Catégorie : Actualité

  • EXAMEN OFFICIEL – Les autorités locales cotisent pour payer 50% des vacations 2020 des correcteurs du baccalauréat à Antsiranana

    EXAMEN OFFICIEL – Les autorités locales cotisent pour payer 50% des vacations 2020 des correcteurs du baccalauréat à Antsiranana

    Antananarivo, 24 Août, 11h05 – Une initiative qui risque d’être encore insuffisante. La région de Diana et la Commune d’Antsiranana mettent la main à la poche pour débloquer la grève des correcteurs qui refusent de corriger les copies des examens de baccalauréat à Antsiranana sans paiement des vacations de 2020.

    ⭕️A entendre Daodo Arona Marisika, gouverneur de Diana, la région a octroyé 20 millions d’ariary tandis que la Commune d’Antsiranana a accordé 14 millions d’ariary. Il affirme la disposition de l’Université d’allouer 16 millions d’ariary. Au total, une somme de 50 millions d’ariary est disponible pour payer les vacations des corrections pour le compte de l’année dernière.

    ⭕️Il manque encore la moitié de la somme nécessaire pour régler ce dossier dans la mesure où une enveloppe de 100 millions d’ariary est nécessaire. De son côté, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique avait communiqué du transfert de crédits dans les six universités pour payer les vacations.
    Le gouverneur indique qu’après cet effort, la correction des feuilles d’examen devrait démarrer dès ce mardi. Mais, sauf revirement, tout n’indique que la situation aille dans ce sens. L’assemblée générale des correcteurs, des surveillants et des secrétaires de ce mardi matin décide de poursuivre le mouvement de grève. Ces derniers revendiquent le paiement de tout l’ensemble du personnel concerné dans mesure où le déblocage semble toucher uniquement les correcteurs, selon ladite assemblée.

    ⭕️Jusqu’ici, la correction des copies n’a pas encore commencé. Les enseignants revendiquent le paiement des vacations de l’année 2020 avant de passer à la correction des feuilles d’examen. Ils viennent au Lycée mixte pendant la journée sans pour autant commencer le travail.

    ⭕️L’équation pourrait se compliquer. Les indemnités de séjour des correcteurs, déjà payées, risquent de ne plus suffire après moins d’une semaine de grève alors que la tâche n’a pas encore débuté.

  • GRANDE DISTRIBUTION – Shoprite quitte Madagascar et trois autres pays africains en raison de la baisse de ses ventes dans ces pays

    GRANDE DISTRIBUTION – Shoprite quitte Madagascar et trois autres pays africains en raison de la baisse de ses ventes dans ces pays

    Antananarivo, 23 Août, 23h40 – L’enseigne Shoprite devrait bientôt disparaître du paysage commercial de Madagascar. « Nos activités à Madagascar et en Ouganda sont classées comme abandonnées », écrit le groupe sud-africain propritaire de la chaîne de supermarchés, dans un communiqué publié ce lundi.

    ⭕Ce départ entre dans le cadre de la politique de retrait du groupe de certains pays d’Afrique où ses ventes ont chuté. Avant Madagascar et l’Ouganda, le groupe s’est déjà retiré du Kenya et du Nigeria où sa filiale Retail supermarkets Nigeria Limited a été vendue.

    ⭕Le retrait de Shoprite de ces pays s’explique, entre autres, par l’environnement économique dans lequel les magasins du groupe ont évolué ces derniers mois. Dans son communiqué, le groupe Shoprite, présent à Madagascar depuis 2002, rappelle que « les supermarchés hors-Afrique du Sud ont continué à fonctionner dans des régions confrontées à des contraintes macro-économiques et à des contraintes d’accessibilité financière pour les consommateurs, exacerbées par l’impact des restrictions et des réglementations liées à la Covid-19 ».

