Catégorie : Actualité

  • PÉTANQUE – Madagascar remporte la troisième étape du Master de pétanque et caracole en tête du classement provisoire

    PÉTANQUE – Madagascar remporte la troisième étape du Master de pétanque et caracole en tête du classement provisoire

    Antananarivo, 25 Juillet, 8h05 – Intouchable. La triplette malgache Yves Rakotoarisoa, Faratiana “Tiana Kely” Rakotoniaina, et Faralahy Joseph Urbain “Baloty” Ramanantiaray remporte la troisième étape du Master de pétanque à Cluses, dans le département français de la Haute-Savoie, jeudi. L’équipe Madagascar a battu en finale jeudi soir l’équipe d’Andriantseheno, 13 à 2.

     

    Tout au long de cette troisième étape, ce trio remanié n’a jamais été en difficulté, lors de quarts de finale, “Yves”, “Baloty” et “Tiana Kely” gagnent par 13 à 0 face à l’équipe Riviera. Puis en demi-finale, les boulistes malgaches n’ont jamais été en difficulté face à l’équipe Bonetto,13 à 5.

     

    Après une deuxième étape catastrophique, défaite en quarts de finale, zéro point gagné, cette équipe de Madagascar se reprend en récoltant 10 points suite à cette victoire en finale. Elle caracole en tête du classement provisoire, 20 points, pour la course au final four, devant Riviera 17 points et Wild Card 14 points. La quatrième place est partagée par Andriantseheno et Bonetto qui ont chacun 12 points.

     

     

    Photo : FSBM

  • AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Les victimes tuées par de l’atropine contenue dans deux plantes toxiques, selon Andry Rajoelina

    AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Les victimes tuées par de l’atropine contenue dans deux plantes toxiques, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 24 Juillet, 22h20 – Révélations. Le président de la République donne les noms des plantes toxiques dont le principe actif a tué 32 personnes après la fête d’anniversaire du 14 juin à Ambohimalaza. “Il s’agit de la belladone et du datura”, indique-t-il au cours d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique, et à laquelle il a invité les ministres en charge de la Santé publique, de la Sécurité publique et de la Gendarmerie ainsi que la Procureure de la République.

     

    “Ces plantes toxiques contiennent, sans aucun doute possible, de l’atropine qui, à forte dose, cause la mort et la paralysie respiratoire”, souligne le chef de l’Etat. A l’en croire, la présence de cette substance hautement toxique a été révélée par l’analyse réalisée à l’étranger. Mais les plantes dont celle-ci a été extraite ont également été confirmées par les connaisseurs consultés par les enquêteurs de la gendarmerie. “Dès que ces gens l’ont senti, ils ont dit que c’est du datura”, raconte Andry Rajoelina.

     

    Selon le chef de l’Etat, les poisons ont été retrouvés au domicile de la principale suspecte à l’issue de la perquisition réalisée par la gendarmerie. Celle-ci aurait mélangé plusieurs choses, incluant des comprimés, pour en composer la formule. Son geste, selon le chef de l’Etat et le ministre en charge de la Gendarmerie, aurait été dicté par une vengeance familiale. Elle aurait même avoué son crime et aurait regretté que celui-ci qui ne visait qu’une ou deux personnes ait fait une trentaine de victimes, rapportent-ils.

  • RELATIONS D’AFFAIRES – Des majors de l’Afrique australe à Madagascar pour rencontrer le secteur privé malgache

    RELATIONS D’AFFAIRES – Des majors de l’Afrique australe à Madagascar pour rencontrer le secteur privé malgache

    Antananarivo, 24 Juillet, 18h15 – Des opportunités à saisir. Des dirigeants d’entreprises d’Afrique australe participeront activement à la Semaine de l’Industrialisation de la SADC. Ces majors africains se rendront à Madagascar, en quête de partenariats entre opérateurs membres de ce bloc géoéconomique, mais particulièrement avec les membres du secteur privé malgache. C’est ce qu’a notamment indiqué le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, mercredi.

