Catégorie : Actualité

  • OPPORTUNITES D’AFFAIRES – Des entreprises internationales en quête de matières premières végétales pour l’industrie cosmétique et la parapharmacie à Madagascar

    OPPORTUNITES D’AFFAIRES – Des entreprises internationales en quête de matières premières végétales pour l’industrie cosmétique et la parapharmacie à Madagascar

    Antananarivo, 16 Juin, 12h22 – Ils sont au moins une quarantaine d’acheteurs européens et de la zone Océan Indien à participer au congrès sur la valorisation des ressources naturelles végétales à Madagascar. Ils se rendent dans la Grande île pour rencontrer les producteurs, les transformateurs et les extracteurs de matières premières végétales afin d’en acheter pour leur usage dans l’industrie cosmétique, la parapharmacie, la parfumerie ou encore la bioconstruction, indique Felana Ramahandrison, directeur de projet à l’Initiative natural ingredients Madagascar (Inim).

    ⭕Ces acheteurs représentent essentiellement des groupements ou de clusters d’entreprises travaillant dans ces domaines. Le nombre de leurs membres varient de centaines à des milliers d’entreprises, confie notre source, en citant entre autres l’association des PME dans la filière cosmétique en Europe Cosmed, Qualitropic qui travaille sur la production et l’exploitation de ressources tropicales, Seppic ou encore Innov’alliance.

    ⭕« Nous espérons que les acteurs locaux qui participent à cet évènement pourront avoir des partenariats avec ces acheteurs internationaux. Ce seront des opportunités de marchés qui vont leur permettre de se développer à l’international », avance ce responsable de l’Inim.

    ⭕Ces partenariats devront toutefois être établis sur le principe « gagnant-gagnant », insiste la présidente de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie de Madagascar (FCCIM), Viviane Dewa. « Puisqu’on parle de fabrication de produits haut de gamme à partir de nos ressources naturelles, il est normal que tous y trouvent leur compte, y compris les planteurs », estime-t-elle.

    ⭕C’est une requête tout à fait justifiée selon ces entreprises internationales. « Il est en effet essentiel de réfléchir sur le partage juste et équitable des profits. Mais il faudra également veiller aux mesures à prendre pour la gestion durable de ces ressources étant donné que l’accroissement de la demande mettra la pression sur l’écosystème », soutient Kiulavski Vladislav, chef de projet de Qualitropic.

    ⭕Plusieurs thématiques sont abordées lors de ce congrès sur la valorisation des ressources naturelles végétales porteuses de développement de l’économie verte et leurs échanges commerciaux. Les participants à cet évènement ont l’occasion de parler entre autres de la vision et la réforme de la gouvernance des ressources naturelles, le mécanisme de l’accès et du partage des avantages, la situation et tendances actuelles des exportations de produits végétaux de Madagascar ou encore la recherche au service du marché de l’innovation verte.

  • COOPERATION – 220 millions de dollars de la Banque mondiale pour améliorer les performances de la Jirama en matière d’approvisionnement en eau et pour soutenir les reconstructions post-cycloniques

    COOPERATION – 220 millions de dollars de la Banque mondiale pour améliorer les performances de la Jirama en matière d’approvisionnement en eau et pour soutenir les reconstructions post-cycloniques

    Antananarivo, 16 Juin, 6h57 – Des objectifs ambitieux pour le projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (PAAEP) de Madagascar. Pour 220 millions de dollars, la Banque mondiale et l’Etat malgache prévoient de lancer plusieurs programmes destinés à accroître l’accès à l’eau dans la zone du Grand Antananarivo et de certaines villes secondaires et à soutenir certaines localités à faire face aux impacts des cyclones en matière

    ⭕Dans le cadre de ce projet, il est ainsi prévu de permettre à la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité d’augmenter de 40.800m3/jour sa production d’eau dans la zone du Grand Antananarivo, de renouveler son réseau de distribution d’eau ainsi que d’améliorer et d’étendre ses services d’approvisionnement en eau à travers la mise en place de branchements sociaux ciblant les ménages les plus pauvres et les écoles. Ces programmes seront notamment menés dans certaines zones peu desservies du Grand Tana et des villes d’Antsiranana, de Mahajanga, d’Antsirabe, de Fianarantsoa et de Manakara.

    ⭕Des activités seront également menées pour aider aux reconstructions post-cycloniques et pour améliorer la résilience des infrastructures dans les régions de Vatovavy, de Fitovinany, de Haute Matsiatra, d’Amoron’i Mania et de Vakinankaratra. Il sera également question d’appuyer à la préparation des institutions de l’eau de façon à faire face à des futurs événements cycloniques dans ces régions.

