Antananarivo, 25 juin, 9h40 – Les portraits du président bissau-guinéen commencent à être placardés dans la capitale. Umaro Sissoco Embaló est l’un des invités d’honneur, conviés par le président Andry Rajoelina à l’occasion des festivités du 65ème anniversaire de l’Indépendance.
Cette invitation intervient dans la continuité des liens récemment resserrés entre Madagascar et la Guinée-Bissau. En juillet 2024, le président de la République Andry Rajoelina avait effectué une visite d’État à Bissau. Lors de cette rencontre, les deux chefs d’État avaient souligné leur volonté commune de renforcer la coopération bilatérale.
La visite s’était conclue par la signature de deux accords, un cadre général de coopération couvrant 28 domaines. Les secteurs ciblés vont de la défense avec l’accueil de militaires bissau-guinéens à l’Académie militaire d’Antsirabe (Acmil), à l’économie, en passant par l’éducation, la culture et les échanges technologiques.
À cette occasion, le président Rajoelina avait été décoré de la médaille d’Amílcar Cabral, plus haute distinction honorifique de la Guinée-Bissau. Une reconnaissance qui avait non seulement les actions du chef d’Etat malgache sur la scène continentale, notamment pendant la crise de la Covid-19 avec la distribution du Covid organics, mais aussi son engagement pour la coopération sud-sud.
Antananarivo, 25 Juin, 9h30 – Tous ont à y gagner. Les rencontres de la délégation malgache avec les représentants américains, durant le 17ème Sommet des affaires Etats-Unis-Afrique au Rwanda, leur ont permis de discuter des intérêts des deux pays dans l’établissement d’une bonne relation commerciale. Une occasion pour la Grande île de démontrer son engagement à poursuivre dans ce sens, d’après le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa.
Le Premier ministre, Ntsay Christian, a par exemple rencontré les représentants du Gouvernement américains qui étaient présents à ce Sommet, pour plaider la cause de Madagascar concernant la taxation des produits malgaches qui entreront aux Etats-Unis et qui pourrait avoir des impacts conséquents si elle s’appliquait de manière effective.
Ces représentants américains auraient alors exposé les points de vue des Etats-Unis sur ce sujet et auraient même avancé la possibilité de repousser la date d’application de ces tarifs, d’après le ministre David Ralambofiringa. “Ils sont en train d’y penser sérieusement et ils ont rassuré concernant le cas de Madagascar car ils sont conscients des intérêts des deux parties dans ces négociations bilatérales”, indique le ministre.
Le Premier ministre Ntsay Christian a par ailleurs participé à un panel sur le secteur minier. Une occasion durant laquelle il a non seulement partagé le positionnement de Madagascar dans ce secteur mais également pour mettre en avant les atouts de la Grande île devant les autres pays africains ainsi que les investisseurs américains, d’après toujours le ministre en charge de l’Industrialisation.
Ce 17e Sommet des affaires États-Unis-Afrique avait réuni plus de 1 500 délégués, dont des présidents, des chefs de gouvernement et des ministres africains, de hauts fonctionnaires du gouvernement américain et des dirigeants d’entreprises américaines et africaines. Les sessions qui y avaient été organisées ont couvert toute la gamme des opportunités d’expansion des échanges commerciaux, des investissements et des relations commerciales entre les États-Unis et l’Afrique.
“Nous avons signé notre retour dans la participation à ce grand évènement, auquel nous n’avons plus participé depuis un certain temps”, souligne l’ambassadrice de Madagascar à Washington, Lantosoa Rakotomalala. “Notre objectif dans la participation à ce Sommet d’affaires était de plaider notre cause sur la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) ainsi que sur la tarification de nos produits qui entrent aux Etats-Unis. Et il se poursuivra auprès de l’ambassade de Madagascar à Washington avec le ministère de l’Industrialisation et du commerce”, explique-t-elle.
Antananarivo, 25 Juin, 7h30 – La médiature de la République en deuil. Le médiateur de la République, Lala Harijaona Ratsirahonana, est décédé mardi soir. Avocat de profession, il avait été nommé à la tête de cette institution en mai 2021, en remplacement de Monique Andréas Esoavelomandroso.
