Catégorie : Actualité

  • PARC URBAIN – Des infrastructures à livrer du côté du Lac Iarivo avant le 45e sommet de la Sadc à Antananarivo 

    PARC URBAIN – Des infrastructures à livrer du côté du Lac Iarivo avant le 45e sommet de la Sadc à Antananarivo 

    Antananarivo, 19 Juillet, 12h45 – Le Lac Iarivo ne sera pas le site principal du 45e Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Plusieurs activités satellites et événements annexes se tiendront néanmoins sur les lieux. Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH), assure qu’ “une partie des infrastructures prévues sur le Lac Iarivo sera prête avant l’arrivée des premiers invités”.

     

    Il s’agira, entre autres, du village artisanal, du Palais des expositions, des fontaines à jets d’eau sur le lac Ivato, la promenade urbaine. L’extension de la route de Tsarasaotra qui accueillera les bus électriques destinés à desservir Ivato durant le Sommet devrait également déjà être opérationnelle lorsque les visiteurs seront au pays.

     

    Pour ce qui est du reste des travaux sur le Lac Iarivo, le ministre indique que cela se poursuivra après le Sommet de la SADC. Parmi les infrastructures attendues figure le Palais du futur et de l’innovation qui fonctionnera au tout solaire et qui sera un pôle technologique pour les jeunes. Mais il est également prévu un grand giratoire et une porte pour relier le site au point kilométrique zéro de l’autoroute Antananarivo-Toamasina.

     

    Un hôtel et un restaurant flottants avaient également été annoncés sur le site, ainsi que divers boxes pour accueillir des restaurants et des fast-food. Il avait également été évoqué la construction d’un Centre de conférences internationales pour accueillir le Sommet de la SADC. Mais “le Conseil des ministres avait décidé depuis un certain temps d’accueillir le Sommet proprement dit au Centre de conférences internationales d’Ivato”, souligne Gérard Andriamanohisoa.

     

    Photo : SENVH

  • RELATIONS BILATÉRALES – Madagascar et le Japon révèlent la solidité de leur lien

    RELATIONS BILATÉRALES – Madagascar et le Japon révèlent la solidité de leur lien

    Antananarivo, 19 Juillet, 11h10 – Un espace d’échange humain, économique et culturel d’une part. Des opportunités d’affaires gagnant-gagnant de l’autre. C’est ce que représente le Salon du Japon à Madagascar qui avait démarré vendredi. Un événement qui vise avant tout à renforcer les liens entre les deux pays, selon la présidente de l’Association des anciens et amis Japon à Madagascar (AAAJM), Voahary Rakotovelomanantsoa.

    Le Salon du Japon se veut un levier stratégique pour le renforcement de cette relation bilatérale. Mais il constitue également une plateforme de rencontres multisectorielles et interculturelles. La coopération économique et technologique y est alors mise en avant. De même que les échanges culturels, les collaborations académiques et scientifiques ou encore les approches durables pour la préservation de l’environnement.

    L’ambassadeur du Japon, Abe Koji, souligne l’importance de cette initiative. D’autant plus qu’elle émane des associations malgaches comme l’AAAJM, l’Association économique Madagascar-Japon (AEMAJA) et la Branche Madagascar du Kakehashi Africa, en collaboration avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). “Les échanges ne suivent pas ainsi une logique purement institutionnelle mais s’inscrivent dans un esprit de liberté, de dialogue ouvert et de compréhension mutuelle”, souligne-t-il. Ce diplomate japonais estime d’ailleurs que la relation entre Madagascar et le Japon ne repose pas uniquement sur les échanges gouvernementaux. Pour lui, ce sont les initiatives citoyennes qui en constituent les fondations les plus durables.

    Ce premier Salon du Japon incarne alors, selon la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, l’ambition des deux pays de franchir ensemble une nouvelle étape. La cheffe de la diplomatie malgache parle surtout du volet économique. “Madagascar entend jouer un rôle actif dans cette dynamique. Nous voulons faire de notre territoire une plateforme attractive pour les investissements japonais, un hub d’échange, de coopération et de croissance partagée”, lance-t-elle alors.