    ⭕A cela s’ajoute « la volatilité des devises qui continue de peser sur les ventes déclarées », poursuit le communiqué du groupe. Le magazine sud-africain Business Day indique qu’entre Décembre 2020 et la fin du premier semestre 2021, « Shoprite a indiqué que les ventes avaient chuté de 8,4%, soit de 784 millions de rands en termes de devises constantes, le Kenya, l’Ouganda et Madagascar contribuant pour environ 46 millions de rands à cette baisse ». Soit 5,9% de la baisse totale enregistrée dans trois pays où ne sont pourtant ouverts que 17 magasins (10 pour Madagascar, cinq pour l’Ouganda et deux pour le Kenya) sur près de 3.000.

    ⭕Shoprite quitte les pays où ses magasins sont peu performants et entend principalement se concentrer sur ses activités en Afrique du Sud, son « cœur de métier » où les supermarchés contribuent à près de 80% de son chiffre d’affaires. Le groupe reste par ailleurs présent dans 11 pays d’Afrique.

    ⭕Comme pour témoigner de sa bonne santé dans les pays où il est performant, Shoprite vient également d’acquérir pour environ 1,36 milliards de rands, soit environ 89 millions de dollars, des unités alimentaires de la chaîne Massmart, filiale sud-africaine du géant américain Walmart. La transaction, selon l’agence Ecofin, comprend 71 magasins d’alimentation, 43 magasins d’alcool et une usine de transformation de viande.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 23 AOGOSITRA 2021

    VAOVAO – MINUTE FLASH 23 AOGOSITRA 2021

    – VALANARETINA – Olona iray no namoy ny aony noho ny Covid-19, roa ireo tranga vaovao
    – GOVERNEMANTA – Ny Praiministra Christian Ntsay no hitantana vonjimaika ny minisiteran’ny Harena an-kibon’ny tany sy ny loharanon-karena stratejika
    – FANATANJAHANTENA – Tsy mbola nanainga ho any Tokyo i Aurélie Faravavy solontenan’i Madagasikara amin’ny Lalao Paralaimpika

  • CENTRE D’ECOUTE ET DE CONSEIL JURIDIQUE – Entre violences physiques et violences économiques

    CENTRE D’ECOUTE ET DE CONSEIL JURIDIQUE – Entre violences physiques et violences économiques

    Les centres d’écoute et de conseil juridique (CECJ) ont surtout été mis en place pour lutter contre les violences sexuelles et basées sur le genre. Mais les cas qui leur sont soumis sont principalement des cas de violences économiques et peuvent parfois survenir en dehors du cadre conjugal ou d’un couple. Les plaintes qu’ils reçoivent pour dénoncer les violences physiques et sexuelles sont plus rares. Au-delà de la prise en charge des cas de violence dont ils sont notifiés, les CECJ mènent aussi des campagnes de sensibilisation et de prévention. En deux ans, ils ont pu concrètement aider 3.434 personnes.

  • JEUX PARALYMPIQUES – Qui pour briser ou réaliser le rêve d’Aurélie Faravavy ?

    JEUX PARALYMPIQUES – Qui pour briser ou réaliser le rêve d’Aurélie Faravavy ?

    Aurélie Faravavy, spécialiste du 100m catégorie non-voyante, a rêvé de ces Jeux paralympiques de Tokyo depuis longtemps. Elle s’y est longuement préparée pour une course qu’elle pourrait pourtant ne pas courir. Elle devait partir samedi, mais elle n’a pas pu prendre l’avion. Mais elle ne perd pas toujours espoir. Il n’y a pas si longtemps, des athlètes ont bien pu partir quelques heures avant le début de leur compétition. Et pourquoi pas elle ? Alefa Faravavy.

  • SANTE – Ne laissez pas les allergies gâcher vos derniers jours de vacances

    SANTE – Ne laissez pas les allergies gâcher vos derniers jours de vacances

    Nous sommes sûrs que vous n’aimeriez pas passer ces vacances de dernière minute avec la peau couverte de petits boutons irritants, et encore moins à l’hôpital. Cela risque pourtant d’arriver si vous prenez des produits auxquels vous êtes allergique. Pour éviter ces désagréments, écoutez les conseil du Dr Rija Bernard Renko Abisay, médecin urgentiste chez Arovy.

