Catégorie : Actualité

  • LITTÉRATURE – Une réédition des contes de Clarisse Ratsifandrihamanana en projet pour son centenaire

    LITTÉRATURE – Une réédition des contes de Clarisse Ratsifandrihamanana en projet pour son centenaire

    Antananarivo, 31 Mai, 12h35 – La jeune génération devrait bientôt découvrir des œuvres de Clarisse Ratsifandrihamanana. A l’approche du centenaire de la naissance de cette écrivaine, ses proches s’apprêtent à rééditer quelques-uns de ses ouvrages en 2026. Il s’agit, selon Lisy Ratsifandrihamanana, une de ses filles, de “Ramose”, “Ny Zanako” et de ses contes.

    “L’oeuvre de Clarisse Ratsifandrihamanana est un patrimoine national et nous ne pouvons pas la garder pour nous”, confie Lisy Ratsifandrihamanana. “Nous nous faisons un devoir de la transmettre”, poursuit-elle. Évoquant la réédition des contes, elle insiste sur la nécessité de “rendre ces récits accessibles et attrayants pour les collégiens malgaches, tout en ravivant une mémoire littéraire encore vive dans de nombreux esprits”.

    Clarisse Ratsifandrihamanana avait écrit une dizaine de contes dans les années 1970. “Elle nous les avait d’abord racontés quand nous étions enfants, puis elle les avait écrits en livre en les dédiant à chacun de ses petits-enfants”, raconte Joro Ravoniandro, un de ses petits-enfants. Aujourd’hui, la volonté est donc de faire de ces récits “une richesse partagée à l’échelle nationale”, poursuit-il.

    Pour cette réédition des contes, les descendants de Clarisse Ratsifandrihamanana ont décidé de faire appel à l’ONG Teach For Madagascar (TFM), initiatrice du projet Let’s Read qui vise à promouvoir l’amour de la lecture chez les jeunes enfants. Dans le cadre de cette collaboration, l’ONG entend “reproduire les livres en les rendant visuellement plus attractifs de façon à mieux toucher les élèves des collèges”.

    La reproduction des contes impliquera ainsi le recours à des illustrateurs et dessinateurs professionnels comme Catmouse James, Idealisoa ou Hery Shinato. Puis, “une fois les livres imprimés, TFM pilotera la campagne de lecture en s’appuyant sur nos ambassadeurs Let’s Read, nos partenaires associatifs et des bénévoles locaux dans les 24 régions”, précise l’organisation.

    Pour démarrer le projet, l’ONG TFM entend rééditer six contes. Elle indique également être en quête de partenaires pour financer le projet. Son objectif est de s’assurer que les livres soient disponibles en 2026, année de célébration du centenaire de l’écrivaine née le 5 décembre 1926.

  • FOOTBALL – Disciples FC obligé de faire l’exploit face au Cosfa pour sauver sa saison au match retour des quarts de finale de la PFL

    FOOTBALL – Disciples FC obligé de faire l’exploit face au Cosfa pour sauver sa saison au match retour des quarts de finale de la PFL

    Antananarivo, 31 Mai, 10h35 – En danger. Le champion en titre, Disciples FC, doit réaliser un exploit ce samedi pour le match retour des quarts de finale du championnat de Madagascar de football. C’est la rencontre opposant Disciples FC au Cosfa qui ouvrira le bal au stade Elgeco Plus By pass ce samedi, pour les matchs des quarts de finale de la Pure Play football league (PFL), à midi.

    Battu à l’aller (0 à 2) par le Cosfa, il y a deux semaines, la formation d’Antsirabe est obligée de renverser ce score pour ne pas faire une saison blanche cette année. Disciples FC n’est plus en course pour la Coupe de Madagascar après son élimination en huitième de finale.

    Après ce premier choc, l’Elgeco Plus affronte dans son antre l’Ajesaia. Avec un avantage à l’aller, victoire 1 à 0, l’équipe vice-championne de Madagascar a déjà un pied pour le dernier carré. L’équipe de Bongolava devait donc redoubler leurs efforts pour éliminer les Oranges.

    Deux autres matchs se joueront dimanche, toujours à l’Elgeco Plus stadium. Le premier sera une confrontation entre Fosa Juniors et Mama FC. Le jeu est à 50/50 pour ces deux équipes se sont quittées sur le score de un partout à l’aller.

