Catégorie : Actualité

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – 111 milliards d’ariary d’avoirs illicites prêts à être saisis dès la mise en place de l’agence de recouvrement des avoirs illicite (ARAI) dont le directeur général tarde à être nommé

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – 111 milliards d’ariary d’avoirs illicites prêts à être saisis dès la mise en place de l’agence de recouvrement des avoirs illicite (ARAI) dont le directeur général tarde à être nommé

    Antananarivo, 22 Avril, 12h25 – Le comité pour la sauvegarde de l’intégrité hausse le ton. Le directeur général de l’ARAI n’est toujours pas nommé plus de trois mois après que les noms des trois candidats ont été soumis au président de la République. Ce qui bloque de facto la mise en place de la structure.

    ⭕Comme l’agence n’est toujours pas en place, la saisie des biens mal acquis reste impossible se plaint le comité. Selon le CSI, 111 milliards d’ariary d’avoirs illicites sont prêts à être saisis après des jugements rendus selon les chiffres du pole anti-corruption. « Il est urgent de faire rentrer cette argent dans les caisses de L’état afin de restaurer la confiance de la population dans le système », lance Sahondra Rabenarivo présidente du CSI.

    ⭕Le processus de nomination du DG de l’ARAI conduite par le CSI a été achevé le 8 Décembre 2021 après la soumission de trois noms auprès du président de la République. Auparavant, un appel à candidature a été lancé et des entretiens menés par le CSI et d’autres entités.  » Si les noms ne conviennent pas aux décisionnaires, il y a des recours possible mais appliquez la loi », se plaint la présidente qui fustige la lenteur des nominations.

    ⭕La mise en place de l’ARAI a été un long chemin de croix, rappelle le CSI qui va jusqu’à évoquer des « attaques dissimulées envers le systèmes anti-corruption ». « Il y a eu trois ans entre la signature par le président de la République de l’ordonnance instituant l’ARAI et l’adoption de son décret d’application », martèle Sahondra Rabenarivo. « Si l’agence n’est pas mise en place tout ceci n’aura servi à rien », conclut-elle.

  • ENERGIE – Le représentant de la Banque africaine de développement (BAD) rappelle l’importance d’avancer dans des réformes cruciales face à la situation critique du secteur de l’énergie

    ENERGIE – Le représentant de la Banque africaine de développement (BAD) rappelle l’importance d’avancer dans des réformes cruciales face à la situation critique du secteur de l’énergie

    Antananarivo, 22 Avril, 8h10 – Un gentil rappel. La situation du secteur de l’énergie est « critique », et « il est important d’avancer dans des réformes cruciales », indique David Amoumoun, représentant de la Banque africaine de développement (BAD), qui avait rencontré le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Andry Ramaroson, jeudi. « Nous avons discuté de la nécessité d’aller vraiment dans les réformes de ce secteur qui souffre », souligne le diplomate.

    ⭕Les discussions entre les deux hommes ont ainsi tourné autour de la coopération des deux parties dans ce secteur. La BAD a notamment réitéré son engagement à appuyer le gouvernement malgache dans ce secteur qui est crucial pour le développement du pays. David Amoumoun et Andry Ramaroson ont aussi pu faire le point sur les projets structurels en cours de mise en œuvre et de planification, qui peuvent prendre du temps pour se concrétiser, ainsi que les solutions alternatives.

    ⭕La BAD n’est pas le seul partenaire de la Grande île à se préoccuper de la situation et à être insistant sur ce sujet de réformes de l’énergie. A l’issue de la première revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), le Fonds monétaire international (FMI) avait insisté sur des réformes visant à atténuer les risques budgétaires, comprenant l’amélioration de la situation financière de la Jirama.

    ⭕Il y a encore quelques jours, le président de la Banque mondiale, David Malpass, n’a pas manqué de signifier au président de la République Andry Rajoelina l’importance de diversifier le mix énergétique, pour réduire le recours au fuel lourd mais également la nécessité de se libérer des contrats défavorables qui coûtent cher au budget et évincent les dépenses sociales essentielles.

