Catégorie : Actualité
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INSTITUTIONS – La Haute cour constitutionnelle se dit incompétente pour prononcer la déchéance du président de la République
Antananarivo, 2 Août, 11h30 – La Haute cour constitutionnelle apporte des « éclairages » sur ses compétences et responsabilités en matière de déchéance du président de la République. Au cours d’une conférence de presse, la juridiction constitutionnelle indique que « maintenant que la Haute cour de justice (HCJ) est opérationnelle, il ne revient plus à la HCC de juger le président de la République ou de s’exprimer ou de décider sur toute question relative à la violation de la Constitution ».
Pour étayer ses propos, la HCC met en avant les articles 131 et 132 de la Constitution qui évoquent les motifs de mise en accusation du président de la République et les procédures à suivre dans ce cas de figure. Il est ainsi indiqué dans ces dispositions que « le président de la République n’est responsable des actes accomplis liés à l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison, de violation grave ou des violations répétées de la Constitution », ainsi que « de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ».
En termes de procédures, les textes soulignent que le chef de l’Etat « ne peut être mis en accusation que par l’Assemblée nationale au scrutin public et à la majorité des deux tiers de ses membres ». Et en cas de mise en accusation, « il est justiciable devant la Haute cour de justice ». C’est celle-ci qui peut ensuite prononcer « la déchéance du mandat ». « La seule responsabilité de la Haute cour constitutionnelle est de constater la vacance de poste du président de la République au cas où la Haute cour de justice prononce la déchéance », poursuit encore la HCC.
L’équipe de Florent Rakotoarisoa soulève que « si la HCC a pris des décisions liées à des plaintes déposées contre l’ancien président de la République Hery Rajaonarimampianina, c’est uniquement parce que la Haute cour de justice n’était pas encore opérationnelle ». A l’époque, plutôt que de prononcer la déchéance du chef de l’Etat, la HCC avait décidé de la mise en œuvre d’un pacte de responsabilité, de la dissolution du gouvernement et de la mise en place d’un gouvernement de consensus pour préparer des élections anticipées.
A Madagascar, la Constitution prévoit au moins cinq motifs à la vacance de la présidence de la République. Outre la démission, le décès et l’abandon de pouvoir sous quelque forme que ce soit, il y est notamment prévu la déchéance et l’empêchement définitif. Si la déchéance est prononcée par la HCJ à l’issue d’un vote de mise en accusation de l’Assemblée nationale, l’empêchement définitif est prononcé par la HCC en cas de violation des dispositions de l’article 49 de la Constitution. Celles-ci précisent que « les fonctions de président de la République sont incompatibles avec toute fonction publique élective, toute autre activité professionnelle, toute activité au sein d’un parti politique, d’un groupement politique ou d’une association, et de l’exercice de responsabilité au sein d’une institution religieuse ». -

HYDROCARBURES – Un problème de ravitaillement de carburants entraîne une pénurie temporaire de gasoil auprès de certaines stations-services à Antananarivo et Antsirabe
Antananarivo, 1er Août, 20h45 – Une pénurie passagère et limitée à quelques stations-services. Certaines stations-services d’Antananarivo et d’Antsirabe n’ont pas eu de gasoil dans leurs réservoirs ce week-end, mais il s’agit plus d’un problème de ravitaillement d’une compagnie plutôt que d’un problème de stock, assure une source auprès l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). « Certaines stations d’un distributeur ont eu un déséquilibre de ravitaillement et se sont retrouvés à sec », explique notre interlocuteur.
A Antsirabe, la rupture du stock de gasoil dans une station-service a provoqué une ruée vers les autres stations, ce qui a causé la pénurie, explique notre source. A l’entendre, la même situation a été constatée à Antananarivo où la rupture de stock dans certaines stations a créé une perturbation dans la distribution. Celle-ci est revenue à la normale ce lundi après de nouveaux ravitaillements.
Selon les précisions du régulateur, les stocks de gasoil dans la Grande île sont suffisants et aucune rupture de stock ni de pénurie ne sont à craindre. Un autre pétrolier transportant du gasoil est aussi attendu sur les côtes de la Grande île dès la semaine prochaine. -

VAOVAO – MINUTE FLASH 01 AOGOSITRA 2022
– FANABEAZANA – Mbola marefo ny seha-pampianarana eto Madagasikara ka mila fanavaozana amin’ny lafiny maro– VALANARETINA – Olona iray no namoy ny ainy noho ny Covid-19 teo anelanelan’ny 23 hatramin’ny 29 Jolay, nihena ho 1,2%-n’ireo olona natao fitiliana ny tahan’ireo voamarina fa mitondra ny tsimokaretina– BAOLINA KITRA – Tafiakatra amin’ny dingana manaraka amin’ny fifanintsanana handraisana anjara amin’ny fiadiana ny ho Tompondakan’i Afrika 2023 ny Barean’i Madagasikara rehefa avy nandresy an’i Seychelles tamin’ny isa 3 noho 0 -

