Catégorie : Actualité
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ADMINISTRATION – Un deuxième Conseil des gouverneurs dirigé par le président de la République prévu ce vendredi
Antananarivo, 9 Juillet, 7h10 – Les 21 gouverneurs que compte la Grande île rencontreront le président de la République ce vendredi. Il s’agit du deuxième Conseil des gouverneurs présidé par Andry Rajoelina depuis le premier Conseil qui s’est tenu à Antsohihy en Octobre 2020. A l’époque, le chef de l’Etat avait parlé d’un Conseil des gouverneurs tous les 45 jours, mais « cela n’a pas pu se faire en raison de la situation sanitaire du pays et les diverses restrictions qui allaient avec », justifie Hery Rasoamaroamaka, gouverneur d’Analamanga, joint au téléphone. A l’entendre, des discussions informelles et par viso-conférence ont toujours eu lieu entre le président de la République et les gouverneurs.
Le programme de la rencontre de ce vendredi n’a pas encore été révélé. Les gouverneurs ont néanmoins eu une réunion au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation jeudi pour préparer la rencontre. Le gouverneur d’Analamanga indique que les discussions ont notamment porté autour du budget alloué aux gouvernorats qu’il juge insuffisant pour mener à bien les projets de développement. Ceux-ci sont dotés de 2 milliards d’ariary de subvention par an pour mettre en œuvre les projets de développement que leur a confiés le chef de l’Etat. La réunion au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation a également été l’occasion pour les gouverneurs de partager leurs expériences en matière d’administration, et en matière de gestion des relations avec les élus locaux, confie encore Hery Rasoamaromaka.
Nommés par décret présidentiel pris en Conseil des ministres, les gouverneurs sont les chefs de l’exécutif des régions. Chefs de région mais portant le titre de gouverneurs, ils sont censés être élus. Les régions, en tant que collectivités décentralisées, avaient été créées depuis 2004 mais en 15 ans, aucun gouvernement n’a organisé les scrutins pour permettre l’élection des chefs de l’exécutif de ces collectivités. Ceux-ci ont toujours été désignés par décret, et représentent plus l’Etat et l’Exécutif à l’échelle de leur collectivité que les populations et les circonscriptions qu’ils dirigent. -

RESSOURCES STRATEGIQUES – La campagne de promotion des blocs pétroliers de Madagascar en attente
Deux ans après avoir suspendu les appels d’offres sur les 44 blocs pétroliers dans le bassin de Morondava, les autorités malgaches continuent de chercher comment faire gagner le plus à Madagascar dans le cadre d’éventuelles explorations et/exploitations des ressources stratégiques malgaches. Une campagne de promotion est en cours de préparation, mais l’Etat entend être exigeant sur les critères et les conditions d’attribution. Le point avec le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Fidiniavo Ravokatra, et la directrice générale par intérim de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis), en marge du lancement des journées portes ouvertes à l’occasion du 45ème anniversaire de l’Office.
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TOURISME – Le Tsenaben’ny Fizahan-tany, entre espoirs et appréhensions
Le « Tsenaben’ny fizahantany » a à peine ouvert ses portes à Antaninarenina ce jeudi que les visiteurs se sont bousculés. Des étudiants et des familles prêts à partir en vacances, surtout après la longue période de confinement. Les stands sont pris d’assaut, surtout ceux qui proposent des offres de réduction sur leurs tarifs. Des images qui montrent un espoir de relance du tourisme chez les opérateurs. Sauf que rien n’est encore gagné. Témoignages des opérateurs du secteur touristique sur leurs espoirs, mais surtout leurs craintes quant à l’avenir de leurs professions. -

GOUVERNANCE – Condamné pour outrage à la Justice, l’ancien président sud-africain Jacob Zuma se constitue prisonnier
Antananarivo, 8 Juillet, 12h30 – In extremis. L’ancien président sud-africain Jacob Zuma a décidé de se constituer prisonnier 30 minutes avant l’expiration de l’ultimatum qui lui était émis suite à sa condamnation à 15 mois de prison ferme par la Cour constitutionnelle de l’Afrique du Sud.
Jacob Zuma a laissé planer le doute jusqu’à la fin. Finalement, une demi-heure avant la fin de l’ultimatum, un convoi a quitté son domicile pour se rendre auprès des autorités. C’est sa fondation qui a confirmé l’information par un tweet en indiquant que « le président Zuma a décidé de se conformer à l’ordre d’incarcération » et « se dirigeait vers un établissement correctionnel ». Une information confirmée par la police locale.
L’ancien président sud-africain a été condamné pour outrage à la justice le 29 Juin dernier lorsqu’il avait refusé de comparaitre devant une commission anti-corruption. Un ultimatum lui a été alors imposé pour se rendre sinon la police aurait été autorisée à l’arrêter. Jacob Zuma avait contesté la condamnation. Sa fondation avait dénoncé le jugement le considérant inconstitutionnel.
Jacob Zuma fait face depuis 2018 à une série d’enquêtes sur la corruption généralisée au cours de ses neuf années de mandat présidentiel mais l’ancien Chef d’Etat fait tout pour éviter d’avoir à s’expliquer devant la Cour en usant d’arguties judiciaires. Il a démissionné de la présidence de la République en 2018 à cause de suspicion de corruption.Photo : Page Facebook Jacob Gedleyihlekisa Zuma





