Catégorie : Actualité

  • CONCERT – Yetoon, Fab’s Brownz et Lil Muamar retenus pour assurer la première partie du concert de Tiakola à Mahamasina le 11 Juin

    Antananarivo, 6 Juin, 11h05 – Tiakola ne sera pas le seul artiste sur la scène du Palais des sports de Mahamasina ce mercredi 11 juin. Trois jeunes artistes malgaches, Yetoon, Fab’s Brownz et Lil Muamar, assureront la première partie de son concert, après avoir brillamment franchi toutes les étapes de l’édition 2025 de Tremplin Horizon.

    A l’issue d’une sélection rigoureuse, sous forme de compétition artistique, les trois noms ont été retenus. Yetoon est un “rappeur au style mélodieux, reconnu pour sa voix mielleuse et son univers musical sensible et accrocheur”, retient Sonia Ali-Ahmed, directrice de production de Nas Production, agence de booking d’artistes, organisatrice de l’événement.

    Fab’s Brownz, avec une identité artistique affirmée, mêle sonorités urbaines et esthétique visuelle marquée. Lil Muamar, enfin, illustre parfaitement l’esprit du tremplin. Recalé lors de la précédente édition, il est revenu cette année, “plus, plus préparé, grâce aux conseils reçus”, confie Sonia Ali-Ahmed.

    Après un appel à candidatures ouvert à tous les artistes indépendants majeurs disposant de quelques morceaux enregistrés, près de 100 postulants se sont manifestés dans le cadre du concours. Le processus de sélection a été progressif. Ils étaient 20 à avoir été retenus initialement, puis dix, puis six. Cinq finalistes qui se sont ensuite affrontés sur scène le 30 mai à l’Auditorium Havoria Anosy, pour aboutir aux trois noms qui seront sur scène le 11 juin prochain.

    Durant la finale, les participants étaient invités à performer en live, sans playback, avec trois rounds successifs. Une attention particulière était portée à l’interprétation, à la présence scénique et à l’énergie transmise au public. Pour cette grande finale, le public a lui aussi eu voix au chapitre. En plus du jury d’experts, un système de vote via les réseaux sociaux a permis de désigner un des trois artistes retenus, à travers likes, partages et commentaires sur les publications officielles du Tremplin Horizon.

    Dans la foulée de ce que NasProd et KP Event ont déjà lancé en 2024 autour du concert Héritage Dadju et Tayc, le programme Tremplin Horizon s’est imposé comme un dispositif original de repérage et d’accompagnement des jeunes artistes urbains à Madagascar. Il vise à offrir une scène, une visibilité médiatique et un encadrement professionnel à une nouvelle génération d’artistes malgaches en quête de reconnaissance.

    “Le but premier de cet événement, c’est tout simplement de mettre en lumière la jeunesse talentueuse de Madagascar”, explique la directrice de production de Nas Production. “Madagascar regorge de talents, et on voulait vraiment offrir à ces artistes émergents une expérience unique, leur permettre de se faire connaître grâce aux actions que nous menons à travers ce tremplin”, poursuit-elle.

    Pour Nas Production, le Tremplin Horizon n’est pas un simple concours. “Ce que nous voulons, c’est créer une dynamique durable autour de la scène urbaine malgache,” insiste Sonia Ali Ahmed. En parallèle des concerts, les artistes bénéficient aujourd’hui d’une phase de promotion et d’accompagnement personnalisé, avec l’espoir de les faire rayonner au-delà des frontières de la Grande Île.

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  • FACILITATION DES ÉCHANGES – Des guichets uniques électroniques pour améliorer les performances des douanes africaines

    FACILITATION DES ÉCHANGES – Des guichets uniques électroniques pour améliorer les performances des douanes africaines

    La quinzième Assemblée générale et la 25ème réunion du Comité exécutif de l’Alliance Africaine pour le Commerce Electronique (AACE) a démarré à Antananarivo mardi dernier. Une occasion pour ces opérateurs de guichet unique électronique africains de se partager les expériences ainsi que de renforcer leur collaboration pour mettre en avant les meilleures pratiques. Madagascar, à travers GasyNet (Malagasy Community Network Services) y participe activement.