  • MAIRIE D’ANTANANARIVO – Le préfecture de police demande l’exclusion de dix conseillers municipaux d’Antananarivo

    MAIRIE D’ANTANANARIVO – Le préfecture de police demande l’exclusion de dix conseillers municipaux d’Antananarivo

    Antananarivo, le 23 Août, 17h15 – La bataille politique entre l’Exécutif municipal et certains conseillers tranchée par la justice. Le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, intente une action en justice, devant le tribunal administratif, pour réclamer l’éviction, en vue de leur remplacement, de dix conseillers municipaux d’Antananarivo.

    ⭕️A entendre le préfet d’Antananarivo, les conseillers municipaux concernés, issus du Tiako i Madagasikara (TIM), de la plateforme Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina kaominaly (IRK) et de l’alliance KOMBA, ont enfreint les textes en vigueur. « Ils ont été absents pendant trois sessions extraordinaires consécutives du Conseil municipal », soutient l’officier général. « Or, il s’agit d’une réunion importante concernant le budget de la Commune », précise-t-il. L’argument présenté par la préfecture de police est contesté par les conseillers municipaux de l’opposition.

    ⭕️Hilda Ravelonahina, issue de l’alliance KOMBA, dénonce la régularité de la tenue des sessions extraordinaires auxquelles certains conseillers n’avaient pas pris part. Elle fustige également un « piège » tendu par la majorité à l’encontre des opposants.
    La Commune avait déjà intenté « cinq plaintes (…) en 11 mois » contre Clémence Raharinirina, selon ses termes. La conseillère élue sous les couleurs de l’IRK avait été condamnée par le tribunal correctionnel pour violence et voie de fait la semaine dernière.

    ⭕️Celle qui avait des divergences dans la gestion de la ville avec l’équipe du maire interprète la démarche judiciaire lancée contre elle une manière de l’exclure du Conseil municipal. D’où, entre autres, sa décision d’interjeter appel.

  • FEUX DE BROUSSE – 200 hectares brûlés au champ de tir de l’Armée à Tampoketsa

    FEUX DE BROUSSE – 200 hectares brûlés au champ de tir de l’Armée à Tampoketsa

    Antananarivo, 23 Août, 16h15 – Le champ de tir de Tampoketsa en feu. Près de 200 hectares y ont été ravagés par le feu selon le bilan du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD). « Il a été difficile de maîtriser l’incendie à cause d’une brise qui soufflait et de la chaleur », indique le service de la communication de ce département.

    ⭕Le ministère en charge de l’Environnement déplore le « manque de matériel pour faire face à ce genre de situation ». Des personnes se sont presque jetées au milieu du feu pour tenter d’arrêter la propagation du sinistre. « Une épreuve dépassant ce peut que supporter le corps humain », selon le MEDD. Présente dans la zone après avoir assisté à la mise en place de pare-feu autour du site de reboisement d’Ankazobe, la ministre de l’Environnement et du développement durable Baomiavotse Vahinala Raharinirina a pu voir de près les conditions dans lesquelles le feu a été éteint.

    ⭕Des points de départ de feu sont souvent constatés aux abords de la Route nationale numéro 4 pendant la période hivernale. L’herbe et la végétation deviennent sèches et prennent facilement feu. Le MEDD appelle à la responsabilité et à la vigilance de tous.

    Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable

  • GOUVERNEMENT – Le Premier ministre assure l’intérim à la tête du ministère des Mines et des ressources stratégiques

    GOUVERNEMENT – Le Premier ministre assure l’intérim à la tête du ministère des Mines et des ressources stratégiques

    Antananarivo, le 23 Août, 15h05 – Le Gouvernement se réorganise. Les autorités décident de confier au Premier ministre Christian Ntsay l’intérim à la tête du ministère des Mines et des ressources stratégiques. La passation entre lui et l’«intérimaire » Fidiniavo Ravokatra, ancien ministre des Mines et des ressources stratégiques, a eu lieu ce lundi à Ampandrianomby.
     