Figure connue du paysage politico-institutionnel malgache, ce fils de l’ancien chef d’Etat Norbert Lala Ratsirahonana avait siégé à l’Assemblée nationale en tant que député élu sous la bannière de la plateforme Firaisankinam-pirenena dans le deuxième arrondissement d’Antananarivo en 2003. En 2014, il avait été nommé membre du Conseil d’administration de la Jirama, au titre du ministère en charge de l’Eau.
Plus récemment, en 2025, Maître Lala Ratsirahonana avait assuré la présidence par intérim du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI), entre la fin du mandat de l’ancienne présidente de cet organisme et la nomination du président actuellement en poste.
Alors que de nouveaux cas d’intoxication alimentaire viennent d’être signalés à Ambositra avec au moins sept morts dans différentes régions de Madagascar, le ministre de la Santé publique, Pr Zely Randriamanantany, alerte la population sur les risques sanitaires liés à une mauvaise hygiène alimentaire. Il insiste notamment sur la nécessité de respecter la chaîne du froid pour les produits sensibles, et met en garde contre certaines pratiques à risque, comme l’utilisation d’œufs de cane pour la préparation de mayonnaise. À quelques jours des festivités du 26 juin, le gouvernement multiplie les campagnes de sensibilisation pour prévenir de nouveaux drames.
C’est d’Ambositra que le Pr Zely Randriamanantany lance la sensibilisation. A la veille de la fête nationale, il appelle à la vigilance dans la préparation des repas.
Après Toamasina et Mahajanga, des cas d’intoxication alimentaire sont signalés à Ambositra. Au moins sept personnes sur les 24 patients hospitalisés ont perdu la vie. Pr Zely Randriamanantany, Ministre de la Santé publique :
« La sensibilisation que nous faisons en ce moment, elle a commencé depuis plusieurs semaines déjà. Comme le dit un proverbe malgache, “mieux vaut prévoir le mal pour que le bien advienne. Il est donc souhaitable que chacun fasse preuve de vigilance en cette période de fête nationale. Nous connaissons quels sont les éléments réputés à risque. Par exemple, l’utilisation d’œufs de cane pour faire de la mayonnaise. Ou encore certains aliments qui nécessitent d’être conservés au réfrigérateur doivent toujours être gardés au réfrigérateur, et il est impératif de maintenir constamment cette chaîne de froid. Dès que la température monte un peu, des bactéries peuvent s’y développer. Un aliment congelé puis décongelé ne doit jamais être recongelé. Lorsqu’on prépare de la nourriture, il faut faire très attention. C’est pour cela qu’il est recommandé que la personne qui cuisine porte des gants. Elle les porte pendant la préparation, puis les enlève pour éviter toute contamination des aliments. L’essentiel, c’est l’hygiène. Une personne qui a ne serait-ce qu’une petite plaie à la main, si elle ne fait pas attention et manipule des aliments, risque de transmettre des bactéries et de provoquer des maux de ventre chez ceux qui consommeront ces plats. C’est pourquoi la campagne de sensibilisation est menée de manière rigoureuse, et tout le ministère de la Santé est mobilisé à ce sujet. Mais ce n’est pas seulement l’affaire du ministère de la Santé. Plusieurs autres ministères ont également des responsabilités dans tout ce qui touche à l’alimentation. Les équipes du ministère du Commerce sont déjà descendues sur le terrain depuis plusieurs semaines pour détecter d’éventuelles huiles ou farines périmées. Car c’est ce qui fait le buzz sur les réseaux sociaux maintenant : il y aurait tel type d’huile, ou de farine douteuse. Des actions préventives sont donc menées en amont, car on sait à quels moments de l’année ces intoxications alimentaires surviennent, et le gouvernement dans son ensemble prend ses responsabilités pour nous permettre de célébrer les fêtes dans la sérénité. Mais la vigilance doit venir de chaque individu. Prenons l’exemple des œufs de cane. On ne peut pas savoir quand est-ce que la cane les a pondus. Nous devons tous, dans la chaîne de préparation des aliments, faire preuve de prudence. Je l’avais déjà dit l’autre jour, un cuisinier m’avait dit que lorsqu’on fait de la mayonnaise avec des œufs de cane, on en obtient une grande quantité, pas comme quand on en fait avec des oeufs plus petits. Mais ici, c’est la vie humaine qui est en jeu, et la vie doit passer avant toute autre considération. C’est cette sagesse malgache que nous devons préserver.