    Sur ce point, la présidente de l’AAAJM, Voahary Rakotovelomanantsoa, signale les différentes entreprises japonaises qui sont déjà implantées au pays. Mais elle fait également par de l’intérêt d’autres entreprises nippones d’investir dans la Grande île. Madagascar entend par ailleurs passer à l’offensive à la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad).

  • FOOTBALL – Sayha Seha chez l’US Catanzaro 1929 en série B pour quatre ans

    FOOTBALL – Sayha Seha chez l’US Catanzaro 1929 en série B pour quatre ans

    Antananarivo, 19 Juillet, 8h15 – C’est officiel. L’US Catanzaro qui évolue en série B de la ligue italienne de football annonce la signature du jeune attaquant Franco-malgache Sayha Seha. Celui-ci signe un contrat de quatre ans, rapporte son nouveau club.

     

    “Je suis très heureux d’avoir atterri à Catanzaro”, déclare le joueur dans des propos rapportés par le site officiel de cette formation de la ville de Calabre dans le Sud-Ouest de l’Italie. Sahya Seha est un attaquant connu pour sa technique et ses dribbles.

     

    L’attaquant né en 2005 avait déjà joué avec la sélection jeune de Madagascar. Il a été convoqué chez les A l’année dernière, mais il n’a pas encore répondu à l’appel.

     

    Formé à l’Estac Troyes, Sahya Seha rejoint les U19 de l’Olympique de Marseille en 2022, où il a joué une saison. Puis, il rejoint l’équipe « B ». C’est en Italie qu’il choisit d’ évoluer pour les quatre prochaines saisons.

    Photo : US Catanzaro

  • ÉNERGIE – Andry Rajoelina dit “non à la réduction des effectifs” prévue dans le plan de redressement de la Jirama

    ÉNERGIE – Andry Rajoelina dit “non à la réduction des effectifs” prévue dans le plan de redressement de la Jirama

    Antananarivo, 19 Juillet, 7h30 – “Il n’est pas question de réduire les effectifs”. Le président de la République Andry Rajoelina a tenu à rassurer les agents de la Jirama avec lesquels il a discuté jeudi. Selon un communiqué de la présidence, le chef de l’État a évoqué avec les représentants du personnel leur “inquiétude sur une éventuelle compression du personnel” durant leur rencontre et leur a assuré qu’il “n’est pas question de réduire les effectifs”.

     

    A en croire le communiqué de la présidence, cette décision est d’autant plus justifiée que “certaines tâches essentielles (…) ne sont pas couvertes” au sein de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Iavoloha parle, entre autres, de celles des agents qui assurent le relevé des consommations.

     

    Dans le plan de redressement élaboré par l’équipe dirigeante actuelle de la Jirama, une compression de personnel est prévue. Le sujet a déjà été exposé par la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, lors de la séance de questions-réponses entre le Gouvernement et les sénateurs au mois de juin.

     

    La réforme des ressources humaines envisagée dans le plan de redressement financier de la Jirama prévoit une “réduction progressive de l’effectif par le rajeunissement des collaborateurs et le renversement de la répartition des effectifs par métier”. Et cette “réduction” concerne aussi bien les métiers administratifs que techniques.

     

    Il y est notamment souligné que “l’optimisation de l’effectif dans cinq ans sera adaptée à la politique générale de l’entreprise, en tenant compte de l’évolution technologique et des métiers à forte valeur ajoutée”. Il y est ainsi détaillé que l’effectif de la Jirama qui était à 4 542 à fin décembre 2024 devra se situer à 3 505 d’ici 2029, soit une diminution d’effectif de 1 037 personnes.

     

    Pour les agents de la Jirama, les nouveaux statuts de la compagnie ne sont pas conformes à la volonté du chef de l’Etat de redresser la compagnie. C’est ainsi qu’après trois heures d’échanges avec le président de la République, ils continuent de demander la suspension du texte pour pouvoir en discuter article par article avec les plus hautes autorités du pays.

