Catégorie : Faits divers

  • IMMIGRATION – 52 ressortissants Malgaches rapatriés de Mayotte

    IMMIGRATION – 52 ressortissants Malgaches rapatriés de Mayotte

    Antananarivo, 27 Juillet, 19h50 – Les autorités mahoraises ont à nouveau procéder à l’expulsion des ressortissants Malgaches, interceptés sur leur territoire. Mercredi, la préfecture de Mayotte annonce le rapatriement d’une cinquantaine de migrants Malgaches.

     

     »Mardi, la Police aux frontières a intercepté un kwassa kwassa transportant une cinquantaine de ressortissants en provenance de Madagascar. Après évaluation sanitaire et procédure d’intégration au centre de rétention administratif, les 52 étrangers en situation irrégulière ont été éloignés aujourd’hui vers leur pays d’origine par un vol affrété », indique le communiqué.

     

    Parmi ces ressortissants malgaches rapatriés, onze mineurs, huit hommes et 33 femmes ont été identifiés par les autorités malgaches à Nosy Be. Le communiqué de la préfecture indique avoir identifié une mineure non accompagnée.

     

    « Nous avons terminé les enquêtes. Ces personnes viennent de la partie Nord et Nord-Est de l’île. Elles ont toutes été relaxées », explique Richard Thomas Rakoto, commissaire principal au niveau du commissariat de la sécurité publique de Nosy Be, joint au téléphone.

     

    Il s’agit du deuxième rapatriement de migrants Malgaches, interceptés par les autorités mahoraises, en une semaine. Samedi 22 juillet, 27 malgaches ont déjà été ramenés à Nosy Be.

     

    Photo : Préfecture Mayotte

     

  • SOCIÉTÉ D’ETAT – Le total des passifs de la Jirama à 3 353 milliards d’ariary en 2022

    SOCIÉTÉ D’ETAT – Le total des passifs de la Jirama à 3 353 milliards d’ariary en 2022

    Antananarivo, 4 Juillet, 10h24 – Un fardeau qui s’alourdit. Pour l’exercice clos au 31 décembre 2022, le total des passifs de la Jirama s’élevait à 3 353 milliards d’ariary, s’il se situait encore à 2 945 milliards d’ariary vers la fin de l’année 2021. C’est ce qui est rapporté dans l’extrait des comptes annuels de la compagnie nationale publié par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH). Le document précise cependant qu’il s’agit de situations financières avant audit de la compagnie nationale d’eau et d’électricité.
    ⭕Ce passif du bilan se décompose en trois parties, à savoir les capitaux propres, son passif non-courant et son passif courant. Les capitaux propres de la Jirama pour l’exercice 2022, symbolisant sa trésorerie toujours disponible, ont été de -2 441 milliards d’ariary, d’après l’extrait de ses comptes annuels. Ils tiennent compte du capital social, des réserves ainsi que du résultat net qui a été négatif de -666 milliards d’ariary.
    ⭕Les éléments du passif non-courant qui étaient de 3 148 milliards d’ariary l’année dernière sont les emprunts et les provisions que la Jirama n’était pas contrainte de régler dans le cadre de l’exploitation normale, au cours de l’exercice qui suivait. Celui-ci tient par exemple compte d’une subvention d’investissement de 1 094 milliards d’ariary, d’emprunts et de dettes extérieures de 1 597 milliards d’ariary ou encore d’impôts différés de 4,330 milliards d’ariary.
    ⭕Le passif courant de la Jirama en 2022 qu’elle doit régler durant son exploitation sur l’exercice comptable suivant a été pour sa part de 2 647 milliards d’ariary. La société d’Etat doit entre autres 54,171 milliards d’ariary de dettes à court termes ou encore 2 584 milliards d’ariary pour ses fournisseurs et comptes rattachés.
    ⭕Pour améliorer sa santé financière, la Jirama a publié un avis de concours de projet sur le recouvrement de ses créances auprès de ses abonnés « grands comptes » et particuliers. Il avait été annoncé la mise en place d’un service spécialement dédié à cette opération, avec un objectif de recouvrer 200 milliards d’ariary que ces abonnés n’avaient pas payés entre 2018 et 2022.
    ⭕La sélection d’un prestataire qui saura mettre en place un système digitalisé et de logiciels pour contrôler la production, le transport et la distribution de l’électricité de la Jirama avait parallèlement été avancée. Ceci dans l’objectif de réduire ses pertes techniques qui sont évaluées à 150 milliards d’ariary annuellement.
    ⭕L’Etat, de son côté, a par ailleurs déjà décidé de ne plus subventionner la Jirama et préfère lui prêter désormais de l’argent. Cette nouvelle disposition oblige la société d’Etat à rembourser l’argent public qui lui est prêté. La Jirama aurait d’ailleurs mis ses biens non stratégiques ou hors production comme garantie pour pouvoir bénéficier du prêt octroyé par l’Etat.
  • INCIDENT MARITIME – La pirogue recherchée depuis samedi échoue à Ampamolahana

