Catégorie : Actualité

  • ENVIRONNEMENT – Les rangers malgaches de Mahajeby engagés dans le Wildlife Ranger Challenge 2025

    ENVIRONNEMENT – Les rangers malgaches de Mahajeby engagés dans le Wildlife Ranger Challenge 2025

    Antananarivo, 3 Août, 17h35 – Les rangers du site de conservation de Mahajeby, soutenus par l’ONG Impact Madagascar, participent cette année encore au Wildlife Ranger Challenge, une initiative panafricaine qui met en lumière le rôle essentiel des rangers dans la préservation de la biodiversité et des écosystèmes du continent. L’événement, qui en est à sa sixième édition, rassemble plus de 170 équipes issues de 24 pays africains.

     

    Répartis en deux équipes, Fosa et Sifaka, les rangers d’Impact Madagascar, une organisation dédiée à la gestion durable des ressources naturelles et la biodiversité, prennent part à l’ensemble des épreuves du Challenge. Ces épreuves vont des tests de connaissances sur la faune à une course de 2 km en équipement complet sur le site d’intervention, en passant par des épreuves de pompes et d’abdominaux ainsi qu’une course chronométrée. Ces épreuves visent à reproduire les efforts quotidiens fournis sur le terrain pour la protection des forêts, zones humides, cours d’eau et espèces endémiques.

     

    Plus qu’une compétition sportive, le Wildlife Ranger Challenge ne se limite pas à une compétition sportive. Il entend aussi rappeler le rôle central des rangers dans la protection des paysages riches en carbone, la lutte contre le braconnage et la sensibilisation des communautés locales. Véritables piliers de la conservation, les rangers sont aussi éducateurs, médiateurs et acteurs du développement durable dans leurs régions respectives.

     

    À Mahajeby, dans la région de Bongolava, 24 rangers assurent quotidiennement la surveillance et la protection d’un écosystème aussi riche que fragile, abritant notamment le Propithèque couronné, une espèce classée en danger critique d’extinction. Dans cette zone forestière reculée et difficile d’accès, les conditions de travail sont exigeantes. La participation des rangers malgaches à cette compétition souligne ainsi non seulement leur engagement, mais aussi leur résilience physique et mentale face aux défis du terrain.

     

    Portée par l’organisation britannique Tusk et la Game Rangers Association of Africa, l’initiative a été officiellement lancée le 22 juillet et culminera le 20 septembre avec une course synchronisée à l’échelle du continent. En parallèle, le Congrès africain des rangers, organisé du 17 au 21 septembre au Kenya, abordera les enjeux de reconnaissance, de formation et de professionnalisation de ces acteurs de terrain.

     

    En participant au Wildlife Ranger Challenge, les rangers de Mahajeby réaffirment l’importance de leur mission qui est celle de défendre l’environnement, de protéger les espèces en danger et d’assurer un avenir durable aux communautés locales qui dépendent de ces écosystèmes.

     

    En tout, Impact Madagascar déploie 209 rangers sur neuf sites d’intervention et à travers 14 programmes. Formés pour protéger les réserves naturelles, les zones protégées et les parcs nationaux, ces agents patrouilleurs “sont en première ligne dans la lutte contre le braconnage, la déforestation et la perte de biodiversité”, souligne l’organisation. Celle-ci parle aussi d “éducateurs de terrain, sensibilisant les communautés locales à l’importance de la conservation”. “Leur travail est un maillon indispensable pour créer un équilibre entre les besoins humains et la protection de la faune et de la flore”, conclut-elle.

    Photo : Impact Madagascar

  • DIPLOMATIE – Madagascar rend hommage à la contribution chinoise dans la lutte contre le fascisme lors du 98e anniversaire de l’Armée populaire de libération 

    DIPLOMATIE – Madagascar rend hommage à la contribution chinoise dans la lutte contre le fascisme lors du 98e anniversaire de l’Armée populaire de libération 

    Antananarivo, 3 Août, 16h15 – Hommage et commémoration. Madagascar a salué vendredi la contribution historique de la Chine à la lutte contre le fascisme durant la Seconde Guerre mondiale. La ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, a rappelé vendredi “la portée universelle” de la victoire chinoise sur le Japon durant son discours à l’occasion d’une cérémonie marquant le 98e anniversaire de la fondation de l’Armée populaire de libération (APL) de Chine et le 80e anniversaire de la victoire dans la guerre de résistance contre l’agression japonaise.