    Les guichets uniques électroniques jouent un rôle clé dans le développement de l’économie d’un pays. Ils sont notamment les artisans de la digitalisation des procédures administratives. Et grâce à leur mise en place, les procédures se trouvent grandement facilitées. Dans un environnement commercial qui évolue, ils nécessitent toutefois des mises à jour régulières. Et c’est pour apprendre des expériences des uns et des autres que leurs opérateurs se rencontrent régulièrement. L’Alliance africaine pour le commerce électronique (AACE) entend justement promouvoir le partage d’expériences.
    Cette association se réunit à Madagascar depuis ce mardi.

    “ Alors, l’objectif des rencontres de l’Alliance africaine, l’objectif est le même à chaque fois. C’est du partage d’expériences entre les différents pays. C’est du partage d’expertises. Et c’est de réfléchir ensemble sur des questions clés ou des problématiques clés auxquelles on essaie de trouver des solutions à travers les guichets uniques électroniques. Maurice, qui est très avancé actuellement, d’intelligence artificielle », explique Lisiniaina Razafindrakoto, Présidente directrice générale de GasyNet

    “Aujourd’hui, on va parler beaucoup de différents types de guichets uniques. C’est un concept. Donc, l’île Maurice le fait différemment. Madagascar le fait différemment. Et les autres pays qui sont là vont avoir l’expérience de différents guichets uniques. Mais à la fin, ce qui est très important, c’est de voir comment on apporte la digitalisation en facilitant le commerce. Et l’intelligence artificielle aujourd’hui, c’est quelque chose qui est très, très en demande. On a besoin dans la facilitation du commerce et principalement pour réutiliser les données, pour faire cet échange de données entre le secteur privé et le public. Donc, il y a beaucoup d’expériences qu’on va discuter pendant ces deux jours, trois jours, je vais dire, de cette conférence », a déclaré Charansingh Dabeesing, Directeur général de Mauritius Cargo Community Service.

    Quels rôles tiennent les guichets uniques électroniques dans les échanges commerciaux ?
    Lisiniaina Razafindrakoto : “ Alors, le guichet unique électronique, d’une manière générale, que ce soit pour Madagascar, mais pour n’importe quel autre pays, en fait, est un élément important du programme de digitalisation des procédures administratives. Donc, à Madagascar, par exemple, nous avons le système TradeNet. Donc, c’est un élément, comme je l’ai dit tout à l’heure, qui contribue à la digitalisation des procédures, à la modernisation des procédures au niveau de l’administration. C’est également un élément important de la mise en œuvre de l’accord sur la facilitation des échanges. Et, in fine, c’est aussi un élément important du système e-gouvernement d’une manière générale.
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    Quels sont les résultats obtenus depuis l’opérationnalisation de ces guichets uniques électroniques ?
    Charansingh Dabeesing : “En fait, à Maurice, on a commencé le guichet unique depuis peut-être les années 2000. Mais on a vu auparavant, le temps pour le dédouanement prenait environ trois semaines pour le dédouanement des conteneurs, des colis. Mais aujourd’hui, ça se fait à travers le guichet unique électronique, ça se fait dans une heure, dans moins de trois jours parce qu’il y a des colis qui ont besoin des inspections pour les phytosanitaires, pour l’agro, tout ça. Donc, ça passe à travers le guichet unique. Ça prend un peu plus de temps, mais trois jours comparés avec trois semaines qui étaient auparavant”.

    Lisiniaina Razafindrakoto : “Les transitaires et les commissionnaires agréés en douane de l’époque, alors je dirais 2005-2006, se souviendront certainement qu’il fallait à peu près trois semaines pour dédouaner en ces temps-là. Aujourd’hui, nous sommes à peu près pareils que l’île Maurice. Nous sommes à moins de trois jours de délai moyen de dédouanement. Donc, moi, je dirais que c’est l’une des principales réalisations en matière du guichet unique. Au-delà de tout ce qui est aspect digitalisation, modernisation et sécurisation à côté, qui est également important.