    INCIDENT MARITIME – La pirogue recherchée depuis samedi échoue à Ampamolahana

    Antananarivo, 27 Juin, 19h55 – Tout est bien qui finit bien. Après presque trois jours de dérive, l’embarcation tombée en panne au large de Sainte Marie avec à son bord huit personnes a retrouvé la terre ferme ce mardi. L’embarcation a échoué du côté d’Ampamolahana Masoala ce mardi après-midi rapporte l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF). L’Agence a été contactée par les habitants de la localité suite à la diffusion d’un avis de recherche depuis samedi.

    D’après Jean Jean Edmond Randrianantenaina, directeur général de l’agence portuaire, maritime et fluviale (APMF) tous les passagers sont sains et saufs. “Il seront transférés à Maroantsetra demain (mercredi) matin”. 

    Depuis le samedi 24 juin, l’APMF a mobilisé de grands moyens pour retrouver l’embarcation à la dérive. Cinq bateaux ont été mobilisés pour les recherches et depuis ce mardi, un hélicoptère de l’armée malgache est venu en renfort pour les assister.

    La pirogue avait quitté Sainte Marie le 24 juin, malgré les fortes vagues et les fortes rafales de vent. Le bateau avait quitté le port de façon illégale alors que l’APMF avait suspendu les activités en mer et a mis en garde les usagers sur les risques de naufrage.

  • INCIDENT MARITIME – Huit individus bloqués en mer sur une pirogue au large de Sainte Marie

    INCIDENT MARITIME – Huit individus bloqués en mer sur une pirogue au large de Sainte Marie

    Antananarivo, 26 Juin, 20h00 – Recherche en haute mer. Un communiqué publié par l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) fait état d’une pirogue en dérive dans les eaux maritimes de Sainte Marie.  »Selon nos informations, cette pirogue compte huit individus à bord », indique Fenosoa Rakotomalala, directeur régional de l’APMF dans l’Analanjirofo. Il ajoute que « l’embarcation a quitté Sainte Marie le 24 juin, dans la matinée, pour rejoindre Antsiraka, une localité au nord de Soanierana Ivongo ».

     

    Notre source indique que l’un des passagers de la pirogue a lancé l’alerte via un appel téléphonique sur la panne du moteur de la pirogue dans la nuit du 24 juin.  »Nous avons déjà déployé cinq bateaux et vedettes depuis que nous avons été alertés. Une autre vedette sera déployée, prochainement pour renforcer l’équipe », ajoute-t-elle. A l’entendre, les personnes à bord de l’embarcation ont encore continué à donner signe de vie ce lundi vers 11h. Elles étaient alors localisées dans la baie d’Antongil. Selon le communiqué, l’appel reçu à cette heure avait fait état de la fatigue du skipper et de ses passagers, ce qui ne leur permettait plus de pagayer.

     

    Le mauvais temps rend cependant difficiles les recherches, et le téléphone qui permettait la liaison avec la pirogue en dérive a fini par s’éteindre. La localisation de l’embarcation est devenue vague, compliquant davantage les recherches, selon Fenosoa Rakotomalala. « Les indications que les passagers nous donnaient au téléphone servaient de guide pour le sauvetage », souligne-t-il. Pour faciliter les recherches, les responsables ont dû faire appel aux services de l’opérateur téléphonique pour localiser le téléphone.

     

    La pirogue a quitté Sainte Marie le 24 juin, alors que l’APMF Analanjirofo avait déconseillé la navigation, en raison des fortes vagues et des rafales très fort. L’APMF a suspendu les activités en mer et a mis en garde les usagers sur les risques de naufrage.  »Ils n’ont pas obtenu d’autorisation pour quitter Lonkintsy mais ils ont cherché une autre issue », regrette le directeur régional de l’APMF Analanjirofo.

