Catégorie : Actualité

  • SÉCURITÉ PUBLIQUE – Le commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina devient directeur général de la police nationale 

    SÉCURITÉ PUBLIQUE – Le commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina devient directeur général de la police nationale 

    Antananarivo, 14 Octobre, 11h15 – Le commandement change aussi de mains au niveau de la police nationale. Le contrôleur général Dany Marius Rakotozanany passe la direction générale de la police nationale au commissaire divisionnaire de police Jean Victor Tsaramonina. La cérémonie de passation de service s’est tenue ce mardi matin en présence de la ministre de la Sécurité publique, Ny Aina Randriambelo, par le chef d’état-major des armées, Demosthene Pikulas, et par le commandant de la gendarmerie nationale, Nonos Mbina Mamelison.

     

    Avec la nomination du commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina, la police nationale se met aussi au pas du mouvement lancé par la jeunesse de la Génération Z. Le nouveau directeur général de la police nationale fait partie du personnel syndiqué de la police nationale qui s’est exprimé en faveur des manifestants dimanche. Il a d’ailleurs remercié la hiérarchie de la police nationale d’avoir accepté la proposition des employés syndiqués de le mettre à ce nouveau poste. La ministre Ny Aina Randriambelo, elle, a invité l’ensemble du corps de la police “à rentrer dans les rangs”. “Vous prenez les instructions et les ordres du nouveau DGPN”, insiste-t-elle.

     

    Outre le message adressé au personnel de la sécurité publique, la cérémonie de ce mardi a aussi été l’occasion pour la police nationale de montrer sa solidarité avec l’Armée et la gendarmerie nationale. L’unité des trois corps et leur collaboration ont été au coeur des discours prononcés pendant la cérémonie.

  • RÉSERVES DE CHANGE – La valeur marchande du stock d’or monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara augmente à 140 millions de dollars

    RÉSERVES DE CHANGE – La valeur marchande du stock d’or monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara augmente à 140 millions de dollars

    Antananarivo, 14 Octobre, 10h15 – L’actif “or” de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) s’apprécie. La valeur marchande des lingots d’or monétaire certifiés LBMA (London bullion market association), stockés dans ses réserves de changes, est passée de 120 millions de dollars au mois de juin à 150 millions de dollars en ce mois d’octobre. Le Gouverneur Aivo Andrianarivelo a fait le point sur le sujet la semaine dernière.

    L’affinage en Turquie des 1 003,58 kilos de doré de la BFM en 2023, d’une pureté moyenne initiale de 95,96%, selon les normes fixées par la LBMA, avait permis de produire 963,10 kilos d’or monétaire d’une pureté moyenne à 99,91% et 31 kilos d’argent pur 24 carats. Cette quantité d’or monétaire stockée dans les réserves de la BFM vaut donc actuellement 150 millions de dollars.

    La valeur attribuable à l’or monétaire est déterminée à partir du prix de réévaluation dérivé du cours de l’or publié quotidiennement par la LBMA et calculé, article par article, en fonction de leur titre et de leur poids fin. “En examinant les marchés internationaux, nous constatons que la contre-valeur en dollars de l’or ne cesse de croître. Le volume physique reste ainsi inchangé, mais sa valeur augmente intrinsèquement” ,se réjouit Aivo Andrianarivelo.

    “Pas un seul gramme de ces lingots d’or n’avait jusqu’à ce jour été cédé”, rassure le Gouverneur. “Aucune personne n’est d’ailleurs habilitée à mobiliser cet or, à moins que le Comité d’Investissement de la BFM ne donne l’instruction de le vendre en raison d’une insuffisance de nos réserves en dollars”, rappelle-t-il. Or, les réserves en dollars de la Banque centrale s’établissent actuellement à 3,2 milliards de dollars. “Ce qui ne justifie absolument pas la cession de notre stock d’or”, note Aivo Andrianarivelo.