    Pour clôturer ces quarts de finale, le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA) affrontera l’AS Fanalamanga. Battu 1 à 0 à l’aller, l’équipe d’Alaotra Mangoro leader de la première phase jusqu’à la dernière journée a les moyens de renverser ce score.

  • ENVIRONNEMENT – L’ONG Natiora Defenders remporte le Intentional Award du Lush Spring Prize 2025

    ENVIRONNEMENT – L’ONG Natiora Defenders remporte le Intentional Award du Lush Spring Prize 2025

    Antananarivo, 31 Mai, 10h35 – Une reconnaissance internationale pour une jeune ONG malgache de défense de l’environnement. Natiora Defenders, organisation non gouvernementale fondée en début 2024, a été récompensée par le Intentional Award du Lush Spring Prize 2025, une distinction internationale qui soutient les initiatives émergentes engagées dans la régénération écologique et sociale. Le prix a été remis lors d’une cérémonie organisée à Dorset, au Royaume-Uni, le 29 mai.

    Natiora Defenders a remporté le prix grâce à son programme Ocean Defenders. Lancé en février 2024, ce programme accompagne dix leaders communautaires dans la préservation des écosystèmes marins malgaches. Il met en lumière “le rôle crucial des petites communautés de pêcheurs face aux menaces telles que la pêche industrielle illégale, la dégradation environnementale et les effets du changement climatique”, comme le précise l’organisation dans un communiqué de presse publié dans le cadre de la remise du prix.

    Le Intentional Award, doté d’un fonds global de 40 000 livres sterling, récompense les projets prometteurs âgés de moins d’un an. Il fait partie des sept catégories du Lush Spring Prize qui a distribué environ 250 000 livres sterling à 19 lauréats issus de plus de 16 pays pour son édition de 2025. Plus de 600 candidatures avaient été reçues pour cette édition. Natiora Defenders est l’un des quatre lauréats de cette catégorie, aux côtés de Agro-Pueblos (Colombie), Tender Shoots (Myanmar) et Ubuntu Learning Hub Trust (Zambie).

    Grâce au financement obtenu à travers le prix, Natiora Defenders entend renforcer son programme Ocean Defenders. Ce programme vise, entre autres, à apporter un soutien technique et logistique aux initiatives locales, à leur octroyer des formations en plaidoyer, à mettre en réseau des défenseurs de l’environnement, et à valoriser leurs actions à travers les médias. Natiora Defenders espère alors que cette reconnaissance internationale permettra au travail de ces défenseurs de “gagner en visibilité et de s’inscrire dans une dynamique collective de régénération”.

    Créé en 2017 par la marque britannique Lush et d’autres organisations et acteurs actifs dans la défense de l’environnement et de la nature, le Lush Spring Prize est décerné tous les deux ans à des projets qui œuvrent à la régénération des systèmes écologiques et sociaux. Depuis son lancement, plus de 1,3 million de livres sterling ont été attribués à travers le monde. L’édition 2025 met en avant des initiatives qui allient savoirs ancestraux et science, défendent les droits de la nature et proposent des solutions issues du terrain dans des contextes souvent difficiles.

  • JUSTICE – Plus de 1 130 arrêts de la Cour de cassation de 2009 à 2019 rassemblés dans un recueil de jurisprudence en ligne à Madagascar

    JUSTICE – Plus de 1 130 arrêts de la Cour de cassation de 2009 à 2019 rassemblés dans un recueil de jurisprudence en ligne à Madagascar

    Antananarivo, 31 Mai, 9h45 – Madagascar se dote d’un recueil de jurisprudence en ligne. Le lancement officiel du site web « jurisprudence.justice.gov.mg » a eu lieu vendredi à Anosy. Cette plateforme numérique rassemble plus de 1 130 arrêts de la Cour de cassation datant de 2009 à 2019, selon le ministère de la Justice dans un communiqué.

    Le ministère indique qu’avec cette initiative, la justice à Madagascar franchit une étape majeure vers plus de transparence et une meilleure qualité des décisions judiciaires. Au-delà de son utilité immédiate pour les praticiens du droit, cet outil représente un levier pour la réforme législative, indique le ministère de la Justice.

