Catégorie : Actualité
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FOOTBALL- La Fédération entérine le départ de Tsilavina Fanomezantsoa « Drobga » Razanakoto des Barea A’
Antananarivo, 27 Décembre, 19h38 – Un soutien de taille pour Romuald « Rôrô » Rakotondrabe, le sélectionneur des Barea. La Fédération malgache de football (FMF) approuve publiquement sa fermeté face à ce qui est considéré comme une indiscipline de Tsivalina Fanomezantsoa « Drogba » Razanakoto, conduisant au départ de ce dernier de la sélection nationale en pleine préparation du Championnat d’Afrique des nations (Chan).
« Razanakoto Fanomezantsoa Tsilavina a choisi de quitter le regroupement parce que la discipline instaurée au sein de la sélection ne l’arrange pas », indique la FMF sur sa page Facebook, quelques minutes après la publication de l’information concernant le départ de Drogba des Barea, ce mardi. « Pendant le regroupement, il existe toujours des règles qui régissent tous les acteurs. Tous les joueurs appelés ont un libre choix de répondre favorablement ou pas à toute convocation. Ils ont également le choix d’accepter ou non les règles édictées », précise le communiqué.
Dans la foulée, Rado Rasoanaivo, directeur technique national (DTN) au sein de la FMF monte au créneau pour approuver la démarche du sélectionneur. « Le plus important c’est le collectif. L’individualité doit être au service du groupe », souligne le DTN. « Ce groupe-là a besoin de sérénité, d’être compact pour pouvoir se concentrer sur la préparation et sur la compétition. Il n’y a pas d’exception. Soit ce groupe gagne ensemble, soit il perd ensemble », note-t-il.
Dans l’après-midi du mardi, l’information sur le départ de Drogba qui quitte la sélection, en regroupement à Nandihizana, circule comme une traînée de poudre. Rôrô insiste sur cette notion du groupe « qui prime » sur l’individualité pour évoquer le cas de son attaquant.
Des langues se délient sur les circonstances du départ de l’attaquant des Barea au Centre technique national à Nandihizana le 24 Décembre. Des témoignages font état de son arrivée tardive, en dehors de l’heure convenue, sur le site de rassemblement de l’équipe nationale, accompagné d’autres personnes en dehors du groupe. Le sélectionneur n’a pas apprécié ce retard et la présence d’individus, autre que le joueur, au sein du camp de base des Barea. Les divergences de point de vue entre les deux parties ont conduit le joueur, qui avait également eu d’autres comportements loin des exigences du haut niveau, à quitter le rassemblement.
Drogba avait été convoqué au dernier moment pour renforcer la ligne d’attaque des Barea. Le sélectionneur avait déjà prévenu qu’« il y a des règles à respecter » et que « personne n’est intouchable ». Lui et son staff ont décidé de ne pas remplacer Fanomezantsoa Tsilavina Razanakoto pour aller au Chan qui va se dérouler en Algérie du 13 Janvier au 4 Février. Madagascar, placé dans le groupe C, rencontrera le Ghana, le Maroc et le Soudan au premier tour. -

AMBOHIPO – La Jirama évoque une défaillance au niveau des installations sanitaires d’un immeuble où de « l’eau bleue » avait été signalée
Antananarivo, 27 Décembre, 17h37 – De l’eau bleue qui coule d’un robinet. C’était le buzz du jour, mais la Jirama a très vite donné sa version des faits. Après les investigations et analyses effectuées par ses techniciens, la compagnie nationale d’eau évoque une défaillance au niveau des installations sanitaires de l’immeuble où le fait a été signalé dans une vidéo postée sur Facebook par un chanteur. « Le chanteur vit au rez-de-chaussée d’un immeuble à trois étages. Nous avons constaté une défaillance au niveau de la chasse d’eau d’un résident, qui utilisait un bloc de chasse d’eau ou une eau bleue, au premier étage. Cette eau, issue de la chasse d’eau, se déverse ensuite dans un tuyau pour arriver jusqu’au robinet du rez-de-chaussée », indique la Jirama dans un communiqué.