    C’est sur la base de cette dynamique que la BFM a revu sa stratégie et prévoit de reprendre ses achats de doré localement. Un appel d’offres a déjà été lancé par la BFM pour les fournisseurs intéressés, et diverses mesures ont été mises en place pour cette opération. Parmi elles, la publication d’un décret établissant des points d’achat d’or sous la responsabilité de la BFM dans quatre localités de Madagascar, à savoir Maevatanana, Betsiaka, Mananjary et Miandrivazo. L’opérationnalisation de ces points d’achat d’or est prévue pour les mois d’octobre ou de novembre.

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  • CRISE POLITIQUE – L’Union africaine se dit prête à soutenir une médiation africaine de la crise malgache en coordination avec la SADC et la COI

    CRISE POLITIQUE – L’Union africaine se dit prête à soutenir une médiation africaine de la crise malgache en coordination avec la SADC et la COI

    Antananarivo, 14 Octobre, 8h30 – La crise malgache dans le “spotlight” africain. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a tenu une réunion d’urgence sur la situation de la Grande île, lundi. L’occasion pour le président de la Commission de l’Union africaine d’exprimer à nouveau “sa profonde préoccupation face à l’évolution de la crise à Madagascar”.

    Selon le communiqué publié par l’organisation continentale lundi soir, l’Union africaine se tient alors “prête, en coordination avec la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) et la COI (Commission de l’océan Indien) à soutenir une solution pacifique, inclusive et dirigée par les Africains à la crise”.

    En attendant qu’une médiation africaine se mette en place, l’organisation réitère son “rejet catégorique de tout changement anticonstitutionnel de gouvernement”. Elle appelle ainsi “l’ensemble des acteurs malgaches, civils, militaires et politiques, à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue dans le cadre constitutionnel”.

    Dans son allocution diffusée lundi soir sur les réseaux sociaux et les chaînes de télévision privée, le président de la République Andry Rajoelina indique avoir “contacté de nombreux présidents, ceux qui sont membres de la SADC ou qui lui sont proches”. A l’entendre, certains de ces chefs d’Etat lui auraient demandé si Madagascar avait besoin qu’on lui envoie des contingents militaires, comme cela était le cas en RDC, en Ethiopie ou au Mozambique”. D’autres lui auraient notamment proposé “l’envoi de militaires pour une mission de pacification”. Mais le chef d’Etat affirme avoir “refusé ces propositions” parce que “c’est contraire aux valeurs malgaches”, et parce qu’il était “contre les conflits entre militaires malgaches”.

  • BUDGET – Le secteur privé sollicite un nouveau dialogue public privé en vue de l’élaboration de la loi de finances 2026

    BUDGET – Le secteur privé sollicite un nouveau dialogue public privé en vue de l’élaboration de la loi de finances 2026

    Antananarivo, 14 Octobre, 8h15 – Les opérateurs économiques malgaches montent au créneau. Au lendemain des manifestations menées par les jeunes de la génération Z, un membre influent du secteur privé a affirmé vendredi dernier la nécessité urgente de relancer le Dialogue Public Privé (DPP). Selon lui, la conjoncture actuelle, marquée par des tensions sociales et une incertitude économique croissante, impose de revoir plusieurs dispositions du futur projet de Loi de Finances 2026 afin de mieux adapter la fiscalité à la réalité du pays. Les groupements d’entreprises souhaitent replacer la concertation au centre des décisions économiques.

    Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy (Fivmpama) ont réaffirmé leur engagement à collaborer avec les autorités pour trouver des solutions durables à la crise. Lors de la dernière rencontre avec le président de la République Andry Rajoelina, ils ont souligné que la stabilité politique et la sécurité des biens et des personnes sont des conditions indispensables pour la continuité des activités économiques. Ils appellent à un climat d’apaisement et à un encadrement responsable des manifestations, craignant que les violences n’affectent davantage la confiance des investisseurs.

    Dans leur communiqué commun faisant suite à cette rencontre, le GEM et le Fivmpama ont mis en avant trois priorités pour relancer la croissance dont la restauration de l’attractivité du pays, l’intégration des impacts socio-économiques de la crise dans la Loi de finances 2026 et la relance des filières industrielles, agricoles et touristiques. Ces mesures visent à préserver les acquis économiques, notamment ceux liés à l’AGOA et aux partenariats financiers internationaux. Les opérateurs souhaitent également que la nouvelle loi tienne compte des réalités des entreprises et des ménages les plus touchés par la crise.

