Catégorie : Actualité
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TRANSPORT – Ravinala Airports assure ne pas être concerné par « les pratiques non conformes » reprochées par la Banque mondiale à certains de ses actionnaires avant sa création
Antananarivo, 5 Janvier, 20h57 – Ravinala Airports se veut rassurant. Après les déclarations de la Banque mondiale relatives aux « pratiques non conformes » de certains de ses actionnaires, la compagnie en charge de la gestion des aéroports d’Ivato et de Fascène précise que ni elle, ni son management ni ses employés ne sont mis en cause dans le dossier.
Dans le communiqué que la compagnie publié ce mercredi, elle laisse clairement entendre que ce que la Banque mondiale reproche à Colas Madagascar, Bouygues Bâtiment International et ADP International s’est passé avant même la création de Ravinala Airports. Se voulant un opérateur aéroportuaire de référence dans l’océan Indien, elle soutient avoir toujours « œuvré pour la transparence, ainsi que la mise en oeuvre et le respect de l’ensemble des règles d’éthique et de compliance »
Mardi, la Banque mondiale a annoncé des sanctions contre trois actionnaires de Ravinala Airports, les accusant de pratiques collusoires et frauduleuses. Accusées d’avoir organisé ou pris part à des réunions abusives et irrégulières avec des autorités gouvernementales lors du processus de soumission des offres, les trois entreprises écopent de différentes sanctions, dont l’exclusion de toute participation aux projets et opérations des institutions du groupe de la Banque mondiale.
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PERSPECTIVES – Une relance économique toujours incertaine
PERSPECTIVES – Une relance économique toujours incertaine
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FOOTBALL – Deux rencontres prévues se tenir à Fianarantsoa dans le cadre de la quatrième journée de la Pro League reportées à une date ultérieure
Antananarivo, 5 Janvier, 18h40 – Le calendrier du championnat national de première division de football, la Pro League, à nouveau perturbé. Les deux matches prévus se tenir à Fianarantsoa, opposant Mama Fca à JFC Toliara et Zanakala FC à Elgeco Plus, dans le cadre de la quatrième journée sont reportés à une date ultérieure selon un communiqué de la Pro League. Cette décision a été prise après discussions avec les clubs concernés mardi.
La recrudescence des cas de Covid-19 dans cette région et les mesures qui y sont prises afin de lutter contre l’épidémie sont les raisons avancées pour expliquer le double report. Tout comme les régions d’Analamanga et du Vakinankaratra, la Haute-Matsiatra figure parmi les trois régions placées en vigilance sanitaire et où les mesures de prévention sont plus strictes.
Joint au téléphone, Mirado Rakotoharimalala, secrétaire général de la Pro League indique que des réunions ont eu lieu avec les autorités de la Haute-Matsiatra. A l’entendre, organiser des matchs à huis-clos dans la région semblerait plus difficile que pour les autres localités. Une délocalisation des matchs prévus se tenir à Fianarantsoa n’est donc pas exclue. Mais des discussions devront avoir lieu si cela convient aux clubs concernés.
Bien qu’Antananarivo soit également placé en vigilance sanitaire, les matchs de la Pro League qui doivent s’y dérouler ce week-end dans le cadre de la quatrième journée auront lieu à huis-clos. Il s’agira de la rencontre entre Jet Kintana et Five FC qui se tiendra samedi au stade municipal d’Alarobia, de la confrontation entre le Cosfa et l’Ajesaia qui aura lieu dimanche au complexe sportif de Vontovorona, ainsi que du match entre Disciples FC et CFFA qui aura lieu samedi à l’Elgeco Plus Stadium. -

PROMOTION DE L’INTEGRITE – Colas Madagascar exclu pour deux ans de toute participation aux projets et opérations financés par les institutions du Groupe de la Banque mondiale pour avoir organisé des rencontres abusives et irrégulières avec les autorités malgaches en période de soumission d’offres pour la concession des aéroports d’Antananarivo et de Nosy Be, sanctions moins lourdes pour Bouygues bâtiment international et ADP International SA
Antananarivo, 5 Janvier, 7h05– Colas Madagascar sanctionné par la Banque mondiale. Pendant deux ans, cette entreprise spécialisée dans les métiers de la construction, ne pourra pas soumissionner pour les projets financés par les institutions du Groupe de la Banque mondiale. Elle est notamment accusée de « pratiques collusoires » et de « pratiques frauduleuses » lors du processus de soumission d’offres pour la concession des aéroports d’Ivato et de Fascène.
Selon un communiqué publié mardi soir par l’institution de Bretton Woods, Colas Madagascar SA « s’est livrée à des pratiques collusoires en organisant des rencontres abusives avec les responsables gouvernementaux entre le 4 Février 2015 et le 4 Mai 2015, lors de l’appel d’offres pour le contrat de 28 ans pour la concession d’exploitation des aéroports » d’Antananarivo et de Nosy Be. La compagnie est également accusée d’avoir « commis une pratique frauduleuse en omettant de divulguer ces réunions à la Société financière internationale (SFI) », la branche de la Banque mondiale consacrée au secteur privé, poursuit le communiqué de la Banque mondiale.
