Comme bon nombre de sites touristiques du pays, la stèle marquant le passage par Madagascar du Tropique du Capricorme n’est pas épargnée par les vandales.
Catégorie : Actualité
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ARTS – Le ministère de la Communication et de la culture inaugure le bâtiment rénové du Centre culturel Ivokolo, l’ancienne « Galerie 6 »
Antananarivo, 28 Août, 13h10 – Après quelques mois de travaux, la Galerie 6 à Analakely, devenue plus tard Ivokolo – CEMDLAC (Centre malgache pour le développement de la lecture publique et de l’animation culturelle) est à nouveau fonctionnelle. Dans sa nouvelle version, le centre culturel Ivokolo entend redonner ses lettres de noblesse aux arts oratoire, littéraire et musical. S’étendant sur quatre niveaux, Ivokolo comporte plusieurs salles à différentes vocations.
Au rez-de-chaussée se trouve une grande salle de spectacle dédiée à toutes formes d’arts, mais spécialement au théâtre. Celle-ci est d’ailleurs baptisée Salle Charles Ravaloson, en hommage à l’un des plus grands hommes du théâtre malgache, auteur de pièces de théâtre de renom et un des co-fondateurs de l’association des artistes du théâtre malgache (FMTM).
Le centre culturel dispose également d’une galerie d’art baptisée Galerie Roland Raparivo, du nom de l’un des meilleurs artistes peintres que compte la Grande île. Il s’agit de « la première galerie d’art gérée par l’Etat » selon le ministère. Elle devrait accueillir diverses expositions de peinture, de sculpture et de photographie.
Une bibliothèque d’orientation, un centre d’incubation Tosik’art ainsi que différents bureaux des différents services en charge de la culture au sein du ministère, de la direction des arts et de la promotion artistique ainsi que du fonds Lovako sont également accueillis par le Centre Ivokolo. Le bâtiment rénové a été inauguré vendredi par Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture en présence de nombreuses autres personnalités.Photo : Ministère de la Communication et de la culture

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FOOTBALL- Les autorités insistent sur la possibilité d’une exception pour un match assisté par les spectateurs entre les Barea et les Ecureuils du Bénin
Antananarivo, 28 Août, 12h 31 – Un baroud d’honneur. Les autorités malgaches ne s’avouent pas vaincues et tentent une démarche pour éviter le match à huis clos décidé par la Confédération africaine de football (CAF) entre Madagascar et le Bénin pour la première journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 le 2 Septembre.
Selon Hawel Mamod’Ali, les autorités compétentes ont écrit une lettre à la CAF et à la Fédération internationale de football association (FIFA) pour que celles-ci reconsidèrent leur position, ce samedi à Mahamasina. La lettre plaide pour une exception « comme c’est le cas de certains matchs » selon le ministre, pour étayer sa thèse. Il évoque, entre autres, la rencontre entre les Barea et les Eléphants ivoiriens à Toamasina ou encore certaines rencontres en Afrique pour soutenir la possibilité d’une rencontre assistée par les spectateurs.
Lova Ranoromaro, directeur de cabinet du président de la République, rapporte l’existence de discussions « de haut niveau » entre la Fédération malgache de football (FMF), le ministère de la Jeunesse et des sports et les instances du football internationale (CAF et FIFA) « depuis hier soir ». Tout comme le membre du gouvernement, elle insiste sur le « respect » des instances et de leurs décisions tout en précisant la démarche des autorités depuis le début pour le double événement du 2 Septembre à savoir l’inauguration du stade et le match international en présence de spectateurs.
Lova Ranoromaro assure que « pour le respect » des gens qui ont fait la queue depuis des heures, les organisateurs vont continuer à distribuer les tickets d’entrée. Elle n’écarte pourtant pas, le cas échéant, la possibilité de reconsidérer le programme établi, à savoir l’inauguration du stade rénové et le match éliminatoire de la Coupe du monde, organisés le 2 Septembre. Les autorités affirment, par ailleurs, avoir « respecté tout le protocole ».