AFROBASKET – Mathias M’Madi ou le renfort de luxe pour les Ankoay U18
Mathias M’Madi est le deuxième joueur expatrié appelé en renfort au sein de la sélection malgache de basketball U18. Le grand public pourra commencer à l’apprécier quand il sera sur le terrain à partir de ce 4 Août. Mais ses coéquipiers et le staff des Ankoay comptent déjà sur ce joueur d’Elan Chalon, en France, et son 1m98. Mathias M’Madi vu par les autres.
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INSÉCURITÉ – Les auteurs présumés de l’attaque meurtrière d’Ambolotarakely Ankazobe identifiés après l’interpellation de trois individus soupçonnés de complicité, leur traque se poursuit, selon les enquêteurs
Antananarivo, 1er Août, 14h35 – Les enquêtes sur le drame d’Ambolotarakely Ankazobe avancent à grand pas. Certains auteurs présumés de l’attaque qui à causé la mort de 32 personnes vendredi dans le village d’Ambohitriniandriana dans la commune rurale d’Ambolotarakely sont identifiés, indiquent les enquêteurs. Cette identification a pu être réalisée suite à l’arrestation de trois villageois soupçonnés d’être les complices des bandits samedi dernier, explique le Colonel Jocelyn Randrianarijaona, commandant de la circonscription interrégionale de la gendarmerie nationale d’Antananarivo, joint au téléphone ce lundi. « Nous sommes en pleine enquête, nous avons déjà à peu près identifié les criminels et nous essayons de les localiser actuellement », précise l’officier supérieur.
Selon les précisions apportées par le général Zafiny Ibramdjee, responsable de la communication auprès de l’Etat Major de l’armée, « la localisation des auteurs a été révélée par les suspects arrêtés ». L’opération militaire pour les capturer est en cours, poursuit-il sans plus de détails. Il rappelle néanmoins que « les forces militaires terrestres et aériennes restent pleinement mobilisées pour l’opération ».
La thèse d’une vengeance des dahalo à l’encontre des villageois, avait été avancée par le ministre de la Défense nationale, le général Richard Rakotonirina, samedi. A entendre le membre du gouvernement, une opération anti-dahalo avait été récemment menée dans la région par la Zone de défense et de sécurité de l’Ikopa, entraînant l’arrestation de nombreux ‘dahalo’ et la restitution de nombreux zébus. L’attaque du village d’Ambohitriniandriana aurait ainsi été menée par les dahalo en représailles contre les populations qui ont soutenu les forces de l’ordre durant cette opération.Photo : Ministère de la Défense nationale
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RELIGION – Culte suspendu dimanche après-midi au temple Jesosy Mamonjy d’Ankorondrano, tension entre fidèles après la proclamation de prise de fonction officielle du nouveau président du Conseil d’administration de l’Eglise
Antananarivo, 1er Août, 6h40 – La situation n’est pas encore tout à fait apaisée au sein de l’Eglise Jesosy Mamonjy. L’annonce de l’obtention du récépissé officiel émanant du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, constatant l’élection des nouveaux dirigeants de l’Eglise s’est terminée par une cacophonie dimanche matin. Les responsables ont dû annuler le culte du dimanche après-midi afin d’éviter que la situation tendue de la matinée ne dégénère.
Un pasteur auprès de l’Eglise raconte que des fidèles ont commencé à brandir des banderoles de contestation juste après l’annonce. La situation a très vite dégénéré avec des jets de pierre dans l’enceinte même du temple. Des individus ont été blessés tandis que des dégâts matériels importants ont également été constatés. Les éléments des forces de l’ordre ont dû intervenir pour apaiser la situation, indique encore notre source.
L’élection des nouveaux dirigeants de l’Eglise a eu lieu en mi-Juillet, un an et demi après un premier scrutin qui avait déjà généré des affrontements entre fidèles. Suite à ce premier scrutin, le temple d’Ankorondrano a dû être fermé en Février 2021 et n’a pu rouvrir qu’en Décembre 2021. Une feuille de route avait été mise en place pour aboutir à de nouvelles élections. Mais les résultats du scrutin qui a eu lieu le 15 Juillet sont de nouveau contestés, aboutissant à la situation tendue de ce dimanche.