    Quels sont alors les grands chantiers qui attendent le guichet unique électronique malgache ?
    Lisiniaina Razafindrakoto : “Alors, nous, on travaille à un refresh des systèmes. Donc, on redéveloppe certaines parties du système pour qu’ils puissent être à jour par rapport aux technologies d’aujourd’hui. (Ça, c’est un grand point. Et puis, vraiment, ce que j’ai mentionné tout à l’heure, c’est qu’on est vraiment maintenant dans du partage d’expériences. Donc, on va essayer autant que possible de partager notre expérience avec les autres administrations de Madagascar pour qu’elles aussi puissent mener à bien leur projet de digitalisation”

  • DIRECTIVE PRÉSIDENTIELLE – La Jirama amenée à se constituer en permanence une réserve de carburant pour éviter les coupures prolongées

    DIRECTIVE PRÉSIDENTIELLE – La Jirama amenée à se constituer en permanence une réserve de carburant pour éviter les coupures prolongées

    Antananarivo, 6 Juin, 8h55 – Du surplus à sécuriser. La Jirama devra continuer à constituer des stocks stratégiques de carburant. Cette mesure est prise conformément aux directives du président de la République, selon le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi. La constitution de cette réserve vise à garantir l’approvisionnement en électricité d’Antananarivo, précise le rapport. L’objectif est d’éviter les coupures prolongées en cas de défaillance des centrales hydroélectriques.

     

    Ce type de mesure n’est pas inédit. Une compagnie pétrolière avait par exemple prolongé son contrat d’approvisionnement pour le premier trimestre de cette année. À l’époque, son engagement portait sur 15 000 m³ de carburant, une quantité supérieure aux 12 000 m³ estimés nécessaires à la production d’électricité. Cette décision visait à constituer un stock de réserve pour faire face à d’éventuelles situations imprévues.

     

    Selon la Jirama, qui a dû recourir au délestage depuis plusieurs semaines en raison d’une baisse de sa production d’électricité, les coupures tournantes ne devraient pas dépasser deux heures, sauf dans les localités concernées par les problèmes techniques de distribution, comme c’est le cas des lignes desservies par la sous-station Tana Sud. Depuis quelques jours, pourtant, les coupures nocturnes de l’électricité se multiplient et s’ajoutent aux coupures déjà programmées en journée.

     

    Selon une source proche du dossier, pour faire face à l’insuffisance de production des centrales hydroélectriques et des centrales solaires, la Jirama utilise déjà ses centrales thermiques, mais “celles-ci ne tournent pas à pleine capacité”. Sur le court terme, les solutions annoncées par le directeur général adjoint en charge de l’électricité de la compagnie, Manda Ny Aina Nomena, sont la mise en service de la centrale solaire d’Ambatomirahavavy et de deux groupes électrogènes à Antsirabe.

     

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  • CIRCULATION FIDUCIAIRE – Des charges de 88,589 milliards d’ariary pour la fabrication de billets et monnaies en 2024

    CIRCULATION FIDUCIAIRE – Des charges de 88,589 milliards d’ariary pour la fabrication de billets et monnaies en 2024

    Antananarivo, 6 Juin, 7h40 – Des dépenses en hausse. Les charges liées à la fabrication de billets et de pièces pour l’exercice 2024 se sont élevées à 88,589 milliards d’ariary. C’est le montant supporté par la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) pour l’émission de signes monétaires durant cette période, selon ses états financiers arrêtés au 31 décembre 2024 et récemment publiés après audit.

     

    Comparées à celles de 2023, ces charges ont augmenté de 8,893 milliards d’ariary. La Banque centrale explique cette hausse par l’augmentation du volume d’émission, passé de 7 922 à 9 213 caisses entre 2023 et 2024. S’y ajoute la prise en compte, en 2024, des coûts liés aux billets neufs déjà émis mais encore stockés dans les caisses auxiliaires à la fin de l’année précédente.

     

    Le coût de fabrication ne représente cependant qu’une partie des dépenses liées à la circulation fiduciaire, qui totalisent 91,016 milliards d’ariary. Cette enveloppe inclut également les frais de transport de fonds et d’assurance, les coûts de destruction des billets et pièces usagés, ainsi que d’autres charges diverses.

     

    La BFM avait déjà souligné le poids élevé de ces coûts d’exploitation. En 2023, elle avait conclu des contrats avec trois nouveaux fournisseurs pour réduire les charges liées à l’approvisionnement en billets de 100, 200, 500 et 1 000 ariary.

     

    Des études ont également été menées pour optimiser les coûts d’émission des billets de 2 000, 5 000, 10 000 et 20 000 ariary. La commande de ces coupures a été contractualisée le 18 juin 2024, dans le but de renforcer la maîtrise et l’efficacité des dépenses liées à la gestion des signes monétaires.

     

    La réduction de ces coûts figure aussi parmi les objectifs du projet eAriary, dont la phase d’expérimentation de cette version numérique de l’ariary a déjà été lancée.