  • SORTIE – Un weekend sous le signe du blanc rouge vert

    SORTIE – Un weekend sous le signe du blanc rouge vert

    Antananarivo, 23 Juin, 12h44 – La fête nationale s’annonce colorée. On approche de la fin du mois de juin et à l’horizon se profile la célébration des 63 ans d’indépendance retrouvée de la Grande île. Pour l’occasion, les artistes et les événements se bousculent pour faire de cet évènement particulier un moment mémorable.
    ⭕* Le compte à rebours est lancé. Ce vendredi, à J-3 avec Krutambull, vous ne payez rien pour attendre, quitte à patienter, pourquoi ne pas s’ambiancer sur du ragga, du roots ou du reggae ? Le groupe iconique de la scène jaune-vert-rouge des années 90 vous donne rendez-vous à La Teinturerie Ampasanimalo, à 20h.
    ⭕* Le groupe Krutambull enchaîne, toujours ce vendredi, dans un afterlive-jam session au Le Garage Antsahavola à 22h.
    ⭕* Et si vous êtes plutôt folk, ceci est pour vous. Au Piment café Behoririka à 20h30 ce vendredi, les Talenta seront en live pour interpréter les chansons les plus mémorables de ce genre particulier.
    ⭕– Samedi 24 Juin, on est à J-2, et l’heure est aux festivités, alors pour vous mettre au diapason de cette fièvre qui prend les rues de la ville, dès 10h, la Ligue Mpanjakabenitany Ampandrana célèbre la Fête de la musique dans ses locaux avec une scène ouverte où vous pourrez exprimer votre talent. Au programme il y aura également live et jeux de société.
    ⭕* A 16h, ce samedi, le film « Joe », devenu un incontournable dans le cinéma malgache d’aujourd’hui, sera de nouveau projeté au Plaza Ampefiloha
    ⭕* Ce samedi toujours, à 19h30, une soirée jazzy pour régaler les oreilles fines et pour préparer en douceur les journées à venir, c’est au Madagascar Underground Antsahavola que ça se passe avec le trio Michel Rabedasy.
    ⭕Dimanche 25 juin, c’est la veille de la fête nationale. Rija Rasolondraibe et Joseph d’Af sont en tête d’affiche du concert évangélique et louanges organisé dans le cadre de la célébration du 63ème anniversaire de l’Indépendance. Ils seront entourés de plusieurs autres groupes et chanteurs évangéliques. Des pasteurs et des évangélistes seront sur place et les plus hautes autorités du pays sont attendues parmi le public. Le concert débutera à 14h.
    ⭕A 19h ce dimanche, tandis que les rues de la Ville des Mille se rempliront d’enfants aux lampions, le ciel d’Iarivo brillera des couleurs les plus vives sous les feux d’artifice lancés au-dessus du lac Anosy et du stade Barea Mahamasina.
    ⭕Un rendez-vous devenu une tradition. Kozy 25, de Jamerla Koonaction, réunira au Boribory Ampefiloha Cité pour la quinzième édition avec une animation DJ, des performances artistiques ainsi qu’une scène ouverte, à partir de 19h30 ce dimanche.
    ⭕Et si vous voulez savourer en toute quiétude sans vous endormir cette veillée unique du dimanche 25 juin, nj 25 Nay vous en donne l’opportunité, à Ambrosia Ankadilalana Tsimbazaza de 20h à 22h, avec Imiangaly, Sanda et Silo.
    ⭕Lundi 26 Juin, c’est le jour J. Les couleurs sont au « fotsy, mena, maintso », blanc, rouge, vert, car ce matin le drapeau national malgache sera levé par tous en l’honneur de cette date historique.
    ⭕A 9h30 lundi, les Forces armées malgaches organisent le traditionnel défilé militaire sous la houlette du président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina
    ⭕Des expositions à ne pas rater pour ce weekend
    • Brume de Clipse Teean jusqu’au 29 Juin à Isart Galerie Ampasanimalo
    • Fady Kambana de Christian Kanna jusqu’au 30 Juin à l’Institut Français de Madagascar Analakely
    • Fisehoana de Amir J, à la Galerie Vellutini Isoraka jusqu’au 27 Juin
    • Lamba, Au Musée de la Photo à Anjohy
  • Au moins un blessé durant des affrontements entre les partisans de l’ancien président Ravalomanana et les forces de l’ordre à Antsirabe

    Au moins un blessé durant des affrontements entre les partisans de l’ancien président Ravalomanana et les forces de l’ordre à Antsirabe

    Antananarivo, 17 Juin, 10h25 – Journée plutôt tendue samedi à Antsirabe, samedi. Les forces de l’ordre ont usé des grenades lacrymogènes pour disperser les partisans de l’ancien président Marc Ravalomanana venus participer au congrés régional du parti Tiako i Madagasikara dans la capitale de Vakinankaratra. Selon une source auprès de la gendarmerie, un blessé a été répertorié ce samedi, tandis que le parti Tiako i Madagasikara rapporte un bilan plus lourd. Il évoque quatre blessés.

