Catégorie : Actualité

  • ENVIRONNEMENT : 56ÈME CONGRÈS ANNUEL ATBC À MADAGASCAR

    ENVIRONNEMENT : 56ÈME CONGRÈS ANNUEL ATBC À MADAGASCAR

    Cette année, Madagascar accueille le 56ème congrès annuel de l’Association for Tropical Biology and Conversation (ATBC), du 28 Juillet au 01 Août 2019 au Centre de Conférence International d’Ivato. Un défi pour la Grande île. Cet évènement a pour but de rassembler en un seul lieu des chercheurs scientifiques venant des quatre coins du monde.

  • BIODIVERSITÉ – Les mangroves au service de la communauté

    BIODIVERSITÉ – Les mangroves au service de la communauté

    Les forêts de mangroves rendent un précieux service aux communautés des localités où elles sont implantées, mais aussi à l’ensemble du pays. La journée internationale de la mangrove, célébrée le 26 juillet, a été une occasion pour rappeler aux malgaches la place que tient cet écosystème dans le développement socio-économique de la Grande île.

    Une des merveilles les plus fascinantes de la nature. Anitry Ny Aina Ratsifandrihamanana, directeur pays du Fonds mondial pour la nature (WWF) à Madagascar, ne tarit pas d’éloge sur la mangrove. Cet écosystème terre-mer, constitué d’arbres variés qui longent les côtes et dont les racines s’enfoncent dans les vases ou les marais, offre une gamme de services de valeur inestimable pour les populations riveraines.

    Servant d’habitat à diverses espèces marines d’importance économique et alimentaire, tels que les poissons, les crabes et les crevettes, la mangrove favorise la petite pêche, principale source de revenus de nombreuses communautés malgaches. Elle contribue également à la protection du littoral, en atténuant les impacts des tempêtes et de l’élévation du niveau de la mer. Une étude montre ainsi que les zones protégées par les mangroves sont moins dévastées par les tsunamis, que celles où il y a moins, ou tout simplement pas, de mangroves.

    Les mangroves qui ont une forte capacité de séquestration de carbone contribuent également à préserver la terre des conséquences des gaz à effet de serre. Mais comme les arbres qui forment les mangroves peuvent aussi servir de combustibles, celles-ci se retrouvent en danger et voient leur superficie diminuer au fil des années.

    Cogestion

    Selon un rapport sur l’évolution des mangroves à Madagascar publié par l’Organisation non-gouvernementale (ONG) qui opère dans la protection et la conservation de l’environnement, la surface totale de cet écosystème est passée de 294 387 ha en 2000 à 236 400 ha en 2018. Si on se réfère aux résultats de cette étude, la Grande île a perdu 57 987 ha en 18 ans, soit 3 221 ha par an. Ces pertes sont principalement liées à la conversion des terres, à la collecte de bois pour le bois de chauffe et au bois d’œuvre, note Tiana Ramahaleo, responsable au sein de WWF Madagascar dans ce même rapport.

    Pour conserver cet écosystème, la cogestion en collaboration avec les communautés locales est préconisée. Une campagne menée depuis 2007 par le WWF a permis de protéger et de restaurer 50 000 ha de mangroves dans les régions de Menabe et Diana. Cette organisation affirme également avoir planté 2 millions d’arbres de mangroves en 10 ans. Par ailleurs, une Commission nationale de gestion intégrée de mangroves (CNGIM) a été créée pour assurer la conservation de cette biodiversité.

    A défaut de pouvoir stopper l’exploitation incontrôlable des mangroves, ces initiatives permettent au moins de la ralentir. En outre, l’idée est de conserver la première place de Madagascar dans la sous-région de l’océan Indien occidental en matière d’étendue de mangroves. Renfermant 30% des mangroves de la région, la Grande île compte aussi par ailleurs 2% de la mangrove mondiale.