    “Cette initiative concrétise un travail de fond engagé depuis mars 2023 par un comité composé de hauts représentants de la Cour Suprême, du Ministère de la Justice, de l’association Mouvement pour l’éthique et la déontologie de Madagascar (Medem) et de partenaires techniques”, indique un communiqué du Programme des nations unies pour le développement (PNUD)

    Ce nouvel outil numérique présente donc de multiples avantages pour divers acteurs et praticiens du droit, tels que les avocats, les magistrats, et les juristes. Ceux-ci disposeront d’un accès facilité et rapide à une base de données exhaustive d’arrêts. Ce qui leur permettra de mieux préparer leurs dossiers, de fonder leurs arguments sur des précédents judiciaires solides et d’assurer une plus grande cohérence dans l’application de la loi.

    En rendant publiques ces décisions, le système judiciaire malgache s’ouvre davantage. Les citoyens, les chercheurs et toute personne intéressée par le droit pourront consulter directement les jugements, contribuant ainsi à renforcer la confiance dans les institutions judiciaires.

    Par ailleurs, l’accès à une jurisprudence consolidée devrait aider les juges à rendre des décisions plus éclairées et uniformes, en se basant sur la manière dont des cas similaires ont été traités par le passé par la Cour de cassation. Le ministère de la Justice insiste sur le fait que cet outil ne se limite pas à une utilité immédiate. En analysant les tendances jurisprudentielles et les points de droit fréquemment soulevés devant la Cour de cassation, il devient possible d’identifier les lacunes ou les ambiguïtés de la législation en vigueur.

    Ce recueil numérique est le fruit d’un partenariat étroit entre le ministère de la Justice, la Cour suprême, la Cour de cassation, l’association Medem et le Conseil en Éthique et Déontologie (CED). Il a été développé dans le cadre du Programme Rindra, financé conjointement par le gouvernement américain à travers l’Agence des Etats-Unis pour développement international (Usaid) et le Pnud.

  • DONNÉES ÉCONOMIQUES – Une plateforme d’intelligence artificielle dédiée aux industriels malgaches en projet

    DONNÉES ÉCONOMIQUES – Une plateforme d’intelligence artificielle dédiée aux industriels malgaches en projet

    Antananarivo, 31 Mai, 8h40 – L’IA en renfort. Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) fait part de son ambition de développer une plateforme d’intelligence artificielle dédiée aux industriels malgaches. Le projet est en cours de conception, expose le syndicat lors d’un atelier sur ce thème, ce vendredi.

    Pour le SIM, il s’agit de mettre en place une plateforme qui mettra à la disposition de ses membres un accès à des données fiables et pertinentes. Ce qui leur permettra de mieux comprendre leur environnement économique, et à promouvoir plus efficacement leurs produits et services, souligne-t-il. Et l’intelligence artificielle sera ainsi au service de la compétitivité industrielle.

    L’importance de l’intégration de l’intelligence artificielle pour avoir des industriels compétitifs que ce soit localement ou à l’international, a été évoquée durant cet atelier. Il en est notamment ressorti que l’IA permet de mieux exploiter les données clés comme les marchés, les clients, la concurrence, ou encore les textes et réglementations. Elle contribue également dans l’optimisation des fonctions critiques de l’entreprise telles que la gestion des ressources humaines, la fiscalité et les douanes, les approvisionnements, les circuits de vente, le réseautage, détaille le SIM.

  • TRANSACTION FINANCIÈRE – Tout savoir sur l’eAriary, la monnaie numérique officielle en projet de la Banky Foiben’i Madagasikara

    TRANSACTION FINANCIÈRE – Tout savoir sur l’eAriary, la monnaie numérique officielle en projet de la Banky Foiben’i Madagasikara

    TRANSACTION FINANCIÈRE – Tout savoir sur l’eAriary, la monnaie numérique officielle en projet de la Banky Foiben’i Madagasikara
    La Banky Foiben’i Madagasikara a lancé la phase d’expérimentation de l’eAriary, la nouvelle forme numérique de la monnaie malgache. Un projet qui vise avant tout à faciliter l’accès aux services financiers pour les populations non bancarisées. Mais il servira également à la modernisation des paiements, pour qu’ils soient rapides, sécurisés, traçables et digitaux. Alors, c’est quoi cette monnaie numérique que la Banque centrale entend émettre ? Explications.

