Catégorie : Actualité

  • INTEMPERIE – La communauté internationale se positionne pour soutenir financièrement Madagascar en réponse au passage du cyclone Gezani

    INTEMPERIE – La communauté internationale se positionne pour soutenir financièrement Madagascar en réponse au passage du cyclone Gezani

    Les partenaires techniques et financiers de Madagascar se mobilisent pour soutenir Madagascar après le passage du cyclone Gezani. “Nous avons ici parmi nous un bon nombre de partenaires à travers lesquels nous avons positionné des ressources financières pour l’anticipation et aussi la réponse”, déclare Anthony Ngororano, coordonnateur résident des Nations Unies à Madagascar, en marge d’une rencontre organisé par le colonel Michaël Randrianirina, ce jeudi matin à Toamasina.

    “Nous sommes venus pour réaffirmer que la communauté internationale marche côte à côte avec le peuple malgache”, poursuit le diplomate d’origine rwandaise. A l’en croire, les partenaires techniques et financiers veulent “appuyer, être ensemble pour faire en sorte que la résilience du peuple malgache soit renforcée”.

    Il a salué la posture anticipatoire du gouvernement. “Nous avons tous témoigné que pour la première fois, le gouvernement était aux côtés du peuple avant la crise. Et ceci fait de Madagascar un exemple pour la région qui est là”, continue-t-il.

    Cette réunion fait suite à l’appel à la solidarité lancé par le Chef de l’État avec les partenaires internationaux et la déclaration de sinistre national par le gouvernement. “Ce qu’il faut retenir, c’est la volonté de la communauté internationale de collaborer avec les Malgaches pour faire face à ces dégâts”, rapporte le pensionnaire d’Iavoloha, à la sortie de cette réunion. A l’entendre, il existe un véritable élan de solidarité. Il évoque une réponse immédiate.

  • CATASTROPHE NATURELLE – Gezani inflige des sinistres matériels substantiels à l’économie de Toamasina

    CATASTROPHE NATURELLE – Gezani inflige des sinistres matériels substantiels à l’économie de Toamasina

    Le poumon économique de Madagascar paralysé. L’heure est à l’évaluation des dommages et à l’analyse de l’impact macroéconomique du passage du cyclone Gezani à Toamasina, dans la nuit de mardi à mercredi. En plus de la neutralisation mécanique du terminal à conteneurs du Grand Port, le secteur industriel de cette partie de l’île subit des sinistres matériels substantiels impactant directement leurs actifs de production.

    Au port de Toamasina, les grues et portiques considérées comme des géants d’acier se sont tordues, ont été terrassés ou ont subi de graves déformations sous la violence des vents et des rafales, 185km/h jusqu’à 250km/h au moment de l’impact. Le renversement des cavaliers de parc brise le maillon central de la chaîne logistique tandis que les conteneurs avaient été projetés et éparpillés avec une facilité déconcertante sous l’effet des éléments. Le terminal à conteneurs avait en gros subi une neutralisation mécanique majeure.

    Le secteur industriel fait de son côté face à des sinistres matériels substantiels. La rupture de l’approvisionnement énergétique constitue actuellement le goulot d’étranglement principal, menaçant la continuité d’exploitation des unités de transformation de produits halieutiques.

    Pour le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), le maintien de la chaîne du froid est un impératif critique. Et l’activation de solutions d’énergie de substitution, comme des groupes électrogènes, est une mesure d’urgence visant à prévenir une dépréciation irréversible des stocks de marchandises périssables.

    Malgré la paralysie partielle des activités, les entreprises indiquent privilégier une politique de maintien de l’emploi. Elles s’efforcent d’éviter le recours au chômage technique, misant sur la résilience sociale et l’accompagnement de leurs collaborateurs dans cette situation.

    Des entreprises appellent alors à des mesures de soutien et mènent un plaidoyer fiscal. Afin de restaurer la liquidité et de soutenir la trésorerie des entreprises sinistrées, des concertations devraient être engagées avec l’Administration pour accélérer des leviers. Il peut s’agir du traitement prioritaire du remboursement des crédits de TVA, dont les entreprises franches sont créancières, ou encore d’une moratoire et assouplissement financier. Un appel à la solidarité économique est par ailleurs lancé en faveur du pôle de Toamasina pour soutenir la reconstruction de cet appareil productif stratégique.