La société CMBI SNC, consortium regroupant Colas Madagascar et Bouygues Bâtiment International, mis en place dans le cadre des travaux de construction du nouvel aéroport est également concernée par la sanction infligée à Colas Madagascar. Les deux autres entreprises membres du consortium Ravinala Airports, adjudicataire de la concession, sont également sanctionnées mais à des degrés moindres.
ADP International écope de deux ans de sanctions dont une année d’exclusion, et une année de non-exclusion conditionnelle. Quant à Bouygues Bâtiment International, elle obtient une année de non-exclusion conditionnelle. L’année de non-exclusion conditionnelle implique que les compagnies concernées peuvent soumissionner aux projets financés par la Banque mondiale mais en respectant certaines conditions préalablement spécifiées en accord avec le Groupe de la Banque mondiale. Toutes les filiales des deux compagnies, où qu’elles se trouvent dans le monde, sont également touchées par les sanctions.
Si Colas Madagascar est sanctionnée pour avoir organisé les réunions abusives, ADP International et Bouygues Bâtiment International le sont pour avoir assisté à ces réunions considérées comme « irrégulières ». Pour ADP International, la sanction est aggravée par des « pratiques frauduleuses » commises dans le cadre de la concession de l’aéroport de Zagreb.
La compagnie française a notamment « omis de divulguer à IFC que les frais payés par la société entre le 11 Juin 2011 et le 12 Mars 2014 à un mandataire retenu, dans le cadre du contrat de concession, ont été partiellement cédées à un consultant non mandaté ».
Les réunions dénoncées par la Banque mondiale sont considérées abusives et irrégulières dans la mesure où elles ont eu lieu entre la date d’émission de l’appel à manifestation d’intérêt, le 4 Février 2015, et la date d’ouverture des plis, le 5 Mai 2015. A l’époque, trois consortiums avaient soumissionné des offres. Outre le consortium ADP International – Bouygues Bâtiment International – Colas Madagascar, il y a également eu le consortium Adema et son partenaire chinois Affec ainsi que le consortium Vinci Airports et Sogea.
Selon les communiqués de la Banque mondiale, les sanctions prises par la branche Intégrité du groupe Banque mondiale visent à « promouvoir de meilleures pratiques commerciales par les entreprises engagées dans des projets de développement du secteur privé ». Si l’on en croit ces communiqués, ces sanctions ont déjà été négociées par les entreprises concernées. -

ENERGIE – La Jirama demande aux patrons d’entreprise un effacement de consommation d’électricité pendant les heures de pointe dans quatre régions dont Analamanga face au manque de puissance disponible
Antananarivo, 4 Janvier, 19h55 – Faire baisser la demande en électricité afin de réduire les impacts du délestage face à une production réduite dans quatre régions. La compagnie de l’eau et de l’électricité (Jirama) se tourne vers les groupements patronaux associations en vue de l’effacement de la consommation électrique des entreprises pendant les heures de pointe.
« Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir vous effacer de 17 heures à 22 heures », plaide la société d’Etat dans un courriel adressé aux groupements d’entreprise, ce lundi. Il s’agit d’une « demande de collaboration (…) pour quelques jours afin de pallier les fréquentes coupures d’électricité », avance-t-elle.
« S’il y a 30 MW de gap, nous demandons aux sociétés d’effacer 15 MW de leur consommation », lance Rivo Radanielina, directeur général par intérim de la Jirama. La compagnie fait part d’un « manque de puissance disponible, estimé à 50 MW en heures de pointe sur l’ensemble du Réseau Interconnecté d’Antananarivo (RIA)». Antananarivo – Ambatolampy/Antsirabe – Manjakandriana/Moramanga – Mahitsy/Andranovelona – Arivonimamo/Miarinarivo/Soavinandriana – Sabotsy Namehana/Talatanivolonondry ont été touchés par cette situation.
La production d’électricité à la centrale hydroélectrique d’Andekaleka, qui a une puissance de 90 MW, connaît un arrêt après l’incendie de l’un de ses transformateurs dimanche. L’accident a provoqué une inondation dans la centrale à la suite d’un problème de l’une des commandes des infrastructures.
Ce n’est pas la première fois que la compagnie sollicite les groupements patronaux pour un effacement électrique pendant les heures de pointe. C’était déjà le cas lorsque la production a baissé à cause du manque de précipitation. « La Jirama a procédé aux travaux d’urgence depuis lundi soir, tels que le pompage de l’eau qui a inondé la centrale, et le remplacement des câbles endommagés. « Les travaux de dépannage ne tarderont pas », assure le courriel de la société.




