Catégorie : Actualité
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JUSTICE – 44 mois de prison ferme pour l’ancien ministre Harry Laurent Rahajason
Antananarivo, 15 Octobre, 9h58 – Harry Laurent Rahajason, alias Rolly Mercia, condamné pour complicité de manifestation non autorisée, complicité de trouble à l’ordre public et complicité d’incitation à la haine. Le tribunal correctionnel lui a ainsi infligé une peine de 44 mois de prison ferme. La même que celle des quatre individus, considérés par la Justice, comme étant les auteurs principaux des délits.
La même peine, 44 mois de prison ferme, a également été prononcée contre Berija Ravelomanantsoa, le meneur de mouvement estudiantin, en Septembre. C’est pour sa libération duquel les quatre co-accusés de Rolly Mercia sont descendus dans la rue en Juillet, amenant ainsi à leur arrestation. Quelques jours après cette manifestation, l’ancien ministre de la Communication a été arrêté pour complicité.
La famille de Rolly Mercia déclare vouloir faire appel de cette décision. -

EDUCATION – 37 semaines de cours jusqu’à fin Juillet 2021 pour l’année scolaire 2020-2021
Antananarivo, 15 Octobre, 9h30 – Prévue commencer le 26 Octobre, l’année scolaire 2020-2021 se terminera le 30 Juillet 2021. Avec les quatre semaines de coupure pour les vacances de Noël, les journées des écoles et les vacances de Pâques, celle-ci durera au total 37 semaines.
La première période qui démarrera le 26 Octobre et qui se terminera le 18 Décembre est la plus courte période avec seulement huit semaines de cours.
La deuxième période qui s’étendra du 4 Janvier au 2 Avril 2021 sera suspendue de trois jours à l’occasion des journées des écoles et comptera, en tout, un peu moins de 14 semaines.La troisième période, elle, court du 12 Avril au 30 Juillet. Sa durée, la plus longue, est de 16 semaines.
Les vacances qui couperont chaque période dureront deux semaines pour Noël (19 Décembre au 3 Janvier) et une semaine pour Pâques (3 au 11 Avril).
Pour l’instant, le ministère ne donne pas dans son tableau les dates des examens officiels. L’on ne sait si ceux-ci seront organisés avant le 30 Juillet ou après le départ en grandes vacances.
Une réflexion avait par ailleurs été faite sur la possibilité pour chaque région de déterminer la période des vacances, de façon à permettre aux cours de ne pas être suspendus durant les périodes de fortes pluies et de cyclones, mais pour l’instant, le projet n’est pas encore définitivement arrêté.
Le ministère n’a pas non plus encore annoncé si la réforme relative à la durée de l’éducation fondamentale sera appliquée dès cette année. L’information avait été transmise au secrétariat du partenariat mondial pour l’éducation mais n’a pas encore été officiellement soulevée au pays. -

