cinq otages par leurs ravisseurs

    Antananarivo, 31 Août, 8h20 – Les hauts responsables des Forces de défense et de sécurité réagissent. Le commandant de la Gendarmerie nationale, le général Jean Herbert Rakotomalala, le chef d’Etat-major des armées, le général Manantsoa Rakotoarivelo Deramasinjaka, et le directeur général de la police, le contrôleur général Danny Marius Rakotozanany se sont rendus à Marotsipoy – Anjozorobe vendredi, quatre mois après une descente à Anjozorobe des membres de l’Organe mixte de conception à l’échelle nationale (OMC Nat).

    Ils y sont allés après le meurtre de cinq otages enlevés le 4 août afin de “voir de près les voies et moyens à mettre en oeuvre pour combattre le phénomène de kidnapping qui sévit dans le district d’Anjozorobe”, selon le ministère des Forces armées. Ce déplacement fait également suite aux consignes données par le président de la République Andry Rajoelina lors de la cérémonie de sortie de promotion qui a eu lieu vendredi à l’Académie militaire d’Antsirabe.

    Evoquant le cas des cinq otages enlevés puis tués, le chef de l’Etat a indiqué “regretter que des Malgaches tuent des Malgaches”. Il a ainsi enjoint les forces armées à “combattre ce phénomène d’enlèvement de Malgaches qui prend de l’ampleur” et à “vaincre les kidnappeurs qui font souffrir et qui terrorisent les Malgaches”.

    En réunion avec les membres de l’Organe mixte de conception (OMC) du district, les hauts responsables nationaux des forces de défense de sécurité ont donné des instructions pour renforcer la lutte en vue de démanteler les réseaux de kidnappeurs. Il a également été décidé d’augmenter l’effectif des militaires, gendarmes et policiers envoyés sur le terrain, ainsi que de renforcer la collaboration avec les populations locales.

    Le 21 avril, le Premier ministre Christian Ntsay a réuni l’OMC Nat à Amboasary Avaratra à Anjozorobe et à Amborontarakely à Ankazobe pour “analyser la situation et examiner les causes des problèmes et pour mettre en place les stratégies de lutte contre les enlèvements”. Ont participé à ces réunions les ministres qui étaient en exercice à l’époque : le ministre des Forces armées, le général Lala Monja Sahivelo, la ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, le ministre de la Sécurité publique, le contrôleur général Herilala Rakotoarimanana et le ministre délégué à la Gendarmerie nationale, le général Andry Rakotondrazaka.

    Un an plus tôt, en mars 2023, le chef du gouvernement a haussé le ton sur la multiplication des kidnappings lors d’une autre réunion de l’OMC Nat à Ambatondrazaka. Il était, pour l’occasion, entouré des ministres de l’époque, le ministre de la Défense nationale, le général Josoa Rakotoarijaona, la ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, le ministre de l’Intérieur Justin Tokely et le secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie, le général Serge Gellé. Les dirigeants de l’Emmo Nat de l’époque ont également participé à la réunion.

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