     

    Une grande partie d’entre eux ont déjà manifesté leur intérêt à nouer des partenariats avec des opérateurs malgaches, confie ce membre du Gouvernement. Des intérêts qui portent entre autres sur l’agribusiness ou encore sur le secteur des services, avance-t-il.

     

    Les industriels locaux se disent déjà prêts à démontrer à ces entrepreneurs de la SADC le potentiel du tissu industriel malgache. “Nous disposons en Madagascar d’un large potentiel en termes de matière première, en termes de ressources humaines, en termes d’espace. Nous allons démontrer à nos partenaires venant de la SADC l’existence de cette opportunité. Et ce, afin que nous puissions développer avec eux cet échange intra-SADC, mais également aller au-delà et attaquer d’autres marchés”, lance le président du Syndicat des industries de Madagascar, Tiana Rasamimanana.

     

    Le thème de la huitième édition de la Semaine de l’industrialisation (SIW) de la SADC sera d’ailleurs la promotion de l’industrialisation, la transformation du système agricole et la transition énergétique. Celui-ci devra répondre aux défis actuels que rencontre le continent et davantage la sous-région. Ces trois piliers sont essentiels pour la SADC et le choix de cette thématique répond à sa vision qui est de construire un avenir commun et prospère pour les peuples de la région.

     

    La SIW 2025 sera par ailleurs une plateforme publique-privée dédiée à la transformation économique de la région. Les 16 États membres de la SADC seront représentés, plus de 400 participants issus des délégations étrangères et pas moins de 3000 visiteurs sont attendus durant l’événement.

  • FOOTBALL – Les Barea A’ en effectif réduit depuis ce jeudi

    FOOTBALL – Les Barea A’ en effectif réduit depuis ce jeudi

    Antananarivo, 24 Juillet, 17h50 – Il ne reste plus que l’officialisation de la Fédération malgache de football (FMF). Ce jeudi matin, un peu moins de 30 joueurs ont participé à l’entraînement des Barea A’ au stade annexe Barea pour la préparation du championnat d’Afrique des nations (Chan).

    Ils étaient 42 à avoir été dans la liste élargie de Romuald Rakotondrabe, pour le début du regroupement fin Juin. Depuis, de nombreux joueurs ont quitté la sélection, n’étant pas retenus pour continuer avec l’équipe nationale pour ce sommet continental réservé aux joueurs locaux.

    Isoraka avait jusqu’à ce mercredi pour l’envoi de la liste des joueurs qui composeront la sélection malgache. La FMF prend son temps pour dévoiler qui sont les 23 joueurs retenus pour cette huitième édition du Chan.

    A en croire Rado Rasoanaivo, directeur technique national, le règlement indique qu’en cas de forfait d’un joueur avec preuve tangible du staff médical, il peut être remplacé. En plus des 23 joueurs dans la liste officielle, les réservistes devraient donc encore poursuivre leur aventure avec le groupe.

    La délégation malgache est prévue partir pour la Tanzanie, ce lundi 28 Juillet. C’est en terre tanzanienne que les Barea finaliseront leur préparation. Ils entreront en lice le dimanche 3 août face à la Mauritanie.

  • TENNIS – Madagascar bat le Soudan pour son premier match à la Coupe Davis groupe V

    TENNIS – Madagascar bat le Soudan pour son premier match à la Coupe Davis groupe V

    Antananarivo, 24 Juillet, 15h15 – Une entrée réussie. Lucas Andriamasilalao, Antso Rakotondramanga, Valentin Rakotondrasoa et Nicolas Raharivony ont été insaisissables face aux Soudanais, mercredi pour leur premier match de la Coupe Davis groupe V à Gaborone, Botswana. L’équipe nationale malgache de tennis bat par 3 à 0 l’équipe nationale du Soudan.