  • CYCLONE GEZANI – L’OMS débloque un soutien financier d’urgence d’un montant de 250 000 dollars

    CYCLONE GEZANI – L’OMS débloque un soutien financier d’urgence d’un montant de 250 000 dollars

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de débloquer une somme conséquente pour aider Madagascar dans le cadre de riposte post-cyclonique. Selon un communiqué du ministère de la Santé publique, mercredi, il s’agit d’un soutien financier d’urgence d’un montant de 250 000 dollars, soit environ 1,125 milliards d’ariary.

    Il est indiqué dans ce communiqué que “ce financement, considéré comme un fonds catalytique, est destiné à l’achat de médicaments et d’équipements essentiels nécessaires de toute urgence pour répondre à la situation sanitaire actuelle”. Ce fonds est destiné aux régions touchées par le cyclone Gezani.

    En complément, des actions de plaidoyer et de mobilisation de fonds plus importantes seront menées avec l’appui de l’OMS et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) indique le ministère de la Santé publique. Cet organe des Nations Unies chargé de la coordination de l’aide humanitaire a le rôle de coordonner les partenaires et les bailleurs de fonds internationaux afin de garantir que le soutien et l’assistance apportés aux populations sinistrées soient cohérents et efficaces, permettant ainsi de renforcer la reconstruction après les dommages causés par le cyclone.

    Afin de mobiliser plus de fonds et d’aides extérieurs le gouvernement malgache a déclaré l’état de sinistre national en Conseil de gouvernement mercredi. En même temps, l’Exécutif appelle à la solidarité de la population malgache pour aider les communes les plus touchées par le cyclone tropical intense.

  • ENERGIE – Les autorités prévoient jusqu’à deux semaines pour rétablir à la normale la situation de l’électricité sur le RIA et le RIT après le passage de Gezani

    ENERGIE – Les autorités prévoient jusqu’à deux semaines pour rétablir à la normale la situation de l’électricité sur le RIA et le RIT après le passage de Gezani

    Le relèvement prendra du temps après le cyclone tropical Gezani. Le retour à la normale et le rétablissement complet de la fourniture d’électricité pourraient prendre jusqu’à deux semaines dans certaines zones, à la suite des dégâts causés par le cyclone Gezani, indique le ministère de l’Énergie et des hydrocarbures dans un communiqué.
     
    Le ministère évoque les fortes pluies pour expliquer les dégâts et les dégradations causés sur les infrastructures du réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) et du réseau interconnecté de Toamasina (RIT). Celles-ci causent “d’importantes perturbations sur la production et la distribution d’électricité”, souligne-t-il.
     
    A Toamasina, la Jirama rapporte des dégâts sur 80% du réseau de distribution d’électricité avec la destruction et la chute d’une dizaine de transformateurs, de 50 poteaux électriques de moyenne tension et de 900 poteaux électriques de basse tension. Afin de parer au plus pressé, la Jirama annonce le départ de deux groupes électrogènes de 500 kVA et de 160 kVA pour faire tourner en urgence les stations de production d’eau dans la localité en attendant le rétablissement du réseau électrique.
     
    Pour Antananarivo et ses environs, l’une des principales causes est “l’accumulation de débris charriés par les crues qui obstruent les grilles du barrage d’Andekaleka, principal fournisseur d’électricité du réseau interconnecté d’Antananarivo. Or, selon le ministère, “le niveau de l’eau y atteint environ 2,5 mètres, empêchant pour l’instant les équipes techniques d’intervenir pour procéder au nettoyage et au dégagement des installations”. La Jirama a également évoqué la panne sur 14 lignes du réseau mais indique que “10 lignes ont pu être rétablies” depuis mercredi.
  • CATASTROPHE – La reprise du travail fixée au vendredi 13 février pour Toamasina après le passage du cyclone Gezani

    CATASTROPHE – La reprise du travail fixée au vendredi 13 février pour Toamasina après le passage du cyclone Gezani

    Une journée chômée de plus. Le passage dévastateur du cyclone Gezani sur la côte Est de Madagascar a mis la ville de Toamasina à l’arrêt. Face à l’ampleur des dégâts, les autorités locales ont officiellement reporté à ce vendredi la reprise des activités professionnelles.