     

    L’ancien président de la République est arrivé au marché d’Asabotsy dans la matinée. Après avoir visité le site, il s’est dirigé vers le Magro Avaratsena avec ses partisans pour le congrès régional. Les éléments des forces de l’ordre ont alors bloqué la route. Selon la préfecture de la ville d’eau, cette manifestation n’a pas eu l’autorisation pour des raisons diverses. Elle parle entre autres de questions de sécurité, étant donné que le samedi est le jour de marché. Les responsables du parti TIM ont été priés de trouver d’autres emplacements pour le congrès, que le préfecture indique de « n’avoir reçu aucune autre proposition après ».

     

    Les forces de l’ordre qui viennent  » d’exécuter l’ordre » selon la gendarmerie ont usé de la bombe lacrymogène pour disperser les foules. Les partisans de Marc Ravalomanana ont résisté en répondant avec des jets de pierres. Après presque trois heures de face à face le calme est revenu. Le parti TIM a pu tenir son congrès régional dans l’enceinte du Tiko Top à Vatofotsy.

     

  • JUSTICE – 47 personnes placées en détention préventive après le lynchage meurtrier de Lalazana à Fianarantsoa

    JUSTICE – 47 personnes placées en détention préventive après le lynchage meurtrier de Lalazana à Fianarantsoa

    Antananarivo, 6 Juin, 11h47 – La poursuite judiciaire est engagée contre des personnes soupçonnées de vindicte populaire. Sur les 107 suspects qui se sont présentés au parquet du tribunal de première instance de Fianarantsoa ce lundi, 102 font l’objet de poursuite judiciaire. 47 d’entre eux ont été placés en détention préventive tandis que les 55 restants ont obtenu une liberté provisoire, confie une source auprès du bureau du procureur. Ils sont inculpés de meurtre avec barbarie, de tentative de meurtre avec barbarie, de destruction de biens et de pillage, poursuit notre interlocuteur.
    ⭕Les cinq autres suspects étant des mineurs, aucune charge n’a été retenue contre eux, indique encore notre source. Celle-ci évoque également d’autres arrestations à venir. « Les suspects qui ont été entendus lundi ont donné d’autres noms et désigné d’autres suspects », ajoute-t-elle. La comparution des suspects s’est poursuivie jusque très tard dans la nuit du lundi à mardi. L’affaire devrait encore faire l’objet d’une enquête au fond par le doyen des juges d’instruction avant qu’une date soit retenue pour le procès.
    ⭕Le drame qui a coûté la vie à trois personnes s’est déroulé dans la soirée du samedi 27 mai à l’entrée de Lalazana dans le district de Vohibato. Les victimes se trouvaient à bord d‘un tout terrain lorsqu’une foule en furie les a pris à partie, les soupçonnant de s’adonner à des trafics d’êtres humains. Trois jours après, des éléments des forces de l’ordre ont débarqué dans ce petit village et ont arrêté par la suite les personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire de vindicte populaire. Les suspects ont été emmenés à Fianarantsoa pour être entendus.
    Photo d’illustration
  • FIANARANTSOA – Les 105 individus soupçonnés dans l’affaire de lynchage à Lalazana mis en examen ce lundi

    FIANARANTSOA – Les 105 individus soupçonnés dans l’affaire de lynchage à Lalazana mis en examen ce lundi

    Antananarivo, 5 Juin, 16h54 – Les suspects dans l’affaire de lynchage à Lalazana face au parquet. Les enquêtes menées par les éléments mixtes ont été bouclées et les suspects vont comparaître devant le ministère public. 105 personnes sont impliquées dans cette affaire ayant coûté la vie à trois individus à Lalazana dans le district de Vohibato, région Haute Matsiatra.

    ⭕Placés en garde à vue le 30 mai, à Fianarantsoa, ces individus sont soupçonnés de meurtres et de destruction de biens. Pour l’instant, ils n’ont pas encore été relâchés. Selon Tinah Rabendrainy, procureur de la République au niveau du tribunal de première instance de Fianarantsoa, toutefois,  »la période de garde à vue respecte les délais compte tenu de la circonstance et de la distance du lieu d’arrestation. ».