    ⭕Pour augmenter la production d’eau de la Jirama dans le Grand Antananarivo, la présidence de la République annonce, entre autres, la « construction de grands réservoirs d’eau à Ambohidrapeto et à Iavoloha, ainsi que d’une station de traitement et de purification d’eau à Laniera ». Avec l’amélioration du réseau de distribution dont certaines infrastructures datent de plus de 90 ans ainsi que l’a rappelé le président de la République durant la cérémonie de signature du projet, 505.000 personnes à Antananarivo et ses environs devraient avoir un meilleur accès à l’eau potable.

    ⭕En tout, 3,4 millions de individus devraient tirer profit du projet signé mercredi à Iavoloha, en présence du chef de l’Etat. Les travaux qui seront menés sur les infrastructures de la Jirama bénéficieront également à 235.000 personnes dans les autres villes. Le programme de branchements sociaux, pour sa part, devrait bénéficier à 625.000 personnes et ferait baisser les dépenses en eau de 460.000 personnes vulnérables.

    Photo : Présidence de la République

  • YOLLANDE RASON-ANDRIAMARO, FONDATRICE DE MASOANDRO MODY : « Placer les seniors en centre d’accueil est une forme de reconnaissance à leur endroit »

    YOLLANDE RASON-ANDRIAMARO, FONDATRICE DE MASOANDRO MODY : « Placer les seniors en centre d’accueil est une forme de reconnaissance à leur endroit »

    Le valim-babena envers les parents quand ils atteignent un certain âge, c’est aussi les accompagner au quotidien. Ce qui n’est pas toujours facile pour ceux qui doivent travailler. Surtout quand ils sont atteints de certaines maladies comme l’Alzheimer. Yollande Rason-Andriamaro, fondatrice et présidente de l’association Masoandro Mody, met en avant la nécessité de recourir à des professionnels pour accompagner les seniors. Et compte tenu de leurs besoins spécifiques, elle estime que les placer en centre d’accueil peut même apparaître comme une forme de reconnaissance. Entretien.

     

  • DEPLACEMENT PRESIDENTIEL – Le président de la République attendu dans l’Androy puis dans l’Anosy en fin de semaine pour lancer à partir des deux bouts du chantier les travaux de réhabilitation du tronçon Tolagnaro – Ambovombe de la RN13

    DEPLACEMENT PRESIDENTIEL – Le président de la République attendu dans l’Androy puis dans l’Anosy en fin de semaine pour lancer à partir des deux bouts du chantier les travaux de réhabilitation du tronçon Tolagnaro – Ambovombe de la RN13

    Antananarivo, 15 Juin, 20h35 – « Nous avançons vers la concrétisation de la parole donnée ». Après maintes annonces, les travaux de réhabilitation de la portion Tolagnaro – Ambovombe de la route nationale (RN) 13 vont enfin démarrer. Et le président de la République qui rappelle son lien particulier avec les habitants du Sud de Madagascar sera sur place pour marquer le lancement officiel d’un engagement. « Nous sommes liés et nous ne trahissons pas les promesses que nous nous sommes faits », écrit le chef de l’Etat sur sa page Facebook.

    ⭕Pour marquer le coup, une double cérémonie de premier coup de pelle sera même organisée. Dès vendredi, le président de la République sera dans l’Androy pour lancer les travaux au niveau d’Ambovombe, l’un des bouts du chantier. Le lendemain, il sera dans l’Anosy pour marquer le démarrage des travaux à Tolagnaro, à l’autre bout du chantier. En tout, le tronçon à réparer sera long de 114 km et comprendra, outre le bitumage de la chaussée, la réhabilitation des trois grands ouvrages métalliques et autres ouvrages d’art présents sur l’axe.

    ⭕Financé par la Banque européenne d’investissement et l’Union européenne, le projet de réhabilitation du tronçon Tolagnaro – Ambovombe de la RN13 avait été signé en 2017 dans le cadre d’un projet plus global de modernisation du réseau routier de Madagascar, incluant la réhabilitation du tronçon Antsiranana – Ambanja de la RN6, long de 234km. Le coût total du projet s’élève à 235,5 millions d’euros dont 116 millions sous forme de dons non remboursables octroyés par l’Union européenne.

     

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 15 JONA 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 15 JONA 2022

    – FAHASALAMAM-BAHOAKA – Vohoka dimy amin’ny 1.000 no mety mivadika ho tranga-na aretina mamàny lava eto Madagasikara
    – FAMATSIAM-BOLA – Vola mitentina 220 miliara ariary avy amin’ny Banky iraisam-pirenena no ho entina manatsara ny famatsiana rano fisotro madio sy fidiovana ho an’ny distrika enina.
    – FIVORIANA – Homen-danja ny harena ara-boajanahary ka mitondra fampandrosoana ho an’ny toe-karena maitso.