    Photo : Ministère de l’Energie et des hydrocarbures

     

  • COMMERCE – Démarrage imminent des essais techniques au sein d’une petite industrie sucrière à Ambalakida, district de Mahajanga II

    COMMERCE – Démarrage imminent des essais techniques au sein d’une petite industrie sucrière à Ambalakida, district de Mahajanga II

    Antananarivo, 22 Avril, 7h00 – La production locale de sucre devrait légèrement augmenter dans les prochaines semaines. Une unité industrielle de fabrication de sucre implantée à Antanamifafy, commune d’Ambalakida, district de Mahajanga II, devrait démarrer ses essais techniques dans les prochains jours. Des techniciens indiens sont venus sur la Grande île à la demande du ministère pour finaliser l’implantation de l’usine et procéder aux essais techniques », indique le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC) dans un communiqué publié jeudi.

    ⭕Si l’on en croit un communiqué du gouvernorat de Boeny, cette usine avait été lancée en 2016 et devait être opérationnelle en 2019. Mais la crise sanitaire due à l’épidémie de Covid-19 étant passée, l’entreprise n’a pas pu fonctionner jusqu’à présent. Les autorités ont donc décidé de prendre en main le redémarrage des travaux. D’une durée d’environ trois semaines, les essais techniques consistent « à entretenir les machines qui sont en place depuis longtemps ainsi qu’à effectuer les tests techniques en matière de production » rapporte le communiqué du gouverneur.

    ⭕L’usine devrait être capable de produire 5t de sucre par jour, indique un communiqué du gouvernorat de Boeny. Il faudrait néanmoins pour cela qu’elle soit suffisamment fournie en matière première. Le gouvernorat évoque, entre autres, une plantation de canne à sucre d’une superficie de 150ha pour l’approvisionner. Pour lancer les essais, la production de canne sur 47ha avait déjà été lancée.

    ⭕En plus de permettre une hausse de la production locale de sucre, la sucrerie devrait aussi créer des emplois pour la population locale, se réjouit une source auprès de la direction régionale en charge du commerce à Boeny, jointe au téléphone. « Une pépinière industrielle installée est une petite victoire », soutient le ministre Edgard Razafindravahy devant ses collaborateurs.

    Photo : Direction régionale de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation

  • CENTRALE HYDROÉLECTRIQUE – L’hypothèse d’un sabotage à l’origine de l’incendie d’Andekaleka maintenue par les autorités, les enquêtes toujours en cours

    CENTRALE HYDROÉLECTRIQUE – L’hypothèse d’un sabotage à l’origine de l’incendie d’Andekaleka maintenue par les autorités, les enquêtes toujours en cours

    Antananarivo, 22 Avril, 6h20 – « Je reste persuadé à 80% que c’est un sabotage ». Andry Ramaroson, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, maintient l’hypothèse d’un acte délibéré et criminel derrière l’incendie survenu à la centrale hydroélectrique d’Andekaleka en début d’année. Devant la presse jeudi, il met en avant son statut de « technicien qui est descendu sur place » et qui a vu de ses yeux « bien de situations illogiques » pour conforter son opinion et pour écarter l’hypothèse qu’il aurait pu s’agir d’un accident.

    ⭕Pour l’instant, les enquêtes suivent néanmoins leur cours, souligne Andry Ramaroson. Celles-ci semblent pas encore avoir abouti. Les 50 millions d’ariary de prime promis par les autorités n’ont pas encore été versés, précise le ministre.

    ⭕Dès Janvier, le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) avait été formel sur l’origine de l’incendie qui avait entraîné de longues semaines de délestage sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA), même si à l’époque, la Jirama avait évoqué un « accident ». Le département d’Andry Ramaroson avait alors souligné dans un communiqué qu’il a été « confirmé » lors d’une descente effectuée sur place que « l’incendie du 2 janvier a été expressément provoquée ».

