A l’Université adventiste de Sambaina, dans le Vakinankaratra, les déchets biologiques et les excréments des animaux ne se perdent pas. Ils se transforment en biogaz, et alimentent en énergie les maisons d’habitation, les cuisines, les cantines et bientôt les fermes du campus. Le site s’étend sur 200 ha mais il ne s’agit que d’un projet pilote mené dans le cadre d’un projet encore plus vaste mis en œuvre par l’Adventist development and relief agency (ADRA). Les impacts sont pourtant palpables et la prochaine étape, c’est d’étendre le projet sur les villages voisins. Une solution face à l’exploitation massive des forêts pour en faire des bois de chauffe et du charbon de bois.
Catégorie : Actualité
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PARLEMENT – La HCC enjoint le Sénat à se concerter avec l’Exécutif sur le nombre des assistants parlementaires et conseillers techniques pour chaque sénateur
Antananarivo, 21 Janvier, 22h00 – L’Exécutif laissera-t-il les sénateurs se doter d’un nombre important de collaborateurs ? La concertation entre le Sénat et le gouvernement sur le sujet, recommandée par la Haute cour constitutionnelle ce jeudi donnera la réponse. Les dispositions du projet de règlement intérieur du Sénat relatives aux assistants parlementaires et conseillers techniques des sénateurs « doivent faire l’objet d’une concertation avec l’Exécutif », souligne la HCC dans sa décision relative au règlement intérieur du Sénat.
⭕Dans son arrêt, la HCC rappelle que « la diminution du nombre des Sénateurs a été justifiée par un souci d’austérité et de préservation des deniers publics ». Elle estime donc que malgré le principe de la séparation de pouvoirs, et l’autonomie du Sénat dans l’élaboration de son règlement intérieur, le Sénat doit se référer à l’Exécutif dans la détermination du nombre des collaborateurs de chaque sénateur.
⭕Et pour relier cette injonction à la Constitution, elle met en avant le préambule de la Constitution qui exige « la transparence dans la gestion et la responsabilisation des dépositaires de la puissance publique ». Cette disposition, selon la HCC signifie que « tous les responsables des institutions de l’Etat doivent avoir une préoccupation à l’endroit de la gestion des affaires publiques ».
⭕Dans son projet de règlement intérieur, le Sénat prévoit de doter ses membres de 10 assistants parlementaires permanents ou de 20 assistants parlementaires non-permanents, et de trois conseillers techniques permanents ou six conseillers techniques non-permanents, soit un total de 13 à 26 collaborateurs par sénateur.
⭕Selon la loi de finances de 2021, le budget du Sénat pour 2021 avec 18 membres est de près de 25 milliards d’ariary. Un montant à peu près égal à celui du Sénat en 2020 et 2019 lorsque celui-ci était composé de 63 sénateurs. la loi de finances de 2021, le budget du Sénat pour 2021 avec 18 membres est de près de 25 milliards d’ariary. Un montant à peu près égal à celui du Sénat en 2020 et 2019 lorsque celui-ci était composé de 63 sénateurs. -