  • GOUVERNANCE – Des consultants et des experts pour composer le Comité de redressement de la Jirama

    GOUVERNANCE – Des consultants et des experts pour composer le Comité de redressement de la Jirama

    Antananarivo, 5 Juin, 18h30 – Un autre squad impliqué dans le redressement de la Jirama. Cette fois-ci, ce sont des consultants et des experts que le Conseil d’administration de la compagnie aura à nommer pour composer un « comité de redressement ». Ce sera l’organe de suivi des opérations managériales, organisationnelles et financières de la Jirama.

    Ce comité se chargera “de définir les actions nécessaires au rétablissement de la bonne conduite des affaires de la Jirama et de suivre la gestion de sa direction générale”, indiquent les nouveaux statuts de cette société d’Etat. Aussi, ses membres devront disposer d’expertises avérées en matière financière, managériale et maîtriser les enjeux techniques relatifs aux activités de la compagnie. Les personnels en activité au sein de la Jirama ne peuvent toutefois pas siéger dans ce Comité.

    Les membres de ce Comité seront fortement impliqués dans la mise en œuvre du plan de redressement financier et technique de la Jirama. Ils auront à mener le suivi des opérations financières de la compagnie, veiller sur la gestion des approvisionnements et l’optimisation de l’organisation interne. Formuler des stratégies pour la transition énergétique, s’assurer de la performance opérationnelle ou encore la mise en œuvre des réformes sont dans leurs missions.

    Ce Comité est toutefois mis en place à titre transitoire. Il est amené à disparaître lorsque le Conseil d’administration de la Jirama juge que la situation de cette compagnie nationale d’eau et d’électricité ne nécessite plus un redressement. Selon les nouveaux statuts, il n’est plus besoin de redressement lorsque toutes dettes et arriérés au-delà d’une année sont effacées, lorsque la Jirama réalise des bénéfices équivalents à la moitié du capital social, quand un niveau de rentabilité jugé acceptable est atteint, ou quand il est constaté la réduction significative du taux d’endettement.

  • OUVRAGES – « Alô hianatra fitenim-paritry » et « Ndao hahitsy ny diso » en présentation officielle à la Bibliothèque Nationale de Madagascar

    OUVRAGES – « Alô hianatra fitenim-paritry » et « Ndao hahitsy ny diso » en présentation officielle à la Bibliothèque Nationale de Madagascar

    Antananarivo, 5 Juin, 9h55 – Des guides de poche pour apprendre les dialectes régionaux et pour mieux écrire le malgache. Les ouvrages « Alô hianatra fitenim-paritry » et « Ndao hahitsy ny diso » ont été officiellement présentés mardi à la Bibliothèque nationale à Anosy. L’événement entre dans le cadre du lancement du mois de la langue malgache.

    Ces deux petits ouvrages publiés par les éditions Teny ont pour objectif de soutenir l’apprentissage des dialectes malgaches ainsi que la correction des erreurs d’écriture courantes. Conçus pour un usage pratique, ils peuvent être consultés en déplacement, au bureau, en classe ou lors de missions dans les régions.

    Le mois de juin est ponctué de différentes activités autour de la langue malgache sur l’ensemble du territoire national. La publication de ces deux livrets s’inscrit dans cette dynamique. Ils s’adressent à un large public et sont proposés comme outils d’appui à la transmission et à l’usage quotidien de la langue malgache.

  • EDUCATION NATIONALE – Les vacations des enseignants participant aux jurys du CEPE et du BEPC bientôt payées par mobile money

    EDUCATION NATIONALE – Les vacations des enseignants participant aux jurys du CEPE et du BEPC bientôt payées par mobile money

    Antananarivo, 5 juin, 14h35 – Une solution pratique pour payer les vacations. Le paiement des indemnités des enseignants, mais aussi des agents du ministère de l’Education nationale, mobilisés pour les examens officiels organisés par le ministère de l’Éducation nationale (MEN) devrait bientôt se faire par mobile money. Cette mesure a été approuvée mercredi en Conseil des ministres.

    Cette nouvelle modalité de versement vise à “alléger les difficultés rencontrées par les agents du ministère de l’Education nationale, surtout ceux qui sont en poste dans les zones enclavées”, explique le compte-rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement. Grâce à ce système, les bénéficiaires n’auront plus à se déplacer sur de longues distances pour percevoir leur dû, poursuit le Conseil des ministres.