     

    Photo : Présidence de la République

  • AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Le ministère de la Santé publique confirme un autre décès suite à la suspicion d’empoisonnement du 14 juin

    AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Le ministère de la Santé publique confirme un autre décès suite à la suspicion d’empoisonnement du 14 juin

    Antananarivo, 18 Juillet, 19h15 – La fête d’anniversaire du 14 juin organisée à Ambohimalaza fait une nouvelle victime. Le ministère de la Santé confirme la mort d’un 27ème patient à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona suite à l’ingestion d’un aliment contaminé par une substance qualifiée de toxique et de dangereuse, mais aussi d’inhabituelle par les autorités sanitaires.

     

    La procureure de la République avait invoqué le secret de l’instruction et les craintes d’une éventuelle utilisation malveillante de l’information si celle-ci venait à être dévoilée. Dix personnes sont encore sous traitement à l’HJRA et l’une d’entre elles est encore dans un état critique, confie notre source.

     

    Ce nouveau décès porte à au moins 30 le nombre total de morts suite à ce que les autorités qualifient d’empoisonnement. Outre les 27 patients décédés recensés à l’HJRA, les autorités ont officiellement reconnu trois décès dans d’autres établissements.

  • SPORT CÉRÉBRAL – Naissance d’une plateforme d’information pour les amoureux du jeu d’échecs avec Tia Chess

    SPORT CÉRÉBRAL – Naissance d’une plateforme d’information pour les amoureux du jeu d’échecs avec Tia Chess

    Antananarivo, 18 Juillet, 15h15 – Un nouvel espace digital dans le paysage de la presse sportive et de divertissement de Madagascar. Il s’agit de Tia chess, premier site d’actualités entièrement dédié au jeu d’échecs à Madagascar. Accessible via tiachess.com, cette plateforme inédite entend révolutionner la manière dont ce sport intellectuel est perçu et pratiqué dans le pays.

    Derrière cette initiative se trouve Faratiana Raharimanana, quadruple championne de Madagascar et figure engagée dans la promotion des échecs féminins. Son ambition est de démocratiser les échecs en les plaçant au cœur d’un projet éducatif et citoyen. “L’objectif n’est pas seulement de partager des résultats ou des compétitions, mais de créer un véritable espace de rencontre et d’inspiration pour les jeunes, les femmes, et l’ensemble des passionnés d’échecs à Madagascar”, explique la fondatrice.

    Bien plus qu’un simple site d’actualités, Tia Chess revendique une mission sociale forte. La plateforme s’engage à promouvoir l’inclusion, en offrant une place centrale aux femmes et aux jeunes. Elle propose aussi des contenus pédagogiques, des tournois en ligne accessibles à tous, ainsi que des portraits de joueurs inspirants. L’idée est d’utiliser les échecs comme outil de développement intellectuel, améliorer la concentration, l’esprit critique et la stratégie tout en bâtissant une communauté dynamique.

  • TOURISME – Intérêt croissant des voyageurs émiratis pour Madagascar, selon la plateforme Expedia

    TOURISME – Intérêt croissant des voyageurs émiratis pour Madagascar, selon la plateforme Expedia

    Antananarivo, 18 Juillet, 17h30 – Madagascar attire de plus en plus l’attention à l’international. Dans sa première édition de la Island Hot List 2025, la plateforme Expedia classe la Grande Île parmi les destinations insulaires les plus en vogue cette année, notamment auprès des voyageurs venant des Émirats Arabes Unis.

    Selon les données recueillies par le géant du voyage, l’intérêt des touristes émiratis pour Madagascar a augmenté de 265 % en un an. Une progression qui place le pays parmi les destinations les plus prometteuses de la zone océan Indien comparé aux Seychelles avec +205 %, de Phuket, Thaïlande à +210 ou encore Malte avec +170 %.

    Cet intérêt s’inscrit dans une tendance globale notamment la recherche de destinations authentiques, peu fréquentées, et riches en expériences naturelles. Et Madagascar a de solides arguments à faire valoir à l’instar d’une biodiversité unique, de plages préservées, d’une culture vivante et des circuits d’aventure.