    Source photo : WWF Madagascar

  • FOOTBALL – BAREA CHAN 2019, UNE PREMIÈRE VICTOIRE

    FOOTBALL – BAREA CHAN 2019, UNE PREMIÈRE VICTOIRE

    BAREA CHAN 2019 – Les Barea ont remporté le match face aux Mambas mozambicains sur le score de un but à zéro, le 28 juillet à Mahamasina, en match aller du tour préliminaire du Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN). Le sélectionneur de l’équipe nationale, Franklin Andriamanarivo, est conscient que la confrontation en terre mozambicaine ne sera pas une tâche facile, mais reste confiant pour accéder au tour suivant.

  • EDUCATION TOUR

    EDUCATION TOUR

    « Les élèves sont de moins en moins intéressés par la filière scientifique » regrette le Directeur Général de l’Enseignement Secondaire et de la Formation de Masse (DGESFM), Christian Rakotozanany. Il a fait savoir lors d’une exposition organisée au Ministère de l’Éducation Nationale à Anosy, ce 26 juillet, que l’administration incite actuellement les collégiens et les lycéens à se tourner vers la filière scientifique. C’est d’ailleurs la raison d’être de cette manifestation.
  • TETIANDROM-PAMPIANARANA

    TETIANDROM-PAMPIANARANA

    Tazonina ny fanadinana CEPE ary averina ny tetiandrom-pampianarana teo aloha ka ny fidirana ho an’ny taom-pianarana 2019-2020 dia ny volana oktobra ary hifarana ny volana jolay. Ireo no nambaran’ny minisitry ny Fanabeazam-pirenena teo aloha, Félicitée Rejo-Fienena, ny 26 jolay teny Anosy, nandrintra ny famindram-pahefana teo aminy sy ny mpandimby azy, Volahaingo Marie-Thérèse.
  • FOOTBALL : BAREA CHAN 2019, MATCH FACE AU MOZAMBIQUE

    FOOTBALL : BAREA CHAN 2019, MATCH FACE AU MOZAMBIQUE

    BAREA CHAN 2019 – Le Head coach des Barea, Franklin Andriamanarivo a dévoilé, ce 26 juillet à Ivandry, la liste des 23 joueurs retenus pour le match qui opposera Madagascar au Mozambique ce dimanche 28 juillet. Le capitaine de l’équipe nationale malgache, Ando Rakotondrazaka a profité de l’occasion pour lancer un appel à tous ses compatriotes. « Nous ferons tout notre possible pour réaliser un bon résultat lors de ce match. Nous avons besoin du soutien de tous les malgaches », lâche-t-il. L’entraîneur, quant à lui, assure que ses hommes sont prêts moralement, techniquement et physiquement.

  • MADAGASCAR : LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Un énarque et saint-cyrien à la tête du Bianco

    MADAGASCAR : LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Un énarque et saint-cyrien à la tête du Bianco

    Andry Rajoelina, président de la République, a enfin tranché. Le conseil des ministres du jeudi 25 Juillet nomme Laza Eric Andrianirina comme directeur général du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

    La nomination de ce sortant de l’École nationale d’administration (ENA) et de l’École militaire de Saint Cyr, en France, clôt un processus qui avait débuté au mois d’avril, matérialisé par le lancement de l’appel à candidature pour le poste de DG du Bianco. Le nom de cet enseignant en sciences politiques, ancien officier de la gendarmerie nationale, sort du chapeau des trois remis par une commission ad hoc, ce après un premier tri parmi les 64 dossiers de candidature reçus au niveau du Conseil pour le sauvegarde de l’intégrité (CSI).

    La désignation met fin à une attente, relativement longue, après l’expiration du mandat de Jean-Louis Andriamifidy, à la tête du Bianco, depuis le 23 Juin. Le chef de l’État a pris son temps avant de trancher, alors que l’organe chargé de mener la lutte contre la corruption n’avait plus de DG depuis un mois, obligeant l’entité à s’adapter à cette réalité. La liste des trois noms, parmi lesquels le chef de l’État devait en choisir un, lui avait pourtant été remise depuis le 2 Juin. « Cette nomination a trop duré et conduit à un vide institutionnel » avait interpellé Ketakandriana Rafitoson, directeur exécutif de la Transparency International Initiative Madagascar (TI-IM) tirant la sonnette d’alarme sur ce retard.

