Catégorie : Actualité

  • SOCIETE D’ETAT – 380 milliards d’ariary de subvention de prévue pour la Jirama, la société civile réclame la transparence sur les détails de son utilisation

    SOCIETE D’ETAT – 380 milliards d’ariary de subvention de prévue pour la Jirama, la société civile réclame la transparence sur les détails de son utilisation

    Antananarivo, 26 Novembre, 9h45 – L’Etat prévoit d’affecter 380 milliards d’ariary de subvention à la Jirama, pour l’année 2022. Ce transfert est inscrit dans le projet de loi des finances 2022, incluant les subventions de fonctionnement et d’investissement de la compagnie nationale ainsi que le paiement des dépenses en eau et en électricité de l’administration.

    ⭕La Jirama devrait ainsi bénéficier d’un appui financier de l’Etat. Lors d’une émission télévisée au mois d’Octobre, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Andry Ramaroson, avait rappelé que l’octroi de cette subvention vise à compenser la vente à perte de l’électricité, qui résulte de l’application du tarif social imposé par l’Etat. Ce tarif est en dessous du prix de revient de la Jirama, avait-il avancé.

    ⭕L’octroi de cette subvention suscite cependant le débat, notamment du côté de la société civile, quant aux détails de son utilisation et ses impacts sur la performance de cette entreprise publique. « Nous réclamons la transparence sur ce point. La Jirama a bénéficié depuis des années de l’appui de l’Etat, et des projets comme le Pagose (Projet d’amélioration de la gouvernance et des opérations dans le secteur de l’électricité) avaient été mis en œuvre sans que des résultats probants aient été réellement enregistrés. Nous attendons toujours un plan de redressement clair, qui déterminera quand cette société pourra se passer d’une subvention et ne grèvera plus ainsi le budget de l’Etat », soutient Hony Radert du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC).

    ⭕Les autorités malgaches se sont en tout cas engagées à limiter les transferts aux entreprises publiques pour réduire les risques budgétaires, d’après ce qu’avait indiqué le Fonds monétaire international (FMI), dans son dernier rapport dans le cadre de la revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Cette institution financière avait par ailleurs expliqué que la restructuration de la Jirama contribuera à renforcer sa situation financière et permettra un meilleur service.

  • DROITS – Mialy Rajoelina appelle à l’autonomisation des femmes pour en finir avec les violences dans le cadre de la célébration de la «Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes »

    DROITS – Mialy Rajoelina appelle à l’autonomisation des femmes pour en finir avec les violences dans le cadre de la célébration de la «Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes »

    Antananarivo, 26 Novembre, 7h40 – « Viavy miavotse, lavitry ny herisetra » ou littéralement “Femme qui travaille, loin des violences » est le thème choisi pour la célébration de la «Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes » à Madagascar cette année.

    ⭕Mialy Rajoelina, Première dame, à l’occasion de la célébration appelle à renforcer l’autonomisation des femmes dans une vidéo publiée sur la page de la présidence de la république de Madagascar.

    ⭕L’épouse du président de la République rapporte de nombreuses actions déjà entreprises dans ce sens. « Nous avons initié de nombreux actions, notamment l’appui à l’emploi des femmes qui les poussent à l’indépendance et l’autonomie », déclare-t-elle. « C’est le meilleur moyen de les aider à améliorer leur vie familiale et sociale » poursuit-elle.

    ⭕Toujours dans la lutte contre les violences faites aux femmes, la Première dame évoque aussi la mise en place d’un nouveau projet qui consiste à améliorer l’accessibilité des femmes victimes de violences à la justice. Outre l’adoption de la Loi sur les VBG, l’Etat compte à travers ce nouveau projet mettre en place des audiences foraines dans les zones enclavées pour accélérer le procès des personnes auteurs de violences. « La justice ne doit avoir aucune clémence », exhorte la présidente de l’association Fitia.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 25 NOVAMBRA 2021

    VAOVAO – MINUTE FLASH 25 NOVAMBRA 2021

    FANAOVAN-DALÀNA – Nitsangana ny komity manara-maso ny tolo-dalàna momba ny fampiatoana ny vohoka noho ny antony fahasalamana
    FAHASALAMANA: Naharay vakisiny Pfizer eo amin’ny 400.000 fatra indray i Madagasikara
    HETSIKA – 700 mahery ireo mpandray anjara amin’ny hetsika Foara ara-toekarena sy ara-barotra ho an’ny Faritra 23
  • ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Manifestation de réclamation de bourses d’études impayées de 2019-2020 à Ankatso

    ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Manifestation de réclamation de bourses d’études impayées de 2019-2020 à Ankatso

    ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Manifestation de réclamation de bourses d’études impayées de 2019-2020 à Ankatso

    https://youtu.be/RuYF9w-wnC4

  • TRAVAIL DECENT – Le long parcours de la sécurité et de la santé au travail

    TRAVAIL DECENT – Le long parcours de la sécurité et de la santé au travail

    Des maçons sans casques, ni gants de protection. Des travailleurs dans des champs de coton sans masque pour les protéger des produits chimiques. La sécurité et la santé au travail (SST) va au-delà du système d’assurance santé. Car il ne suffit pas que les employés soient inscrits à la Cnaps par exemple, il faut qu’ils soient informés des maladies professionnelles et des risques qui résultent de leur travail, et qu’ils en soient protégés. A Madagascar, ce défi est encore loin d’être gagné. Les explications de Lauréat Rasolofoniainarison, administrateur national du projet Fonds vision zéro (VZF) auprès de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Madagascar.

  • FOOTBALL – Des émissaires de la FIFA et de la CAF attendus à Madagascar à partir de samedi pour examiner le cas de la Fédération malgache de football en crise

    FOOTBALL – Des émissaires de la FIFA et de la CAF attendus à Madagascar à partir de samedi pour examiner le cas de la Fédération malgache de football en crise

    Antananarivo, 25 Novembre, 19h00 – Le cas de la Fédération malgache de football (FMF) à la loupe. Des émissaires de la Fédération internationale de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF) sont attendus dans la Grande île « à partir du 26 Novembre », selon une source autorisée. La mission devrait « examiner le problème [au sein de la FMF] (…) et voir les résolutions pour Madagascar », ajoute-t-elle.

    ⭕L’instance dirigeante du football malgache fait l’objet d’une lutte intestine et vole en éclats. Son président, Raoul Arizaka Rabekoto, condamné par la justice pour détournement de deniers publics, dirige la fédération depuis l’extérieur du pays. Parallèlement, des membres du Comité exécutif lancent une procédure pour l’évincer de son poste et font, en retour, l’objet d’une tentative d’exclusion de la part de leur président. Les deux décisions avaient été envoyées auprès des instances continentale et internationale du football qui devraient trancher sur le dossier.

    ⭕La crise au sein de la FMF se répercute sur le terrain. Le regroupement des joueurs sélectionnés pour l’équipe nationale U17 patauge alors que le Coupe du Conseil des associations de football en Afrique australe (Cosafa Cup), à laquelle elle devrait participer, débutera le 1e décembre au Lesotho. Le bilan de l’équipe nationale senior lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 n’était pas non plus brillant, avec quatre défaites, un nul et une seule victoire, avec en prime, la dernière place du groupe J.

  • FOOTBALL – Le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA) intègre, avec conditions, le Pro-League

    FOOTBALL – Le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA) intègre, avec conditions, le Pro-League

    Antananarivo, 25 Novembre, 18h15 – Une surprise dans la liste des clubs inscrits pour le Pro-League 2021-22, la première division de football. Le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA) fait partie des 16 formations en lice même si cette présence reste conditionnée par la décision de la Confédération africaine de football sur le sort du club après son forfait lors de la Coupe de la CAF.

    ⭕« Il a été donné l’opportunité à la CFFA de débuter la saison », affirme le communiqué de l’Association des clubs élites de football malagasy (CFEM), ce jeudi. L’organisateur du championnat de première division, l’Orange Pro-League, justifie cette présence par l’existence d’une « demande des membres de la Fédération malgache de football (FMF) que sont les ligues régionales de football ».

    ⭕Le communiqué évoque également le règlement de la compétition et la convention liant l’instance dirigeante du football avec le CFEM. « Un club vainqueur de la coupe de Madagascar et qui a réussi à se hisser au second tour préliminaire d’une compétition africaine mais a aussi des représentant au sein de l’équipe nationale a le niveau pour participer à la Pro League », précise Mirado Rakotoharimalala, secrétaire général du CFEM.

    ⭕Le CFEM émet quand même une réserve à la décision. Il « tient à signaler que la poursuite de la compétition du CFFA dépendra de son statut par rapport à la CAF ». « Une éventuelle note de sur la suspension du CFFA engendrera son retrait automatique et irréversible de l’OPL 2021-22 afin de protéger l’intégrité de la compétition ».