MONNAIE – La Banque centrale réfléchit à la mise en place de l’ariary numérique
Antananarivo, 15 Octobre, 7h53 – L’émission d’une cryptomonnaie, dénommée e-ariary, en réflexion au niveau de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM). Celle-ci est en train de rechercher un consultant pour concevoir son projet de monnaie virtuelle, mettre en place une phase d’expérimentation, et, sur la base des résultats de l’expérimentation, accompagner le démarrage de la mise en œuvre du projet. L’appel à manifestation d’intérêt en vue de la sélection de la société qui l’assistera dans la maîtrise d’ouvrage du projet a été lancé lundi.
Face au développement de la cryptomonnaie, des portefeuilles virtuels privés et des nouvelles solutions de paiement qui échappent à son contrôle, la Banque centrale envisage d’intégrer le secteur des Fintech et de lancer donc la cryptomonnaie nationale, l’e-ariary. Elle indique que son projet « s’inscrit dans une perspective visant, notamment, à affirmer la souveraineté de la monnaie nationale (…) et à renforcer l’efficacité, l’efficience, la sécurité et la robustesse du système national de paiement ». Lors d’une rencontre récente avec les sociétés Fintech les plus visibles au pays, elle n’a pas caché « la multiplicité des risques potentiels inhérents » aux produits proposés par ces dernières.
Pour l’instant, faute de législation, les cryptomonnaies n’ont pas encore cours légal à Madagascar même si leur utilisation n’est pas interdite. Leurs promoteurs, par ailleurs, échappent à la supervision de la BFM. Aucun chiffre officiel ne permet par ailleurs de mesurer l’ampleur de leur utilisation sur la Grande île. Mais selon la Banque centrale, « les innovations dans le secteur financiers ne cessent de s’intensifier pour accompagner les tendances de consommation actuelle ».
Consciente qu’en « cette ère de transformation digitale, l’innovation est devenue une priorité stratégique essentielle », elle choisit elle aussi d’innover. Avec l’e-ariary, son idée est de « mettre à la disposition du public, en complément des billets de banque, un moyen de paiement sécurisé, facile d’application, accessible, ayant cours légal sur le territoire national, et présentant les avantages offerts par les solutions de paiement privées, tout en bénéficiant de la régulation et du contrôle de l’Autorité monétaire ».
La création de l’ariary digital se fait parallèlement à la démarche de consultation des promoteurs des sociétés Fintech engagée par la Banque centrale. Dans un communiqué, celle-ci évoque son souhait, d’« accompagner le développement des sociétés Fintech dans un cadre plus sécurisé, plus transparent et conforme aux politiques monétaires et objectifs de stabilité financière ». -

SECTEUR EXTRACTIF – Le permis environnemental de la société d’exploitation aurifère Mac Lai Sim Gianna sur les mines de Vohilava-Mananjary suspendu
Antananarivo, 15 Octobre, 6h55 – Les activités d’exploitation aurifère de la société Mac Lai Sime Gianna dans les villages de Vohilava-Mananjary suspendues. Le ministère de l’Environnement et du développement durable vient de suspendre la semaine dernière son permis environnemental. Celui-ci ne lui sera restitué que lorsque la compagnie se sera conformée à son cahier des charges environnementales et aura réparé les dégâts environnementaux qu’elle aurait causés dans les villages où elle intervient. Une source au courant du dossier indique que la compagnie aurait été notifiée de la décision la semaine dernière même, dès le lendemain de la signature de la décision.
En l’absence du directeur général de l’Office national pour l’environnement (ONE), autorité de délivrance du permis environnemental, la décision est signée du secrétaire général du ministère de l’Environnement et du développement durable sur délégation du ministre ainsi que de trois autres directeurs au sein du ministère. Celle-ci s’est notamment basée sur les rapports des missions de contrôle effectuées par un comité interministériel auprès de la société les 18 et 19 Septembre derniers. Elle a également été prise « après concertation avec les autorités compétentes incluant le ministère de tutelle du projet ainsi que les autorités locales et régionales de son site d’implantation ».
Pour le ministère, cette prise de décision était urgente compte tenu des dégâts que l’exploitation aurait causés. Celui-ci parle, entre autres, de problème de pollution et dégradation des eaux de la rivière de l’Isaka, de dégradation de la couverture végétale et destruction des cultures le long des berges de la rivière. A ces problèmes s’ajoutent « le problème de cohabitation avec les petits orpailleurs artisanaux » ainsi que « l’inaccessibilité de deux sites cultuels à cause de la dégradation des berges et du lit de la rivière », souligne encore le ministère.
La mission de contrôle interministériel fait suite aux plaintes et réclamations faites depuis plusieurs mois par les organisations de la société civile et les communautés résidant au niveau des sites d’exploitation de la société Mac Lai Sim Gianna.

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ANAHIDRANO – Une ville qui brille le temps d’une journée
Ce 14 octobre, Anahidrano, commune rurale à Antsohihy, dans le Nord du pays, est sous les feux des projecteurs. Le président Andry Rajoelina, accompagné des membres du gouvernement, des gouverneurs de régions et des autorités civiles et militaires de la région, se sont rendus sur place à l’occasion de la 62e anniversaire de la naissance de la République. C’est également l’occasion de rendre hommage celui qui est appelé « Père de l’Indépendance », né à Anahindrano. Une petite commune ordinaire, se sentant parfois « oubliée » au lendemain de l’anniversaire de la République regrettent certains habitants.
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HISTOIRE – 14 Octobre 1958 ou la naissance d’une jeune République non indépendante
Quand la République malgache est née le 14 Octobre 1958, elle n’était pas indépendante. Elle faisait encore partie de la Communauté française. L’indépendance, elle, n’a été accordée que le 26 Juin 1960, et ce sont les dirigeants de la jeune République qui l’ont négociée.
Images : Musée de la Photo / Fonds des Archives Nationales
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MONNAIE FIDUCIAIRE – Reprise du service des échanges d’anciens billets à la Banque centrale
Antananarivo, 14 Octobre, 18h30– Les guichets de la Banque centrale sont à nouveau ouverts pour recevoir les usagers qui souhaitent échanger les anciens billets. Les guichetiers ont commencé à accueillir les usagers depuis le 12 Octobre, précise un post publié sur la page Facebook de la Banque centrale. Elle précise néanmoins que pour l’instant, seuls les billets émis en 2003-2004 qui n’ont plus de pouvoir libératoire depuis fin 2019, peuvent être échangés.
La Banque rappelle, par ailleurs, que les échanges sont gratuits et que les billets anciens à échanger ont exactement que les nouveaux billets. « Tout échange payant est puni par la loi », souligne-t-elle.
Pour cause de crise sanitaire, les guichets d’échanges de billets auprès de la Banque centrale avaient été suspendus durant le confinement. Pour cette reprise, les usagers sont invités à respecter les gestes barrières. -

CUA – La session extraordinaire du conseil municipal abouti à l’adoption de 14 dossiers dont la création de plusieurs marchés a plusieurs endroits de la capitale.
14 dossiers et projets ont été adoptés à l’issue de la réunion extraordinaire du conseil municipal de la Commune Urbaine d’Antananarivo mardi. Une session qui pourtant a failli ne pas avoir eu lieu quand la coalition majoritaire circonstancielle Tim-Komba, voulait faire tomber le bureau permanent.
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EDUCATION – Les chefs ZAP et directeurs d’EPP d’Ihosy formés à la mise en place des comités de gestion des caisses-écoles et à leur bonne gestion
Antananarivo, 14 octobre, 16h53 – Les acteurs locaux de l’éducation formés à la bonne gouvernance. Les directeurs des établissements primaires publics (EPP) et les chefs de zone administrative pédagogique (ZAP) de la circonscription scolaire (Cisco) d’Ihosy viennent d’achever mardi une formation sur la mise en place de manière démocratique des comités de gestion des caisses-écoles (FEFFI – Farimbon’Ezaka ho Fahombiazan’ny Fanabeazana eny Ifotony).
Cette structure vise à améliorer la qualité éducation et la gouvernance des établissements scolaires à travers une approche participative. Elle réunit divers acteurs de l’éducation, allant des établissements aux représentants des parents d’élèves, en passant par les représentants des collectivités territoriales décentralisées et de la société civile.
La formation a été octroyée par la direction de l’éducation fondamentale (DEF) du ministère de l’Education nationale (MEN) en collaboration avec le projet Tafita financée par l’Agence japonaise de coopération, et l’Organisation non gouvernementale Sofiasive. Des guides sur les procédures liées à l’organisation des caisses écoles et à la gestion de la FEFFI ont déjà été distribués dans les 22 régions.