Le premier des trois avions annoncés par le président de la République Abndry Rajoelina pour les Forces armées a atterri ce mardi à Ivato. Il s’agit d’un LET 410 de fabrication tchèque. Polyvalent, capable d’atterrir sur des pistes non aménagées, il est destiné à renforcer la mobilité des troupes, effectuer des évacuations sanitaires ou du transport logistique. L’avion sera remis officiellement à l’Armée ce 26 juin, jour de la célébration du 65e anniversaire de l’Indépendance et des Forces armées.
Le président de la République avait promis trois avions aux Forces armées, mais le contexte international étant ce qu’il est, les cieux ferment, et seul un avion a atterri ce mardi à Ivato. Il s’agit d’un avion LET 410, le premier de la série de trois aéronefs annoncés pour moderniser la flotte de l’armée de l’air malgache.
Et c’est le président de la République Andry Rajoelina lui-même qui a placé le pavillon malgache sur l’avion. Construit en République tchèque, le LET 410 est un avion léger et polyvalent, conçu pour les environnements difficiles. Capable de décoller et d’atterrir sur de courtes pistes, y compris non goudronnées, il est attendu pour assurer diverses missions. Transport de troupes, évacuations médicales, acheminement de matériel ou encore opérations logistiques dans des zones enclavées.
“Cet avion peut atterrir sur un terrain en gazon ou même en terre battue, sur une piste de 500m, donc même sur un terrain de football, dès lors que le champ de vision est dégagé. Et donc, ce LET410 peut atterrir sur ce genre de piste. Il peut transporter un groupe électrogène, si jamais un groupe électrogène est en panne dans les régions, monsieur le ministre de l’Energie. Cet avion peut aussi servir pour du fret, pour les évacuations sanitaires, transporter jusqu’à six patients, mais surtout peut transporter jusqu’à 19 militaires”, a déclaré le Président de la République, Andry Rajoelina.
Avec cette acquisition, les autorités concrétisent leur volonté de mieux équiper les Forces armées, de les moderniser et d’accroître leur mobilité sur l’ensemble du territoire.
« Pour l’Armée, l’aéronef fait partie de ce qu’on qualifie d’équipement stratégique. Il devrait permettre de réaliser plusieurs missions. Le transport des militaires dans les zones difficiles d’accès pour lutter contre les dahalo, mais surtout pour surveiller les frontières et protéger l’espace aérien de Madagascar”, explique , Général Lala Monja Delphin Sahivelo, ministre des Forces armées
Symboliquement, le nouvel aéronef sera officiellement remis aux Forces armées de Madagascar à l’occasion du 65ème anniversaire de l’Indépendance, une date qui marque aussi le 65ème anniversaire des Forces armées.
Le bilan de l’intoxication alimentaire continue de s’alourdir à Ambositra. Les derniers bilans officiels de ce mardi en fin d’après-midi font état de 11 morts. Des patients ont déjà été évacués vers la capitale, deux ambulances ont quitté la capitale de l’Amoron’i Mania. Les échantillons des aliments soupçonnés d’avoir été à l’origine de l’intoxication ont également été envoyés dans la capitale pour les analyses. Les autorités sanitaires d’Ambositra qui indiquent avoir pris en charge 24 patients jusqu’à ce mardi à la mi-journée indiquent s’apprêter à accueillir d’autres patients, la période d’incubation pouvant atteindre jusqu’à trois jours selon la directrice régionale de la santé publique.
Antananarivo, 24 Juin, 12h55 – Début difficile des Ankoay à la Coupe du monde de basketball 3X3 à Oulan-Bator Mongolie. Entrée en lice ce mardi matin, l’équipe nationale malgache masculine perd ses deux premiers matchs du groupe A.
C’est à 6h, heure Madagascar, ce matin, que Elly Randriamampionona, Livio Ratianarivo, Arnol Solondrainy et Anthony Rasolomanana jouent leur premier match face aux Belges. La rencontre s’est soldée par une défaite malgache 11 à 21.