    ⭕Samedi 27 mai, dans la soirée, un affrontement entre les habitants d’un village, Lalazana, situé à une quinzaine de kilomètres de Fianarantsoa, et des individus occupants un véhicule tout terrain ont conduit à la mort de trois individus. Les autorités locales ont ensuite procédé à une arrestation de masse. 105 individus ont été emmenés à Fianarantsoa pour les enquêtes.

    Photo d’illustration

  • JUSTICE – Une centaine de personnes placées en garde à vue à Fianarantsoa après le lynchage à mort de trois individus samedi soir

    JUSTICE – Une centaine de personnes placées en garde à vue à Fianarantsoa après le lynchage à mort de trois individus samedi soir

    Antananarivo, 31 Mai, 11h50 – Une arrestation de masse dans la région Haute Matsiatra. « 105 individus ont été arrêtés, dans le district de Vohibato, ce mardi, suite à une affaire de vindicte populaire, dans le fokontany de Lalazana, à l’issue de laquelle trois individus ont perdu la vie. Ces personnes habitent les fokontany riverains de la place où s’est déroulée l’action », précise une source auprès de la gendarmerie. Ces individus sont soupçonnés de meurtre et de destruction de bien.

     

    Samedi soir aux alentours de 20h, des rumeurs de vols d’enfant et de trafic d’organes ont circulé dans ce petit village situé à une quinzaine de kilomètres de FIanarantsoa. Les habitants, sur leur garde, s’en sont alors pris à un véhicule tout terrain et ses occupants qui sont passés sur les lieux et qu’ils avaient pris pour des voleurs d’organes ou des trafiquants d’êtres humains. “Trois individus ont trouvé la mort et un autre grièvement blessé, après un accrochage avec la foule, dans le fokontany de Lalazana”, rapporte notre source.

     

    Mardi matin, les forces de l’ordre sont descendues sur le lieu de drame et ont procédé à l’arrestation de plus d’une centaine de villageois. Les hommes en treillis les ont emmenés par la suite à Fianarantsoa pour être entendus. Actuellement, les enquêtes sont en cours, selon notre source. C’est l’Etat-major mixte opérationnel de Fianarantsoa qui prend en main le dossier en attendant la comparution devant le ministère public.

     

    De son côté, le député de Madagascar élu dans le district de Vohibato, Jean Martin Randrianatoavina, qualifie cette arrestation de masse de « perturbation politique ». “La foule était en légitime défense”, souligne -t-il dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

     

  • INDISCIPLINE – Le ministère de la Défense annonce le renvoi des soldats accusés d’avoir battu des civils du côté d’Avaradoha

    INDISCIPLINE – Le ministère de la Défense annonce le renvoi des soldats accusés d’avoir battu des civils du côté d’Avaradoha

    Antananarivo, 19 Mai, 6h50 – Les premières sanctions tombent sur les militaires soupçonnés d’avoir frappé des civils à Avaradoha. Dans une publication sur Facebook, le ministère de la Défense nationale annonce avoir pris « les mesures les plus sévères » à l’encontre de ses hommes dont les images ont été vues sur une vidéo rapportant des coups et des violences faites sur des civils dans la rue. « Celles-ci ont conduit à leur renvoi de l’Armée », poursuit le communiqué du ministère sa qui indique que « l’Armée ne protège pas et n’éduque pas des malfaiteurs ».

     

    Avec cette mesure, le ministère de la Défense nationale entend montrer « un exemple » de sévérité à « ceux qui seraient tentés de déshonorer l’Armée et ses valeurs » à travers leur geste et leur comportement au sein de la société. Le renvoi n’est d’ailleurs pas la seule sanction prise à l’encontre des concernés. A en croire la publication du ministère, ceux-ci ont tout de suite été « livrés aux gendarmes ». Des enquêtes seront ainsi menées avant qu’ils ne soient traduits en justice.

     

    La vidéo montrant les actes d’agression perpétré par ces soldats ont fait le tour des réseaux sociaux jeudi. La vidéo montre des hommes en treillis frappant avec véhémence des civils dont un allongé au sol. Si l’on en croit la publication d’Ampahibe, les suspects n’étaient pas de service au moment des faits qui leur sont reprochés. « Ils sont d’ailleurs encore en cours de service national », poursuit le communiqué.

     

    Suite à la fuite de la vidéo, les habitants d’Avaradoha ont manifesté dans la rue jeudi dans la soirée. Ils ont brandi des pancartes qui dénoncent les violences perpétrées à l’encontre des membres de leur communauté. Dans son message, le ministère présente ses « excuses aux victimes et à leurs familles ».