    De plus, le dernier DPP, tenu en juillet dernier, avait permis d’identifier plusieurs priorités communes entre le ministère des Finances, l’Economic development board of Madagascar (EDBM) et les groupements d’entreprises. Cependant, les récents rebondissements politiques et économiques ont profondément modifié les paramètres de discussion. Les opérateurs estiment qu’un nouveau dialogue est nécessaire pour actualiser les propositions fiscales initialement prévues. L’objectif est d’éviter une déconnexion entre les politiques publiques et la situation économique réelle du pays.

    Par ailleurs, les groupements du secteur privé indiquent attendre une déclaration officielle de la part des représentants du mouvement des manifestants avant d’envisager une grève générale. Jusqu’ici, aucune revendication formelle n’a été déposée, soulignent-ils. Les acteurs économiques appellent donc à la responsabilité et au dialogue national, estimant que seule une concertation ouverte entre l’État, les opérateurs et la société civile permettra de rétablir la confiance et de stabiliser l’économie.

  • OCTROI DE CRÉDITS – Une prévision de financements davantage destinés aux zones franches industrielles au troisième trimestre de 2025

    OCTROI DE CRÉDITS – Une prévision de financements davantage destinés aux zones franches industrielles au troisième trimestre de 2025

    Antananarivo, 14 Octobre, 8h55 – Les banques commerciales avaient prévu de renforcer l’accompagnement financier des sociétés de la Zone franche industrielle (ZFI) au troisième trimestre de cette année. Et ce, en leur octroyant plus de crédits pour faire face à l’augmentation des droits de douane appliqués dans le cadre des échanges avec les Etats-Unis, qui devrait avoir un impact sur les exportations malgaches à destination de ce marché. Ces établissements ont fait part de cette intention, dans le cadre de l’Enquête de conjoncture économique (ECE) auprès du secteur bancaire menée par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    Les projections indiquent que la part des crédits bancaires destinés aux ZFI atteindrait 5,6% du total au troisième trimestre, marquant une progression par rapport aux 4,4% enregistrés au trimestre précédent. Cette augmentation de 1,2 point de pourcentage pourrait ainsi témoigner de la volonté des institutions financières d’accompagner les entreprises exportatrices dans un contexte de turbulences commerciales.

    Les activités de “commerce” et de “transport” devraient constituer les principaux secteurs financés par les banques au troisième trimestre 2025, bénéficiant respectivement de 25% et de 16,7% du total des crédits prévus être octroyés par les banques durant cette période. Il s’agit d’une orientation classique dans un contexte de recherche de liquidité à court terme et de soutien aux flux économiques domestiques.

    Le financement des industries extractives était par ailleurs appelé à s’intensifier après plusieurs mois d’interruption. Ce secteur devrait bénéficier de 4,2% des crédits à octroyer durant cette période. Et la reprise du crédit aux activités minières et extractives pourrait être un indicateur de la confiance retrouvée dans des projets à plus long terme et à forte intensité capitalistique.

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  • TRANSPORT AÉRIEN – Plusieurs vols commerciaux annulés à l’aéroport d’Antananarivo

    TRANSPORT AÉRIEN – Plusieurs vols commerciaux annulés à l’aéroport d’Antananarivo

    Antananarivo, 14 Octobre, 08h05 – Grosse perturbation du trafic aérien depuis le début de la crise à Madagascar. Des compagnies aériennes ont annulé leurs vols à destination d’Antananarivo prévus lundi. Il s’agit des vols Air France et Air Mauritius, selon le communiqué de Ravinala Airports.

    La compagnie française a déjà fait savoir cette interruption temporaire de sa desserte entre Paris Charles de Gaulle et Antananarivo, depuis samedi et jusqu’au lundi 13 octobre inclus, en invoquant “la situation sécuritaire”. Cette mesure restera “soumise à une évaluation quotidienne de la situation sur place”, précise la compagnie.