     

    “Cette victoire n’appartient pas seulement à la Chine, mais constitue aussi un jalon fondamental de la lutte mondiale contre le fascisme”, déclare-t-elle lors de la cérémonie qui s’est tenue au sein de l’ambassade de Chine à Nanisana. Saluant “la résilience des peuples dans la défense de leur souveraineté”, elle rend également hommage à l’APL qu’elle qualifie de “pilier de la stabilité chinoise et régionale depuis près d’un siècle”.

     

    L’ambassadeur de Chine, Ji Ping, de son côté, souligne que la célébration “n’est pas tournée vers la guerre, mais vers la paix, la coopération et la prospérité partagée”. Dans son allocution, il met en avant l’importance de la solidarité dans un monde où les équilibres sont de plus en plus fragiles. Il salue, en même temps, “l’attachement de Madagascar aux principes du droit international, qui rejoignent ceux défendus par la Chine”.

     

    La cérémonie de vendredi a également été l’occasion pour les deux parties d’affirmer

    leur volonté de renforcer la coopération bilatérale. Les deux pays collaborent dans des domaines variés tels que les infrastructures, la santé, l’agriculture, l’éducation et la défense.

     

    Photo : Ministère des Affaires étrangères

  • SECTEUR BANCAIRE – Le manque de mécanismes financiers adaptés aux projets à impact social et environnemental souligné

    SECTEUR BANCAIRE – Le manque de mécanismes financiers adaptés aux projets à impact social et environnemental souligné

    Antananarivo, 3 août, 14h15 – Une lacune à combler. Les projets à impact social ou environnemental ne bénéficient pas d’un accompagnement financier suffisant. Le manque de mécanismes adaptés à leur financement a été l’un des points soulevés lors d’une rencontre entre la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) et les acteurs économiques de la Grande Île, la semaine dernière.

     

    La Banque africaine de développement (BAD) fait partie des institutions qui se sont penchées sur cette problématique, en mettant l’accent sur l’accès au financement des entrepreneurs du secteur des énergies renouvelables à Madagascar. Elle avait notamment mis en lumière la perception des banques commerciales, qui considèrent les projets d’énergies renouvelables à petite échelle comme risqués, les poussant à privilégier les prêts aux grandes initiatives connectées au réseau.

     

    Les projets à impact social ou environnemental sont pourtant reconnus comme des “initiatives souvent porteuses d’innovation et d’utilité publique”, comme cela a été souligné lors de la récente rencontre entre la CSBF et les acteurs économiques du pays. La promotion de la finance durable, notamment pour les projets d’énergie verte, figure ainsi parmi les pistes de solution à concrétiser.

     

    D’autres obstacles à l’accès au financement ont également été évoqués. La Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) cite notamment la difficulté à répondre aux exigences de garantie, le coût élevé du crédit, le manque de transparence des conditions bancaires, ou encore l’insuffisance de financements à moyen et long terme pour les projets d’investissement.

     

    Face à ces constats, la CSBF s’est engagée à soutenir les mécanismes de garantie pour faciliter l’accès au crédit. Elle annonce aussi la poursuite des réformes du secteur financier, le développement d’un marché des capitaux et le renforcement de l’encadrement des services financiers digitaux pour mieux protéger les usagers. Les institutions financières ont, de leur côté, exprimé leur volonté de renforcer le financement du secteur privé et de promouvoir l’inclusion financière, selon la BFM.

  • Événement – Manga Mania Festival 2025 plonge Antananarivo dans la culture asiatique

    Événement – Manga Mania Festival 2025 plonge Antananarivo dans la culture asiatique

    Antananarivo, 3 Août, 11h15 – Des milliers de passionnés de culture asiatique se sont donnés rendez-vous au gymnase Ankoay à Ankorondrano les 25 et 26 juillet derniers. Pendant deux jours, Manga Mania Festival a plongé la capitale malgache dans les multiples facettes de l’Asie, et a offert un espace de divertissement à la jeunesse malgache. Avec 75 stands, contre 45 lors de la précédente édition, le festival a proposé une large palette d’activités : gastronomie, jeux vidéo e-sport, produits dérivés, mais aussi animations scéniques allant des démonstrations d’arts martiaux aux performances de K-pop et de chant manga. Retour en images et en couleurs sur un événement qui entendait aussi encourager les jeunes à cultiver leurs passions et à s’y investir pleinement.

