Catégorie : Actualité
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GOUVERNEMENT – Christine Razanamahasoa souhaite davantage de députés parmi les ministres
Antananarivo, 27 Août, 7h07 – Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale regrette que le nombre de députés nommés au sein du gouvernement ait été réduit. Au dernier remaniement, « nous avions pourtant espéré qu’il y en ait plus de deux », souligne-t-elle dans son discours à l’occasion de l’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, mercredi.
Pour la présidente de l’Assemblée nationale, la présence d’un élu au sein de l’Exécutif « reflète, avant tout, l’image de la majorité au sein de l’Assemblée nationale ». Mais cela « renforce aussi la légitimité et la crédibilité du gouvernement », ajoute-t-elle. Ce qui « amène à la stabilité nécessaire à la réalisation des actions de développement et garantit la confiance de la population », renchérit-elle encore.
Le gouvernement, dans sa composition actuelle, compte un député dans ses rangs en la personne d’Angelica Bavy Michelle, ministre de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme entrante, députée élue à Fénérive Est.Photo d’illustration -

CODE PENAL – Le ministre de la Justice explique aux prisonniers de Farafangana le mécanisme de la détention préventive
Antananarivo, 26 Août, 18h57 – « Si c’est le procureur qui vous a placé en détention, sachez que s’il ne transmet pas le dossier au juge ou au juge d’instruction, vous ne devez être détenu que pour une durée de trois mois. Au-delà, si personne ne vous en a informé, c’est de la détention arbitraire ». Les déclarations de Johnny Andriamahefarivo, ministre de la Justice, devant les prisonniers de Farafangana, ont été accueillies par une salve d’applaudissements par les détenus auxquels il a rendu visite mercredi.
Descendu dans la capitale de la région Atsimo Atsinanana pour s’enquérir de la situation sur place après l’évasion meurtrière de 88 détenus de la prison de Farafangana, le ministre de la Justice a tenu à « éclairer les détenus sur la loi ». Dans les rapports qui lui ont été soumis, les ajournements répétés des procès, prolongeant de fait leur détention, font partie des motifs ayant conduit les prisonniers à s’évader.
« Si c’est le juge d’instruction qui vous place en détention, la durée de la détention est de six mois. Si les six mois expirent, s’il n’y a pas de renouvellement du mandat de détention, vous pouvez sortir », explique-t-il devant les détenus. « S’il y a renouvellement, la durée est encore de six mois. Il y a encore une possibilité de renouveler pour trois mois », poursuit-il.
Le Garde des sceaux de la République explique cette durée plus ou moins longue de la détention préventive par la nécessité d’attendre le juge qui vient de Fianarantsoa. Mais dans son allocution, Johnny Andriamahefarivo a donné d’autres exemples pouvant conduire aux ajournements répétés des procès, prolongeant jusqu’à trois, quatre ans,a la durée de la détention préventive.
Pour le ministre de la Justice, « les détenus ont le droit de connaître le droit et le personnel de l’administration pénitentiaire et celui de la Justice en général ont le devoir de les aider à connaître leurs droits », rapporte un communiqué sous format de video publié sur le site du ministère de la Justice.Photo : Capture d’écran d’une video du ministère de la Justice -

TRANSPORT AERIEN – Le deuxième vol de rapatriement des Malgaches bloqués en Europe attendu à Antananarivo jeudi à 6h
Antananarivo, 26 Août, 16h25 – Enième reprogrammation pour le vol MD051 devant assurer la deuxième vague de rapatriement des Malgaches bloqués en Europe. Prévu décoller à Marseille ce mercredi après-midi vers 16h30, heure française, il est attendu à Ivato ce jeudi à 6h00, selon un communiqué d’Air Madagascar.
Air Madagascar explique le contretemps par « la fermeture de la piste prévue de décollage à Marseille » où l’avion devait faire une escale dans la nuit du mardi à mercredi pour récupérer des passagers. N’ayant donc pas pu décoller cette nuit-là, l’avion ne quitte Marseille que ce mercredi à 16h30 et doit encore, selon la compagnie aérienne effectuer « une escale technique à l’aéroport de Lyon avant de rejoindre Antananarivo ».
Le vol était attendu une première fois à Antananarivo lundi, avec un départ prévu à Paris le dimanche 23 Août. Mais un problème technique survenu sur le vol aller Antananarivo – Paris du vendredi 21 Août a conduit la compagnie à reprogrammer le vol Paris – Marseille – Antananarivo au mardi 24 Août. Parti de Paris à l’heure prévue mardi, le vol a ensuite eu un autre contre-temps une fois sur Marseille, d’où cette énième reprogrammation.
Le poids de l’appareil ne le permettant pas de décoller de la petite piste de Marseille, l’avion avait prévu de faire le plein de kérosène à Lyon dans la nuit même du mardi à mercredi. « Mais l’aéroport de Lyon ne pouvait pas recevoir l’avion avant mercredi », indiquent des sources concordantes. Celui-ci a donc dû passer la nuit à Marseille et ne passer à Lyon que ce mercredi. Le départ de Lyon après l’escale technique est prévu ce mercredi soir à 19h, heure française. -

JUSTICE – Une délégation interministérielle à Farafangana depuis mardi à la suite de l’évasion meurtrière de dimanche
Antananarivo, 26 Août, 8h00 – Johnny Andriamahefarivo, ministre de la Justice, et Gisèle Ranampy, ministre en charge de la Fonction publique et coach de la région Atsimo Atsinanana sont à Farafangana depuis mardi. « Ils viennent enquêter et faire des investigations sur ce qui s’est réellement passé à la prison », indique un communiqué publié mardi soir par le ministère de la Justice. « Ils sont également sur place pour examiner les voies et moyens à mettre en œuvre afin de capturer les détenus qui sont encore en fuite », poursuit le communiqué.
Des explications possibles des motifs de l’évasion leur ont été données lors des rencontres avec les responsables locaux de l’administration pénitentiaire. « Ils étaient excédés de n’avoir pu recevoir aucune visite durant le confinement », soulève Robson Andrianirina, chef d’établissement de la prison de Farafangana. Celui-ci pense également que « les ajournements répétés des procès » auraient également pu pousser les détenus à s’évader « d’autant que la plupart des affaires pendantes relèvent de la criminelle ».
Dimanche, 88 détenus ont tenté de s’évader de la prison de Farafangana après avoir attaqué les agents pénitentiaires chargés de les surveiller. Leur capture a causé, selon les derniers bilans publiés par le ministère de la Justice, 22 morts parmi les détenus. Jusqu’ici, 20 prisonniers sont encore en fuite. Selon le rapport effectué par Nabeza Razafindrakala, directrice régionale de l’administration péniteniaire d’Atsimo Atsinanana, lors de la rencontre avec les ministres, « les instigateurs de la mutinerie sont constitués d’un groupe de jeunes déjà condamnés à perpétuité ».Photo d’illustration





