Catégorie : Actualité

  • COMPRESSION DE PERSONNEL – La Jirama projette de se séparer de 1 037 salariés en cinq ans, selon son plan de redressement

    COMPRESSION DE PERSONNEL – La Jirama projette de se séparer de 1 037 salariés en cinq ans, selon son plan de redressement

    Antananarivo, 22 Juin, 12h45 – Passer d’un effectif de 4 542 à fin 2024 à 3 505 d’ici 2029. Ce qui entraînerait une réduction progressive de 1 037 personnes à prévoir sur le nombre des agents et collaborateurs de la Jirama. C’est une disposition figurant dans les réformes des ressources humaines de cette compagnie nationale, avancées dans son Plan de redressement financier 2025-2028.

    Cette mesure avait déjà été évoquée par la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, lors de la séance de questions-réponses entre le Gouvernement et les sénateurs. Il est exposé dans ce plan de redressement que “l’optimisation de l’effectif dans cinq ans sera adaptée à la politique générale de l’entreprise en tenant compte de l’évolution technologique et des métiers à forte valeur ajoutée”.

    Ainsi, l’effectif de la Jirama devrait être à 3 505 collaborateurs et agents, d’ici 2029 selon ce plan de redressement élaboré par son équipe dirigeante. 70% d’entre eux, soit 2 457 employés devraient être affectés dans les métiers techniques et 30% soit 1 048 employés dans les métiers administratifs. Mais ce sont des métiers qui vont évoluer progressivement chaque année, précise ce document.
    En 2024, 2 174 employés de la Jirama travaillaient dans le domaine technique, dont 60% dans l’électricité. Et ils étaient 2 923 dans l’administration de cette compagnie.

    Le plan de redressement de la Jirama souligne que les mesures RH sont importantes pour sa stabilité. Et la politique de ressources humaines qui y est envisagée serait “en parfaite cohérence avec les objectifs de redressement”. Cette politique conduirait à la réduction progressive de l’effectif de la compagnie par le rajeunissement des collaborateurs et le renversement de la répartition des effectifs par métier, selon ce qui y est expliqué. Les priorités de la Jirama se concentreront ainsi sur des actions à fort impact économique, notamment celles qui améliorent de façon fondamentale sa production, a-t-elle avancé.

    Les membres des divers Syndicats de la Jirama se sont récemment réunis en vue de discuter de la situation de cette société d’Etat. Une rencontre entre leurs représentants et le directeur général de la compagnie était même prévue au début de cette semaine, si on s’en tient à une de leurs publications sur Facebook.

  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Les analyses sur la substance toxique ingérée par les invités d’Ambohimalaza sont encore en cours, selon la procureure

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Les analyses sur la substance toxique ingérée par les invités d’Ambohimalaza sont encore en cours, selon la procureure

    Antananarivo, 22 Juin, 11h25 – Quelle était la nature de la substance toxique qui a tué au moins 23 personnes depuis le samedi 14 juin? “Les analyses des tests envoyés à l’étranger sont encore en cours et nous en attendons les résultats”, confie Narindra Rakotoniaina, procureure de la République près le tribunal de première instance d’Antananarivo lors d’une tournée sur des journaux télévisés de la Capitale samedi soir. Elle rappelle néanmoins que “les tests déjà réalisés à Madagascar par les experts ont permis de savoir qu’une substance hautement toxique et dangereuse a été détectée et que cette substance hautement toxique et dangereuse a été ingérée par les victimes”.

     

    Mercredi, le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Randriamanantany, a indiqué que les tests effectués à Madagascar ont consisté à expérimenter la toxicité de certains aliments servis lors de la fête d’anniversaire à l’origine des décès. Il a notamment indiqué que les vomis et les restes des aliments soupçonnés de contenir le poison ont été administrés à des souris qui en sont immédiatement mortes. Pour connaître la nature de la substance en question, le président de la République Andry Rajoelina a parlé de l’envoi des échantillons à l’étranger pour être testés parce que Madagascar ne dispose pas des moyens nécessaires pour le faire.

     

    Outre l’attente des résultats des analyses toxicologiques médico-légales permettant d’identifier les substances mortelles contenues dans les échantillons, la procureure de la République indique que les enquêtes se poursuivent. “Des personnes doivent encore faire l’objet d’interrogatoire, d’autres doivent encore être convoquées et des téléphones doivent encore être examinés”, indique-t-elle sur la chaîne de télévision publique.