     

    Dans une déclaration vidéo diffusée par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le Préfet de Toamasina, Hervé Philibert Andriamanantsoa, annonce la mesure exceptionnelle. “Le Centre opérationnel de gestion des risques et des catastrophes de la région Atsinanana a décidé que tous les employés ne travailleront pas ce jeudi 12 février 2026”, précise le Préfet. Selon lui, cette décision a été prise en raison de la situation actuelle et des nombreux dégâts causés par le passage du cyclone ici à Toamasina. Les travailleurs devront alors reprendre les chemins de leurs bureaux ce vendredi.

     

    La ville du Grand Port, frappée de plein fouet par le cyclone tropical intense Gezani et ses 185km/h mardi, offre aujourd’hui un visage de désolation. Les vents violents et les fortes pluies qui ont frappé Toamasina I et II pendant presque 12 heures, des environs de midi à presque 1h du matin, n’ont épargné aucun quartier. Plusieurs maisons d’habitation et des infrastructures ont été détruites ou endommagées. Le BNGRC estime que Toamasina et la région d’Atsinanana ont été détruites à 80 à 90% par le monstre atmosphérique.

  • GEZANI – Madagascar déclaré en état de sinistre national

    GEZANI – Madagascar déclaré en état de sinistre national

    L’appel à la solidarité internationale officiellement lancé. Face au lourd bilan aussi bien humain (au moins 31 morts) que matériel (80% de destruction à Toamasina) du cyclone Gezani, Madagascar sollicite “partenaires et bailleurs de fonds” à l’aider à se relever de la catastrophe.

     

    Comme annoncé par le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, le Conseil des ministres de mercredi a déclaré l’état de sinistre national afin de pouvoir déclencher les appuis internationaux. “Madagascar ne peut pas s’en sortir seul par ses propres moyens”, confie le chef de l’Etat à la presse.

     

    Le bilan provisoire arrêté mercredi à 16h30 et publié dans la soirée par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) fait état de 31 morts dont 29 à Toamasina. Quatre personnes sont signalées disparues tandis que 36 autres sont blessées. Plus de 250 000 individus issus de 68 406 ménages sont déclarés sinistrés.

     

    Sur le plan matériel, le BNGRC rapporte une destruction de 80 à 90%. De nombreuses infrastructures publiques dont l’hôpital d’Analankininina ou encore les bâtiments de l’Université de Toamasina, ont été endommagées. D’importants dégâts sont signalés au Port ainsi que sur divers bâtiments administratifs. Plus de 54 000 cases et maisons d’habitation ont été partiellement où totalement détruites. Près de 500 salles de classe sont décoiffées, 32 sont partiellement détruites et 11 le sont totalement.

  • Cyclone Gezani à Toamasina – 11 individus meurent noyés dans un conteneur

    Cyclone Gezani à Toamasina – 11 individus meurent noyés dans un conteneur

    Antananarivo, 11 février, 21h57- Un drame dans le drame. 11 individus ont perdu la vie alors qu’ils se sont abrités dans un conteneur vide à Amboakarivo, dans la commune rurale d’Amboditandroho à Toamasina II lors du passage de Gezani, rapporte le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) dans son dernier bilan publié ce mercredi soir. “Ils sont morts noyés”, ajoute le rapport.

    A en croire une source auprès de la direction régionale de la sécurité publique de la région d’Atsinanana, ils étaient 22 individus à avoir occupé le conteneur pour se mettre à l’abri au moment où les vents ont soufflé fort et les pluies tombées à verse dans la nuit de mardi à mercredi. “Neuf d’entre eux ont pu s’en sortir”, poursuit notre source. Selon les données du BNGRC, deux autres personnes sont signalées disparues. Par ailleurs, parmi les décès se trouvent une femme et un enfant, indique encore notre source. Les neuf rescapés, eux, sont pris en charge en établissement de soins.

    “Le conteneur dans lequel ils croyaient avoir trouvé refuge a été emporté par les vents et a fini sa course dans la mer”, confie notre source. “Ils devaient craindre que leurs maisons soient détruites par les vents”, poursuit-elle. “Les vents étaient exceptionnellement forts”, rappelle encore notre interlocuteur. Entré sur le littoral du district de Toamasina II à 19h30, le cyclone tropical intense Gezani avait dans son sillage des vents de 180km/h et des rafales de 250km/h au moment de l’impact.