  • DECO – Des fleurs de pampa pour donner un côté bohème et glamour à son intérieur

    DECO – Des fleurs de pampa pour donner un côté bohème et glamour à son intérieur

    Grandes plantes herbacées vivaces, les pampas appelées aussi roseaux à plumes donnent un coté bohême à une pièce et rehaussent le style glamour d’une décoration d’intérieur. Cette espèce d’herbe sauvage présente des atouts de séduction qui fait d’elle la coqueluche des déco lovers.

     

  • SANTE – Prévenir la fistule obstétricale en faisant un suivi régulier de sa grossesse

    SANTE – Prévenir la fistule obstétricale en faisant un suivi régulier de sa grossesse

    La fistule obstétricale est l’une des lésions les plus dangereuses qui survient chez une femme enceinte au moment de l’accouchement. Cette lésion peut pourtant être prévenue et évitée lorsque la femme a accès à des infrastructures adéquates. Les explications du Dr Aryon Rohe Zafera, de l’ONG Operation fistula Madagascar.

     

  • SANTE MATERNELLE – Cinq grossesses sur 1.000 se terminent par une fistule obstétricale à Madagascar selon les chiffres du Fonds des Nations unies pour la population

    SANTE MATERNELLE – Cinq grossesses sur 1.000 se terminent par une fistule obstétricale à Madagascar selon les chiffres du Fonds des Nations unies pour la population

    Antananarivo, 15 Juin, 11h05 – Des chiffres et des femmes. En 2022, Madagascar enregistre une prévalence de 50 000 femmes vivant avec une fistule obstétricale, selon les chiffres révélés par le Fonds de Nations unies pour la population (UNFPA) durant une rencontre qui s’est tenue à Anosy, ce mardi. La fistule obstétricale survient cinq fois sur 1000 grossesses, note encore l’UNFPA. « Madagascar a un long chemin à faire », souligne Koffi Kouame, représentant résident de l’UNFPA à Madagascar, dans son discours lors de cet événement, étant donné que le pays s’est donné comme objectif de réduire de 50% la prévalence de cette maladie à l’horizon 2025.

    ⭕« La fistule obstétricale est un indicateur de la mauvaise qualité des soins », insiste encore Koffi Kouame, qui appelle à la prise de responsabilité de toutes les instances concernées dans la lutte contre cette maladie à Madagascar. « A nous seuls, nous ne pouvons rien faire, c’est impossible », indique-t-il. Jusqu’à présent, la stratégie de lutte contre la fistule obstétricale reste la prise en charge des opérations de réparation pour les femmes atteintes de cette maladie, par le ministère de la Santé publique.

    ⭕Le ministère en charge de la Population et de la promotion de la femme indique par ailleurs un appui des femmes guéris de la fistule pour les aider à se réinsérer dans la société, mais aussi pour les aider à devenir financièrement autonome. De nombreuses associations internationales oeuvrent également dans ce domaine en bénéficiant les femmes atteintes de cette maladie d’une prise en charge gratuite des interventions chirurgicales.

    Photo d’illustration : Ministère de la Santé publique

  • FILIERE HUILES ESSENTIELLES – Un cluster plantes à parfum aromatique et médicinale en cours de mise en place dans l’océan Indien

    FILIERE HUILES ESSENTIELLES – Un cluster plantes à parfum aromatique et médicinale en cours de mise en place dans l’océan Indien

    Antananarivo, 15 Juin, 7h17 – Un projet interrégional de comptoir des Plantes à parfum aromatique et médicinale (Papam) avec des opérateurs de la zone Océan Indien, dont Madagascar, Mayotte et les Comores en cours de mise en place. La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Mayotte initiatrice du projet vise principalement à « rassembler les acteurs économiques et encourager un développement régional par la stratégie cluster », ainsi que l’explique Angélique Gajahi, responsable de la valorisation de la biodiversité auprès de l’organisation lors d’un séminaire mardi.

    ⭕L’objectif de ce séminaire avait été de réaliser d’abord un état de lieux pour comprendre le fonctionnement de la filière Papam dans ces trois territoires et de pouvoir par la suite identifier les besoins pour sa promotion. Angélique Gajahi indique en effet que l’objectif du projet comptoir des Papam est d’ouvrir les filières locales au monde, dont à l’Europe qui est un marché qui n’est pas encore percé notamment par la Grande île.