    Mais au-delà de la praticité de la modalité de paiement, les autorités estiment aussi que le recours à la technologie numérique devrait également contribuer à renforcer la transparence dans la gestion des fonds publics, en assurant une traçabilité accrue des opérations financières liées aux activités du ministère.

  • PROJET HUMANITAIRE – La visite d’Akamasoa, un passage incontournable lors des visites officielles de dignitaires étrangers, selon Andry Rajoelina

    PROJET HUMANITAIRE – La visite d’Akamasoa, un passage incontournable lors des visites officielles de dignitaires étrangers, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 4 Juin, 21h00 – Un autre chef d’Etat chez le père Pedro. Après le Président français Emmanuel Macron en avril, c’est la présidente de la République de Slovénie Nataša Pirc Musar qui s’est rendue à Akamasoa ce mercredi. Outre l’inauguration d’une école primaire financée par la Slovénie, la délégation slovène a remis à la communauté Akamasoa une aide matérielle recueillie dans le cadre de la campagne humanitaire “La Slovénie pour Madagascar” et a procédé à une séance de démonstration de l’usage humanitaire de drones développés par une entreprise slovène.

    Mais dans son discours à l’occasion de la réception de son homologue slovène, le président de la République Andry Rajoelina rappelle aussi la visite du Pape François sur les sites d’Akamasoa. Car pour le chef de l’Etat, le passage au sein de ces villages fondés par le Père Pedro est devenu une étape incontournable des visites officielles de dignitaires étrangers. “A chaque fois que des dirigeants de pays ou des responsables religieux viennent en visite officielle à Madagascar, ils passent obligatoirement chez Akamasoa”, indique le chef de l’Etat.

    Pour le président de la République, ces visites ne relèvent pas du hasard. “C’est ici, à Akamasoa, que l’on peut réellement ressentir et constater ce que signifient le partage, l’amour du prochain et l’éducation”, indique-t-il pour expliquer l’attrait qu’exerce ce site fondé par le père Pedro Opeka. Autant de valeurs qui, selon toujours Andry Rajoelina, ne manquent pas de marquer les coeurs et les esprits de ceux qui y viennent.

    Il rapporte alors les émotions que lorsqu’il a rencontré le président français Emmanuel Macron et son épouse à Rome pour les funérailles du Pape François, ceux-ci lui auraient à nouveau confié que leur” passage à Madagascar, et surtout à Akamasoa, avait profondément marqué leur cœur et leur esprit”. “Parmi toutes leurs visites officielles dans le monde, celle qu’ils ont faite à Akamasoa reste inoubliable”, confie encore le chef de l’Etat.

    Durant sa visite à Akamasoa, la présidente slovène, elle aussi, n’a pas manqué de rendre hommage à l’oeuvre qu’y fait le Père Pedro Opeka, missionnaire lazariste d’origine slovène né en Argentine. Pour elle, l’engagement du prêtre au service de la communauté “incarne ce que le courage, la compassion et la confiance en l’être humain peuvent accomplir”.

  • ART VISUEL – Joël Andrianomearisoa estime que “tout reste à faire” malgré la “très belle étape” de son entrée au Metropolitan Museum of Art

    ART VISUEL – Joël Andrianomearisoa estime que “tout reste à faire” malgré la “très belle étape” de son entrée au Metropolitan Museum of Art

    Antananarivo, 5 Juin, 10h45 – Joël Andrianomearisoa réagit à son entrée dans la prestigieuse collection permanente du Metropolitan Museum of Art de New York. “C’est une étape, une très belle étape certes, mais elle annonce surtout un long parcours, car tout reste à faire”, réagit-il. Une façon pour l’artiste de rappeler son cheminement, son œuvre, mais aussi son rôle de passeur culturel pour Madagascar.

    L’un des aspects marquants de cette reconnaissance est qu’il n’y entre pas seul. Dans le sillage de son travail, c’est tout un pan de la culture malgache qui accède à une visibilité nouvelle. Avec Les herbes folles du vieux logis, c’est bien Joël Andrianomearisoa qui est mis à l’honneur. Mais à travers lui, c’est l’art contemporain malgache dans son ensemble qui obtient une reconnaissance inédite.