     

    Bien que les enquêtes se poursuivent et que certains tests soient encore en cours, la procureure rassure que “si des suspectes ont été placées en détention préventive par le juge d’instruction, c’est parce qu’il y a des charges suffisantes”. Outre les résultats des tests de toxicité sur animaux de laboratoire, elle évoque les résultats de l’exploitation des données contenues dans le téléphone des suspectes et sur les images des caméras de surveillance du site où a eu lieu la fête d’anniversaire, ainsi que ceux de la perquisition menée à leur domicile. “Des éléments liés à l’empoisonnement ont été retrouvés au domicile de l’une des suspectes”, souligne-t-elle sur TV Plus.

     

    Lors de sa tournée sur les chaînes de télévision, la procureure précise que sur les huit suspects qui ont comparu vendredi, “trois femmes ont été placées en détention préventive tandis que les cinq autres individus ont été placés sous contrôle judiciaire”. Interrogée sur les charges qui pèsent sur les prévenus, elle indique “ne pas pouvoir dévoiler les secrets de l’instruction”. Vendredi, elle a juste annoncé que les suspects sont inculpés d’empoisonnement et de complicité. Elle a notamment fait référence à l’article 302 du Code pénal qui punit de réclusion criminelle à perpétuité toute personne reconnue “coupable d’assassinat, de parricide ou d’empoisonnement”.

  • MOYEN ORIENT – Les États-Unis frappent trois sites nucléaires en Iran, Téhéran dénonce un comportement « anarchique et criminel » 

    MOYEN ORIENT – Les États-Unis frappent trois sites nucléaires en Iran, Téhéran dénonce un comportement « anarchique et criminel » 

    Antananarivo, 22 Juin, 8h30 – Les États-Unis ont lancé dans la nuit de samedi à dimanche des frappes aériennes ciblées contre trois installations nucléaires iraniennes, à Fordo, Natanz et Ispahan. Le président américain Donald Trump a qualifié l’opération de “succès militaire spectaculaire” et appelé l’Iran à “mettre fin à cette guerre”, faisant référence au conflit avec Israël.

     

    Selon les autorités américaines, des bombardiers B-2 ont mené l’offensive avec des bombes anti-bunker de type GBU-57, capables de pénétrer les structures souterraines les plus renforcées. Toutes les unités impliquées seraient sorties indemnes de l’espace aérien iranien. L’objectif affiché par Washington est de “détruire les capacités d’enrichissement nucléaire de l’Iran” et prévenir l’émergence d’un Iran doté de l’arme nucléaire, souligne Donald Trump dans une allocution télévisée.

     

    Téhéran reconnaît des frappes aériennes “ennemies” sur ses sites nucléaires. L’Organisation iranienne de l’énergie atomique dénonce une attaque “barbare” qui viole le droit international, tout en affirmant que les frappes “n’arrêteront pas” le programme nucléaire du pays. Les autorités locales ont assuré qu’aucun danger de contamination radioactive ne menaçait la population avoisinante.

     

    Dans une déclaration sur X, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi a promis des “conséquences éternelles” à ce qu’il qualifie de comportement “criminel” des États-Unis, assurant que l’Iran “se réserve toutes les options pour défendre sa souveraineté”.

     

    Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, de son côté, a salué une “décision audacieuse” de Donald Trump, estimant que l’action américaine marquait un “tournant historique vers la paix”. Israël a toutefois immédiatement relevé son niveau d’alerte sécuritaire et fermé son espace aérien, invoquant un risque de représailles. De son côté, le Hamas a condamné “une agression criminelle” et mis en garde contre une “dangereuse escalade”.

     

    Aux Etats-Unis, les réactions sont contrastées. La décision de Donald Trump a été saluée par plusieurs figures du Parti républicain, qui y voient une réponse nécessaire face à la menace nucléaire iranienne. En revanche, des élus démocrates, ainsi que certains républicains, ont critiqué une intervention non autorisée par le Congrès. Le représentant Hakeem Jeffries a accusé le président américain d’avoir “induit le pays en erreur” et de risquer “une guerre désastreuse au Moyen-Orient”.

     

    Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a qualifié ces frappes de “dangereuse escalade” dans une région déjà instable. Il appelle toutes les parties à éviter un engrenage pouvant menacer la paix et la sécurité mondiales.

     

    Photo : Google Map

  • DRAME – 20 morts à l’HJRA depuis le 14 juin suite à une suspicion d’empoisonnement survenue à Ambohimalaza 

    DRAME – 20 morts à l’HJRA depuis le 14 juin suite à une suspicion d’empoisonnement survenue à Ambohimalaza 

    Un décès supplémentaire signalé à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona samedi soir. Avec ce bilan publié dans la soirée du samedi, l’établissement compte désormais 20 morts dus à la suspicion d’empoisonnement survenue il y a une semaine à Ambohimalaza. Ce qui porte à 23 le nombre de personnes décédées en raison de ce drame.

     

    Sur les 52 patients pris en charge à l’HJRA, 25 sont encore hospitalisés et 20 d’entre eux sont toujours dans un état critique si l’on en croit l’HJRA. La jeune femme qui avait fêté son anniversaire ce samedi 14 juin là ainsi que son frère font partie de ces patients qui sont encore dans une situation difficile, indique la procureure de la République sur les chaînes de télévision dont elle a fait le tour samedi soir.

  • RALLYE DES INDUSTRIES – Un premier test sur transmission et la compréhension pour les binômes université-industrie 

    RALLYE DES INDUSTRIES – Un premier test sur transmission et la compréhension pour les binômes université-industrie 

    Antananarivo, 21 Juin, 17h45 – Un premier défi relevé. Après un mois d’immersion en entreprises, les étudiants participants au Rallye des Industries ont été testés sur la connaissance de leurs entreprises marraines. Ils ont été amenés à démontrer leur compréhension fine de l’environnement d’accueil et des valeurs qu’incarnent leur binôme industriel lors de cette première épreuve.

     

    Ce concours vise à mettre en lumière le lien stratégique entre les jeunes talents issus de l’enseignement supérieur et les entreprises industrielles du pays. Dix binômes université-industrie y participent, à savoir Altitude Business School/Arbiochem Group, ESCM Business School/Alpha Ciment, ESPA Vontovorona/NEA Madagascar, ESS Agro/Groupe Basan, ESTI/Savonnerie Tropicale, la Faculté EGS/TAF Madagascar, l’Inscae/Star Madagascar, Iscam/Inviso Group, l’IST/Enduma et Université Aceem/Groupe Sipromad.

     

    Aussi, lors de cette première épreuve, ces binômes devaient présenter les entreprises marraines de manière créative, sur le thème “Industrie malgache, notre fierté, notre avenir”. Chacun s’y est mis notamment avec des vidéos originales, des pitchs dynamiques, ou encore des scénarisations audacieuses.

     

    C’est la première phase du Rallye des Industries qu’ils viennent de passer. Le concours, qui se déroulera encore sur six étapes, vise à allier compétition, transmission et innovation. Les participants bénéficieront alors d’un programme de renforcement de capacités pour les préparer pour les prochaines phases.

     

    Pour le ministre de la Jeunesse et des sports, Abdulah Marson Moustapha, le Rallye des Industries est plus qu’un concours. Il s’agit d’un “événement qui honore la jeunesse, qui célèbre l’innovation et projette l’avenir industriel de Madagascar sous le signe de l’intelligence collective”, lance-t-il. L’objectif, est alors de sensibiliser les jeunes sur le label « Malagasy ny Antsika », mais surtout de les sensibiliser sur l’importance de l’entreprenariat, et à les aider vraiment à s’immerger dans le monde de l’entreprise et de l’industrie, souligne de son côté le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana.

  • FOOTBALL – L’Ajesaia et l’AS Fanalamanga ouvre le bal des quarts de finale de la Coupe de Madagascar ce samedi

    FOOTBALL – L’Ajesaia et l’AS Fanalamanga ouvre le bal des quarts de finale de la Coupe de Madagascar ce samedi

    Antananarivo, 21 Juin, 12h35 – Après les demi-finales aller du Championnat de Madagascar, place maintenant aux quarts de finale de la Coupe 2025. Les quatre matchs comptant pour les quarts de finale de cette compétition vont se tenir ce samedi et dimanche. C’est le match opposant l’Ajesaia à l’AS Fanalamanga qui ouvrira le bal au stade Elgeco Plus By Pass.

     

    Ces deux formations ne sont plus en course pour la Pureplay Football League, le championnat de Madagascar de première division. Il ne leur reste plus que cette compétition pour éviter une saison blanche pour cette année.