    Les vols de la compagnie aérienne Emirates desservant Antananarivo et Dubaï sont également annulés depuis dimanche. La reprise des opérations sera publiée à une date ultérieure.

    Par ailleurs, les autres vols internationaux opérés par d’autres compagnies aériennes restent maintenus pour le moment, sauf nouvelle annonce, selon le communiqué du gestionnaire de l’aéroport international d’Ivato.

    Pour Madagascar Airlines, elle continue d’assurer ses opérations sur l’ensemble de son réseau intérieur avec ses cinq aéronefs. L’aéroport international d’Antananarivo demeure quant à lui ouvert à la circulation aérienne.

  • PARLEMENT – Le remplaçant de Richard Ravalomanana à la tête du Sénat à élire lors de la prochaine session parlementaire

    PARLEMENT – Le remplaçant de Richard Ravalomanana à la tête du Sénat à élire lors de la prochaine session parlementaire

    Antananarivo, 14 Octobre, 7h30 – Un troisième président à élire en une législature. Après la destitution de son président et la désignation hors-session d’un intérimaire, le Sénat s’apprête à élire un nouveau président.

    “L’élection d’un nouveau président du Sénat sera à l’ordre du jour de la deuxième session ordinaire du Sénat de Madagascar qui se tiendra à partir du 21 octobre 2025, juste après la cérémonie d’ouverture”, indique le procès-verbal de la réunion en hybride organisée dimanche à l’initiative du Bureau permanent de la Chambre haute.

    Une convocation d’une session extraordinaire n’est cependant pas exclue, d’autant que les députés en ont fait la demande. En attendant cette prochaine session, la direction du Sénat est placée entre les mains du doyen de l’institution, le sénateur Jean André Ndremanjary. Il est “chargé d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’élection du nouveau président”.

    Pour cette nouvelle élection, le président sortant, le général Richard Ravalomanana aurait dit qu’il ne serait pas candidat, si l’on en croit toujours le procès-verbal de la réunion. Il ne s’était pas non plus opposé à la demande des membres du bureau permanent qui avaient demandé qu’il “cède la présidence du Sénat à une direction collégiale des membres du bureau permanent, à cause de la situation politique à Madagascar”.

    Le général Richard Ravalomanana a été nommé sénateur sur le quota du président de la République le 8 Septembre 2023. Il est devenu président de cette institution le 12 octobre après la destitution de Herimanana Razafimahefa.

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  • CRISE POLITIQUE – Emmanuel Macron appelle au respect de l’ordre constitutionnel à Madagascar

    CRISE POLITIQUE – Emmanuel Macron appelle au respect de l’ordre constitutionnel à Madagascar

    Antananarivo, 14 Octobre, 6h45 – Une première réaction de la France sur la crise malgache. En déplacement en Egypte pour le sommet de la paix à Charm El Cheikh, le président français Emmanuel Macron s’est exprimé sur la situation politique à Madagascar pour laquelle il affiche sa “grande préoccupation”. Il appelle ainsi au respect de l’ordre constitutionnel et à la préservation de la continuité institutionnelle dans la Grande ile.

    Pour le président français, la stabilité politique à Madagascar constitue un enjeu essentiel, non seulement pour les Malgaches mais aussi pour la coopération internationale. “Il est très important que l’ordre constitutionnel, la continuité institutionnelle, soient préservés à Madagascar, parce qu’il en va de la stabilité du pays et des intérêts de la population, pour que la communauté internationale puisse continuer d’aider”, a-t-il déclaré.

    Le locataire de l’Elysée rappelle au passage les précédentes crises politiques qu’à connues Madagascar. Il a mis ainsi en garde contre toute rupture de l’ordre constitutionnel. “Si l’ordre constitutionnel était rompu, on sait ce qui s’est passé. Madagascar l’a déjà vécu. Ce serait évidemment la population qui en serait la première victime”, lance-t-il.

    A en croire le président français, la position de la France reste aux côtés des partenaires régionaux. “Nous restons aux côtés de l’Union africaine et de la SADC pour que la continuité institutionnelle et l’ordre constitutionnel soient respectés”, déclare-t-il.