    ⭕L’existence d’une intention malveillante avait ainsi été mise en avant et le démantèlement exprès d’un pylône à Andriamampamaky avait été avancé comme preuve de cette intention. Pour le ministère, le fait que l’incident se soit produit au moment où une délégation menée par le Président de la République s’était rendue à Andekaleka n’était pas non plus anodin.

    ⭕Abondant dans le sens du ministère, le Président Andry Rajoelina avait aussi annoncé que « des gens sont capables de faire ces actes ». Il avait confié avoir été lui-même déjà approché par des individus qui lui avaient demandé de l’argent en échange d’un sabotage à Andekaleka, en 2018. Une offre que le Chef de l’Etat aurait refusé et que « d’autres auraient peut-être accepté en 2021 », poursuivait-il.

    ⭕En attendant les résultats des enquêtes, les travaux ont repris sur l’un des deux groupes qui avaient déjà été réparés après l’incendie. Celui-ci se retrouve à nouveau en panne, obligeant la compagnie nationale de distribution d’électricité à procéder à un nouveau délestage d’électricité sur le RIA. Les deux groupes ainsi que le troisième encore en cours de réparation sont toutefois encore prévus être complètement opérationnels à la fin du mois de Mai pour permettre à la centrale hydroélectrique d’Andekaleka de produire 90 MW.

    Photo d’archives

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 21 APRILY 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 21 APRILY 2022

    – FAMPIANARANA AMBONY : Hanatanteraka ny hetsika « oniversite sy toeram-pampianarana ambony ary foibem-pikarohana nasionaly maty » indray ny Seces, sampana Antananarivo manomboka ny alatsinainy 25 Aprily izao
    – COVID-19 : Vakisiny 800 000 fatra no tsy maintsy nariana noho ny tsy fahampian’ny fitaovana enti-mitahiry araka ny fenitra takiana
    – FITATERANA AN-TANETY : Ho ferana ny fifamoivoizana amin’ny lalam-pirenena mampitohy an’Ambilobe sy Vohémar manomboka amin’ny 23 Aprily hatramin’ny 17 Jolay noho ny asa fametrahana tara sy fanamboarana ny tetezana

  • ECONOMIE – Au marché d’Antoetra, les prix ont aussi augmenté

    ECONOMIE – Au marché d’Antoetra, les prix ont aussi augmenté

    Mercredi. Jour de marché à Antoetra.
    Le marché communal est pris d’assaut par des villageois venant parfois de 30 kilomètres aux alentours.
    Et ce n’est pas le mauvais temps qui va les en empêcher.
    Le marché est noir de monde.

  • AGRICULTURE – Des insectes ravageurs dans le Sud, un ministère qui se veut rassurant

    AGRICULTURE – Des insectes ravageurs dans le Sud, un ministère qui se veut rassurant

    Les criquets se multiplient de nouveau dans le Sud de la Grande île et dans quelques autres régions et ils menacent les cultures. A cela s’ajoutent de nouvelles espèces de chenilles voraces. Selon le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, cependant, la situation est sous contrôle et les dégâts sur les cultures ne sont que minimes.

  • SOLUTION – Retransformer cartons et papiers pour créer des alvéoles

    SOLUTION – Retransformer cartons et papiers pour créer des alvéoles

    Et si au lieu de jeter les cartons ou les papiers usés, on les transforme en d’autres produits ? Comme les alvéoles par exemple. Ces objets que l’on utilise pour ranger les œufs. Un système économique et écologique en même temps. Reportage.

    https://youtu.be/t-EaWpzJhws

  • INTEMPÉRIES – Un bébé décède à Ampondra Vohémar suite aux fortes pluies qui ont sévi dans le Nord-Est mercredi au moment du passage d’une zone perturbée dans la région

    INTEMPÉRIES – Un bébé décède à Ampondra Vohémar suite aux fortes pluies qui ont sévi dans le Nord-Est mercredi au moment du passage d’une zone perturbée dans la région

    Antananarivo, 21 Avril, 17h45 – Les pluies ont à nouveau tué. Un enfant qu’une mère de famille portait dans son dos lorsque celle-ci est tombée sous la pluie. Alors que la femme rentrait chez elle, dans la commune d’Ampondra à Vohémar, elle a chuté sous les effets d’un torrent d’eau qui a pris possession de la rue, raconte une source locale.
     