  • FOOTBALL – Madagascar se dit « prêt » à affronter la Mauritanie en Championnat d’Afrique des nations ce dimanche soir

    FOOTBALL – Madagascar se dit « prêt » à affronter la Mauritanie en Championnat d’Afrique des nations ce dimanche soir

    Antananarivo, 3 Août, 9h45 – Jour J pour les Barea A’. L’équipe nationale malgache se dit prête à affronter la sélection mauritanienne ce dimanche soir, à 20h, heure de Madagascar, pour la première journée du Chamionnat d’Afrique des nations de football. En conférence de presse d’avant-match, samedi, le sélectionneur des Barea A’, Romuald “Rôrô” Rakotondrabe, affiche la détermination de son groupe même s’il reconnaît que les défis sont élevés.

    “Nous avons bien préparé ce match. Nous avons eu au moins un mois pour bien préparer cette compétition”, rappelle le sélectionneur. “Nous avons hâte de voir ce que nous allons faire sur le terrain”, poursuit-il, admettant qu’il n’y aura “pas de match facile dans cette compétition”. Et celui contre la Mauritanie ne s’annonce pas facile. “Ce sera un match difficile avec une équipe qui joue très bien”, reconnaît-il.

    Romuald Rakotondrabe, à l’époque sélectionneur de l’équipe A, rappelle avoir déjà rencontré la Mauritanie “il y a deux ans au Maroc”, match perdu par Madagascar (1-2). Mais “c’était une autre compétition”, souligne-t-il. Une autre équipe aussi, “une bonne équipe, avec un nouvel entraîneur qui est Espagnol”, ajoute-t-il. “Une équipe costaude et solide avec des joueurs au grand gabarit”, indique-t-il encore.

    Face aux Mauritaniens, les Malgaches se présentent avec une formation largement renouvelée par rapport à celle qui avait terminé troisième il y a deux ans. “Il ne reste que trois ou quatre joueurs de cette époque”, précise le sélectionneur. La Grande île a envoyé 29 joueurs au Chan, et si l’on en croit le sélectionneur, “à l’exception d’un défenseur central qui est blessé à la cheville, tous les joueurs se portent bien”.

    Troisième de la dernière édition du Chan, Madagascar entend bien “aller le plus loin possible” lors de la compétition qui se tient en Tanzanie, en Ouganda et au Kenya. Dans un groupe B composé de cinq équipes, les Barea doivent terminer premiers ou deuxièmes du groupe pour se qualifier en quarts de finale. Les autres nations composant le groupe B sont la Tanzanie, le Burkina Faso et la Centrafrique. La Tanzanie, équipe hôte, a remporté samedi le premier match du groupe contre le Burkina Faso.

     

    Photo : FMF

  • SPECTACLE – Kakakaka Kaiamba fait rire et chanter à La City Ivandry

    SPECTACLE – Kakakaka Kaiamba fait rire et chanter à La City Ivandry

    Antananarivo, 2 Août, 19h30 – Pari réussi pour les humoristes-chanteurs. Herinaivo “Gothlieb” Randriamasinoro, Francis “Turbo” Razafiarison, Eric “Fou Hehy” Rakotoarimanana et Honorat “Fou Hehy” Herisolomahefa ont fait le plein du Food Court de la City Ivandry pour leur retour sur scène avec Kakakaka Kaiamba, vendredi soir. Le spectacle était à la hauteur de l’attente de leur public qui ont aussi bien ri que chanté pendant toute la soirée.

    Le spectacle, alternant sketchs et chansons, est resté fidèle à son esprit : amuser, divertir mais aussi transmettre un patrimoine musical. Et si vous avez raté le rendez-vous de vendredi, ou souhaitez revivre l’ambiance, un autre show est prévu ce dimanche après-midi, toujours au Food Court de La City Ivandry. Cette fois, le spectacle, et bien sûr les sketchs, sera adapté à un public plus familial. En attendant, revivez la soirée de vendredi en images.