    À charge maintenant à Laza Eric Andrianirina, l’homme aux multiples casquettes, d’entrer dans la danse pour mener la lutte contre la corruption. L’ancien directeur général de la Promotion de l’emploi, auprès du Ministère de l’Emploi, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et membre de l’Académie malgache aura, entre autres, pour tâche de mettre en œuvre la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

    Le nouveau DG du Bianco aura besoin de son expérience, pour faire face à une « corruption [qui] demeure une réalité trop ancrée dans notre quotidien à Madagascar », selon la communication faite par la Présidence de la République le 20 Février. Celui qui avait mené des investigations relatives à des affaires de corruption, dans l’une de ses charges antérieures, devrait réaliser des résultats dans un pays où la corruption gangrène toutes les strates de la société. Il suffit de voir le classement de Madagascar, 152ème sur les 180 pays enquêtés par Transparency International (TI), en matière de perception de la corruption, pour confirmer ce constat.

    Laza Eric Andrianirina devrait contribuer à matérialiser la promesse présidentielle, de « lutter activement pour faire reculer la corruption, voire l’éradiquer », érigée en priorité « afin de promouvoir l’intégrité, la redevabilité et la transparence ». Dans la lutte contre ce fléau, le pouvoir entend inverser la tendance et de prendre les dispositions nécessaires, pour atteindre l’objectif d’un score de 50/100 à l’horizon 2024, selon l’indice de perception de la corruption (IPC) établi par TI. Pour l’heure, la Grande île a réalisé la moitié de ce score, à savoir 25/100.

    Photographie : archive DG Enseignement Technique et Professionnel

  • SOAMANDRAKIZAY – AVANCEMENT DES TRAVAUX À 95%

    SOAMANDRAKIZAY – AVANCEMENT DES TRAVAUX À 95%

    VISITE DU PAPE FRANÇOIS À MADAGASCAR – Les travaux d’aménagement du domaine Soamandrakizay doivent être achevés au plus tard 10 jours avant le jour J selon le président de la République, Andry Rajoelina, lors de la visite de chantier qu’il a effectué, le 24 juillet. C’est sur ce site que se tiendra la grande messe du Pape François, entrant dans le cadre de sa visite à Madagascar, du 06 au 08 septembre 2019.

  • INFRASTRUCTURES, LE PROJET TATOM SUR LES RAILS

    INFRASTRUCTURES, LE PROJET TATOM SUR LES RAILS

    PROJET TaToM – La construction des nouvelles villes, d’infrastructures routières, figurent parmi les projets inscrits dans le schéma directeur d’aménagement des villes d’Antananarivo et de Toamasina. L’atelier d’élaboration dudit schéma directeur a été clôturé ce 25 juillet, en collaboration de l’ambassade du Japon. Le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Habitat et des Travaux Publics, Hajo Andrianainarivelo a déclaré que les travaux se rapportant à ce programme ont déjà débuté.

  • EXÉCUTIF – Reconduction en bloc du gouvernement

    EXÉCUTIF – Reconduction en bloc du gouvernement

    Le président Andry Rajoelina et le Premier ministre Christian Ntsay optent pour un quasi-statu quo dans la structure et la composition du gouvernement, pour assurer la continuité et éviter un chamboulement non-maîtrisé.

    Une équipe presque inchangée. À une exception près, l’Exécutif choisit de reconduire tous les ministres pour le gouvernement Christian Ntsay III, mettant en avant la continuité dans la gestion des affaires nationales. Seule Félicité Rejo-Fienena, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ne revient pas dans l’équipe. Elle est remplacée par le professeur Blanche Nirina Richard, qui était à la tête du Comité de suivi des résolutions des assises nationales pendant la transition.