    Lucas Andriamasilalao a dominé son adversaire Ahmed Ammar dès son entrée en simple. Le joueur de tennis malgache a remporté une belle victoire en deux sets (6/0 – 6/1). Antso Rakotondramanga a suivi l’exemple de son compatriote en battant Derar Khalid avec un score de deux sets à zéro (6/1 – 6/3). Pour clore cette première journée en beauté, le duo Valentin Rakotondrasoa et Nicolas Raharivony a remporté son match contre Derar Khalid et Ziryab Musa en deux sets (6/1 – 6/1).

    Ce jeudi, les Malgaches jouent face aux Seychellois pour la deuxième journée de cette phase de groupe. Les protégés de Dina Razafimahatratra comptent obtenir une qualification pour le groupe IV l’année prochaine pour cette compétition. Après les Seychelles, Madagascar jouera encore face au Cameroun dans ce groupe B.

  • NOUVELLE VILLE – La concrétisation de Tana-Masoandro en attente de la viabilisation du site et de la construction des infrastructures étatiques de base

    NOUVELLE VILLE – La concrétisation de Tana-Masoandro en attente de la viabilisation du site et de la construction des infrastructures étatiques de base

    Antananarivo, 24 Juillet, 14h30 – Tana-Masoandro prend forme à petit pas. En attendant que les investisseurs privés ne décident de mettre leur argent dans les projets immobiliers et commerciaux qui viendront concrétiser la nouvelle ville, l’Etat avance à son rythme et selon ses moyens pour viabiliser le site et pour y construire ses propres infrastructures. L’objectif, selon le secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat, est de rendre le site “plus attractif pour les investisseurs”.

    “Nous n’attendons pas les bailleurs pour agir. C’est en posant les bases concrètes de la ville que nous susciterons la confiance des investisseurs”, avance Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’État chargé des Nouvelles Villes et de l’Habitat (SENVH), lors de la signature d’un accord-cadre avec le groupe chinois Sinomach Hainan Development Co. L’Etat a donc choisi de démarrer par la viabilisation du site afin de démontrer la faisabilité du projet et de gagner en crédibilité auprès des capitaux.

    Parmi les travaux déjà engagés, le secrétaire d’Etat chargé des Nouvelles villes évoque la construction de l’avenue principale, autour de laquelle la ville va se construire et dont la première phase est en voie d’achèvement. Il parle également de l’installation imminente d’un parc solaire de grande capacité pour alimenter en électricité Tana-Masoandro et les communes de l’ouest d’Antananarivo. Il insiste également sur la mise en place des réseaux d’eau potable, d’électricité et de voirie. Les études hydrauliques de la nouvelle ville ont d’ailleurs fait l’objet d’une convention ce jeudi avec la société chinoise Sinomach.

    Avec ces infrastructures de base érigées et construites sur fonds propres, l’Etat entend préparer le terrain pour des projets de plus grande envergure, comme une université de référence, un stade national de référence, l’École nationale de la magistrature, ou encore la construction d’un commissariat. Mais le projet phare et le plus urgent, selon le ministre, reste la cité ministérielle qui accueillera progressivement les agents de l’administration centrale. “La terre appartient à l’État. C’est notre rôle d’assurer la viabilisation : routes, eau, électricité. Les investisseurs doivent voir que le site est déjà actif et prêt à accueillir leurs projets”, explique Gérard Andriamanohisoa.

    Cette logique d’aménagement progressif, financée pour l’heure sur budget national, permet de structurer la ville par étapes, en fonction des moyens disponibles. Les projets les plus ambitieux, dont le coût dépasse largement les capacités budgétaires locales, seront lancés au fur et à mesure, au rythme des appels d’offres et de la mobilisation de financements extérieurs. Et parallèlement aux infrastructures visibles, il s’agira aussi pour l’Etat de maîtriser et de sécuriser le foncier en commençant les travaux sur les terrains qui lui appartiennent, comme le souligne encore Gérard Andriamanohisoa.

