Catégorie : Actualité
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FINANCES – Une nouvelle banque panafricaine s’installe à Madagascar
Antananarivo, 4 Janvier, 13h30- Un nouveau venu dans le paysage bancaire malgache. Une nouvelle banque panafricaine jette son ancre à Madagascar. Actuellement, l’établissement est en train de constituer son équipe en vue de son installation imminente. “Nous sommes une banque universelle appartenant à un groupe financier panafricain doté d’une synergie multiculturelle qui s’installe à Madagascar”, indique-t-il dans une annonce de recrutement de ses futurs cadres publiée dans un quotidien de la capitale.
Cette nouvelle institution financière n’est autre que l’Atlantic Financial Group (AFG), une holding financière appartenant à Atlantic Group qui est présent dans plusieurs secteurs d’activités notamment de l’agriculture, de l’industrie, de l’hôtellerie. Elle a été fondée en 2006 par l’homme d’affaires ivoirien Bernard Koné Dossongui. En 2020, l’AFG avait remporté haut la main l’acquisition de plusieurs filiales de BNP Paribas au Gabon, au Mali et aux Comores.
Cela fait déjà quelques années que cet homme d’affaires ivoirien a des vues sur le marché financier malgache. Après l’acquisition de la Banque de l’industrie et du commerce des Comores (BIC Comores), en 2020, il a effectué un voyage d’affaires dans la Grande île. Depuis, il est en pourparlers avec la CSBF pour obtenir un agrément. En plus de ses activités dans la finance, l’investissement dans le secteur de l’assurance figure dans son sillage. -

INVESTISSEMENT – L’Economic development board of Madagascar à la recherche de son directeur des services aux investisseurs
Antananarivo, 4 Janvier, 11h48 – Un poste à pourvoir. L’Economic development board of Madagascar (EDBM) recherche son directeur des services aux investisseurs. L’appel à candidature en ce sens vient juste d’être lancé par cet agence de promotion des investissements.
L’EDBM recherche celui qui sera chargé de prendre part au plaidoyer en lien avec ses missions, l’environnement des affaires et la promotion des investissements ainsi que dans le cadre de la mise en place de projets et autres appuis en cours et envisagés et les partenaires techniques et financiers. Ce directeur ou cette directrice aura également à participer aux travaux de réflexion sur le climat des affaires et les points d’amélioration, les réformes importantes à prendre en considération.
Le directeur des services aux investisseurs devra ainsi disposer de solides connaissances et expériences de l’environnement des affaires, surtout dans des secteurs clés comme l’agribusiness, le textile ou encore le tourisme. Le candidat désirant de postuler devra non seulement avoir une bonne connaissance de la mission d’une agence de promotion des investissements (API) mais devra également avoir un excellent sens des affaires.Photo d’illustration : EDBM
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ADMINISTRATION – Des agents du ministère de l’Education nationale en grève
Antananarivo, 4 Janvier, 8h32 – L’année 2023 débute à peine qu’un mouvement social se déclenche déjà au sein du ministère de l’Education nationale. Le syndicat du personnel de la direction des Ressources humaines au sein de ce ministère est entré en grève depuis mardi après l’épuisement du préavis.
C’est une décision d’affectation d’un chef de service qui semble ne pas convenir à ces agents syndiqués. Ils revendiquent l’annulation de la décision. « Nous revendiquons que les responsables reviennent sur cette décision en annulant cette note d’affectation », a indiqué à la presse mardi Diamondra Rakotomalala, porte-parole du syndicat. Les syndicalistes souhaitent que cette personne revienne à la tête de ce service. Le syndicat réclame en même temps l’annulation des cellules d’appui.
Le chef de service de la gestion administrative du personnel au sein de la direction des ressources humaines de ce ministère avait fait l’objet d’une affectation en date du 14 Décembre. Une décision qui n’a pas plu aux syndicalistes. A en croire les explications du porte-parole, ils ont effectué plusieurs recours au niveau de différentes hiérarchies pour le retour de la personne à la tête du service mais en vain. C’est pourquoi, ils décident de faire pression en initiant cette grève. Les syndicalistes menacent de ne pas revenir au travail jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. -