    ⭕️Pendant une semaine, c’est Fidinaivo Ravokatra qui avait expédié les affaires courantes à la tête du département ministériel. La cérémonie de passation entre l’ancien ministre et Brice Randrianasolo, celui qui était censé lui succéder, avait pourtant eu lieu au lendemain de la formation du gouvernement le 15 Août. Mais le nouveau ministre, cible de critiques sur les réseaux sociaux sur son passé, n’avait pas pu prendre ses fonctions. Il avait même démissionné quatre jours après sa nomination.
     
    ⭕️L’une des tâches qui attend Christian Ntsay, qui cumule la fonction de chef du gouvernement avec celle du ministre des Mines et des ressources stratégiques, concerne le code minier. Le débat sur la révision de ce texte était déjà sur la table depuis plusieurs années, mais celui-ci n’a pas encore trouvé d’issue concrète. Les autorités rappellent souvent la nécessité de se pencher sur les redevances minières et les ristournes.
     
    ⭕️Le dossier Base Toliara, suspendu depuis près de deux ans, est également l’un des dossiers sur lequel le ministre des Mines doit se pencher. Tout comme le renouvellement, ou pas, de la convention d’établissement avec la société Qit Madagascar Minerals (QMM) prévue expirer en 2023.
  • DROITS ET PROTECTION – Les villageois d’Anjamalange, commune d’Ambanisarike à Ambovombe, s’engagent à ne plus marier leurs enfants avant 18 ans

    DROITS ET PROTECTION – Les villageois d’Anjamalange, commune d’Ambanisarike à Ambovombe, s’engagent à ne plus marier leurs enfants avant 18 ans

    Antananarivo, 23 Août, 8h40 – Une cérémonie solennelle pour marquer l’engagement des habitants du fokontany d’Anjamalange, commune d’Ambanisarike à Ambovombe-Androy. Ceux-ci ont convenu, au cours de cet événement qui s’est tenu la semaine dernière dans leur village, « de refuser le mariage des enfants de moins de 18 ans et d’empêcher les parents à les envoyer en union ». Ils se sont, par la même occasion, mis d’accord pour interdire l’interruption de la scolarité des enfants durant les classes primaires.

    ⭕Dans la convention communautaire (dina) lue au cours de la cérémonie, il est ainsi prévu que « les parents qui marient précocement leurs enfants sont passibles d’une amende sous forme d’un zébu ». « Si une jeune fille tombe enceinte, celui qui en est responsable, ou ses parents si le géniteur n’est pas encore autonome, doit prendre en charge la jeune fille enceinte », prévoit également la convention. Il doit en même temps « s’assurer que celle-ci revienne à l’école et prendre en charge les dépenses liées à cette scolarisation dès qu’elle peut confier son enfant à un tiers » durant ses heures de cours. Les parents qui déscolarisent leurs enfants doivent, pour leur part, verser la somme de 30.000 ariary à titre d’amende.

    ⭕Suivant la tradition, un zébu a été tué au cours de la cérémonie et sa viande distribuée aux villageois et aux invités pour marquer l’engagement de la communauté. Mais « nous avons mis en œuvre plusieurs étapes, dont de nombreuses séances de sensibilisation pour parvenir à cette convention », confie Santos Rhudy Fisainanarimanga de l’organisation non-gouvernementale SOS Village d’enfants qui a mis en œuvre le projet avec l’appui du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

    ⭕Dans l’Androy, le mariage des enfants, notamment des fillettes est une pratique courante. « 51% des enfants de moins de 18 ans sont envoyés en union par leurs parents dans la région », souligne Mialintsalama Randrianasolo, chargée de la protection de l’enfance auprès du bureau de l’Unicef à Ambovombe. « Les gens ne savent même pas qu’il s’agit d’une forme de violence », poursuit-elle, indiquant que le phénomène s’est amplifié avec la situation d’insécurité alimentaire dans la région.