Catégorie : Actualité
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JUSTICE – L’Ecole nationale d’administration pénitentiaire augmente sa capacité d’accueil
Antananarivo, 4 Octobre, 18h12 – Les locaux de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) à Toamasina s’agrandissent. L’inspecteur d’administration pénitentiaire, Désiré Razafintsalama, son directeur annonce fièrement que « si l’école ne pouvait accueillir que 200 élèves à l’époque où j’ai pris mes fonctions, elle peut aujourd’hui en accueillir 600 à 700 ». Il fait part de la construction « de nouvelles infrastructures et de l’extension » des locaux existants. Il évoque, entre autres, « de nouvelles salles de classe, de nouveaux dortoirs, de nouveaux bureaux et autres salles de formation ».
Pour le directeur de l’ENAP, ces travaux entre dans le cadre de « l’amélioration et la professionnalisation de la formation offerte par l’école ». « Nous faisons en sorte que les offres de formation que nous proposons suivent les normes internationales en matière d’administration pénitentiaire », souligne l’IAP Désiré Razafintsalama. Outre les infrastructures, il évoque un enrichissement du contenu ainsi que le renforcement du corps enseignant. « Nous sommes en train de recruter cinq formateurs permanents », ajoute-t-il, en précisant que « avant, l’ENAP n’avait jamais eu de formateurs permanents ».
Le calendrier du concours d’entrée à l’ENAP n’est pas encore défini, mais le directeur espère que cela aura lieu avant Novembre 2020. « Les textes relatifs à l’organisation du concours sont déjà prêts, mais à cause de l’état d’urgence sanitaire et la lutte contre l’épidémie de la Covid-19, le concours a été suspendu », indique le directeur de l’école. Il souligne néanmoins que « tout est prêt en matière d’équipements et de préparatifs ».Photo : Ministère de la Justice -

TOURNEE PRESIDENTIELLE – Andry Rajoelina dans le Tsihombe pour apporter les aides de l’Etat
Antananarivo, 3 Octobre, 23h30 – Le président de la République Andry Rajoelina est arrivé dans le Tsihombe, les mains remplies de cadeaux et de promesses. A la congrégation des Filles de la Charité de Tsihombe, le chef de l’Etat a remis une ambulance tout terrain « manara-penitra », « capable de traverser les pires pistes du pays, et même les eaux en cas d’inondation, d’une valeur d’un milliard », selon le ministre de la Santé. Il a également eu dans ses bagages des lits et des draps pour que les patients qui viennent au dispensaire de la congrégation « ne soient plus reçus à même le sol », n’a cessé de répéter le Président, rappelant ce qu’il a vu lors d’une de ses visites sur place en 2016.
Annonçant la mise en place de nouveaux centres de réhabilitation nutritionnelle intensive et médicale dans quatre districts du Sud, le président de la République a demandé à la congrégation des Filles de la Charité d’accueillir celui de Tsihombe. « Au nom de l’Etat, je vous demande, mes sœurs, d’accueillir chez vous ce centre », sollicite-t-il. « C’est l’Etat qui donnera les équipements, les aliments, les médicaments, et même les médecins s’il le faut », poursuit-il, insistant sur « la compétence et le savoir-faire » des religieuses. « S’il faut construire des locaux, nous le ferons », indique-t-il encore.
Pour les personnes qui ne seront pas prises en charge au niveau des Creni, Andry Rajoelina annonce l’arrivée de conteneurs de vivres et la mise en place d’une « banque alimentaire » où les distributions se feront toutes les deux semaines. Il fait part de l’arrivée prochaine des Vatsy Tsinjo. Il offre aux élèves de la localité des blouses d’écoliers. Il leur assure que leurs parents n’auront plus besoin d’acheter des fournitures scolaires parce que les enfants auront droit à des kits scolaires. Il est également venu avec des dictionnaires qui aideront les élèves « à apprendre cinq mots par jour », ainsi que des cahiers dont le quatrième de couverture leur permettront de bien connaître les paroles de l’hymne national.
Pour les collectivités, le chef de l’Etat promet de voir comment faire venir l’eau jusqu’à Tsihombe et assure que le district aura droit à un stade « manara-penitra ». Il a également remis au préfet d’Ambovombe, en charge de l’ensemble de la région, une 4×4 pour le motiver à bien prendre soin de la population. « Cela commence par l’établissement juste des listes des bénéficiaires des aides de l’Etat et l’octroi des vrais carnets de fokontany », indique Andry Rajoelina. Un camion et cinq bennes pour ramasser les ordures dans la localité ont également été offerts. Le chef de l’Etat indique également qu’il allait offrir des pluies artificielles, mais « la météo m’a dit qu’il pleuvrait dimanche, comme à chaque fois que je viens dans le Sud », souligne-t-il. -