    Mais il intervient aussi alors que la Grande île est désormais desservie par la compagnie aérienne Emirates. Celle-ci a d’ailleurs lancé une campagne sur la destination Madagascar dans le cadre de la promotion des vols Dubaï – Antananarivo.

    Pour Expedia, septembre est identifié comme le mois idéal pour visiter les îles, en raison de la baisse des prix et de l’affluence. La plateforme recommande aussi de voyager hors saison, de regrouper vol et hébergement, et de profiter des offres promotionnelles pour optimiser le séjour.

    Cette reconnaissance internationale est une opportunité à saisir pour le secteur touristique malgache. Elle souligne la nécessité d’adapter l’offre locale aux nouvelles attentes pour capter cette nouvelle clientèle. Par exemple, proposer des circuits adaptés aux familles ou aux voyageurs de luxe venant du Golfe.

    Alors que le marché du tourisme se redessine après les années Covid, Madagascar pourrait tirer son épingle du jeu, à condition de capitaliser sur cette visibilité nouvelle et d’investir dans une stratégie touristique cohérente, tournée vers l’international notamment en encourageant les investissements hôteliers et infrastructures.

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  • COOPERATION – Le Conseil des ministres propose d’accueillir le hub des Nations Unies pour l’océan Indien à l’hôtel 5 étoiles d’Ivato

    COOPERATION – Le Conseil des ministres propose d’accueillir le hub des Nations Unies pour l’océan Indien à l’hôtel 5 étoiles d’Ivato

    Antananarivo, 18 Juillet, 14h45 – Madagascar se porte candidat pour héberger le hub sous-régional des Nations Unies pour l’océan Indien. “L’hôtel d’Etat” sis à Ivato, à deux pas de l’aéroport international et à un pas du Centre de conférences internationales d’Ivato, plus connu sous le nom de “Hôtel Cinq Étoiles”, est identifié comme site d’accueil potentiel pour ce futur bureau stratégique du système des Nations unies par le Conseil des ministres.

    Selon le Conseil des ministres, le projet du système des Nations unies de mettre en place un hub sous-régional pour l’océan Indien s’inscrit dans la dynamique du Sommet de l’Avenir 2024 et du 80e anniversaire de la création de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’organisation prévoit de renforcer sa présence dans la région à travers l’installation d’un pôle de coordination régional destiné à mieux structurer ses actions et à faciliter la gestion de ses bureaux et projets.

    Pour l’Exécutif, “Madagascar remplit tous les critères pour accueillir ce nouveau hub”. Le Conseil des ministres met d’ailleurs en avant la présence sur la Grande île de la Maison commune des Nations unies qui abrite déjà 15 agences, ainsi que la collaboration de Madagascar avec 24 entités du système onusien dans des domaines variés tels que le développement, l’éducation, la santé, l’environnement, ou encore la lutte contre la pauvreté.

    L’objectif de Madagascar en postulant pour accueillir ce bureau sous-régional est de renforcer son positionnement diplomatique et de consolider son rôle au sein des instances internationales. Les autorités espèrent qu’un hub sous-régional des Nations Unies ouvrirait aussi la voie à de nombreuses retombées positives comme la création d’emplois directs et indirects, le développement d’infrastructures, et la multiplication des programmes d’appui au niveau national.

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  • ECLAIRAGE – Des kits solaires “sociaux” gratuits pour les familles vulnérables, des kits solaires à prix subventionnés pour les ménages de la classe moyenne

    ECLAIRAGE – Des kits solaires “sociaux” gratuits pour les familles vulnérables, des kits solaires à prix subventionnés pour les ménages de la classe moyenne

    Antananarivo, 18 Juillet, 10h30 – Améliorer l’accès à un éclairage durable. C’est la contribution attendue du programme social de fourniture gratuite des kits solaires sociaux aux populations vulnérables. Son lancement a été approuvé en Conseil des ministres mercredi.

    Ce programme social d’acquisition et de distribution de kits solaires sociaux entre dans le cadre des projets Lead (Least Cost Electricity Access Development Project) et Decim (Digital and Energy Connectivity for Inclusion in Madagascar Project) avec la Banque mondiale. L’acquisition des kits sociaux est confiée au Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (Unops).