    Cette œuvre tisse un lien intime avec le poète méconnu Maurice Ramarozaka, ravivant la mémoire d’un patrimoine poétique longtemps marginalisé. Ce qui amène une double consécration, celle de l’artiste et du poète, de la matière et de la mémoire, réunis dans un même éclairage.

    “Je veux révéler d’autres chapitres de mon travail”, insiste Joël Andrianomearisoa. “Je ne veux surtout pas que cela devienne un laurier sur lequel me reposer”, poursuit-il. Il évoque ainsi ses liens avec d’autres figures poétiques comme Rabearivelo, Flavien Ranaivo, mais aussi avec les artisans, les faiseurs de belles choses, les gestes oubliés, les mains vivantes de Madagascar.

    Pour lui, “le travail d’un artiste n’est jamais solitaire”. Les herbes folles du vieux logis en est une nouvelle preuve : le poète et le plasticien s’y répondent dans un dialogue d’ombres et de lumières, de mots et de formes, de matière et de verbe. Une pratique vivante où le contemporain touche à l’intemporel.

    L’entrée de Joël Andrianomearisoa dans la collection permanente du Met s’inscrit dans la réouverture, en mai 2025, de la Michael C. Rockefeller Wing, entièrement repensée pour accueillir les arts contemporains d’Afrique et d’autres régions. Son œuvre y est exposée aux côtés de figures majeures du continent, dans une scénographie renouvelée qui fait dialoguer formes actuelles et héritages.

    Ce moment marque une reconnaissance internationale pour un artiste malgache vivant, mais aussi pour une poésie insulaire longtemps reléguée. Il affirme la place de l’art contemporain africain dans sa dimension relationnelle, transversale, vibrante. Surtout, il ouvre un espace de résonance où Madagascar, ses poètes, ses matières, ses gestes et ses silences, trouvent enfin un écho dans le grand concert du monde.

  • AGRICULTURE DURABLE – Soutien à près d’un demi-million de petits exploitants agricoles avec le projet DEFIS+

    AGRICULTURE DURABLE – Soutien à près d’un demi-million de petits exploitants agricoles avec le projet DEFIS+

    Antananarivo, 5 Juin, 9h15 – Valoriser les acquis et intensifier les interventions. Le projet Defis+ vient d’être officiellement lancé mercredi. Etalé sur une période de six ans, il sera mis en œuvre en faveur des petits exploitants agricoles dans six régions du Sud-Est et du Centre de Madagascar. En tout, près d’un demi-million de petits exploitants agricoles devraient en être les bénéficiaires, tandis que 3,5 millions de personnes dans les communes rurales y seront également indirectement soutenues.

     

    Le coût total de ce projet s’élève à 105,8 millions de dollars, dont 53,9 millions de dollars financés par le Fonds vert pour le climat (FVC). Le Fonds international de développement agricole (Fida) y contribuera pour sa part à hauteur de 97 millions de dollars dans le cadre du programme Defis qui est en cours.

     

    Comme expliqué par la directrice régionale pour l’Afrique orientale et australe du Fida, Sara Mbago-Bhunu, il s’agit d’une suite logique des réalisations de ce Fonds ainsi que de la volonté des parties engagées dans ce projet à renforcer la résilience aux changements climatiques et à consolider la sécurité alimentaire à Madagascar. “Les ressources financières additionnelles permettront donc au programme d’étendre les interventions, de répondre aux difficultés des petits agriculteurs et de leur fournir des solutions innovantes pour une résilience durable”, expose-t-elle.

     

    Le Fonds vert pour le Climat s’attend à de meilleurs impacts dans cette collaboration avec le Fida. “Conformément au programme pour le climat de la Grande île, cette collaboration devra permettre d’obtenir des résultats et d’améliorer la vie et les moyens d’existence des communautés exposées aux changements climatiques”, soutient le responsable sous-régional pour l’Afrique orientale et australe du FVC Euan Low.

     

    Ce projet sera mis en œuvre dans les régions Amoron’i Mania, Haute Matsiatra, Vatovavy, Fitovinany, Ihorombe et Atsimo Atsinanana. Il devra améliorer directement la résilience climatique de 447 201 bénéficiaires individuels, selon le bulletin d’information du programme pays Fida à Madagascar. “En renforçant ainsi la résilience des écosystèmes et des agricultures, nous améliorons la vie des populations rurales et nous avançons vers un développement plus durable”, soutient le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine.