Catégorie : Actualité
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CIRCULATION – Les autorisations de transport scolaire, de transport du personnel et de livraison obligatoires à partir du 1er Avril
Antananarivo, 4 Mars, 7h35 – Les propriétaires des véhicules de transport du personnel, de transport scolaire et de livraison ont jusqu’au 31 Mars pour demander auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo une autorisation spéciale d’opération. Dans un avis en date du 1er Mars, celle-ci instaure un régime d’autorisation municipale pour ces véhicules.
« Tous les véhicules qui transportent du personnel ou des élèves doivent avoir une autorisation spéciale en ce sens », indique l’avis signé du maire. Une autorisation spéciale, dénommée « autorisation de livraison » est également mise en place et sera exigée aux véhicules d’entreprises chargés d’effectuer des livraisons de marchandises.
Les autorisations sont délivrées par la commune, auprès de sa direction de la mobilité urbaine, souligne l’avis de la CUA. « Des contrôles stricts seront effectués et des sanctions seront prises à l’encontre de ceux qui ne disposent pas des autorisations correspondant à leurs activités », poursuit-il. -

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Le président de l’Université de Toamasina limogé pour « mauvaise gestion » et « détournement de fonds destinés aux étudiants à d’autres fins »
Antananarivo, 4 Mars, 6h27 – « Gestion opaque et non maîtrisée de l’Université ». « Détournement des fonds destinés aux étudiants à d’autres fins ». « Vente abusive des véhicules de l’Université ». « Embauche non autorisée à l’Université ». La liste des griefs énumérés par le Conseil des ministres à l’endroit de Conscient Zafitody, président de l’Université de Toamasina, est longue.
Après avoir fait mener des enquêtes comme il l’avait promis sur les raisons du retard du paiement des bourses d’études, le gouvernement a conclu à de « fautes lourdes » commises par le président de l’Université dans la gestion de l’Université de Toamasina. Il a ainsi de le limoger au cours du Conseil des ministres de mercredi.
« Il a reçu les fonds destinés à payer les bourses d’études et les allocations d’équipements depuis Juillet mais il a décidé de les utiliser à d’autres fins », dénonce le Conseil des ministres dans le compte-rendu de sa réunion. Celui-ci indique avoir fait mener des investigations sur les dépenses de l’Université « depuis la réception des fonds jusqu’à la date de paiement des bourses dont le calendrier n’a été publié qu’après la mort d’un étudiant ».
Le gouvernement reproche également à Conscient Zafitody d’avoir « vendu des véhicules appartenant à l’Université et réparés sur des fonds de l’Université à seulement un million à trois millions d’Ariary ». Il l’accuse aussi d’avoir procédé à des « recrutements sans autorisation du ministère ni du Conseil d’administration d’employés au sein de l’Université ».Photo : Capture d’écran d’une vidéo de l’Université de Toamasina -

BATIMENT – Le maire d’Antananarivo annonce des « sanctions exemplaires » contre le propriétaire d’une construction autorisée pour trois étages mais érigée sur dix étages
Antananarivo, 3 Mars, 20h45 – Quand un bâtiment autorisé pour trois étages s’élève jusqu’à dix étages, la Commune urbaine d’Antananarivo dit « non ». Le maire d’Antananarivo annonce alors des « sanctions exemplaires » contre le propriétaire du bâtiment. « Au-delà de la construction illicite de ce projet immobilier, il constitue un risque pour la sécurité de tous », s’insurge Naina Andriantsitohaina, maire de la capitale sur sa page Facebook.
Selon le maire, le propriétaire de l’immeuble avait déjà été notifié d’un « arrêté suspensif des travaux datant du 20 Janvier dernier ». Mais celui-ci a quand même poursuivi les travaux. « La direction de l’urbanisme, après avoir scellé le chantier constate avec les agents de la voirie, que les gros oeuvres continuent jusqu’à aujourd’hui », rapporte-t-il.
Naina Andriantsitohaina indique que le permis de construire avait été délivré pour un R+3. « Le bâtiment réalisé est en réalité un R+10 », ajoute-t-il. Il parle d’un « immeuble qui a expressément enfreint la loi ».Photos : Commune urbaine d’Antananarivo

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INNOVATION – Réduire les impacts écologiques des constructions avec les briques en terre compressée (BTC)
Si la brique en terre compressée est déjà plus ou moins largement utilisée en occident, elle en est essentiellement à sa phase d’exploitation sur la Grande île. Pour ceux qui promeuvent son utilisation, elle a pourtant de nombreux avantages, notamment s’il faut la comparer à la brique en terre cuite : un avantage écologique et un avantage économique.
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ENVIRONNEMENT – Un agent forestier blessé à la sagaie dans le Menabe Antimena évacué d’urgence en hélicoptère à Antananarivo
Antananarivo, 3 Mars, 17h55 – « Assez ! » hurlerait presque Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable. Celle-ci annonce ce mercredi les « blessures graves » subies par un agent forestier en mission de protection de la forêt à Lambokely, localité située dans l’aire protégée de Menabe Antimena. « Il a été victime d’une violence sans nom parce qu’on l’a poignardé avec une sagaie », raconte-t-elle.
Remontée « face aux attaques et aux intentions de blesser les agents de l’environnement qui sont en charge de protéger les forêts et les rares aires protégées qui restent dans notre pays », la ministre hausse le ton. « Nous, au ministère de l’Environnement n’acceptons plus ces velléités d’exterminer et d’attaquer les agents qui protègent la forêt », dénonce-t-elle. Elle parle d’actions perpétrées par une minorité qui, « en plus de détruire les forêts, tue la descendance du pays ».
Encourageant les agents forestiers qui se trouvent sous sa tutelle, elle annonce son intention de soumettre au Conseil de gouvernement la question relative à leurs équipements et leur sécurité. Après les attaques subies par des gendarmes et un agent forestier à Besakay dans la zone d’Ambatondrazaka en Janvier, le corps des agents des eaux et forêts avait déjà demandé au gouvernement l’autorisation de porter des armes pour leur protection. -