    ⭕Selon le chef de district de Vohémar, les fortes pluies qui sont tombées dans la région de la Sava ont causé des dommages dans cette partie Nord-est de Madagascar. Le passage d’une zone perturbée dans la localité et les fortes pluies qu’elle a entraînées ont causé la montée du niveau de certaines rivières, dont celle d’Antsahambovo, dans la commune d’Ampondra.
     
    ⭕L’utilisation de la Route nationale 5A, reliant Sambava à Vohémar, à 10 km de cette ville est actuellement perturbée par cette montée des eaux. Toute circulation de véhicules et de personnes est suspendue jusqu’à ce que le niveau des eaux baisse, spécifie le chef de district.
     
    ⭕Ce jeudi, la vigilance fortes pluies reste encore appliquée dans les régions de Diana, de Sava et d’Analanjirofo et des districts de Toamasina I et II. Pour ce vendredi, les services de la météorologie prévoient néanmoins un temps qui deviendra « progressivement sec » même si « la présence du minimum favorisera les activités orageuses sur quelques zones de la partie Ouest du pays ».
     
    ⭕Selon Météo France, le système va transiter au cœur du Canal de Mozambique dans la nuit du jeudi à vendredi. Il devrait continuer à apporter des pluies soutenues aux Comores et sur le Nord du Mozambique. Le risque de cyclogenèse reste probable mais très faible, poursuit-elle.
     
    Photo : District de Vohémar
     
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  • AGRICULTURE – Reprise des opérations antiacridiennes après l’arrivée de 40.000 litres de pesticides en provenance du Maroc ce jeudi, après un mois de perturbations

    AGRICULTURE – Reprise des opérations antiacridiennes après l’arrivée de 40.000 litres de pesticides en provenance du Maroc ce jeudi, après un mois de perturbations

    Antananarivo, 21 Avril, 16h15 – La lutte peut se poursuivre. Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage et ses partenaires annoncent la poursuite de la lutte antiacridienne dans plusieurs régions de Madagascar, notamment dans le grand Sud après l’arrivée cette semaine de 40.000 litres de pesticides en provenance du Maroc. La cargaison, don du Royaume chérifien, a été acheminée par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies (FAO), et financée par la Banque mondiale à travers le Projet d’appui aux moyens de subsistances résilients dans le Sud de Madagascar, ou Mionjo. 20.000 litres de pesticides de plus acheminés par bateau sont encore attendus.
     
    ⭕L’arrivée de cette cargaison de pesticides permettra de reprendre la lutte qui a connu des perturbations durant presque un mois par manque d’insecticides. Selon le ministère cet arrêt a permis aux criquets de proliférer à nouveau dans certaines zones surtout après le passage des cyclones en début d’année. « Les régions Anosy et Androy ainsi que le district de Manja sont les victimes de ces proliférations » explique Harifidy Ramilison, ministre de l’Agriculture et de l’élevage. « Ces zones qui sont des aires grégarigènes doivent être traitées en permanence », alerte-t-il.
     
    ⭕La lutte antiacridienne menée par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage et ses partenaires ont déjà permis cette année de traiter 120.000 hectares de zones infestées. Le plan d’action de la lutte antiacridienne a prévu depuis 2021 d’utiliser 140.000 litres de pesticides. 80.000 litres ont été acquis toujours à travers le projet Mionjo. 60.000 litres ont déjà été utilisés, précise le ministre. Avec l’arrivée de ces 60.000 litres de pesticides du Maroc, 60.000 hectares de plus vont être traités.