Catégorie : Actualité
-

JUSTICE – Des magistrats de Fianarantsoa et de Toliara formés sur la législation et la problématique du foncier
Antananarivo, 5 Décembre, 16h15 – Le ministère de la Justice renforce les capacités des magistrats en matière de droit foncier. C’est ainsi que les magistrats judiciaires du ressort de la Cour d’appel de Fianarantsoa et de celle de Toliara, ceux du tribunal de première instance de Morondava, ainsi que les magistrats administratifs du tribunal administratif de Fianarantsoa ont reçu du 2 au 4 Décembre une formation sur « la responsabilité et la redevabilité du magistrat dans le cadre de la problématique du foncier ».
Compte tenu du nombre important des problèmes liés à la sécurisation foncière, « il est plus que nécessaire de consolider les connaissances et les capacités professionnelles des magistrats sur la problématique du foncier et plus spécifiquement sur la législation relative au certificat foncier », indique un communiqué du ministère de la Justice. La formation portait, entre autres, sur les nouvelles foncières, les procédures d’acquisition des terres, les conflits fonciers les plus récurrents, les infractions liées à la pratique du foncier et à la jurisprudence en matière foncière.
Organisée en partenariat avec le projet Hay Tao à travers la Solidarité des intervenants sur le foncier (SIF), la session s’est déroulée à Fianarantsoa. Elle a été présidée par Nelly Rakotobe, présidente honoraire de la Cour suprême et formateur de l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes, assistée de Rosette Bazezy, présidente de chambre à la Cour d’appel d’Antananarivo.Photo : Ministère de la Justice -

COMMERCE – L’Etat fixe un prix plafond de 550 ariary le « kapoaka » de riz sur le marché
Antananarivo, 5 Décembre, 8h50 – « Le prix d’une mesure de riz ne doit pas dépasser 550 Ariary ». Une réunion d’urgence entre les différents acteurs du secteur riz convoquée vendredi après-midi par le Premier ministre Christian Ntsay a établi, en d’autres termes, que le prix du kilo du riz doit être de 1925 ariary au plus. Le communiqué de presse publié à l’issue de la réunion indique « espérer que le prix du riz sur le marché baissera dès demain (ndlr : ce samedi) ». « Cette baisse devrait être effective auprès des détaillants et des contrôles seront menés par le ministère de l’Industrie, du commerce et d’artisanat », ajoute le communiqué.
Pour faire baisser le prix du riz sur le marché, les participants à la réunion de Mahazoarivo ont « pris la décision de faire baisser dans les meilleurs délais les prix du riz importé », espérant ainsi que celui du riz local suivra la tendance. « Quand le prix du riz importé augmente, celui du riz local suit également cette hausse », explique le communiqué.
Aucun détail n’est donné sur la manière dont les autorités comptent faire baisser dès ce samedi le prix du riz importé. Le communiqué indique toutefois que « tous les participants à la réunion ont manifesté leur accord par rapport à la solution convenue ». Outre le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, ont également participé à la rencontre le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, le gouverneur de la Banque centrale, les représentants des importateurs et des producteurs de riz ainsi que les représentants des grossistes.
Le Premier ministre, cité par le communiqué, a néanmoins prévenu les spéculateurs. « Ceux qui cachent le riz pour en augmenter ensuite le prix ne seront plus tolérés », a-t-il souligné, rapporte le communiqué. Il est par ailleurs annoncé « l’arrivée au pays de plus de 100 000 tonnes de riz avant la fin de l’année », ainsi que « l’augmentation de la capacité d’aménagement des surfaces cultivables ainsi que la sensibilisation des paysans à l’utilisation des technologies modernes afin d’améliorer le rendement rizicole ». A entendre le Premier ministre, « les résultats de ces mesures peuvent être ressentis dans quelques mois et non au bout de plusieurs années ».

-

JOHANN PLESS : « Le secteur tourisme aux prémices d’une crise économique majeure »
Malgré la reprise et le déconfinement, le secteur du tourisme est encore à moins de 10 % de reprise des activités. Et l’avenir ne s’annonce pas brillant : au 30 Janvier, les opérateurs auront à faire face aux arriérés cumulés ces huit derniers mois. Ce qui pourra être fatal aux petites et moyennes entreprises. Le point de la situation à quelques semaines des vacances de fin d’année avec Johann Pless, président de la fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar.
-

SANTE – Crainte d’un retour d’une nouvelle épidémie de rougeole à cause de la baisse des vaccinations
Antananarivo, 4 Décembre, 14h30 – Le ministère de la Santé publique redoute la résurgence de certaines épidémies qui touchent les enfants de bas âge est à cause de la baisse du taux de vaccination durant la pandémie du Covid-19. « Une nouvelle épidémie de rougeole est à craindre si des actions ne sont pas menées rapidement », prévient le docteur Bodo Ramamonjisoa, directeur du programme élargi de vaccination auprès du ministère de la Santé publique. « La poliomyélite est aussi à craindre », ajoute-t-elle.
Pour éviter que cela ne se produise, le ministère indique vouloir entreprendre des actions afin de retrouver tous les enfants qui n’ont pas été vaccinés ou qui n’ont pas fait les rappels durant la fin de cette année et au début de l’année prochaine. « Nous sensibilisons les parents afin qu’ils viennent au plus vite faire vacciner les enfants et nous allons les chercher dans les zones les plus reculées », explique-t-elle.
A part la rougeole et la poliomyélite, les enfants sont aussi exposés à d’autres maladies faute de vaccin comme la coqueluche, la diphtérie, le tétanos ou encore la tuberculose. A cause de la pandémie, le taux de vaccination n’a été que de 88% au lieu de 95% ainsi que le prévoient les normes. Selon la première responsable du service de vaccination, cette situation est principalement due à la crainte des mères d’emmener leurs enfants au sein des centres de santé mais aussi au fait que le personnel de santé a été engagé dans la lutte contre la Covid-19.