La CAF avait pris la décision « ne pas autoriser la présence de spectateurs dans le match sus-mentionné [Madagascar vs Bénin] », dans une lettre adressée à la FMF ce vendredi. Elle prévient « en notant qu’en cas de non-respect, votre fédération s’exposera à des actions disciplinaires de la CAF ».
L’instance dirigeante du football en Afrique affirme avoir « analysé et évalué votre demande de point de vue médical, de la conformité aux exigences de stade et de la sûreté et sécurité de votre site ». « Nous vous demandons de coopérer pour se conformer pleinement à la décision (…) », met en garde la CAF en réponse à une lettre de demande de la présence de 1 500 spectateurs pour cette rencontre de la première journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2022.
Les organisateurs avaient misé sur la présence de 20 000 personnes pour le double événement. La distribution des tickets a commencé en fin de matinée. Certaines personnes sont venues à Mahamasina depuis vendredi soir pour pouvoir obtenir le ticket d’entrée. L’espoir de pouvoir infléchir la CAF et sa décision d’un match à huis clos est perceptible chez les gens autour du stade rénové. -

DIPLOMATIE – Emmanuel Macron insiste sur la poursuite des travaux de la commission mixte pour trouver une solution au dossier « Iles Eparses »
Antananarivo, 27 Août, 18h45 – Un sujet attendu. Le président Andry Rajoelina et son homologue français Emmanuel Macron ont abordé la question relative aux « Iles Eparses » au cours de l’entretien qu’ils ont eu, au Palais de l’Elysée, à Paris, ce vendredi. Le point du dossier après les discussions de près d’une heure entre les deux chefs d’Etat n’est pas encore connu.
« Ensemble, je souhaite que nous puissions poursuivre nos échanges à la fois francs et constructifs sur la question des Iles Eparses », soutient Emmanuel Macron avant son entretien avec Andry Rajoelina. « Nous avions pris l’initiative ensemble en 2019 de créer une commission mixte. Elle a commencé ses travaux, et maintenant il est important qu’elle puisse les poursuivre car nous partageons l’objectif d’ouvrir des perspectives communes de développement économique durable pour cette zone, de protéger les trésors de biodiversité qu’elle abrite d’avoir aussi une stratégie aussi scientifique commune », détaille le président français.
Andry Rajoelina n’a pas commenté en public la position française sur ce partage d’objectifs concernant les « perspectives communes de développement économique durable pour cette zone, de protéger les trésors de biodiversité qu’elle abrite d’avoir aussi une stratégie aussi scientifique commune ». « La question relative aux Iles Eparses sera naturellement dans l’agenda de nos discussions », indique juste le président malgache.
Dans son intervention, le chef d’Etat malgache évoque un « esprit de partenariat équilibré pour une croissance partagée » dans les discussions entre les deux parties. Il fait part de l’existence d’une « volonté commune », celle de « renforcer, (…) dans le cadre d’un dialogue franc et fraternel, l’amitié qui nous lie pour le bien de nos pays respectifs ». Pour ce faire, « nous allons nous appuyer sur tout ce qui nous rapproche dans un respect mutuel plutôt que de nous appesantir ce qui pourrait nous diviser ».
Les deux personnalités avaient discuté du dossier « Iles Eparses » lors de leur première rencontre à Paris en Mai 2019. Ils ont fixé un objectif de trouver une solution commune avant la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance de Madagascar. Andry Rajoelina avait alors demandé la restitution par la France des « Iles Eparses » à Madagascar.
La commission mixte, composée des délégations des deux pays, s’est réunie à Antananarivo le 18 Novembre. « Les deux délégations ont acté l’existence à ce stade d’un différend sur la question de souveraineté », reconnaît le communiqué conjoint à l’issue de la rencontre.
Pour la Grande île, « la restitution de la souveraineté de Madagascar sur ces iles reste une question fondamentale dans la négociation et constitue une question devant être abordée préalablement à l’examen et à l’adoption commune de développement ». La France, elle, a « présenté les éléments fondant les bases juridiques et la licéité de la souveraineté française sur ces iles conformément au droit international ».