Madagascar prévoit une production supplémentaire de 143 000 tonnes de sucre d’ici deux ans
Antananarivo, 3 Janvier, 17h30 – Le développement industriel figure parmi les priorités du régime actuel. Le président Andry Rajoelina en a touché mot lors de son traditionnel discours de vœux de fin d’année. L’objectif, selon lui, est de parvenir, le plus rapidement possible, à l’autosuffisance en matière de produits de première nécessité. Le chef de l’Etat a, par exemple, évoqué la mise en place de six unités sucrières dans différentes régions du pays dont Vatomandry, Morondava ou encore Antanamifafy. « Ce qui devrait nous permettre d’obtenir une production supplémentaire de 143 000 tonnes de sucre d’ici deux ans », a-t-il soutenu. De quoi satisfaire les besoins locaux. « Nous n’allons plus importer du sucre », a-t-il ajouté.
Pour l’instant, la production sucrière du pays n’arrive pas à satisfaire les besoins des consommateurs malgaches. Lors de la campagne 2020-2021, la production a été de près de 90 000 tonnes et le pays en a importé au cours de cette période 197 338 tonnes de sucre selon les données publiées par le Centre malgache de canne et du sucre (CMCS). Une forte hausse de consommation est constatée en 2021 à la suite de la reprise économique et au retour à la vie normal du pays après la crise sanitaire, selon l’analyse de ce centre. A titre d’exemple, la consommation en 2020 est de l’ordre de 205 840 tonnes contre 283 004 tonnes en 2021. -

RELIGION – Le ministère de la Communication et de la culture lance un appel au respect et à la tolérance mutuels suite à la polémique née d’une « marche » organisée par un groupe religieux autour de lieux de culte traditionnel à Ambohimanga
Antananarivo, 3 Janvier, 16h50 – Le ministère de la Communication et de la culture en appelle à la tolérance et au respect mutuels après une soi-disante « marche de libération » organisée par une communauté chrétienne auprès de quelques sites sacrés traditionnels. La publication de l’un des participants à l’événement qui l’a qualifié de “diabem-pahafahana” a animé les débats sur les réseaux sociaux en ce début d’année.
Dans son message, le ministère souligne que chacun est libre de pratiquer sa religion dans les espaces qui lui sont dédiés tant que cela se fait dans le respect de l’ordre public et le respect de la liberté de croyance d’autrui. La publication devenue virale évoque pourtant un déplacement du groupe à Ambohimanga durant lequel une opération qualifiée de « diabem-panafahana » a été effectuée le 29 Decembre dernier. Le post sous-entend même la tenue de séances de « désacralisation » des « doany », des lieux de culte traditionnel malgache dans les environs du palais royal.
Les rassemblements religieux n’ont pas eu lieu dans l’enceinte du palais d’Ambohimanga, a neanmoins tenu à préciser le ministère, mais plutôt dans des « zone tampons ». Une autorisation est requise pour qu’une quelconque célébration soit tenue sur ces lieux, poursuit encore le ministère. Les affiches publiées sur les réseaux sociaux évoquent un événement organisé par les autorités locales auquel certaines hautes personnalités de l’Etat ont assisté. Pour les défenseurs de la tradition malgache, ces actes constituent des « actes de profanation et de non respect des valeurs malgaches ».
Sans aller jusqu’à la condamnation des actes menés par le groupe religieux, le ministère mentionne néanmoins dans son communiqué que les us et coutumes font partie de la culture. Il rappelle que le respect mutuel et la tolérance envers chaque pratiquant des différentes religions existantes sont le garant de la paix de l’État de droit. -

FOOTBALL – Des anciens internationaux à la recherche des pépites pour intégrer, à terme, les Barea
Antananarivo, 3 Janvier, 16h06 – Une mission de détection en marche. La Fédération malgache de football (FMF) missionne 16 anciens internationaux pour repérer des jeunes joueurs talentueux dans quatre coins de l’île.
Les scouts déployés iront superviser des joueurs qui vont disputer la Coupe régionale U20 qui va débuter le 6 Janvier. Les tournois se dérouleront à Toamasina, à Antalaha, à Boriziny, à Tolagnaro, à Manakara, à Antsirabe, Tsiroanomandidy et à Ihosy.
A entendre Rado Rasoanaivo, directeur technique national (DTN) au sein de la FMF, les participants à ce tournoi « seront scrutés » par les techniciens. Ils seront jugés sur leur talent, leur intelligence de jeu, leur personnalité sur le terrain, leur base technique et tactique. « Sauf exception », ils doivent mesurer au moins 1,70m, précise l’ancien capitaine de l’équipe nationale, ce mardi à Isoraka, siège de la Fédération.
L’un des objectifs de l’opération est de constituer une base de données des jeunes talents. « Cela devrait nous permettre de suivre leur évolution », affirme Rado Rasoanaivo.
Le projet vise à constituer des joueurs permettant de bâtir une présélection de l’équipe nationale. Le but est de dessiner les contours des Barea en vue du Cosafa Cup, un tournoi régional pour les moins de 20 ans organisé par Conseil des Associations de football en Afrique australe (Cosafa). Mais il y aura deux autres phases de tri avant d’arriver à cette étape.
Rado Rasoanaivo se dit confiant de la capacité de ses collègues à aller chercher les pépites. « La plupart des grands joueurs actuels ont passé sous l’œil de ces techniciens ». Ces entraîneurs « ont la compétence et le flair pour la détection de futurs grands joueurs », certifie le DTN. Il cite, entre autres, Patrick Andriambololona dit « Tipeh », Amada Aboudou, Amed Abdou ou encore Lemark Andrianjafitseheno. Ils seront deux pour chaque site à repérer les joueurs à fort potentiel. -

