Catégorie : Actualité
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SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – 44% des Malgaches souffrent de sous-alimentation en 2019, tandis que 79% de l’alimentation est d’origine glucidique, indique le FAO
Antananarivo, 14 Avril, 16h35 – Beaucoup de Malgaches souffrent de la faim et beaucoup de ceux qui mangent à leur faim mangent mal. Un état des lieux de la situation du système alimentaire malgache indique que « la sous-alimentation concerne 44% de la population » de Madagascar en 2019. Par ailleurs, en termes de diversité alimentaire, 79% de l’alimentation est d’origine glucidique. Conséquence de cette pauvreté du régime alimentaire : 42% des enfants de moins de cinq ans sont en retard de croissance généralement irréversible.
Selon un communiqué publié lundi par le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à l’occasion des échanges entre acteurs des systèmes alimentaires à Madagascar, la sous-alimentation à Madagascar est principalement due à « une production nationale qui n’arrive pas à suivre la croissance démographique galopante, à la pauvreté élevée de la population, et à l’enclavement de certaines zones rendant difficile l’acheminement des denrées alimentaires ». Le caractère déplorable du régime alimentaire, lui, est essentiellement due à « une réduction de la disponibilité en fruits et légumes, poissons et fruits de mer, viandes et abats, lait et œufs depuis la période postindépendance ». A cela s’ajoute « le faible pouvoir d’achat, le manque d’éducation nutritionnelle, la méconnaissance des ménages sur les méthodes de conservation et de transformation des produits ainsi que l’enclavement des zones de production agricole lié au problème d’approvisionnement et d’évacuation, et à l’isolement créé par la protection d’intérêts monopolistiques locaux ».
Pour renforcer la lutte contre ce fléau, les autorités et leurs partenaires envisagent une « territorialisation des systèmes alimentaires » afin de de fluidifier la distribution, entre autres. L’idée est de diviser Madagascar en cinq zones alimentaires territoriales. Ces zones sont délimitées sur la base du milieu physique naturel, de l’organisation socio-économique des habitants de la zone, de l’existence de bassins de production et de consommation ainsi que des infrastructures de transport et de stockage. -

EPIDEMIE – La première dose des médicaments récupérés auprès des Centres de santé de base à avaler sur place.
Antananarivo, 14 Avril, 14h05 – Le ministère de la Santé publique a tranché face aux « faux malades » qui viennent auprès des Centres de santé de base pour y récupérer des médicaments. Les patients qui viennent en consultation auprès des CSB doivent avaler la première dose de médicaments au niveau même des CSB. Ils sont ainsi priés de venir avec de l’eau pour accompagner cette première dose.
Ces derniers temps, le ministère de la Santé et les responsables auprès de la présidence de la République ont dénoncé que des gens malintentionnés venaient auprès des CSB pour récupérer les médicaments contre la Covid-19 afin de les vendre ensuite à prix élevé. Ce qui, regrettaient-ils, était l’une des cause de l’épuisement rapide des stocks de médicaments auprès des CSB.
Vendredi, le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, face aux plaintes des patients sur l’insuffisance des médicaments fournis par les CSB avait indiqué que les responsables des centres avaient l’obligation d’afficher sur les murs des CSB les médicaments contenus dans les packs offerts aux patients et inscrits dans le protocole de traitement de la Covid-19. -