     

     

    Une version digitale du cash. C’est la manière la plus simple de définir l’eAriary, la monnaie numérique officielle nationale que la Banky Foiben’i Madagasikara entend émettre prochainement. La Banque centrale projette en effet d’émettre une nouvelle version des billets de banque et des pièces de monnaie sous une forme numérique.
    Mais déjà, qu’est-ce qui pourrait différencier cette monnaie numérique qu’est l’eAriary des monnaies électroniques déjà émises par les opérateurs locaux ?
    « Ce qui les différencie, c’est que lorsqu’on parle d’argent, ce sont surtout les monnaies électroniques qui nous sont familières, comme Orange Money, Airtel Money ou MVola. Ce sont des moyens de paiement, mais ce ne sont pas de l’argent. C’est-à-dire que vous avez un téléphone et un compte ; vous avez de l’argent liquide que vous déposez sur ce compte, et vous utilisez ensuite ce moyen de paiement selon vos besoins. Que ce soit pour payer ou envoyer de l’argent à quelqu’un. En revanche, l’eAriary est une véritable monnaie sous forme digitale ou électronique que nous recevons directement de la Banque centrale de Madagascar. Cela signifie qu’elle a la même valeur et le même statut que toute autre monnaie, que les gens peuvent utiliser pour toutes les dépenses et les besoins de la vie quotidienne. », explique Aivo Andrianarivelo, Gouverneur de la Banky Foiben’i Madagasikara

    Aussi, si la monnaie électronique est avant tout une représentation d’un solde que les émetteurs de monnaie électronique mettent dans un compte bancaire bloqué pour leurs clients, l’eAriary, elle, est créée et émise uniquement par la Banque centrale. Puis, elle est distribuée par les acteurs du marché, dont justement les émetteurs de monnaie électronique, les banques ou les institutions de microfinance. Alors, la différence pourrait ne pas être perceptible pour l’usager. Toutefois, des différences importantes sont justement à retenir dans les transactions, dont la première, c’est le tarif.

    « Notre principal objectif dans ce projet est de réduire les frais, et non d’ajouter des frais supplémentaires à ceux déjà existants. Par exemple, dans d’autres modes de transfert, vous pouvez payer 2 000 ariary pour envoyer 200 000 ariary. Avec l’eAriary, normalement, ce coût devrait être nettement réduit. », continue d’expliquer le gouverneur.

    Le second point, c’est l’expérience utilisateur, car le recours aux QR Codes est par exemple faisable pour les transferts et les paiements marchands. Puis, il y a la programmabilité de l’eAriary, avec des fonctionnalités spécifiques qui peuvent y être ajoutées, comme programmer des paiements à certaines heures ou rajouter des services pour les organisations, pour leur permettre d’effectuer, entre autres, des transferts de masse. Le quatrième point, c’est l’ouverture instantanée. Si, pour un transfert, la personne qui doit recevoir l’argent ne dispose pas de compte eAriary, elle peut instantanément ouvrir un compte pour être en mesure d’accepter tout de suite le transfert.
    Et ce, en tapant juste un code ou en ouvrant l’application mobile eAriary. Ce qui n’est pas possible pour le moment avec un compte bancaire ou avec la monnaie électronique.
    Alors, comment fait-on pour ouvrir un compte eAriary

    Comme la plupart des services financiers digitaux, l’ouverture d’un compte eAriary nécessite un point d’entrée. Celui-ci peut être un numéro de téléphone ou une adresse e-mail. Il y aura également une application mobile qui sera développée pour l’eAriary, tout comme le recours à l’USSD pour les utilisateurs sans connexion Internet.
    La possibilité de tester un usage hors ligne, voire même sans dispositifs spécifiques, est à l’étude pour les zones enclavées dans les prochaines étapes du projet.
    Pour l’heure, l’eAriary est dans sa phase d’expérimentation.

  • PERSPECTIVES – La BAD alerte sur un risque d’aggravation de la pauvreté à Madagascar face aux chocs et à la baisse de l’aide internationale

    PERSPECTIVES – La BAD alerte sur un risque d’aggravation de la pauvreté à Madagascar face aux chocs et à la baisse de l’aide internationale

    Antananarivo, 30 Mai, 11h25 – Désindustrialisation, ralentissement de la croissance, hausse de la pauvreté. Telles sont les conséquences possibles, à moyen terme, de la conjonction des chocs actuels et de la diminution généralisée de l’aide au développement à Madagascar. C’est ce que met en avant la Banque africaine de développement (BAD) dans son rapport 2025 sur les Perspectives économiques de l’Afrique.