  • NATATION – Holy Antsa Rabejaona établit un nouveau record national en 50m dos aux championnats du monde à Singapour

    NATATION – Holy Antsa Rabejaona établit un nouveau record national en 50m dos aux championnats du monde à Singapour

    Antananarivo, 2 Août, 13h15 – De bons résultats pour Holy Antsa Rabejaona. La nageuse malgache de 23 ans a battu le record de Madagascar en 50m dos aux championnats du monde de natation qui se tiennent à Singapour. Elle a bouclé la distance en 30’’78/100 mercredi lors des séries. En trois mois, elle pulvérise le précédent record national qui était de 30’’89/100 et qu’elle vient elle-même de battre aux championnats de Madagascar d’avril 2025.

     

    Lors des séries, la pensionnaire du Centre de Kazan en Russie, alignée au couloir 8, termine la course à la 5ème place. Au classement général, elle se positionne au 46ème rang sur les 63 concurrentes classées.

     

    Holy Antsa Rabejaona a également participé au 50m papillon qu’elle a bouclé en 29’’31/100 aux championnats du monde. Elle a terminé 58ème de sa série et n’a pas amélioré son record personnel qui est de 29’’25/100, une performance réalisée aux championnats de Madagascar de 2023.

     

    Avec ses compatriotes Ony Mbolasoa Andrianaivo, Jonathan Raharvel et Francky Ramiakatrarivo, elle termine le relais mixte 4×100 quatre nages à la 32ème place des Mondiaux. Leur chrono, de 4’26’’77/100, est près de 13 secondes de plus que la performance malgache aux Jeux des îles de 2023.

  • SECTEUR BANCAIRE – La Banque centrale à la recherche d’un concepteur en billets et monnaies

    SECTEUR BANCAIRE – La Banque centrale à la recherche d’un concepteur en billets et monnaies

    Antananarivo, 2 Août, 11h35 – Une nouvelle gamme de billets serait-elle en préparation ? La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) annonce être à la recherche d’un concepteur en billets et monnaies. Celui-ci figure parmi une dizaine de postes à pourvoir dans l’avis de recrutement publié par l’autorité monétaire, ce samedi.

     

    Ce concepteur aura à participer à la conception des billets et monnaies difficiles à contrefaire mais facile à authentifier. Il devra aussi garantir la fiabilité des études techniques sur les billets de banque et de pièces de monnaies et contribuer à la prévention et à la lutte contre le faux monnayage, notamment à l’implémentation de la stratégie nationale de la lutte contre la contrefaçon.

     

    Selon la pratique internationale, les Banques Centrales procèdent au changement de billets tous les dix ans environ. La dernière émission de billets de Banque à Madagascar date de 2017.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Madagascar s’ouvre à des investisseurs miniers engagés dans les pratiques responsables

    SECTEUR EXTRACTIF – Madagascar s’ouvre à des investisseurs miniers engagés dans les pratiques responsables

    Antananarivo, 2 Août, 9h45 – Le profil-type des investisseurs recherchés reconfirmé. Madagascar compte attirer des investisseurs engagés dans des pratiques responsables mais qui garantissent également une répartition équitable des retombées économiques des projets qu’ils comptent menés au pays. Le directeur de cabinet du ministère des Mines, Tahiry Rakotomalala, l’a exposé lors de la présentation officielle du nouveau site web de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar et de la plateforme d’intégration des données, vendredi.

     

    “Le secteur minier malgache ne se résume pas à l’exploitation et aux ressources. Il ambitionne d’être un levier de développement inclusif respectueux des communautés locales et de l’environnement”, lance-t-il. Un point de vue partagé par l’ambassadrice des Etats-Unis à Madagascar, Claire Pierangelo, qui estime d’ailleurs “essentiel de veiller à ce que les communautés locales des régions minières bénéficient directement de ces activités et des revenus du gouvernement, afin de favoriser un environnement pacifique et durable”. Et c’est une croissance qui va créer des opportunités en matière d’éducation, de formation et de programmes d’échange prestigieux qui renforceront l’autonomie des individus dans les régions concernées, lance-t-elle.

     

    Le code minier de Madagascar avait alors été traduit en deux langues, à savoir l’anglais et le chinois, afin de réduire d’abord les barrières linguistiques, qui sont sources d’incertitudes pour les investisseurs. Mais cette disposition va au-delà d’une simple facilitation linguistique, souligne Tahiry Rakotomalala. “En rendant notre cadre juridique accessible sans ambiguïté aux investisseurs étrangers, nous éliminons les risques d’incompréhension pouvant mener à des pratiques non conformes, ce qui nous permet de consolider les mécanismes de lutte contre la corruption”, soutient-il.