    ⭕« Nous avons décidé ainsi pour garantir l’intégrité de la compétition » explique Mirado Rakotoharimalala. « Dans le cas où la CFFA se retrouve suspendu des compétitions africaines, il n’y aura plus d’enjeu pour la compétition et cela risquerait de nuire à l’intégrité du tournoi », ajoute-t-il, pour motiver la condition de maintien du club de la commune d’Andoharanofotsy de la compétition.

    ⭕Le club de Henintsoa Rakotoarimanana ne fait pas partie des équipes de la deuxième division, promues en Pro League. Ce sont l’AS Fanalamanga et JF Capricorne qui avaient validé leur billet pour la montée. Le CFFA avait gagné la Coupe de Madagascar et avait représenté la Grande île pour la Coupe de la CAF. Il avait pourtant décidé de se déclarer forfait lors du match retour du deuxième tour préliminaire après une lourde défaite (0-3) face aux Angolais de l’Interclube à Mahamasina. Un retrait qui pourrait lui valoir une exclusion temporaire des compétitions organisées par la CAF, assortie d’amende.

    ⭕Cette année, le Pro League compte donc au départ 16 clubs qui seront divisés en deux conférences. 13 formations engagées lors de la saison 2020-21 ou issues de la fusion d’anciens clubs, deux promus et le CFFA, admis à titre exceptionnel.

    ⭕Dans la conférence Nord on retrouve l’AS Fanalamanga, le Jet Kintana, l’Uscafoot, le Tia Kitra FC, l’Ajesaia, le Fosa Junior FC, le Five FC et le Cosfa. Disciple FC, Elgeco Plus, Dato FC, JFC Toliara, Zanakala, 3FB TOliara, Mama FC et la CFFA se mesureront dans la conférence Sud. Le coup d’envoi de la compétition sera donné le 4 Décembre.

  • UNIVERSITE –Le Syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants (Seces) d’Antananarivo affirme ne pas être contre l’établissement de partenariat public-privé dans la gestion des centres de recherche de la Grande île

    UNIVERSITE –Le Syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants (Seces) d’Antananarivo affirme ne pas être contre l’établissement de partenariat public-privé dans la gestion des centres de recherche de la Grande île

    Antananarivo,25 Novembre, 16h30 – La section Antananarivo du Syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants se positionne. Dans un communiqué publié mercredi, le syndicat déclare ne pas être contre le partenariat avec le secteur privé dans la gestion des centres de recherches et d’enseignement qui dépendent de l’État.

    ⭕Le Seces Antananarivo précise cependant être « contre toute forme de cession de la direction de ces centres à des tiers ». « Nous ne l’accepterons pas et nous nous y opposons de toutes nos forces », souligne-t-il.

    ⭕Dans le cadre d’une éventuelle coopération avec le secteur privé, il Antananarivo émet cependant des conditions. « Chaque entité doit respecter scrupuleusement ce qui est convenu et les droits des salariés ne doivent en aucun cas être affectés », insiste-t-il.

    ⭕La semaine dernière, les bruits autour d’une mise en concession ou privatisation de la gestion du Parc botanique et zoologique de Tsimbazaza (PBZT) par les autorités ont fait grand bruit. Les employés du parc Tsimbazaza se sont même mis en grève pour dénoncer cette initiative.

    ⭕Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a démenti l’information en indiquant qu’il n’y a pas eu de transfert de gestion. Il a néanmoins confirmé qu’une demande de partenariat émanant d’une fondation privée a bien été reçue et était sur la table des discussions.

  • LEGISLATION – Mise en place d’un comité de suivi et de soutien à la proposition de loi Goulamaly sur l’Interruption thérapeutique de grossesse (ITG) pour suivre de près le dossier

    LEGISLATION – Mise en place d’un comité de suivi et de soutien à la proposition de loi Goulamaly sur l’Interruption thérapeutique de grossesse (ITG) pour suivre de près le dossier

    Antananarivo, 25 Novembre, 15h50 – « La proposition de loi sur l’Interruption thérapeutique de grossesse a disparu (ITG). On ne sait pas où elle est ». Ce sont les mots de Jerisoa Ralibera, président du Syndicat des paramédicaux, s’adressant à la presse ce jour, concernant la proposition de loi sur l’ITG, déposée le 19 Octobre par la députée élue à Tsihombe, Masy Goulamaly Marie Jeanne d’Arc. Jerisoa Ralibera est aussi le président du Comité de suivi de cette proposition de loi, dont les membres ont été officiellement présentés ce jeudi 25 Novembre, à Anosy.