ENVIRONNEMENT – La pollution générée par les fumées des feux de brousse étouffe Antananarivo
Antananarivo, 3 Octobre, 9h15 – Antananarivo étouffe sous les fumées. « Le 1er Octobre, les taux de particules fines à Tana étaient plus de dix fois supérieurs aux normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) », annonce le think-and-do tank Initiative pour le développement, la restauration écologique et l’innovation (Indri).
Ayant mesuré la concentration des particules dans la capitale, l’organisation a constaté que « même dans les bureaux et les jardins, loin des voitures, les chiffres sont élevés ». Le taux de matières particulaires fines mesuré dans un jardin par l’organisation était par exemple de 160 microgrammes par mètre cube, alors que le taux moyen sur 24 heures devrait être, selon les normes de l’OMS, de 25 microgrammes par mètre cube, indique-t-elle
« La fumée des feux est partout », alerte l’Indri. A l’entendre, cette pollution est due aux « importants feux de végétation dans la région d’Analamanga, créant d’épaisses fumées qui sont poussées par le vent jusque dans la capitale ». Ces fumées viennent s’ajouter à la pollution automobile et expose la population à « une pollution dangereuse, surtout pour les personnes à risque », poursuit-elle, craignant pour la santé, entre autres, « des femmes enceintes, des enfants, des asthmatiques, des diabétiques et des personnes âgées ».
Selon une publication récente de la ministre de l’Environnement et du développement durable, les mois de septembre à décembre sont une période très lourde pour son ministère, compte tenu de l’ampleur des feux de brousse et de forêt. Elle indique que Madagascar ne dispose que d’un agent forestier pour 210 000 ha de forêts, rendant difficile la lutte contre les feux.
Dans cette publication, Baomiavotse Vahinala Raharinirina en appelle à tous les citoyens et les autorités à « donner la main pour lutter contre les feux et réduire ainsi les surfaces brûlées et réduites en cendres ». La plateforme Agora des paysages et des forêts mise en place par l’Indri devrait mobiliser les différents acteurs pour trouver des solutions systémiques au problème des feux, souligne le think-and-do tank.Photo : Indri -

TRANSPORT AERIEN – Air Madagascar réduit ses vols de rapatriement à une fréquence hebdomadaire, et effectue à l’aller un vol cargo
Antananarivo, 2 Octobre, 22h40 – Air Madagascar réaménage le programme de ses vols de rapatriement. Pour ce mois d’Octobre, la compagnie aérienne malgache ne prévoit plus qu’un vol hebdomadaire au départ de Paris vers Antananarivo. Sur tous les vols, à l’exception de celui de ce samedi, une escale à Marseille est prévue.
A l’aller, la compagnie qui vient d’être interdite de transport de passagers par la Direction générale de l’aviation civile française sur la ligne Antananarivo-Paris entend effectuer des vols-cargo. Le départ de ces vols réservés au transport des marchandises est prévu tous les vendredis.
Air Madagascar avait prévu deux vols hebdomadaires vers Antananarivo, précédés de deux vols hebdomadaires au départ d’Antananarivo vers Paris. Mais les autorités malgaches ayant refusé à Air France l’autorisation de vols « spéciaux » Paris-Antananarivo, l’aviation civile française n’a pas non plus renouvelé l’autorisation qu’elle avait donnée à la compagnie malgache sur Antananarivo – Paris. -

METEO – De la pluie attendue dans le Grand Sud à partir de ce weekend
Antananarivo, 2 Octobre, 20h00 – Les premières pluies depuis plusieurs mois tomberont peut-être enfin dans le Sud du pays. Les services de la météorologie annoncent dans un communiqué ce vendredi que « les premières activités orageuses significatives seront au rendez-vous sur le pays » à partir de ce weekend.
La météo indique que « l’épisode concernera le Sud, la partie Est ainsi que les terres centrales de l’île ». Elle va même jusqu’à dire que « cet épisode pourrait combler partiellement le déficit pluviométrique sur la majeure partie du Grand Sud », là même où un déficit a été constaté depuis fin 2019, selon les autorités locales.
Les prévisionnistes expliquent ces activités orageuses par l’existence d’une « zone d’instabilité à grande échelle dans les hautes altitudes » et dont l’influence « commencera à se faire sentir dans le Sud de Madagascar dans la journée du samedi, puis se généralisera sur une bonne partie du pays du pays le dimanche jusqu’à mardi ».Photo d’illustration




