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Catégorie : Actualité
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COOPERATION – 134 millions d’aides budgétaires de la Banque mondiale, de la BAD et de l’AFD en attente de décaissement
Antananarivo, 2 Novembre, 17h10 – Les aides promises par les bailleurs de fonds en vue de soutenir Madagascar dans sa lutte contre la Covid-19 ne sont pas toutes décaissées. Selon le troisième rapport provisoire publié ce lundi par le ministère de l’Economie et des finances, des appuis budgétaires d’urgence d’un montant total de 134 millions de dollars ne sont pas encore décaissés. Il s’agit de fonds censés provenir de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Agence française du développement (AFD).
⭕️Les appuis de la BAD et de l’AFD étaient dans le pipe du gouvernement depuis le dernier rapport provisoire de Juillet 2020. D’un montant de 42 millions de dollars, l’aide de la BAD consistait en un appui en réponse à la Covid 19. Elle avait été approuvée par le Conseil d’administration de la Banque le 22 Juillet 2020, et l’accord de financement a été signé le 5 Août 2020. L’appui de l’AFD, pour sa part, s’élève à 17,08 millions de dollars. Il s’agit d’un financement complémentaire au prêt de contingence pour la gestion des risques et des catastrophes, approuvé le 19 Mai 2020 et dont la convention a été signée le 6 Août 2020.
⭕️En négociation en Juillet 2020, l’appui budgétaire de la Banque mondiale avait été approuvé par son Conseil d’administration le 27 Août 2020. L’accord de financement avait été signé le 8 Septembre 2020. Les engagements du gouvernement malgache pour en obtenir le décaissement comprenaient, entre autres, la mise en place d’un fonds de réponse Covid-19 dédié pour gérer de manière transparente les dépenses d’urgence, d’un plan de réponse pour soutenir le secteur privé et préserver les emplois et de mesures pour renforcer la transparence de la dette.
?L’adoption d’une nouvelle politique de raccordement électrique et de tarification au profit des populations vulnérables, ainsi que la prise de mesures pour maintenir la liquidité et l’accès au crédit pour les entreprises viables font également partie des engagements du gouvernement dans le cadre de cet appui.
?Selon un communiqué de la Banque mondiale publiée dans la foulée de la signature de l’accord de financement, son appui vient en complément de la facilité de crédit rapide du Fonds monétaire international (FMI) qui avait déjà été décaissé en Juillet, ainsi que des appuis budgétaires supplémentaires de l’AFD et de la BAD encore en attente de décaissement, donc. -

INSECURITE ALIMENTAIRE – Lancement officiel de l’opération « Mahakama Ho An’Ny Atsimo » ce lundi
Antananarivo, 2 Novembre, 12h05 – « Mahakama Ho An’Ny Atsimo », en français signifie « Des Vivres Pour Le Sud ». Et comme son nom l’indique, il s’agit d’envoyer, d’acheminer et de distribuer des vivres pour les habitants du Sud actuellement victimes de l’insécurité alimentaire. L’opération a été officiellement lancée ce lundi lors de la cérémonie de signature de la convention de partenariat entre l’ONG Bovima et la Banque alimentaire de Madagascar BAM, initiatrices du projet avec l’Office national de nutrition (ONN) au siège du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) à Antanimora.
Les premiers dons mobilisés par l’ONG Bovima et par la Banque alimentaire vont permettre de distribuer 3 675 000 repas pour 35 000 bénéficiaires. Ils sont constitués de 250 tonnes de farine améliorée produite localement par Agrikoba, 100 tonnes de maïs concassé, 82 tonnes de céréales et de légumineuses, environ 12 tonnes d’huile alimentaire, mais aussi de 30 citernes de 500 litres.
Les premiers convois quitteront la capitale cette semaine. Avec le fort déficit pluviométrique qui a sévi cette année dans les régions d’Androy, d’Anosy et d’Atsimo Andrefana, plus de 90% des récoltes ont été perdues. Selon le cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) publié en Avril, « au moins 1 620 000 personnes se trouvent en situation d’insécurité alimentaire. Plus de 550 000 d’entre elles sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë sévère, dont 27 000 en phase d’urgence ».
« Les habitants de l’Anosy et de l’Androy ont plus que jamais besoin que nous leur tendions la main », appelle Danil Ismaël, Président de l’ONG Bovima. « Ceci signifie qu’il faut leur apporter en urgence le maximum de vivres qui leur permettront de se nourrir afin de pouvoir continuer à produire, mais aussi les aider à s’approvisionner en eau pour la consommation des ménages, l’abreuvage du bétail et l’agriculture », poursuit-il.
Moumini Ouedraogo, représentant et directeur du Programme alimentaire mondial (PAM), une des parties prenantes de la Banque alimentaire de Madagascar, de son côté, estime qu’il « faut intervenir rapidement pour éviter que la situation ne s’aggrave et pour éviter que davantage de familles ne tombent dans la phase de crise ou d’urgence jusqu’à l’arrivée des prochaines récoltes ».