     

    Photo : BNGRC

  • Cyclone Gezani :  La région d’Atsinanana dévastées à 80-90%, selon le BNGRC

    Cyclone Gezani : La région d’Atsinanana dévastées à 80-90%, selon le BNGRC

    Paysage de désolation à Toamasina et ses environs. La région d’Atsinanana est détruite à 80, voire à 90% par le passage du cyclone tropical Gezani, indiquent les premières estimations du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes. Les images transmises aussi bien par le BNGRC que par la présidence montrent des bâtiments détruits, des toits mais aussi des portes et des fenêtres arrachés, des arbres déracinés qui jonchent les rues, des poteaux électriques coupés. Selon les données publiées par les services météorologiques, Gezani a frappé fort à son atterrissage sur le littoral de Toamasina II à 19h30 mardi avec des vents de 180 km/h et des rafales atteignant 250km/h. A 19h, alors qu’il n’était plus qu’à 20km des côtes de la Ville du Grand Port, le système avait atteint son apogée, avec des vents moyens de 195km/h et des rafales jusqu’à 270km/h. Il a ensuite traversé Toamasina d’Est en Ouest et n’a quitté la région d’Atsinanana que vers 1h du matin au stade de forte tempête tropicale avec des vents de 110km/h et des rafales jusqu’à 150km/h.

     

  • INTEMPÉRIES – Neuf décès enregistrés à Toamasina II après le passage du cyclone Gezani, selon le premier bilan proviosoire du BNGRC

    INTEMPÉRIES – Neuf décès enregistrés à Toamasina II après le passage du cyclone Gezani, selon le premier bilan proviosoire du BNGRC

    Un premier bilan humain plutôt lourd. Neuf morts sont rapportés par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) dans son premier bilan provisoire du passage du cyclone tropical Gezani. Ces décès sont signalés dans l’ensemble du district de Toamasina II qui compte une quinzaine de communes. Par ailleurs, 19 personnes sont signalées blessées tandis que 1 936 personnes ont été déplacées préventivement.

    C’est dans la partie littorale de Toamasina II que Gezani a atterri mardi à 19h30 avec des vents de 185km/h et des rafales atteignant 250km/h. Le système n’a quitté le district que vers 1h du matin par la commune de Fito, du côté de la limite de la région d’Atsinanana au stade de forte tempête tropicale avec des vents de 110km/h et des rafales atteignant 155km/h.

  • TOURISME – Digitalisation intégrale des parcours d’inscription au salon ITM 2026

    TOURISME – Digitalisation intégrale des parcours d’inscription au salon ITM 2026

    Le paysage événementiel malgache s’apprête à vivre un tournant technologique majeur. L’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) a officiellement ouvert, ce 9 février 2026, la phase de recrutement des exposants pour les prochaines éditions de l’International Tourism Fair (ITM) et de l’International Handicraft Fair (IHM). Rompant avec les méthodes traditionnelles, l’ONTM impose désormais un tunnel de conversion 100 % numérique, dématérialisant l’accès à l’événement.

    De l’inscription initiale au retrait des badges, en passant par les transactions financières via la solution Vanilla Pay, chaque étape est désormais tracée en ligne. Cette stratégie de « zéro papier » vise à injecter plus de transparence dans les flux financiers et à fluidifier l’expérience des participants, marquant ainsi la volonté de Madagascar de moderniser ses standards professionnels face à la concurrence régionale.

    Sous le haut patronage de la ministre Lucie Lily Vololoniaina Rafaralahy, ce double salon, prévu au Centre de conférence internationale Ivato du 11 au 14 juin prochain, se positionne non plus seulement comme une vitrine, mais comme un véritable instrument de performance économique pour la Grande Île. Avec une cible ambitieuse de 500 stands, l’organisation mise sur un brassage entre opérateurs du tourisme et artisans d’excellence pour maximiser les opportunités d’affaires dans la zone océan Indien.

    Au-delà de l’aspect technique, ce rendez-vous s’inscrit dans une dynamique de structuration du secteur privé. En réservant l’accès aux seuls opérateurs formels, le ministère et l’ONTM entendent assainir le marché et encourager la professionnalisation des acteurs du tourisme et de l’artisanat. Plus qu’une simple exposition, l’ITM et l’IHM sont présentés comme des investissements stratégiques à haut rendement, destinés à créer des passerelles solides entre les politiques publiques et les initiatives privées. L’enjeu est de transformer l’attractivité naturelle de Madagascar en un levier de croissance durable et quantifiable.