    ⭕« Madagascar peut développer davantage ses produits à base de plantes », soutient Noël Harijaona Ratovonirina, responsable auprès du Cluster huiles essentielles du Sud-est (Chese). « Avec l’accroissement de la demande mondiale de produits naturels, plusieurs filières comme les huiles essentielles offrent davantage d’opportunités. Nous nous focalisons sur cinq catégories d’huiles essentielles alors qu’une vingtaine de catégories peuvent aussi être commercialisées », avance-t-il. D’autres plantes n’attendent également qu’à être valorisées, confie-t-il encore.

    ⭕La plupart des entreprises qui se spécialisent dans la filière ont cependant une capacité de production assez limitée, d’où la nécessité pour elles de s’allier. « L’intérêt de la mise en place d’un cluster, c’est de permettre aux entreprises de se développer plus vite, de faire face collectivement à des enjeux qu’elles ne peuvent pas traiter seules, comme les compétences, les obstacles à la compétitivité, la sécurisation des approvisionnements, la qualité des produits, la mutualisation des coûts voire la construction d’outils de production collectifs », explique Alain Toubiana, expert en Management de clusters.

    ⭕Au niveau régional, la collaboration peut être mise en place suivant la différence entre le niveau de développement et les atouts de chaque pays. « Si l’île de la Réunion peut par exemple apporter sa capacité de recherche et ses plateformes technologiques, Madagascar de son côté peut y contribuer avec sa grande capacité de production en matière de Papam », expose-t-il.

  • DELESTAGE – La Jirama annonce une dose quotidienne de coupure d’électricité qui ne doit pas dépasser deux heures, au pire trois heures, pour Antananarivo et les autres grandes villes, jusqu’à quatre heures pour 90 autres sites

    DELESTAGE – La Jirama annonce une dose quotidienne de coupure d’électricité qui ne doit pas dépasser deux heures, au pire trois heures, pour Antananarivo et les autres grandes villes, jusqu’à quatre heures pour 90 autres sites

    Antananarivo, 15 Juin, 6h05 – La Jirama prescrit la dose quotidienne de délestage. La coupure prévue dans le programme de coupure tournante de l’électricité pour chaque quartier desservi par le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) ne devra pas dépasser deux, au pire trois heures, et ne devra avoir lieu qu’une seule fois, annonce Rivo Radanielina, directeur général par intérim de la Jirama mardi. La même situation est prévue pour les grandes villes dans les régions, poursuit-il, tandis que les coupures peuvent aller jusqu’à quatre heures dans à peu près 90 autres sites desservis par la compagnie nationale d’eau et d’électricité.

    ⭕Le délestage tournant pour le RIA est programmé à cause d’un gap de production de 25 MW le matin et 40 MW le soir. La Jirama se défend avec l’accroissement de la demande en électricité en cette période hivernale mais également la vétusté de ses équipements. A l’heure actuelle, seuls deux groupes sur trois fonctionnent normalement à Andekaleka, un troisième étant encore en phase d’essai. Un groupe est tombé en panne pour la centrale Aksaf à Ambohimanambola qui ne tourne donc pas à pleine capacité, tandis que la centrale de Symbion censée produire 40 MW ne produit rien. Les centrales hydroélectriques de Sahanivotry et de Farahantsana n’atteignent pas non plus leur puissance normale avec le niveau de leurs sources en eau.

    ⭕Les délestages enregistrés dans les régions sont surtout dus à l’économie de carburant de la Jirama, étant donné qu’aucune réquisition des compagnies pétrolières ne peut plus être entreprise par l’Etat. « Les heures de coupures sont discutées avec les responsables locaux, en s’assurant que les coupures ne dépassent pas quatre heures par jour », détaille Rivo Radanielina. Celui-ci indique avoir donné des instructions aux techniciens de la compagnie pour que ces prescriptions soient respectées.

    ⭕La direction générale de la Jirama assure tout mettre en œuvre pour trouver des solutions et réduire progressivement les délestages. La remise en marche du troisième groupe d’Andekaleka prévue à la fin du mois de Juin va par exemple réduire le gap de production pour le RIA. Une trêve devrait également être enregistrée durant les fêtes nationales puisque la Jirama annonce zéro coupure les 25 et 26 juin.

    ⭕Plusieurs solutions sont par ailleurs avancées. A court terme, il y a accélération de la réparation du troisième groupe d’Andekaleka avant la fin de ce mois. A moyen terme, il y a l’installation du quatrième groupe d’Andekaleka avant la fin du troisième trimestre de cette année, la mise en place de 63 centrales hybrides dans tout Madagascar avant la fin de l’année 2023 ou encore la construction de centrales solaires appartenant à 100% à la Jirama. A long terme, on parle de la réalisation des projets hydroélectriques de Sahofika et de Volobe, l’amélioration de la production d’électricité avec le projet « Électricité 24/7 » et l’atteinte de l’équilibre opérationnelle de la société d’Etat.