Antananarivo, 21 Août, 17h07 – Deux millions de certificats fonciers à émettre. Cela passe par la redynamisation et la mise en place de 500 guichets fonciers auprès de 500 communes. Le projet de Croissance agricole et de sécurisation foncière (Casef) affiche de grandes ambitions. Mais il entend se donner les moyens.
?Afin de permettre aux agents des services fonciers de procéder aux différents contrôles que le projet exige, plus de 70 motos ont été remises vendredi à la direction générale des services fonciers. Dans les zones enclavées et sur les pistes rurales du pays, les motocyclettes sont souvent les moyens les plus rapides et les plus pratiques pour aller au plus près des citoyens.
?Des véhicules à deux roues, 24 au total, ont également été remis au service de la statistique agricole du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche. L’idée est de faciliter le déplacement de ses agents de façon à collecter plus facilement les données agricoles qui, selon un communiqué du projet Casef « sont essentielles pour guider les analyses des politiques et les prises de décision des parties prenantes intervenant le long des chaînes de valeurs agricoles ».
?La direction générale de l’Elevage, enfin, a également été dotée de motos de façon à pouvoir envoyer ses agents dans les zones enclavées et difficiles d’accès du Sud pour y mener, entre autres, des actions de sensibilisation, d’information, éducation et communication, de formation, mais aussi des activités d’insémination artificielle et de suivi des activités d’amélioration de races.
Photo : Projet Casef
Catégorie : Actualité
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VANF ANTRANONKALA – Gestes barrières
Yves Ratrimoarivony, Mamy Rabe, Romuald Rakotondrazaka : trois noms que ne connaît pas le grand public. Moi, je les connaissais et ils rejoignent la liste de ceux qui ont disparu en cette période.
Le confinement nous aura empêché de pratiquer divers «adidy». Les familles ont appris à écourter les veillées funèbres. Les proches se sont résignés à présenter les condoléances et témoigner leur sympathie, à distance.
Le «tsy mifandevi-maty», ne pas pouvoir assister aux funérailles, est une question particulièrement sensible dans la sociabilité malgache. Pourtant, cela fera trois fois que je vais devoir m’abstenir, alors que j’avais tissé ma connaissance de l’Imerina au fil des enterrements en des lieux-dits que nul GPS ne géolocalisait encore.
Une nouvelle expression, «gestes barrières», sera devenue une autre manière de vivre. J’ai connu cette époque où, pour saluer, je n’embrassais ni grands-parents, ni père, ni mère. Quand il m’avait fallu dire au revoir à mon grand-père paternel, sans savoir encore que ce serait un adieu, nous nous donnâmes exceptionnellement l’accolade. La première et dernière fois. Avant 1990, se faire la bise marquait un degré particulier d’intimité. Vingt-cinq ans plus tard, l’intervalle convenu d’une génération, des étrangers s’embrassent avec une unique préoccupation pourtant subsidiaire : deux ou trois bises ?
On ne parle pas aux inconnus : pourquoi faudrait-il faire la bise à un(e) étranger(ère) ? Là, les gestes barrières auront restauré un repère trop fréquemment perdu de vue. C’est cela aussi, vivre avec le Covid-19 : pas d’effusions inutiles.
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LEGISLATIF – Le Parlement convoqué en session extraordinaire pour adopter le projet de loi de ratification des ordonnances sur le Sénat et sur les élections
Antananarivo, 21 Août, 6h45 – Une deuxième session extraordinaire pour poursuivre la procédure de ratification des ordonnances prises en 2019 par le président de la République. Rejeté par le Sénat lors d’une première session extraordinaire en Mars après la navette entre les deux chambres, le projet de loi portant ratification des ordonnances relatives au régime général des élections et des référendums et au fonctionnement du Sénat, aux modalités d’élection et de désignation de ses membres revient à l’ordre du jour.
Le Conseil des ministres tenus jeudi convoque les deux chambres en session extraordinaire à partir du 26 Août pour une durée n’excédant pas 12 jours. « L’ordre du jour portera sur la commission mixte paritaire en vue d’adopter le projet de loi 001/2020 du 26 Février 2020 ainsi que le prévoit l’article 96 de la Constitution », indique le communiqué du Conseil des ministres.
Selon la Constitution, « lorsque par suite d’un désaccord entre les deux assemblées, un projet de loi n’a pu être adopté après deux lectures par chaque assemblée, le Premier ministre a la faculté de provoquer la réunion d’une commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion ». La composition du Sénat, notamment le nombre des Sénateurs, est l’une des questions prévues par ces ordonnances dont le Sénat a rejeté la ratification en Mars.
En Janvier, Rivo Rakotovao, président du Sénat avait saisi la Haute cour constitutionnelle (HCC) pour demander la caducité des ordonnances prises par le président de la République en 2019 au motif que celles-ci n’ont pas fait l’objet de ratification par ordonnance. Dans sa décision sur le sujet rendue en Février, la HCC a invité le gouvernement à « régulariser le dépôt des projets de loi de ratification au cours de la prochaine session du Parlement, sous peine de caducité des ordonnances prises par le président de la République en 2019 ».
Le gouvernement n’a pas attendu la première session ordinaire de Mai 2020 pour déposer les projets de loi mais a convoqué une session extraordinaire. Les deux chambres du Parlement ne se sont pourtant pas mis d’accord sur l’un des trois textes qui avaient été déposés à l’époque.
Saisie par le Premier ministre, la HCC avait indiqué le 19 Mars que « la convocation d’une commission mixte paritaire est incontournable ». L’Assemblée nationale statue définitivement à la majorité absolue des membres la composant uniquement en cas d’échec de la commission mixte paritaire, avait alors rappelé la juridiction constitutionnelle.