DISPARITION – L’ancien gouverneur de la province autonome de Toamasina Samuel Lahady passe l’arme à gauche
Antananarivo, 3 Mars, 15h40 – C’est Bruno Lahady, son fils, qui annonce dans la nuit de mardi à mercredi, le décès de Samuel Lahady, ancien gouverneur de la province autonome de Toamasina. « Regret de vous annoncer décès de mon père Lahady Samuel à l’âge de 89 ans à l’hôpital ‘manara-penitra’ de Toamasina », écrit-il sur sa page Facebook dans la nuit-même.
Ancien président du Faritany de Toamasina sous la deuxième République, Samuel Lahady avait été l’un des gouverneurs de provinces autonomes après le retour de Didier Ratsiraka au pouvoir vers la fin des années 1990. Il avait auparavant également occupé le poste d’ambassadeur de Madagascar en Algérie et en Allemagne.
Compagnon fidèle de l’ancien président, en première ligne durant la crise politique de 2002, il avait été condamné à cinq ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l’Etat après la crise. Il a purgé sa peine à Madagascar et a choisi de prendre sa retraite politique à sa sortie de prison en 2006.Photo : Page Facebook de la Commune urbaine de ToamasinaRetrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg -

TRANSPORT – Mialy Rajoelina dans un train de la FCE pour rejoindre la commune de Sahambavy dans le cadre de sa tournée nationale spéciale 8 Mars
Antananarivo, 3 Mars, 14h40 – Le Ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie est aux anges. La Première Dame, Mialy Rajoelina, a pris un train de la ligne Fianarantsoa – Côte Est (FCE) mardi pour rejoindre la commune rurale de Sahamabavy dans le cadre de sa tournée nationale sur les droits des femmes. « Nous sommes reconnaissants à Mme Mialy Rajoelina, épouse du président de la République d’avoir choisi de prendre la ligne FCE », écrit le ministère sur sa page Facebook.
Selon le ministère, la ligne FCE constitue un levier important de l’économie et du tourisme de cette région. Pour la relancer, les autorités ont doté la société FCE de trois nouveaux wagons qui sont actuellement tous opérationnels, indique le ministère. Depuis Décembre, un train de voyageur fait le trajet Fianarantsoa-Manakara tous les mardis et samedis.
A Sahambavy, la Première Dame a rencontré les associations qui oeuvrent dans l’apiculture. Elle leur à offert des équipements et des promesses de formation.
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HCC – Jean Eric Rakotoarisoa en attente de son successeur à la Haute cour constitutionnelle
Antananarivo, 3 Mars, 9h40 – Jean Eric Rakotoarisoa, président de la Haute cour constitutionnelle, se prépare à quitter Ambohidahy. Joint au téléphone mardi soir, il rappelle que « si l’on se base sur la date de la prestation de serment, mon mandat se termine le 12 Mars ». Il indique ainsi « attendre la date officielle », et avoue déjà « se préparer à effectuer la passation avec son successeur ».
Avec cette déclaration, Jean Eric Rakotoarisoa choisit de s’en tenir à l’interprétation stricte de la Constitution qui veut que les membres de la HCC aient un mandat de sept ans. Il passe donc outre les dispositions de l’article 2 du règlement intérieur de l’institution qui indique que « leur mandat est de sept ans pour compter de la date de prise de fonction officielle des hauts conseillers dernièrement désignés ». A l’époque de la révision de ce règlement intérieur, les hauts conseillers avaient indiqué vouloir « éviter le remplacement partiel des membres de la Cour ».
Or, si l’on se base sur la date de prestation de serment de chacun des membres pour démarrer le compte à rebours du mandat, le remplacement devrait toujours se faire de façon partielle. Dans la liste actuelle des membres de la HCC, deux ont prêté serment en Mars 2014. Il s’agit de deux des trois hauts conseillers nommés par le président de la République. Quatre autres hauts conseillers, ceux désignés et élus par l’Assemblée nationale et le Conseil supérieur de la magistrature, ont prêté serment en Octobre 2014. Les membres désignés par le Sénat, pour leur part, sont officiellement entrés en fonction en Juin 2016. Une dernière membre, nommée par le président de la République en remplacement d’un haut conseiller décédé, a prêté serment en Février 2018.
Le conseil communal de Bongatsara a récemment adressé à la HCC une demande d’avis en ce sens, mais celle-ci n’y a pas encore apporté de réponse. « La logique veut que les nominations se fassent comme cela s’est fait il y a sept ans : de façon partielle au fur et à mesure que les mandats se terminent », glisse un juriste. « Si tous les autres membres doivent être nommés en même temps que le successeur du président de la HCC, la Constitution qui prévoit sept ans de mandat ne serait pas respectée parce que certains hauts conseillers n’auraient donc fait que cinq ans de mandat », confie un juriste. « Et puis, nous devrions convoquer une session extraordinaire budgétivore du Parlement pour que l’Assemblée nationale et le Sénat puissent procéder à la désignation des membres relevant de leur quota », poursuit-il. Il craint néanmoins que cela puisse amener la HCC à changer de président en milieu de mandat si le successeur de Jean Eric Rakotoarisoa à la présidence de l’institution est choisi parmi les anciens membres déjà en place.