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  • ENSEIGNEMENT – Un nouvel appui de 185 millions de dollars de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éducation pour améliorer l’accès et les apprentissages à Madagascar

    ENSEIGNEMENT – Un nouvel appui de 185 millions de dollars de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éducation pour améliorer l’accès et les apprentissages à Madagascar

    Antananarivo, 24 Juillet, 11h30 – La Banque mondiale continue de soutenir l’éducation à Madagascar. Avec le programme de Transformation de l’accès et de l’apprentissage à Madagascar (Talim), cette institution de Bretton Woods entend toucher plus de 4,7 millions d’élèves, 135 000 enseignants et 27 000 écoles primaires publiques à travers Madagascar. Récemment approuvé par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation et doté d’un financement global de 185 millions de dollars, ce projet vise à améliorer l’accès, la qualité de l’enseignement et la gouvernance du système éducatif malgache.

    Financé à hauteur de 150 millions de dollars par l’Association internationale de développement (IDA) et de 35 millions par le Partenariat mondial pour l’éducation, Talim s’inscrit dans le cadre du programme régional AIM4Learning, qui appuie l’innovation éducative en Afrique orientale et australe. À Madagascar, le projet vise principalement à rehausser le taux d’achèvement du primaire et à améliorer les résultats d’apprentissage, dans un contexte marqué par une crise éducative persistante.

    Selon les données officielles rapportées par la Banque mondiale, moins de deux élèves sur trois terminent le cycle primaire à Madagascar et près de 95 % ne savent pas lire correctement en fin de scolarité. Le taux de redoublement atteint 25,3 %, soit le double de la moyenne régionale en Afrique subsaharienne. Par ailleurs, le système repose encore largement sur les enseignants communautaires (Fram), qui représentent 63 % du personnel enseignant, souvent sans formation et rémunérés directement par les parents d’élèves.

    Le projet Talim, qui prend le relais du Programme d’appui à l’éducation de base (PAEB), entend répondre à ces défis par des actions ciblées dans trois domaines prioritaires. Il s’agira d’améliorer la qualité de l’enseignement à travers des actions de réforme du métier d’enseignant et d’encadrement des enseignants. Ce volet inclut, entre autres, l’intégration de 26 000 enseignants qualifiés sous contrat.

    Le programme Talim comprend également un important volet d’amélioration des infrastructures scolaires et de l’environnement d’apprentissage. Plus de 1 000 écoles dans les zones à risques cycloniques devraient ainsi être réhabilités. Des manuels scolaires en malgache et français ainsi que des livres de mathématiques devraient également être distribués dans le cadre du programme.

    Enfin, un appui financier sera affecté à la gouvernance et au pilotage du secteur. Les capacités du ministère de l’Education nationale seront renforcées, les outils de gestion numérisés, et les mécanimses de suivi améliorés. Le projet prévoit aussi l’élargissement du programme national de cantines scolaires, notamment dans les régions les plus touchées par l’insécurité alimentaire, afin d’améliorer la rétention des élèves et leur bien-être en milieu scolaire.

    Pour le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, “ce projet est une réponse ambitieuse à la crise de l’apprentissage à Madagascar”. Il ajoute que “chaque enfant mérite un bon départ dans la vie, et cela commence par une éducation de qualité”.

  • PASSATION DE MARCHE – Au moins 30% du personnel des entreprises travaillant sur les projets financés par la Banque mondiale devraient être locaux

    PASSATION DE MARCHE – Au moins 30% du personnel des entreprises travaillant sur les projets financés par la Banque mondiale devraient être locaux

    Nouvelle règle. Les soumissionnaires aux appels d’offres internationaux pour des travaux financés par la Banque mondiale devront consacrer au moins 30% du cout total de la main d’œuvre à l’emploi de personnel et travailleurs locaux. C’est ce qui leur sera exigé pour tous les marchés de travaux de cette institution financière soumis à la concurrence internationale. La Banque mondiale avait fait part de cette exigence vendredi.