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MINES – La Banque centrale assure ne pas vouloir détenir le monopole de l’achat des produits aurifères nationaux
Antananarivo, 1er Novembre, 12h38 – La Banque centrale de Madagascar rassure les opérateurs aurifères. Bien qu’elle va commencer à acheter de l’or sur le marché local pour constituer sa réserve d’or, elle assure qu’elle ne sera pas la seule à avoir le droit d’en acheter. Son gouverneur Henri Rabarijohn a rappelé que « BFM (Banky Foiben’i Madagasikara) n’entend pas détenir le monopole de l’achat des produits aurifères nationaux », indique la Banque centrale dans un communiqué publié à l’occasion de la signature des conventions de partenariat avec les opérateurs aurifères auprès desquels il va acheter de l’or, vendredi. « Les autres opérateurs et exploitants peuvent toujours continuer à pratiquer leurs activités dans le cadre formel », poursuit le gouverneur cité par le communiqué.
?L’entrée de la Banque centrale sur le marché de l’or ne manquera pourtant pas d’apporter du changement dans le secteur aurifère. « Ce partenariat est un signal fort démontrant qu’il est possible d’opérer dans le secteur aurifère dans un cadre formel, transparent et respectueux de l’environnement », indique BFM.
?L’idée est aussi d’assainir le secteur en mettant un coup d’arrêt aux exportations illicites et en tentant de couper à la source l’approvisionnement des exportateurs illicites. Cela passera, entre autres, par la « mise en place d’une ligne de crédit spécifique auprès des banques commerciales de la place permettant aux opérateurs partenaires de s’affranchir des réseaux de financement informel soutenant les exportations illicites d’or », souligne-t-elle.
?20 opérateurs ont répondu à l’appel à manifestation d’intérêt lancé en Septembre par la Banque centrale. Seize d’entre eux « ont pu satisfaire aux exigences et sont donc sélectionnées pour être les premiers partenaires de BFM dans cette initiative ». Les conventions de partenariat entre ces sociétés et BFM ont été signées vendredi « afin de formaliser les engagements réciproques des parties ».
Photo : Banky Foiben’i Madagasikara -

ETAT-CIVIL – Naina Andriantsitohaina célèbre le mariage collectif de 24 couples à l’Hôtel de ville
Antananarivo, 1er Novembre, 10h00 – Certaines mariées ont été en blanc et voilées. D’autres ont porté de longues robes couleur pastel. Puis il y a celles qui ont juste mis leur plus beau costume de dimanche. Chez les hommes, la plupart ont été en chemise et n’ont pas porté de cravate : normal, on est en été. Puis, les chemises étaient bien neuves. Quelques-uns, ceux qui avaient dans les bras les femmes en blanc, ont quand même porté le costume.
Ils sont 24 couples à s’être dit oui devant le maire et ses collaborateurs, samedi. Ils n’ont peut-être pas eu droit à la solennité d’une cérémonie plus intime, compte tenu du caractère collectif du mariage. Mais ils ont eu droit à la bénédiction municipale. « Nous leur avons souhaité d’être un foyer modèle au niveau de leur famille et de leur communauté », confie Naina Andriantsitohaina, le premier magistrat d’Antananarivo qui a dirigé la cérémonie aux côtés des six délégués d’arrondissement. Et à la sortie de la salle de mariage, la première dame de la capitale leur a offert un joli bouquet de fleurs blanches.
A en croire le maire, de nombreux couples avaient souhaité participer à cette cérémonie, mais pour cette première vague, seuls 24 ont été retenus. « La démarche est surtout destinée aux couples qui n’ont pas les moyens de payer les frais de procédure », explique-t-il sur sa page Facebook. Il estime, par ailleurs, que « la Commune a le devoir de marier civilement les citoyens ». « Nous ferons de notre mieux pour avoir une ville avec des citoyens modèles, respectueux et vivant en harmonie », conclut-il.

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ECONOMIE – 14 millions d’euros de la Banque africaine de développement pour soutenir l’industrialisation de Madagascar
Antananarivo, 31 Octobre, 23h42 – Un nouveau projet pour renforcer le secteur industriel. La Banque africaine de développement a approuvé mercredi un prêt d’environ 14,52 millions d’euros pour financer le projet d’appui à l’industrialisation et au secteur financier (PAISF). Visant à « transformer le secteur industriel de Madagascar pour en faire le principal moteur de la croissance et de la création d’emplois décents », le PAISF vient « en appui direct au Plan émergence de Madagascar », souligne le communiqué de la BAD.
?Les fonds octroyés dans le cadre du projet seront essentiellement destinés à « favoriser les conditions de l’investissement privé dans le secteur manufacturier » et à « accélérer le développement des zones d’émergence industrielle (ZEI) ». Il s’agira, plus concrètement, « d’appuyer l’industrialisation régionale sur le modèle ‘un district, une usine’ » et de faciliter « la création d’un fonds de partenariat public-privé pour mieux inciter le secteur privé à s’impliquer dans le développement des infrastructures ».
?Mais le projet entend aussi, à travers un appui au Fonds national de développement industriel (FNDI), « fournir une aide financière aux petites et moyennes entreprises (PME) malgaches tout en accompagnant leur intégration dans la chaîne de valeur industrielle ». Il devrait également « faciliter l’intégration régionale en favorisant les investissements régionaux dans les ZEI malgaches, notamment depuis Maurice et l’Afrique du Sud dans les secteurs textile et agroalimentaire ».
Photo d’illustration : Présidence de la République de Madagascar -

TRANSPORT – Fréquence réduite des vols cargos de DHL pendant la crise
Antananarivo, 31 Octobre, 21h00 – Un service fonctionnel mais réduit. Les vols de livraison de DHL sont passés d’une fréquence quotidienne à trois vols par semaine durant la crise sanitaire, faisant ainsi baisser de 25% leurs activités. Selon Yves Koichiro Andrianaharison, directeur général de DHL, la baisse des fréquences des vols cargos entraîne également des « coûts supplémentaires » pour la société. Cependant, « nous gardons le même tarif pour les clients », affirme-t-il.
⭕️Avec le retour du confinement en France, la situation n’est pas près de s’améliorer, mais l’entreprise entend tenir bon. Elle dit même être en phase de réflexion afin de faire passer la fréquence hebdomadaire des vols cargos de livraison de trois à cinq par semaine.