MÉTÉO – Des prévisions cycloniques proches ou inférieures à la moyenne pour la saison 2022-2023
Antananarivo, 3 Janvier, 14h07 – Météo Madagascar prévoit des activités cycloniques normales ou en deçà de la normale pour cette saison. »Comparée à la saison 2021-2022, durant laquelle Madagascar a connu six cyclones, cette nouvelle saison s’annonce moins perturbée », annonce Zo Andrianina Rakotomavo, chef de service des recherches hydrométéorologiques, au sein de la direction générale de la météorologie.
Le prévisionniste rappelle qu’en moyenne, deux cyclones par saison atterrissent sur les côtes de Madagascar, généralement entre le mois d’octobre et le mois d’avril. Malgré cette prévision, le technicien appelle à la vigilance. »Restons quand même vigilants. Six ou deux, un cyclone peut toujours faire des ravages », prévient-il tout en soutenant que le réchauffement climatique constitue un facteur favorisant un cyclone intense.
Pour ce qui est du mois de janvier, la direction générale de la météo estime qu’aucune menace de cyclone n’est à craindre pour les quinze premiers jours. »Des conditions favorables à la formation des cyclones sont par contre prévues pour les deux dernières semaines du mois, fait savoir le technicien.
Quatre perturbations cycloniques sont déjà passées dans le bassin du Sud-Ouest de l’océan Indien depuis le début de la saison. Il s’agit de Ashley, Balita, Trois qui provient du bassin australien et Darian. Aucune d’entre elles n’a cependant touché terre. -

ELECTION – La Commission nationale électorale indépendante proposera un calendrier électoral vers le mois de mai ou de juin
Antananarivo, 3 Janvier, 13h20 – Les dates des élections, notamment celle de la présidentielle, attendront. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne proposera pas de calendrier électoral à valider par le gouvernement avant le mois de mai ou de juin de cette année. Selon Soava Andriamarotafika, commissaire électoral, la proposition de calendrier n’est que la deuxième étape de processus actuellement menée par la CENI en vue de préparer la présidentielle. A en croire le membre de la CENI, la commission s’attellera avant cela “à la préparation des équipements et du budget nécessaire aux des élections ». “Des discussions seront encore menées avec le gouvernement en ce qui concerne le budget”, précise le commissaire électoral. “La fixation du calendrier n’est que la deuxième étape », poursuit-il.
Bien que le calendrier exact n’ait pas encore été précisé, une date estimative peut être avancée. Si l’on se base sur les dispositions constitutionnelles qui prévoient que l’élection doit se tenir trente jours au moins, et soixante jours au plus avant la fin du mandat du président en exercice, la présidentielle devrait se tenir entre le 19 novembre et le 19 décembre de cette année. Le décret de convocation des électeurs doit pour sa part être adopté trois mois avant la date du scrutin d’où une proposition de calendrier vers le mois de Mai ou de Juin selon Soava Andriamarotafika.
Pour l’instant, la Ceni poursuit ses opérations de refonte totale de la liste électorale. Actuellement la CENI a recensé environ 8 millions d’électeurs, soit environ 60% de son objectif qui est de 13 millions. Les opérations de recensement prendront fin le 31 janvier après le report de la date butoire. Les citoyens qui ne seront pas recensés à cette date pourront encore venir s’inscrire auprès des Fokontany jusqu’à l’arrêtage provisoire de la liste fin février. L’arrêtage définitif de la liste n’interviendra que vers le mois de mai.