Ce mardi matin, le chanteur a exposé, dans une vidéo, la couleur bleue de l’eau de son robinet. Dans cette vidéo devenue virale, il a interpellé directement la compagnie nationale d’eau et d’électricité et l’a invitée à “jeter un coup d’œil sur cette couleur d’eau”. La Jirama n’a pas tardé à réagir. Elle a dépêché sur le lieu une équipe de techniciens. « Des tests ont été menés auprès d’une borne fontaine sise à Ambohipo et sur l’eau de robinet issus d’autres foyers aux alentours du domicile du chanteur. Nous n’avons constaté aucune irrégularité », se justifie la Jirama.
Pour justifier ses actions, la compagnie a publié sur sa page Facebook une courte vidéo montrant la transparence de l’eau du robinet dans le foyer de l’artiste. Mais les techniciens de la Jirama ne se sont pas arrêtés à la vérification de la qualité de l’eau. Ils ont approfondi leurs investigations pour trouver l’origine du problème. Et c’est là qu’ils ont trouvé la défaillance sur les installations sanitaires de l’un des appartements de l’immeuble.Photo : Jirama
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COMMERCE EXTERIEUR – Les recettes des exportations de girofle multipliées par quatre par rapport à l’année 2021
Antananarivo, 27 Décembre, 15h39 – La filière girofle se porte à merveille. L’épice phare du commerce extérieur de la Grande Île rapporte pour la saison 2022 un total de 224,7 millions de dollars selon la rétrospective de la filière girofle publiée par le ministère de l’Industrialisation , du commerce et de la consommation (MICC). En l’espace de neuf mois, les gains ont quadruplé et la production a augmenté de 60%, souligne le ministère.
Avec une production de 40 000 tonnes, Madagascar dépasse les résultats obtenus en 2017 pour la première fois. Une performance qui fait de l’année 2022 une année historique pour la production de girofle, le pays n’ayant jamais dépassé la barre de 30 000 Tonnes depuis l’introduction de la culture de girofle en 1919, selon les données de l’Institut National de Statistique.
Cette année, Madagascar conserve la première place des pays exportateurs de girofle et la deuxième parmi les producteurs après l’Indonésie. Un rang inchangé depuis une décennie. « Chaque année, la Grande Île exporte entre 30% et 50 % de la girofle mondiale. », selon l’étude sectorielle de l’EDBM consacrée à la filière publiée en 2021. Dans sa rétrospective de la filière, il est le mentionné que « le MICC procède à une sélection des opérateurs sérieux. Parmi ces critères figurent le rapatriement de devise, le paiement des impôts, avant d’obtenir l’accréditation à l’exportation ». -

PRODUIT DE RENTE – Une demande mondiale de 5 500 tonnes de vanille pour une offre moyenne d’un peu plus de 2 000 tonnes par an pour Madagascar, selon le ministère du Commerce
Antananarivo, 27 Décembre, 13h05 – L’offre malgache ne couvre même pas la moitié de la demande mondiale de vanille, du moins si l’on en croit le ministère en charge du Commerce. Le besoin du marché international est estimé à 5 500 tonnes alors que la capacité d’exportation de Madagascar tourne en moyenne à un peu plus de 2 000 tonnes, expose le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC). Ce département indique que ses estimations se basent sur ses prospections de marché dont ses discussions avec les clients à l’étranger. Le MICC juge que l’offre de Madagascar est « insuffisante ». Et pourtant, c’est la Grande île qui assure 80% de la production mondiale.
Le marché international offre ainsi encore des opportunités à saisir pour le pays. Pour la campagne 2021-2022, l’exportation de 2 360 tonnes de vanille a fait rentrer 590 millions de dollars de devises pour Madagascar, selon le MICC. D’après ce ministère, 90% des achats effectués auprès des marchés contrôlés avaient respecté le prix plancher du kilo de la vanille verte à 75 000 ariary. Pareil pour le prix de base à l’exportation qui était fixé à 250 dollars le kilo.