    ⭕D’après les explications du président du comité, la proposition de loi sur l’ITG a été déposée le 19 Octobre, et devait être inscrite dans l’ordre du jour de l’Assemblée nationale après avoir été examinée par le gouvernement. « L’ennui c’est que des propositions de loi ont été déposées après celle sur l’ITG, mais qui sont déjà inscrites dans l’ordre du jour. Pourquoi l’ITG ne l’est-elle pas ? », s’interroge le porte-parole des membres du comité. Il affirme « ne pas avoir d’inquiétude sur le sujet », mais indique avoir créé ce comité pour « suivre de près le dossier étant donné qu’il y a eu une suspension dans les procédures d’acheminement ».

    ⭕De son côté, Masy Goulamaly se veut être discrète sur le sujet. Interrogée sur la proposition de loi, elle ne donne pas plus de détails sauf son souhait de voir « la proposition de loi être intégrée avant la fin de la session parlementaire ». « La proposition de loi sur l’ITG n’est pas inscrite dans l’ordre du jour jusqu’au 6 Décembre », affirme-t-elle devant la presse.

    ⭕Le comité de suivi de la loi sur l’ITG ne veut pas seulement suivre de près le dossier, mais il affirme vouloir également soutenir la députée élue à Tsihombe dans ses démarches. Ce comité est composé d’une dizaine de membres, dont des représentants de la société civile, de l’association féministe Nifin’akanga, des représentants des médias, du Syndicat des paramédicaux et des représentants de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH).

    ⭕La proposition de loi sur l’ITG devrait revenir à l’Assemblée nationale quatre semaines après avoir été examinée par le gouvernement. Calvin Randriamahafanjary, secrétaire général de l’Assemblée nationale affirme que celle-ci est encore « en travaux de commission », et qu’elle n’a pas encore été transmise au gouvernement. Il ne sait cependant pas si cette proposition de loi intègrera les prochains ordres du jour avant la fin de la session parlementaire.

  • TRANSPORT – Une hausse des frais de transport confirmée sur certains axes, les négociations avec la Commission spéciale bloquées dans sa mise en place

    TRANSPORT – Une hausse des frais de transport confirmée sur certains axes, les négociations avec la Commission spéciale bloquées dans sa mise en place

    Antananarivo, 25 Novembre, 13h50 – Même si la hausse des frais de transport sur les lignes nationales ne devait pas encore entrer en vigueur, certaines coopératives sont passées à l’acte. Cette semaine, une hausse des frais de transport a été observée à la gare routière d’Ampasampito pour les destinations Vatomandry et Mahanoro. Le tarif pour Vatomandry a connu une hausse de 4.000 ariary, celui pour Mahanoro a connu une hausse de 10.000 ariary au départ d’Antananarivo. « Certains transporteurs n’ont pas attendu la fin des discussions de la Commission car ils n’y arrivent plus, d’autant plus que les négociations n’ont toujours pas commencé » lance Jerry Razafijemisa président de coopérative.

    ⭕D’après les transporteurs, les travaux la Commission spéciale mise en place pour discuter des éventuelles augmentations de frais n’ont toujours pas commencé. La cause en est à un consensus introuvable sur la création même de cette Commission. L’État veut l’instaurer par l’intermédiaire d’une décision ministérielle. Mais cela ne convient pas aux transporteurs qui estiment avoir le droit de décider des frais à appliquer. « Selon la loi nous avons une totale liberté sur les frais de transport à appliquer », fait remarquer Jerry Razafijemisa, « mais cela ne veut pas dire qu’on n’est pas prêt à discuter avec l’Etat » poursuit-il. « Nous voulons entamer les discussions techniques directement avec le ministère sans l’implication de tous les autres interlocuteurs qu’on veut intégrer dans la Commission. Sa création doit être simplifiée » expliquent toujours les transporteurs.

    ⭕En ce moment, aucune nouvelle date sur la poursuite des discussions qui avaient démarré la semaine dernière n’a été annoncée. Les transporteurs insistent que la hausse des frais est inévitable au vu de la situation actuelle du secteur. L’état des routes, la hausse des prix des pièces détachées et le contexte économique en général forcent les coopératives à prendre cette décision, soutiennent-ils. « L’aboutissement à ces tarifs est le fruit de longues études » précisent les transporteurs.