Gisèle Ranampy vient de prendre ce mardi ses fonctions en tant que Garde des sceaux, ministre de la Justice par intérim. Elle va cumuler ce poste avec celui de ministre du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales. Mariée au président de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), Andrianarisedo Retaf Arsène Dama, la membre de l’Exécutif indique que la loi n’interdit pas les liens du mariage aux membres de deux institutions différentes. « C’est comme deux médecins qui se marient, il n’y a pas d’incompatibilité du point de vue légal », soutient-elle.
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INTEMPERIES – L’île Sainte Marie dans l’œil du cyclone
Les pluies ont commencé à tomber dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 Février à Sainte Marie.Les vents ont aussi soufflé sur l’île, la mer s’est déchaînée.L’œil du cyclone Dumako est arrivé au-dessus de l’île vers midi le mardi 15 Février.Une fois partie pour rejoindre la Grande Terre, la tempête a laissé derrière elle quelques dégâts. -

CATASTROPHE NATURELLE – Le BNGRC estime à 70.000 le nombre de personnes qui pourraient être sinistrées après le passage de Dumako
Antananarivo, 15 Février, 13h07 – Dumako ne frappera pas aussi fort que Batsirai. Les estimations du Centre d’études, de réflexion, de veille et d’orientation (Cervo) prévoient autour de 70.000 sinistrés, rapporte ce mardi le général Elack Andriankaja, directeur général du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Avant le passage de Batsirai, le Cervo avait estimé à près de 600.000 le nombre de sinistrés, à 140.000 le nombre de personnes déplacées.
Comme « les vents ne seront pas trop forts », ainsi que l’a encore rappelé le BNGRC, il ne devrait pas y avoir trop de bâtiments décoiffés. « Ce qu’il faut craindre, ce sont les inondations et les glissements de terrain », insiste le général Elack Andriankaja. « Si nous ne sommes pas vigilants, cela peut causer des décès », ajoute-t-il.
En conférence de presse ce mardi matin, le directeur général du BNGRC précise que les pluies pourraient atteindre 160mm en 24 heures. Il appelle ainsi les habitants des zones impactées par les cyclones à quitter les lieux qui ne sont pas sûrs. Il s’adresse notamment aux riverains des zones littorales ainsi qu’à ceux qui vivent sur les localités situées en pente.
La tempête tropicale Dumako est entrée sur l’île Sainte Marie ce mardi à 13h avec des vents moyens de 65km/h. Elle est prévue toucher Soanierana Ivongo vers 15h-16h ce mardi après-midi. Le BNGRC assure que la logistique destinée à faire face à la catastrophe est prête.Photo : Groupement de la Gendarmerie d’Analanjirofo
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METEOROLOGIE – Dumako touchera terre à Sainte Marie et Soanierana Ivongo ce mardi soir, des pluies de plus de 160mm attendues dans la région d’Analanjirofo
Antananarivo, 15 Février, 9h47 – La région d’Analanjirofo placée en alerte rouge. La tempête tropicale Dumako est prévue toucher terre sur la partie Nord de Sainte Marie puis à Soanierana Ivongo ce mardi après-midi ou en soirée. Elle ne sera pas aussi intense que Batsirai, avec « seulement » des vents moyens de 65km/h et des rafales de 95km/h. Mais elle viendra avec de très fortes pluies, encore plus fortes que celles qu’a subies Analamanga dans la nuit du 17 au 18 Janvier.
Selon les prévisions des services météorologiques, « des fortes pluies sont fortement à craindre dans la région d’Analanjirofo ». Elles parlent de précipitations qui pourraient atteindre 160mm. A titre de comparaison, celles qui sont tombées sur Antananarivo dans la nuit du 17 au 18 Juin étaient de 105mm. Selon un spécialiste en météorologie, 1mm de pluie équivaut à un litre de pluies par mètre carré. Plus de 160 mm signifie donc que le mètre carré pourrait recevoir 160 litres de pluie.
A 5h ce mardi, Dumako se trouvait à 187km à l’Est de Sainte Marie. Elle se déplace vers l’Ouest avec une vitesse de 18km/h. Outre l’avis de danger imminent lancé sur la région d’Analanjirofo, un avis de menace, alerte jaune, est lancé dans la région de la Sava et les districts de Toamasina I et II ainsi que les districts de Befandriana Avaratra, de Mandritsara, d’Andilamena, d’Amparafaravola, et d’Ambatondrazaka. La région de Diana et les districts de Bealanana dans le Nord et Brickaville dans le Centre-Est sont placés en alerte verte et sont avertis de l’existence de la tempête.
Compte tenu des fortes houles sur les zones maritimes, les usagers de la mer entre Brickaville et Sambava sont aussi invités à ne pas sortir en mer. La vigilance rouge forte houle a été lancée depuis lundi, et les pêcheurs et autres usagers ont été priés de ne plus sortir depuis lundi soir. -

EDUCATION – Des séances de rattrapage de deux semaines pour compenser les heures de cours perdues durant le troisième bimestre
Antananarivo, 15 Février, 6h20 – Les cours qui n’avaient pu être donnés suite aux suspensions décidées ces dernières semaines pourront être rattrapées. Dans une note publiée lundi, le ministère de l’Education nationale fixe des dates auxquelles les établissements scolaires peuvent organiser des séances de rattrapage après les semaines d’arrêt durant le troisième bimestre pour les écoles publiques, deuxième trimestre pour les écoles privées.
Les dates retenues par le ministère se situent du 28 Février au 4 Mars au troisième bimestre et du 11 au 15 Avril au quatrième bimestre. Elles se situent durant la période de pause entre le deuxième et le troisième bimestres et durant la première semaine des vacances de Pâques. La décision d’organiser des séances de rattrapage est prise afin « d’assurer l’accomplissement des activités pédagogiques respectant la progression pédagogique selon la répartition annuelle des programmes scolaires en vigueur », explique le ministère.
Lorsqu’il a établi le calendrier scolaire de 2021-2022, le ministère de l’Education nationale avait expressément retenu 37 semaines de cours, soit 1.000 heures, de façon à avoir une marge pour que la norme des 900 heures d’apprentissage soit atteinte malgré d’éventuelles coupures en cours d’année.
La rentrée scolaire après les vacances de Noël ont été reportées à plusieurs reprises. Suite à la menace de recrudescence de la Covid-19, le ministère a repoussé la rentrée du 5 au 17 Janvier. Les fortes pluies tombées à partir de la nuit du 17 Janvier ont amené le ministère à suspendre les cours du 20 au 21 Janvier, puis le passage de la dépression tropicale numéro Un l’a à nouveau décidé à suspendre les cours pour une semaine supplémentaire, du 24 au 28 Février.
En prévision du passage de Batsirai, les cours ont à nouveau été suspendus le 4 Février. Mais s’ils ont pu reprendre dans la plupart des établissements scolaires, plus de 130.000 élèves n’ont toujours pas pu revenir à l’école pour cause de dégâts sur les infrastructures scolaires. Il s’agit notamment des élèves des zones les plus touchées par le cyclone tropicale intense Batsirai.Photo : Ministère de l’Education nationale