Les opérateurs qui peuvent vendre leur vanille sur le marché international pour la campagne 2022-2023 sont déjà connus depuis le mois d’août. Elles sont 70 entreprises exportatrices à avoir obtenu le renouvellement de leur agrément. Ces exportateurs savent également déjà auprès de qui vendre puisque la liste des 74 acheteurs internationaux industriels et traders, ayant répondu à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par le MICC pour devenir acheteurs de la vanille de Madagascar leur a été remise au mois de novembre. Ce sont des acheteurs qui auraient fait part de leur intention d’acheter la vanille malgache à 250 dollars le kilo.
Une rencontre entre les autorités publiques ainsi que les exportateurs agréés avait par ailleurs eu lieu au mois de novembre pour la préparation de la campagne d’exportation de 2022-2023 qui a démarré le 15 novembre 2022. Une occasion notamment pour le ministère de l’Economie et des finances (MEF) d’insister sur l’obligation de domiciliation bancaire et de rapatriement de devise, le respect du délai de ce rapatriement de devise et l’obligation de cession de recettes d’exportation. Le MEF souligne que l’objectif de ces mesures est de « démontrer à l’échelle internationale que la filière vanille s’améliore de par sa structure et ouvre le marché aux importateurs ». -

MAHAJANGA – Une usine de tabac touchée par un incendie
Antananarivo, 27 Décembre, 12h19 – Un incendie a réveillé très tôt ce mardi les habitants de Mahajanga. Une usine de transformation de tabac située dans le quartier de Manjarisoa a été la proie des flammes au petit matin. Les pompiers de la cité des Fleurs se sont mobilisés pour maîtriser le feu. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer.
“L’origine de l’incendie demeure encore inconnue pour le moment. Les feux ont été détectés dans un compartiment de l’usine aux environs de 3h du matin”, raconte au téléphone Mokhtar Salim Andriatomanga, gouverneur de la région Boeny. Il indique que le feu est maîtrisé. Des pertes au niveau des marchandises en stock sont enregistrées.
Vers 9 heures 45, les soldats du feu sont encore sur place pour éteindre le feu sur des piles de tabac.
A en croire le responsable de la région, l’usine dispose d’un réseau d’alimentation en eau pour lutter contre les incendies. Ce qui a facilité la prise en charge. Le gouverneur lance ainsi un appel aux entreprises de sa région à se doter d’un tel système et à se conformer aux normes internationales de protection contre l’incendie pour éviter le pire. -

COMMERCE – Les produits agricoles et forestiers exportés soumis à un impôt de 3% de leur prix
Antananarivo, 27 Décembre, 10h20 – Du changement dans la modalité d’imposition des exportateurs des produits agricoles et forestiers. Selon la loi de finances de 2023, ces opérateurs doivent désormais payer au fisc 3% des prix de leurs produits exportés à titre d’impôt sur les revenus.
La loi, qui vient d’être déclarée conforme à la Constitution, prévoit que les exportateurs de produits de l’agriculture et des forêts, qu’ils soient personnes physiques ou morales, sont « soumis à l’impôt sur les revenus quel que soit le montant de leurs chiffres d’affaires et revenus annuels ». L’impôt sur les revenus liés à l’exportation doit par ailleurs être réglé à chaque opération d’exportation et ne pas attendre les périodes de fin d’exercice. Le paiement se fait, par ailleurs, dans un délai de deux mois.
Avec cette nouvelle modalité d’imposition des exportateurs de produits agricoles et forestiers, l’Etat espère faire gagner 115 milliards d’ariary supplémentaires à ses caisses. Ce qui constituerait 2,4% du montant total des recettes fiscales attendues pour 2023. L’adoption de nouvelles mesures législatives et administratives en matières fiscale fait partie des actions menées par la direction générale des impôts pour améliorer les recettes fiscales.