ENERGIE – Le Conseil des ministres somme la Jirama de revoir sa nouvelle tarification et de consulter le ministère de tutelle et le gouvernement pour toute décision de hausse des tarifs
Antananarivo, 21 Janvier, 8h55 – Un ultimatum pour la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité. Le Conseil des ministres donne 48 heures à la Jirama pour « arranger les factures que la majorité des abonnés ne peuvent supporter avec l’application de la nouvelle tarification ».
⭕Selon le Conseil des ministres, la nouvelle tarification que la Jirama a commencé à appliquer ce mois de Janvier a conduit à une « hausse exorbitante des factures que les pouvoirs d’achat ne peuvent plus supporter ». Or, « ce n’est pas encore le moment de mettre en œuvre une hausse des tarifs d’eau et d’électricité », souligne le compte-rendu du Conseil publié mercredi.
⭕« Le tarif appliqué par la Jirama doit correspondre au pouvoir d’achat de la population qui vient de subir les difficultés dues à l’épidémie », poursuit le communiqué. Celui-ci insiste pour que cela se fasse dans les 48 heures afin de prévenir les problèmes sociaux induits par une hausse des tarifs d’eau et d’électricité ».
⭕Rappelant à la Jirama sa dépendance envers l’Etat compte tenu de la subvention « par milliards d’ariary »; le Conseil des ministres souligne que la compagnie a le devoir de baisser les prix de l’eau et de l’électricité qui touchent le quotidien de la population. Elle doit également « consulter le ministère de tutelle et l’ensemble du gouvernement pour toute décision de hausse de tarif », poursuit le communiqué.
⭕Depuis Janvier, la Jirama a appliqué la nouvelle tarification Optima où le prix du kwh baisse sur la première tranche pour le tarif 14 qui bascule en tarif social. Pour ce tarif social, le plafond de la première tranche reste à 50 kwh et le tarif de la deuxième tranche ne change pas : 764 Ariary.
⭕Pour le tarif 16, le système de tranche qui a été supprimé en Janvier 2018, revient avec la nouvelle tarification. Si l’abonné bascule en tarif économique avec une puissance souscrite de 3,3 kw, la première tranche dont le plafond est de 130 kwh coûte 340 Ar/kwh contre 370 Ar dans l’ancien système. S’il dépasse ce plafond, la deuxième tranche lui coûtera 764 Ariary, soit un prix beaucoup plus élevé que lorsque la deuxième tranche était encore applicable avant 2018.
⭕C’est ainsi que pour ceux qui étaient sur le tarif 16 dans l’ancien système mais qui ont une consommation moyenne mensuelle entre 150 et 300 kwh, la Jirama propose le tarif confort avec une puissance souscrite allant jusqu’à 6,6 kw. Le système de tranche revient également mais le plafond de la première tranche est élevé jusqu’à 300 kwh. Le prix de la première tranche ne change pas par rapport à l’ancien tarif : 370 Ar/kwh. Par contre, le coût de la deuxième tranche atteint 764 Ar/kwh.
⭕L’augmentation du prix concerne surtout les ménages gros consommateurs d’électricité, qui consomment mensuellement plus de 300kwh, qui utilisent une multitude d’appareils électriques en même temps et donc souscrivent à une puissance de plus 6,6 kw. Dans cette catégorie, si l’abonné avait souscrit au tarif 16, le coût passe de 370 Ariary/kwh à 390 Ariary/kwh pour la première tranche dont le plafond est fixé à 300 Ariary. La deuxième tranche, elle, coûte toujours 764 Ariary.
⭕Mais l’optimisation du tarif concerne aussi les consommateurs des zones 2 et 3, où le tarif économique est désormais aligné à celui de la zone 1. Selon l’ancien système de tarification, les abonnés du tarif 16 dans les zones où la production au fuel et au gasoil prédominent payaient respectivement 413 Ariary et 550 Ariary le kwh. -

ETATS-UNIS – Investiture sous haute sécurité de Joe Biden qui axe son discours sur l’unité
Antananarivo, 20 Janvier, 23h12 – 25000 soldats de la garde nationale et des milliers de policiers ont été déployés ce mercredi pour assurer la sécurité de la cérémonie d’investiture de Joe Biden, 46ème président des États-Unis. Des mesures exceptionnelles alors que le pays semble encore traumatisé par les violences meurtrières survenues au Capitole le 9 Janvier et continue de traverser la crise sanitaire tout aussi meurtrière de la Covid-19.
Et c’est dans ce contexte particulier qu’après avoir prêté serment, le nouveau président des États-Unis promet de se battre « aussi dur pour ceux qui ne l’ont pas soutenu que pour ceux qui l’ont fait ». « Pour ceux qui me désapprouvent, je vous demande une chose : écoutez-moi. Je serai un président pour tous les Américains, tous les Américains », lance-t-il dans son discours.
L’unité était au cœur du discours de Joe Biden « face aux sentiments que nous rencontrons : colère, solitude, extrémisme ». « Les désaccords font partie de la démocratie », reconnaît-il tout en soutenant que « nous avons beaucoup à faire, beaucoup à réparer, à construire, à soigner ». -

ECONOMIE – Evaluer la hausse des prix avec l’indice des prix à la consommation
Lorsque l’indice des prix à la consommation augmente d’une année à l’autre, cela signifie que les prix ont connu une hausse. Mais cela ne veut pas forcément dire que le pouvoir d’achat des consommateurs a baissé. Pour l’économiste Andrinantenaina Ramarifeno, membre du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar, il vaut mieux suivre l’évolution des prix à partir des prix affichés sur le marché. Sauf si on est une entreprise qui scrute l’IPC pour comprendre pourquoi le prix a augmenté ou a plutôt baissé. Et ajuster ensuite sa politique de production. Explications.