     

    Par ailleurs, pour encourager la redevabilité et la promotion d’une gestion équitable des ressources minières du pays, l’Itie Madagascar s’est doté d’un nouveau site web. Le directeur exécutif de cette organisation tripartite pour la transparence minière, Sergio Clerc Marc, parle d’un portail d’informations à jour destiné à l’ensemble des parties prenantes, gouvernement, société civile et industrie extractive. Celui-ci offre un accès à tous les rapports Itie, aux cadres légaux et réglementaires ainsi qu’aux actualités du secteur extractif.

     

    La plateforme de télédéclaration du secteur minier est également mise en service. Elle permettra aux sociétés déclarantes de soumettre en ligne leurs données de manière sécurisée et standardisée, conformément aux exigences de l’Itie. Il s’agit, selon Marc Sergio Clerc, d’un pas décisif vers la digitalisation de l’administration extractive, contribuant au renforcement de la confiance entre les acteurs et l’amélioration de la gouvernance du secteur minier à Madagascar.

  • ENVIRONNEMENT – Le CNRO appelle à une enquête approfondie pour découvrir les causes de l’échouage des dauphins à Nosy Hara

    ENVIRONNEMENT – Le CNRO appelle à une enquête approfondie pour découvrir les causes de l’échouage des dauphins à Nosy Hara

    Antananarivo, 2 Août, 8h25 – Des enquêtes supplémentaires à mener. Revenus d’une première enquête menée au lendemain du signalement de l’échouage d’une vingtaine de dauphins au sein du parc national marin de Nosy Hara, les scientifiques du Centre national de recherches océanographiques (CNRO) et de Madagascar National Parks (MNP) ne sont pas encore parvenus à une conclusion claire quant à la cause du drame.

     

    Dans un communiqué publié vendredi soir, le CNRO souligne que “le rapport préliminaire présenté par les scientifiques ne permet pas encore d’identifier avec certitude les causes de l’échouage”. Le centre estime qu’une enquête scientifique plus poussée devrait être faite pour faire toute la lumière sur ce qui s’est passé. “Les chercheurs appellent à une enquête approfondie”, précise le Centre, sollicitant une implication des autorités compétentes en matière de pêche et de protection des zones marines dans ces recherches supplémentaires.

     

    Dans leur rapport préliminaire, les scientifiques qui sont allés sur les lieu du drame et qui ont examiné les dauphins morts excluent toutefois déjà l’hypothèse d’une attaque par des prédateurs. “Aucune lésion externe n’a été observée”, expliquent-ils. Les lésions internes, elles, auraient pu être causées par les racines de palétuviers recouvertes d’huîtres, analysent-ils encore. Ils estiment aussi que les cadavres auraient été entrainés depuis la dune initiale jusqu’au mangrove par les courants de marée associés à une grande marée.

     

    Pour ce qui est la cause de l’échouage, des enquêtes devraient ainsi encore être menées. Lors du signalement du drame, Madagascar national parks avait soulevé quelques pistes. Il a notamment évoqué l’utilisation possible de sonars par des navires de passage, susceptible de perturber l’écholocation des dauphins, ou encore la fuite de cétacés plus imposants, comme les baleines, qui aurait pu entraîner les dauphins vers la côte, où ils auraient été piégés. Les éléments topographiques de la zone d’échouage “rendent techniquement possible le passage des dauphins jusqu’à la baie, mais aussi leur désorientation ou leur piégeage en cas de conditions inhabituelles”, précise le CNRO.

     

    Dans son communiqué, le CNRO laisse entendre le long délai passé entre la survenue du drame et son signalement pour expliquer les difficultés de l’enquête. Il insiste notamment sur “l’importance de sensibiliser les communautés locales à signaler rapidement ce type d’évènement, afin de préserver les preuves et d’améliorer la réponse scientifique”.

     

    Le CNRO rappelle que c’est un pêcheur du hameau d’Antsako qui a découvert les corps sans vie de 22 de dauphins échoués sur une dune de sédiments à marée basse. L’alerte n’a cependant été donnée que quatre jours plus tard, regrette le Centre. “L’information n’a été partagée au Président des pêcheurs que quatre jours plus tard, déclenchant ainsi la mobilisation des équipes scientifiques”, écrit-il.