    Cette disposition s’appliquera, à Madagascar, à tous les nouveaux projets approuvés par cette institution de Bretton Woods à compter du 1er septembre. Elle s’appliquera également pour les projets en cours, notamment à toute nouvelle procédure de passation de marchés internationale de travaux publiée à partir de la même date.

    La Banque mondiale indique avoir pris cette disposition en soutien à l’emploi local à Madagascar. Elle devra également contribuer au développement des compétences, dans le cadre des passations de marchés de travaux internationaux qu’elle finance.

    Celle-ci publiera alors au mois de septembre de cette année la nouvelle édition du Règlement de passation des marchés pour les projets qu’elle finance. La Stratégie de passation des marchés pour le développement du projet (PPSD) de même que les Dossiers de passation de marchés feront ainsi l’objet de mise à jour afin d’y intégrer cette nouvelle exigence.

    Un forum sur les marchés publics destiné au secteur privé avait été organisé par la Banque mondiale, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA), au mois de décembre de l’année dernière. L’objectif à l’époque était de se concerter sur les moyens d’accroitre la participation des entreprises locales aux marchés publics de la Banque mondiale. Il avait été indiqué en ce temps là que 45% du montant du portefeuille des marchés de cette institution financière à Madagascar étaient attribués aux opérateurs locaux.

    La Banque mondiale estime que le recours à une main-d’œuvre locale contribue à la génération de revenus au sein des communautés. Ce qui, d’après ses explications, permet aux individus de mieux subvenir aux besoins de leur famille, d’acquérir des connaissances et des compétences, et de réinvestir dans l’économie locale.

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  • SANTÉ PUBLIQUE – La société civile dénonce un manque de transparence et une communication confuse autour des cas d’intoxication alimentaire

    SANTÉ PUBLIQUE – La société civile dénonce un manque de transparence et une communication confuse autour des cas d’intoxication alimentaire

    Antananarivo, 22 Juillet, 8h15 – Inquiétudes. La société civile s’insurge contre le flou qui entoure la communication officielle liée aux récents cas d’intoxication alimentaire signalés dans plusieurs régions du pays. Dans un communiqué publié mardi, plus de 400 organisations dénoncent les méthodes de diffusion de l’information autour de ces cas. “La manière dont les informations relatives aux intoxications alimentaires sont diffusées ressemble à une tentative de détournement de l’opinion publique”, écrivent-elles.

     

    Dans leur communiqué, les organisations signataires demandent alors à ce “que les résultats des enquêtes soient publiés de façon transparente”. Elles réclament également “que les autorités prennent leur responsabilité en diffusant des informations exactes, fiables et scientifiques”, poursuivent-elles. Pour la société civile, c’est cette transparence qui “assure la justice et l’équité”, et qui “permet de prévenir que d’autres cas similaires ne surviennent dans d’autres régions”.

     

    Mais au-delà, la diffusion des résultats d’enquêtes exacts et véridiques auprès de la population “garantit la tranquillité d’esprit de la population et permet de limiter la propagation de rumeurs diverses, sources de confusion et de perturbation de l’opinion publique”, estiment-elles. Pour cela, elles souhaitent “que les juridictions compétentes et les forces de l’ordre agissent et enquêtent de façon professionnelle et traitent les dossiers en priorité”.

     

    En un mois, l’ingestion d’aliments contaminés a entraîné de nombreux décès dans quelques régions du pays. La société civile parle des cas signalés à Ambohimalaza dans l’Analamanga, à Ambositra dans l’Amoron’i Mania, à Toamasina dans l’Atsinanana et à Mahajanga dans le Boeny. Plus d’un mois après le signalement des premiers décès, si les aliments suspects ont été pointés du doigt, tels que des donuts, de la mortadelle ou encore de la mayonnaise, les noms des substances toxiques ne sont pas rendus publics.