     

    Le tirage au sort des ces quarts de finale, qui a été refait, voit également l’affrontement entre le FC Rouge et le Cosfa. Ce match se jouera à partir de 9h30, ce dimanche. Le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA) de son côté joue contre l’As Avenir Sainte Anne.

     

    La formation d’Andoharanofotsy n’affronte pas finalement l’Elgeco plus comme il a été prévue lors du premier tirage au sort, en mai. L’équipe de By Pass affronte dimanche après le match CFFA-AS Avenir Sainte Anne, le Toulon FA, la seule équipe survivante hors du PFL.

  • ANNIVERSAIRE – Un après-midi d’exercices, de simulations et de démonstrations de défense et de sécurité à Andohatapenaka

    ANNIVERSAIRE – Un après-midi d’exercices, de simulations et de démonstrations de défense et de sécurité à Andohatapenaka

    Un spectacle de démonstrations tactiques et techniques au stade Makis d’Andohatapenaka. Les forces de défense et de sécurité ont déployé en public leur savoir-faire et leur matériel vendredi après-midi. L’événement qui a réuni l’Armée, la Police et la Gendarmerie, a permis de simuler des opérations de libération d’otages, de mettre en scénario des interventions face aux attaques de dahalo et de faire des exercices de protection de hautes personnalités.

    Les exercices ont aussi été l’occasion pour les forces de défense et de sécurité de démontrer l’utilisation des équipements de surveillance de haute technologie disponibles, témoignant de l’évolution des capacités opérationnelles de la Grande île en matière de défense et de sécurité. Organisé dans le cadre de la célébration du 65ème anniversaire de l’Indépendance mais aussi du 65ème anniversaire des Forces armées, l’événement a vu la présence des trois ministres en charge des départements de défense et de sécurité. Retour en images.

  • ENERGIE – Toutes les centrales thermiques d’Antananarivo à faire tourner pour réduire le délestage dans la capitale et ses environs

    ENERGIE – Toutes les centrales thermiques d’Antananarivo à faire tourner pour réduire le délestage dans la capitale et ses environs

    Antananarivo, 21 Juin, 7h35 – “Nous ferons des efforts pour réduire le délestage en journée, de 6h à 18h, 20h voire 22h”. Le président de la République Andry Rajoelina annonce des solutions à court terme pour mettre un terme au délestage qui “fait souffrir la population”. Comme en septembre 2024, il s’agira de donner plus de carburants à la Jirama pour que celle-ci puisse faire tourner toutes les centrales thermiques d’Antananarivo et ainsi produire davantage d’électricité.

     

    “A la Jirama, ils disent qu’il n’y a pas suffisamment de carburants mais que si toutes les machines sont utilisées, le délestage va diminuer”, informe le chef de l’Etat durant son intervention dans le journal télévisé de la chaîne de télévision publique jeudi. “Soit, on va le faire”, répond-il, non sans émettre quelques conditions. “Nous allons augmenter le volume de carburant pour faire tourner les centrales afin de réduire, voire supprimer le délestage, mais nous allons effectuer un contrôle strict”, souligne-t-il.

     

    Le président de la République annonce alors “la mise en place d’un comité de gestion” qui se chargera de veiller à l’utilisation des carburants. Dans les détails, il s’agira de consigner dans des registres toutes les livraisons de carburant auprès des centrales par les différents responsables, allant de ceux de la Jirama jusqu’aux représentants de la présidence placés au sein de ce comité, en passant par ceux du ministère et du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

     

    “Il faut en finir avec les vols”, poursuit Andry Rajoelina, qui venait de dénoncer la “disparition” de carburants devant être livrés à Mahajanga. Dans la même émission, il a évoqué des écarts importants entre le volume de carburants quittant Toamasina et le volume de carburants effectivement versés dans les cuves des centrales de Mahajanga. Il a également laissé entendre que des carburants destinés à Mahajanga ont été annoncés comme étant transférés à Antananarivo et Antsiranana sans que cela n’ait rien changé à la situation dans ces deux localités.

  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Les personnes soupçonnées d’implication dans l’affaire Ambohimalaza placées en détention préventive

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Les personnes soupçonnées d’implication dans l’affaire Ambohimalaza placées en détention préventive

    Antananarivo, 20 Juin, 22h00 – Mandat de dépôt. Comme déjà indiqué par la procureure de la République du tribunal d’Antananarivo, Narindra Rakotoniaina, le parquet a requis le placement en détention préventive des personnes soupçonnées dans l’affaire Ambohimalaza.