    Il avait été annoncé à l’issue d’une rencontre, au mois de mai, entre une délégation de l’Unops et le Président de la République que c’est cet organe opérationnel des Nations unies qui facilitera l’achat et la distribution de plus de 1,2 million de kits solaires dans le cadre de ces projets financés par la Banque mondiale. L’initiative devrait permettre d’étendre l’accès à l’électricité à 6 millions de citoyens.

    C’est l’Unops qui réalisera donc l’acquisition des kits sociaux, mais c’est “selon une procédure compétitive” pour “garantir la qualité et l’efficacité”, souligne le compte rendu du dernier Conseil des ministres. Ce rapport indique que des recommandations techniques ont été formulées pour garantir la durabilité, la performance et la qualité des kits solaires sociaux. Ces recommandations incluent la certification Verasol, la portabilité, la durée de vie, et des normes non restrictives à finaliser par les équipes du ministère, la Banque mondiale et l’Unops avant l’appel d’offres.

    Un autre programme plus “commercial” est également lancé. Il repose pour sa part sur la vente de kits solaires subventionnés aux ménages moins vulnérables. Et ce, à travers un mécanisme de Financement Basé sur les Résultats (FBR) qui est géré par un gestionnaire de fonds.

    Dans ce programme, l’acquisition et la vente des kits solaires seront confiées aux entreprises privées spécialisées dans les systèmes solaires. Il portera sur des kits plus puissants, capables d’alimenter des équipements ménagers et productifs, précise le rapport du Conseil des ministres.

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  • COMMÉMORATION – Il y a 30 ans, le crash d’un DC3 de l’Armée tue 36 personnes et endeuille le monde humanitaire de Madagascar et de La Réunion

    COMMÉMORATION – Il y a 30 ans, le crash d’un DC3 de l’Armée tue 36 personnes et endeuille le monde humanitaire de Madagascar et de La Réunion

    Antananarivo, 18 Juillet, 12h45 – “Je vais devoir survivre et vivre avec ce poids, ce sentiment de responsabilité, cette tristesse immense qui me submergera très vite ensuite. Et je reprendrai les missions humanitaires, en l’honneur de mes amis, de mon frère, morts tragiquement alors qu’ils secouraient leurs semblables”. C’est en poursuivant ses missions, celles du médecin humanitaire, que le Dr Firoze Koytcha, survivant du crash du DC3 de l’Armée malgache le 18 juillet 1995, rend hommage à ses compagnons de l’Association sanitaire karana, devenue aujourd’hui Médecins de l’océan Indien.

     

    Il y a 30 ans, le 18 juillet 1995, l’avion militaire revenait de Maintirano. Il transportait 40 personnes, dont 22 missionnaires bénévoles de l’ONG qui revenaient d’une mission humanitaire de dix jours, six membres de l’équipage, et d’autres passagers. Vers 13h30, alors qu’il s’approchait de l’aéroport et s’apprêtait à atterrir, l’appareil s’écrase, à environ 600m de la piste. 36 personnes perdent la vie dans l’accident.

     

    Les archives du bureau des accidents d’avion (B3A) parlent d’une double panne de moteur au cours de la phase d’approche. La surcharge de l’avion, conçu pour 26 passagers et six membres de l’équipage, avait également évoquée mais les enquêteurs ont indiqué que le poids de fret était minime. Le DC3, construit en 1944, avait pourtant effectué plusieurs rotations dans les jours précédents sans incident. “Nous avons voyagé à bord de cet avion par deux fois pour aller vers Maintirano sans problème”, témoigne le Dr Firoze Koytcha.

     

    Trente ans plus tard, le médecin, rescapé du drame, est toujours profondément marqué par cette tragédie. Mais à 86 ans, il continue les missions et prépare la 85ème mission de l’ONG qui devrait avoir lieu à Morondava dans les prochains mois. “Il n’était pas question d’abandonner”, confie-t-il, parlant d’un devoir de mémoire et d’un engagement humanitaire. “Etre humanitaire n’est pas sans risque”, souligne-t-il.

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