     

    Pour le cas d’Ambohimalaza où au moins 30 personnes ont perdu la vie, les autorités sanitaires et judiciaires ont conclu à un empoisonnement après les premières expérimentations réalisées sur des souris de laboratoire et après que l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA) a signalé la présence de produits hautement toxiques et dangereux dans les vomis et les restes des aliments servis durant la fête d’anniversaire meurtrière du 14 juin. Des analyses d’échantillons de prélèvement sanguin et de contenu gastrique ont ensuite été effectuées à l’étranger, et les autorités ont évoqué la présence de substances inhabituelles sans en donner le nom.

     

    Pour les cas de Mahajanga où au moins trois personnes ont perdu la vie et d’Ambositra où au moins 17 morts ont été signalés, la mortadelle et sa conservation ont été évoquées comme causes des décès. Le nom de la bactérie présente dans le produit n’est pourtant pas publié. La suite des enquêtes n’est pas non plus rendue publique.

     

    Dans la foulée de sa demande de transparence sur les enquêtes en cours, la société civile appelle également à un renforcement urgent des contrôles de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires. Elle demande ainsi la mise en place de contrôles sanitaires rigoureux et réguliers sur les produits alimentaires, qu’ils soient importés ou distribués sur les marchés locaux. Elle appelle également à la révocation des responsables publics jugés défaillants dans la prévention ou la gestion de ces crises sanitaires.

  • DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE – Madagascar initie une mission de séduction auprès des investisseurs marocains

    DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE – Madagascar initie une mission de séduction auprès des investisseurs marocains

    Antananarivo, 24 Juillet, 6h35 – Comment convaincre les investisseurs étrangers de miser sur Madagascar ? La réponse passe par une diplomatie économique renforcée. À l’occasion d’un webinaire axé sur le thème « Investir à Madagascar » initié par Johary Rajobson, ambassadeur de Madagascar au Maroc, des opérateurs marocains et internationaux ont été invités à découvrir les nouvelles opportunités qu’offre la Grande Île. L’objectif est d’attirer des capitaux frais dans un pays en pleine réforme structurelle.

     

    Lors de cet échange, la directrice générale de l’EDBM, Josielle Rafidy, a tenu à rassurer les potentiels investisseurs, en rappelant que “de la création d’entreprise à la délivrance de visas ou de permis de travail, tout est simplifié et digitalisé”. L’EDBM, bras armé de l’État pour attirer les investissements directs étrangers (IDE), se veut aujourd’hui plus que jamais proactif. En 48 heures, une entreprise peut être enregistrée grâce à une plateforme en ligne. De plus, les investisseurs bénéficient d’un aftercare, un accompagnement post-installation, preuve d’un changement de paradigme dans l’approche étatique.

     

    Selon Josielle Rafidy, la nouvelle loi sur les investissements, adoptée en 2023, illustre cette volonté à ne mentionner que liberté de transfert de dividendes, égalité de traitement entre nationaux et étrangers, exonérations fiscales pour certaines zones franches ainsi que les entreprises nouvellement créées. tout est pensé pour rendre Madagascar compétitif. “C’est une législation alignée sur les standards internationaux”, soulève-t-elle.

     

    Mais attirer l’investissement ne se limite pas à des avantages fiscaux. Selon les participants ayant vantéles avantages d’investir à Madagascar durant le webinaire, le pays mise aussi sur ses richesses naturelles dont la vanille, les produits miniers, des potentiels dans le domaine textile et sur son capital humain jeune, notamment pour les secteurs du numérique et du BPO.

     

    Pour Johary Rajobson, ce webinaire s’inscrit dans une stratégie claire qui est de renforcer les liens économiques entre Madagascar et le Maroc, deux pays liés par une coopération historique mais qui doivent aujourd’hui passer à une nouvelle étape. Une façon de dire que la diplomatie se veut désormais un levier concret de développement.