     

    Et “le juge d’instruction a sorti une décision en ce sens, les suspects ont été placés en détention préventive”, annonce la procureure dans une vidéo publiée par le ministère de la Justice. “Ils sont inculpés d’empoisonnement et de complicité”, poursuit-elle. Autant de crimes passibles de la réclusion criminelle, indique-t-elle encore.

     

    A en croire la procureure, ils sont huit individus, six femmes et deux hommes, à avoir comparu devant le parquet ce vendredi. “Certains ont commandité, d’autres ont fourni le poison qui devait servir à empoisonner, et il y a ceux qui ont mélangé ce poison avec la nourriture”, précise-t-elle.

     

    Selon la magistrate, certains suspects ont nié avoir été en contact entre eux, mais “le contrôle de leur téléphone a permis de découvrir des échanges entre les suspects, que ce soit par des appels ou par des messages privés”, souligne Narindra Rakotoniaina. Elle ajoute même que “les perquisitions faites à leur domicile ont permis de relever des éléments pouvant servir à leur mise en cause”.

     

    “L’exploitation des images de vidéo-surveillance sur le site de l’événement a aussi permis d’analyser les comportements des uns et des autres”, indique encore la procureure. Les enquêtes se poursuivent également et sont menées par le juge d’instruction, la gendarmerie et la police, ajoute-t-elle.

  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Un suspect identifié et des tensions familiales évoquées comme mobile dans l’affaire Ambohimalaza, selon Andry Rajoelina

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Un suspect identifié et des tensions familiales évoquées comme mobile dans l’affaire Ambohimalaza, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 20 Juin, 15h45 – Le président de la République donne un peu plus de détails sur les enquêtes relatives à la suspicion d’empoisonnement qui a tué une vingtaine de personnes à Ambohimalaza depuis le samedi 14 juin. “Les enquêteurs commencent à identifier clairement qui pourrait être le coupable”, confie-t-il durant son intervention dans le journal télévisé de la chaîne de télévision publique jeudi soir. Il ajoute qu’il y a déjà “une idée précise” du suspect.

    Selon le Chef de l’Etat, le drame pourrait être lié à un désaccord au sein d’une famille, entre cousins et cousines. “Dans ce genre de situation, au sein d’une même famille, il peut y avoir des malentendus, de la jalousie, et des conflits qui mènent à de tels actes inacceptables”, souligne-t-il. A l’entendre “au sein de cette même famille, il y a déjà eu des incidents similaires”. Il rapporte le décès d’un proche parent du suspect par empoisonnement. “Il y a toute une longue histoire derrière tout cela”, relève-t-il.

    Le président de la République indique que l’enquête sur ce dossier “sera menée jusqu’au bout, et les services compétents devront bientôt rendre publiques leurs conclusions et les présenter à la population malgache”. Se voulant intransigeant, Andry Rajoelina rejette toute impunité dans cette affaire. “Ceux qui tuent des membres de leur famille, qui assassinent leurs compatriotes de cette manière, doivent être sévèrement punis”, martèle-t-il.

    Dans la foulée des annonces des membres du gouvernement, Andry Rajoelina abonde dans le sens d’un empoisonnement. “Des expérimentations ont été faites sur des souris et celles-ci sont mortes”, rappelle-t-il. Il ajoute également que les symptômes de la maladie de ceux qui ont ingéré la substance toxique depuis samedi diffèrent de ceux d’une intoxication classique, comme lui-même l’a déjà vécu il y a quelques mois à Mahajanga.

    Dans son intervention, le président de la République regrette une “perte des valeurs”. “Je n’arrive pas à accepter que l’on empoisonne en masse, surtout que cela concerne des jeunes innocents”, souligne-t-il, rappelant un cas similaire à Ikalamavony dans lequel le poison aurait tué un jeune couple. “Quelles que soient les raisons, rien ne justifie le meurtre”, poursuit le chef de l’Etat.

    Selon le dernier bilan suite à cet incident, 20 individus sont décédés dont 17 au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) Ampefiloha. 26 patients suivent encore leur traitement au niveau de ce centre hospitalier. Un patient vient d’être admis dans cet établissement ce vendredi.

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