    Deux revenantes figurent dans la liste des 22 ministres et secrétaires d’État. Il s’agit de Lucien Irmah Naharimamy et de Marie-Thérèse Volahaingo, respectivement ministre de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme et ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Elles avaient quitté un peu plus tôt le gouvernement pour pouvoir se présenter aux législatives du 27 Mai. Mais cèdent ainsi au chant des sirènes gouvernementales après leur élection.

    La reconduction en bloc de l’équipe gouvernementale peut être interprétée comme une volonté de stabilité et de continuité. Les six premiers mois de l’équipe de Christian Ntsay avaient été rythmés par les nominations des membres de staff au sein des départements ministériels. Les ministres ont dû s’adapter pour travailler alors qu’il fallait attendre le mois de mai pour que l’ordonnance relative à la loi de finances rectificatives soit adoptée.

    Le choix du chef de l’État de renommer les membres du gouvernement devrait ainsi permettre à l’équipe de Christian Ntsay de poursuivre son travail. Un argument qui va dans le sens de l’intérêt des ministres et secrétaires d’État concernés par la résolution. Cela permet en même temps au pouvoir en place de disposer d’une équipe déjà fonctionnelle, et de mieux affronter les communales d’ici à la fin de l’année, voire éventuellement le référendum constitutionnel.

    L’option présidentielle obéit également à la logique imprimée depuis le début du mandat du président de la République. Il avait établi un contrat d’un an avec les ministres et secrétaires d’État pour une évaluation finale lors de leur première nomination en janvier. « Nous avons établi un contrat-programme et il y aura une évaluation dans un délai de six mois. Nous revenons ici dans un an pour déterminer qui ont réussi à relever ou non les défis », avait lancé Andry Rajoelina lors de la présentation du gouvernement Christian Ntsay. « Nous avons un contrat d’un an avec la population », avait-il continué.

    Contrat d’un an

    Cette ligne de conduite avait été rappelée par Dina Andriamaholy, Secrétaire général adjoint à la Présidence. « Les défis et les objectifs avaient été fixés pour l’ancien gouvernement. Il y a eu des discussions sur trois jours, pour mesurer les performances et pour définir les projets selon le programme présidentiel. Il y aura six mois de nouveau pour examiner les réalisations conformément à ce qui a été convenu », remémore-t-il. Mais un signe se glisse comme un grain de sable dans la machine. La non-reconduction de Félicitée Rejo-Fienena, non expliquée à l’opinion publique, contraste avec la posture adoptée par l’Exécutif concernant le « contrat d’un an » basé sur la performance des ministres. Quel que soit le motif, le remplacement d’un membre du gouvernement en cours de route bat en brèche le choix présidentiel.

    Le chef de l’État a toujours voulu afficher l’image de la célérité dans la conduite des affaires nationales, y compris dans la nomination des membres de l’Exécutif. Or, cette fois-ci, cela a pris quelques jours supplémentaires. Le temps pris par l’officialisation de la nomination des membres du gouvernement laisse supposer d’autres options sur la table que celle arrêtée à la fin de l’opération. La présence de listes de ministrables proposée par les députés, aussi bien issus du rang de « Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRD), la plateforme présidentielle, que celui des « indépendants » pourrait expliquer ce délai. Si l’on pousse cette réflexion, tout cela aurait pu ouvrir la voie au chamboulement de l’architecture gouvernementale, tout comme les demandes et les pressions liées à la considération de l’équilibre régional.

    Du coup, l’opération de charme des députés « indépendants » pour se rapprocher du pouvoir s’est limitée ainsi à une ouverture à l’Assemblée nationale, sans impacter la formation du gouvernement. En revanche, l’Exécutif, qui a comme cheval de bataille la politique d’austérité, semble préférer fermer les yeux sur la répartition des sièges pléthoriques à la Chambre basse, avec six vice-présidents, 31 présidents de commission et trois questeurs.

    Source photo : Primature