

Antananarivo, 24 Octobre, 11h25 – A Madagascar, les prix doivent être affichés en Ariary et les factures établies dans la monnaie nationale sauf si les produits et les services sont destinés à l’étranger. La Banque centrale a encore rappelé vendredi les dispositions du décret qui prévoit cette obligation pour toute entreprise et tout commerçant exerçant à Madagascar.
⭕️« L’affichage des prix des marchandises et des prestations de services fournies sur le territoire douanier national, les contrats de baux d’habitation et commerciaux ainsi que les factures émises par une personne physique ou morale résidente doit être établie en Ariary », souligne-t-elle dans un communiqué. « Les règlements des prix des contrats et des factures établis sur le territoire national doivent également être assurés en Ariary », poursuit-elle.
⭕️Elle souligne toutefois que dans certains cas, notamment pour des opérations réalisées avec l’étranger, les prix et le factures peuvent être affichés et émises en monnaie étrangère. Il s’agit, entre autres, des services transfrontaliers et maritimes, des contrats de baux d’habitation et commerciaux des entreprises franches, des factures des entreprises d’exportations de biens et de services à destination de l’étranger et des entreprises franches.
?Selon la Banque centrale, toute infraction à ces dispositions « est passible des peines prévues par l’article 473 du Code pénal ». Cette disposition prévoir, entre autres, « une amende de 2 000 Ariary jusqu’à 100 000 Ariary et d’un emprisonnement jusqu’à 29 jours au plus ».
?Le rappel de la Banque centrale intervient alors que l’Ariary poursuit sa dépréciation. Sur le marché interbancaire de devises (MID), l’euro s’échange à 4631 Ariary, le dollar à 3932,77 ariary. Le cours de change actuel amène certains spéculateurs à afficher leurs prix en euro ou en dollars, de façon à gagner au change au moment de la conversion. Par ailleurs, un certain nombre d’hôtels, restaurants, magasins de luxe et autres agences immobilières, affichent habituellement leur prix en devises étrangères.

Antananarivo, 24 Octobre, 8h30 – L’affaire Eddy Maminirina, opérateur économique accusé de trafic de bois de rose, devrait repasser devant la Cour spéciale de lutte contre les trafics de bois de rose et de bois d’ébène. En attendant, l’accusé qui avait été mis en liberté provisoire est maintenu en prison suite à une décision prononcée la semaine dernière par la Cour de cassation toute chambres réunies. « L’accusé Eddy doit encore garder prison (ndlr : rester en prison) jusqu’à ce que son cas soit réexaminé par la Cour spéciale bois de rose », indique un communiqué de la Cour suprême publié vendredi par le ministère de la Justice.
Si la Cour de cassation toutes chambres réunies saisie par le procureur général de la Cour suprême a pu suspendre l’exécution de la décision de mise en liberté provisoire prononcée par une chambre de la Cour de cassation, elle ne peut casser l’arrêt de cassation du verdict initial de la Cour spéciale. « Dans des cas comme celui-ci, l’affaire revient devant la Cour d’appel pour être rejugée selon la décision de la Cour de cassation », explique Johnny Andriamahaferivo, ministre de la Justice, cité par un communiqué du ministère de la Justice. « Ce sont de nouveaux juges qui jugeront l’affaire », poursuit-il.
Il y a un peu plus de deux semaines, une chambre de la Cour de cassation avait cassé l’arrêt de la Cour spéciale de lutte contre les trafics de bois de rose qui avait condamné Eddy Maminirina à cinq ans de prison et deux milliards d’ariary d’amende. Elle avait en même temps prononcé une décision de mise en liberté provisoire en attendant le nouveau passage devant le juge. Mais le ministre de la Justice a aussitôt indiqué à la presse avoir bloqué la décision de la cour de cassation et convoqué l’assemblée générale de la Cour suprême. Eddy Maminirina avait été arrêté en Février 2019, et est passé devant le juge en Décembre 2019.

Après des années de tension avec ses clients, la Jirama entend rétablir le courant avec ses abonnés. Pour atteindre cet objectif, elle mise sur la digitalisation, une nouvelle méthode qui promet de réduire les longues files d’attente au niveau des agences, accélérer le traitement des dossiers et réclamations et ainsi mieux gérer les mécontentements. La compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité entend atteindre les 90% de niveau de satisfaction des clients avant 2025.