Après cette première défaite, les Malgaches ont essayé de se reprendre face aux Allemands. Après un début de match équilibré, les Ankoay perdent au fil du match, en combinant précipitation et maladresse. Ils ont subi une nouvelle défaite 13 à 21.
Comme les hommes, les dames ont également perdu leurs deux premiers matches de ce Mondial, lors de la première journée, lundi. Elles seront de retour sur le terrain mercredi, alors que les hommes joueront jeudi.
Antananarivo, 24 Juin, 14h30 – Le bilan d’une intoxication alimentaire signalée à Ambositra s’alourdit. A la mi-journée ce mardi, le docteur Yannette Raketamalazamanananirina, directrice régionals de la santé publique à Amoron’i Mania, rapporte sept décès.
Elle évoque la prise en charge de 24 patients au niveau du Centre hospitalier de référence régionale d’Ambositra (CHRR) jusqu’en fin de matinée. Elle n’écarte cependant pas la possibilité que d’autres patients viennent plus tard, évoquant une “période d’incubation qui peut aller jusqu’à trois jours environ”. A l’entendre, le repas incriminé, servi à l’occasion de la première communion d’une fillette, a réuni une cinquantaine d’invités.
Par ailleurs, des patients ont été envoyés par voie routière à Antananarivo pour recevoir des soins dans des établissements spécialisés dans la capitale. Le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona où se trouve le service spécialisé en toxicologie clinique se dit prêt pour recevoir ces patients évacués.
Une cellule de crise a été mise en place, regroupant les inspecteurs des denrées alimentaires, la police et la gendarmerie, afin d’enquêter sur les causes de cet événement. Des échantillons des produits ayant servi à la préparation du repas, ou des aliments préparés à l’occasion de la fête, comme l’huile, la farine, la mayonnaise et de la charcuterie ont été envoyés à Antananarivo afin de déterminer lequel a provoqué l’intoxication.
« Le président de la République nous a envoyés pour voir de près ce qui s’est passé et mener les investigations sur ce cas ». Le professeur Zely Randriamanantany, ministre de la Santé publique, est à la tête de la délégation gouvernementale composée de quatre ministres, arrivée à Ambositra ce mardi en début d’après-midi après que des cas d’intoxication alimentaire ont été signalés dans cette localité. Outre le ministre de la Santé publique, font partie de la délégation la porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et de la culture, Donna Volamiranty Mara, le ministre des Mines, Olivier Herindrainy Rakotomalala, et la ministre de la Population et des solidarités, Aurélie Razafinjato. Le bilan publié à la mi-journée par la direction régionale de la santé publique d’Amoron’I Mania fait état d’au moins sept morts parmi les 24 patients pris en charge jusqu’à ce mardi.
Antananarivo, 24 Juin, 13h45 – Le bilan de la suspicion d’empoisonnement survenue le samedi 14 juin à Ambohimalaza s’alourdit. L’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona rapporte deux nouveaux décès ce mardi à la mi-journée. En tout, ce sont 21 patients qui sont décédés dans cet établissement hospitalier depuis le début de l’affaire.
Selon les chiffres de l’HJRA, 22 patients sont encore sous surveillance médicale au sein de cet hôpital qui indique avoir pris en charge 52 patients depuis le 14 juin. Jusqu’ici, huit patients ont pu rentrer chez eux après avoir reçu les soins.
Avec les trois personnes annoncées décédées en dehors de l’HJRA, le nombre de personnes victimes de ce qui a été qualifié d’empoisonnement par le gouvernement et par le parquet s’élève à 24 en tout. Les résultats de l’analyse qui permet de déterminer la nature de la substance ingérée par les victimes sont encore attendus, les échantillons ayant été envoyés à l’étranger.
Les premiers tests d’expérimentation menés sur des souris de laboratoire ont montré la présence de substance hautement toxique et dangereuse dans les aliments ingérés par les patients durant la fête d’anniversaire. Selon la procureure de la République, trois femmes sont placées en détention préventive. Elles sont accusées d’empoisonnement et de complicité.