    Emmanuel Macron avertit parallèlement contre toute tentative d’instrumentalisation politique ou militaire de cette jeunesse. “Je ne veux simplement pas qu’elle soit récupérée par des factions militaires ou des ingérences étrangères”, précise-t-il.

    Les députés de l’opposition ont enclenché lundi une collecte de signatures en vue de convoquer une session extraordinaire. Ils comptent initier une procédure de destitution du président de la République. Ce dernier qui se trouve depuis le week-end dernier dans un “lieu en sécurité” pour protéger sa vie contre ce qu’il qualifie d’attentats qui le visaient, selon ses dires. Dans une déclaration à la télévision lundi, Andry Rajoelina affirme continuer à « être en mission » pour trouver des solutions pour le pays, notamment en matière d’énergie

  • Andry Rajoelina, “dans un lieu sécurisé”, se dit “en mission afin de trouver des solutions” pour le pays

    Andry Rajoelina, “dans un lieu sécurisé”, se dit “en mission afin de trouver des solutions” pour le pays

    Le président de la République Andry Rajoelina confirme s’être déplacé vers un « lieu sécurisé », sans plus de précisions, pour protéger sa vie contre ce qu’il qualifie d’attentats qui le visaient. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et sur sa chaîne de télévision Viva, il affirme continuer à « être en mission » pour trouver des solutions pour le pays, notamment en matière d’énergie. Il a également averti des dangers que représenterait un changement anticonstitutionnel de pouvoir.

  • IMPORTATION FRAUDULEUSE – La Douane estime à 9 milliards d’ariary les amendes prévues suite à une contrefaçon de cigarette

    IMPORTATION FRAUDULEUSE – La Douane estime à 9 milliards d’ariary les amendes prévues suite à une contrefaçon de cigarette

    Antananarivo, 13 Octobre, Le 22 septembre dernier, une opération douanière au port de Mahajanga a permis de saisir un conteneur de 40 pieds renfermant plus de 57 600 cartouches de cigarettes de la marque “Good Look”. Cette cargaison frauduleuse, estimée à près de 4 milliards d’ariary, comportait aussi deux cartons de rubans siglés “Imperial Tobacco” et 94 cartons de serviettes usagées. Les droits et taxes s’élèvent à 2 milliards d’ariary, tandis que les responsables encourent des amendes d’un peu plus de 9 milliards d’ariary. Conformément aux procédures en vigueur, les cigarettes contrefaites seront détruites et enfouies sous supervision des autorités compétentes, afin d’empêcher leur réintroduction sur le marché.

    “La contrefaçon de cigarettes représente un manque à gagner considérable pour les caisses publiques. Ces produits illicites échappent totalement aux droits et taxes, privant l’État de ressources essentielles destinées au financement des services publics”, explique Ernest Lainkana Zafivanona, directeur général de la douane. En plus des pertes fiscales, cette pratique crée une concurrence déloyale pour les fabricants et distributeurs légaux qui s’acquittent de leurs obligations. Selon les estimations, le commerce de tabac illicite fait perdre chaque année plusieurs milliards d’ariary au Trésor, fragilisant le tissu économique national.

    Derrière ces enjeux économiques se cache aussi une dimension sanitaire majeure. Les cigarettes contrefaites échappent à toute vérification de conformité et peuvent contenir des substances toxiques issues de circuits de fabrication clandestins. “Ces produits, dépourvus de tout contrôle sur les taux de goudron, de nicotine ou de métaux lourds, représentent un risque réel pour la santé publique”, souligne Francis Rabarijohn, directeur général d’Imperial Tobacco. Leur destruction vise donc à éviter leur circulation et à protéger les consommateurs.

    La société Promodim, détenteur exclusif de l’autorisation de fabrication des cigarettes “Good Look”, appelle ses distributeurs à la vigilance. L’entreprise rappelle l’importance de s’approvisionner uniquement auprès de fournisseurs agréés pour éviter toute implication dans la commercialisation de produits contrefaits. Parallèlement, la coopération entre la Douane malagasy et le groupe Imperial Brands Madagascar se renforce pour démanteler les réseaux de contrebande.