EDUCATION – Inquiétudes face à la fin de vacances de Pâques et la reprise des cours prévue le 19 Avril
Antananarivo, 14 Avril, 11h40 – Les vacances de Pâques devraient se terminer dimanche pour les élèves de tout Madagascar. Après deux semaines de fermeture, trois pour certains, les établissements scolaires sont prévus à nouveau accueillir leurs élèves à partir de ce lundi 19 Avril.⭕Dans la circonscription (Cisco) d’Antananarivo Ville, les désinfections des salles de classes ont commencé depuis cette semaine pour les établissements publics, confie Lalaina Ramananantony, chef Cisco. « Chaque établissement est doté de gel désinfectant et d’équipements pour le lavage des mains avec du savon », indique-t-il. Les établissements se préparent pour la rentrée, « mais nous avons encore jusqu’à samedi pour voir si l’Etat maintient le retour à l’école ce lundi », poursuit-il.⭕La reprise ne rassure pourtant pas tous les enseignants et les parents. Le directeur d’une école privée sise à Analamahitsy ne cache pas son inquiétude face à la hausse des cas de contaminations au coronavirus. « L’année dernière, je faisais partie des dirigeants d’établissements privés qui réclamaient la réouverture des écoles, mais cette fois-ci, la situation me paraît plus grave », soulève-t-il. « Je ne veux pas prendre de risque pour les élèves et les enseignants », ajoute-t-il. Il suggère au ministère de l’Education nationale de revoir le calendrier scolaire pour cette année et d’adapter le mode d’enseignement. « Nous avons déjà procédé à un cours en distanciel comme cela a été le cas l’année dernière », explique-t-il.⭕Mino Harilala, parent d’élève, s’inquiète elle aussi de devoir envoyer ses enfants à l’école. Elle évoque une « situation très risquée vu le nombre de nouveaux cas que l’on recense au quotidien », s’inquiète-t-elle. « J’ai interdit ma fille de sortie depuis le début des vacances de Pâques, je ne vois pas pourquoi je l’envoie côtoyer le virus dehors », poursuit-elle. « Faut-il que les enfants portent jusqu’à la fin de leur vie la culpabilité d’avoir contaminé leurs parents qui pourraient mourir de la maladie ? » se demande un autre père de famille.Photo d’archives -

EPIDEMIE – Huit nouveaux décès dus au coronavirus le 13 Avril 2021, survenus à Analamanga (quatre), dans la Diana (trois) et dans l’Anosy (un) selon le bilan épidémiologique publié ce mercredi 14 Avril sur la chaîne de télévision publique.
Ce chiffre porte à 520 cas le nombre total de décès dus à la Covid-19 à Madagascar depuis le début de l’épidémie.
583 nouveaux cas confirmés positifs à la date du 13 Avril, dont :
445 à Analamanga
10 dans l’Atsinanana
16 dans le Diana
Huit dans l’Alaotra mangoro
Sept dans la Haute Matsiatra,
Trois dans le Boeny,
19 dans le Vakinakaratra
Sept dans le Sava
25 dans l’Atsimo Andrefana
Quatre dans le Vatovavy Fitovinany
10 dans le Menabe
Cinq dans Amoron’Imania
Cinq dans l’Anosy
Six dans l’Analanjirofo
Trois dans l’Androy
Cinq dans l’Ihorombe
Deux dans l’Itasy
Trois dans le Sofia
Le nombre de patients en traitement s’élève à 4.127 dont 344 présentent la forme grave de la maladie,
285 cas de guérison annoncés à la date du 13 Avril.
1.722 tests ont été effectués.
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INCENDIE – La ministre de l’Environnement alerte contre des feux de brousse et de forêt précoces et soupçonnent des actes criminels
Antananarivo, 14 Avril, 7h30 – Le 12 Avril, Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable, tire déjà la sonnette d’alarme. « Les forestiers du ministère de l’Environnement et du développement sont sidérés. Des feux de brousse ou des feux de forêt en Avril sont du jamais vu dans notre pays ». Son département venait d’être alerté de la présence de feux sur le Tamponketsa, non loin de Manerinerina. « Mais pourquoi ? Est-ce exprès ? Est-ce du vandalisme ? Est-ce de la provocation ? Ou est-ce de l’insouciance », s’est-elle alors demandée.
Moins de 24 heures plus tard, elle déplore des flammes dans la station forestière de Manankazo à Ankazobe, là même où la campagne de reboisement de 2020 avait été lancée par le président de la République. « Les feux ont attaqué 1ha de superficie parmi les grands arbres, et ont brûlé 100 pieds 1parmi les jeunes plants mis en terre 2020 avec le président de la République Andry Rajoelina », regrette-t-elle.
Pour la ministre de l’Environnement et du développement durable, « quelqu’un a incendié la station forestière de Manankazo Ankazobe ». Pour les feux survenus la veille du côté de Manerinerina, elle évoque également l’éventualité d’un incendie criminel, volontaire. « Nous craignons que cela a été incendié. Les enquêtes sont en cours », écrivait-elle lundi.
Les feux ne se sont pas étendus mais ont pu être éteints, même si « cela a pris du temps », explique la ministre. Celle-ci n’a pas manqué de remercier l’équipe du cantonnement des Eaux et forêts d’Ankazobe qui était sur le terrain pour diriger les opérations de lutte contre les flammes avec les habitants, les autorités et les diverses organisations et associations locales.Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable -

VAOVAO – MINUTE FLASH 13 APRILY 2021
– VALANARETINA : Miisa 06 ireo no lavon’ny Covid-19 omaly alatsinainy ary miisa 224 ny tranga vaovao.– FAHASALAMANA : Mandray ireo mpianatra ho dokotera an-dalam-pamaranana ny fianarana ny ministeran’ny Fahasalamana hanampy amin’ny fitsaboana ny Covid-19– LALAM-PIRENENA : Nohamafisina ny sakana eo Tsinjony, varavahady manasaraka an’Analamanga sy Vakinankaratra -

Santé – Faire attention à son niveau d’oxygène, connaître les équipements adéquats
Le coronavirus attaque les poumons en premier et prive notre corps d’oxygène. Il faut ainsi faire très attention à son taux d’oxygène, mais aussi connaitre les différents équipements qui sont utilisés pour aider notre corps s’il en manque. Explications avec le Dr Landry Razafindrakoto.
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PANDEMIE – 31,6 millions de doses de vaccins livrées en Afrique, dont 16,6 millions grâce au mécanisme Covax
Selon le bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé en Afrique, 45 pays africains ont reçu des vaccins jusqu’à la fin de la semaine dernière. 32 d’entre eux sont bénéficiaires du mécanisme Covax, cette initiative qui a permis d’envoyer 16,6 millions de doses en Afrique. Au total, l’Afrique s’est fait livrer 31,6 millions de doses, et en a administré quelque 13 millions, soit moins de 2% des 690 millions de vaccins déjà administrés dans le monde. Le point.
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RN7 – Le barrage sécuritaire de Tsinjony sur la RN7 renforcé, selon la Gendarmerie nationale
Antananarivo, 13 Avril, 16h35 – La surveillance de l’entrée et de la sortie de la région Analamanga est renforcée sur la route nationale numéro sept. Un barrage sécuritaire mixte, composé de gendarmes, de policiers et des militaires, a été mis en place à Tsinjony, village situé juste avant l’entrée d’Analamanga, selon le groupement de la Gendarmerie Vakinankaratra sur sa page Facebook ce mardi.
D’autres éléments de la gendarmerie montent la garde au-delà du barrage afin de surveiller les personnes récalcitrantes. Un autre barrage est érigé à Mahandraza dans la commune d’Andranomanelatra pour contrôler les entrées et les sorties de la région de Vakinankaratra.
Des transporteurs ont alerté lundi sur la présence de véhicules privés trasportant des passagers entre Antananarivo et Antsirabe alors que la circulation des passagers entre ces deux villes sont actuellement suspendues, pour cause de fermeture de la région d’Analamanga.Photo : Groupement de la gendarmerie du Vakinakaratra

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EPIDEMIE – Des nouveaux Centres de traitement de Covid-19 en cours d’installation
Pour faire face à l’explosion des cas de Covid-19, les autorités créent des centres de traitement de Covid-19 de fortune. Ecole, gymnase, hôtel, espace de fête : tout ce qui peut accueillir des salles pouvant devenir des hôpitaux est réquisitionné. Le gymnase d’Ankorondrano est en train de devenir un grand dortoir, tandis que les salles de classes de l’Ecole manara-penitra de Soamandrakizay s’apprêtent à devenir des chambres d’hôpital.