    La BAD souligne que les risques liés aux chocs climatiques, aux tensions géopolitiques et commerciales “restent élevés”. La suspension de l’aide américaine et la mise en place d’un droit de douane de 47 % sur les exportations malgaches vers les États-Unis viennent encore fragiliser les perspectives économiques de la Grande île.

    Selon la Banque, cette hausse tarifaire pèserait sur les exportations, creusant le déficit extérieur, provoquant une dépréciation de l’Ariary, une inflation accrue et des pertes d’emplois. Elle évoque également une chute importante de l’aide américaine : de 226,7 millions de dollars en 2024. Celle-ci chuterait à 9,2 millions en 2025. Une réduction qui, selon la BAD, “aggraverait la situation sociale, notamment dans les secteurs sociaux”.

    Face à ces menaces, l’institution recommande une réponse forte, fondée sur l’accélération des réformes et la diversification des partenariats, jugée “essentielle”. Côté perspectives, la BAD prévoit une croissance du PIB réel de 3,8 % pour 2025, qui pourrait atteindre 4 % en 2026. Cette dynamique serait portée par l’agriculture, les industries extractives, le tourisme et les télécommunications. L’inflation devrait, elle, poursuivre sa baisse : 7 % en 2025 et 6,7 % en 2026.

    En revanche, le déficit budgétaire global devrait s’alourdir, atteignant 3,9 % du PIB en 2025, puis 4 % en 2026. La dette publique augmenterait pour s’établir à 52,9 % du PIB en 2025, puis 53,5 % l’année suivante. Enfin, le déficit de la balance courante devrait se creuser, atteignant 6,1 % du PIB en 2025 et 6,4 % en 2026, selon la BAD.

  • EDUCATION – Un don japonais de 531 millions de yens pour équiper trois lycées techniques de Madagascar

    EDUCATION – Un don japonais de 531 millions de yens pour équiper trois lycées techniques de Madagascar

    Antananarivo, 30 Mai, 14h15 – Un appui japonais pour améliorer la formation des élèves de trois lycées techniques de Madagascar. Le gouvernement japonais annonce une dotation de 531 millions de yens, soit environ 16,7 milliards d’ariary, pour l’achat d’équipements et de matériels techniques aux lycées techniques et professionnels d’Alarobia, d’Ampasampito et de Toamasina.

    Selon un communiqué de l’ambassade du Japon, les matériels devraient bénéficier aux filières de soudure, fabrication mécanique, électronique, et d’autres spécialités techniques. L’objectif est de renforcer la formation des ressources humaines dans le secteur minier.

    Yamada Shigechika, chargé d’affaires par intérim de l’ambassade du Japon à Madagascar, a soulevé durant son discours “l’importance du développement des ressources humaines pour le progrès d’un pays”. Il indique espérer “que ce projet contribue de manière significative à la formation de personnel qualifié dans le secteur minier, un domaine clé pour l’économie de Madagascar”.

  • HANDISPORT – Trois athlètes malgaches au Grand Open Handisport de Paris du 2 au 4 juin

    HANDISPORT – Trois athlètes malgaches au Grand Open Handisport de Paris du 2 au 4 juin

    Antananarivo, 30 Mai, 13h35 – Madagascar participera au Handisport Open de Paris (HOP), qui se tiendra du 2 au 4 juin au stade Charléty. La Grande Île y alignera trois para-athlètes, parmi les 420 engagés venus de 60 pays.

    Cette participation marque la première sortie internationale du Madagascar Paralympic Committee (MPC), après l’absence remarquée aux Jeux paralympiques de Paris l’année dernière. Les athlètes en lice sont Cyprien Dovique (handicap physique), Randriamanantsoa (non-voyant) et Santatriniaina Maharavo Tolojanahary.

    Présent à l’aéroport lors du départ de la délégation malgache jeudi, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Marson Moustapha, a réaffirmé le soutien de l’État à tous les athlètes malgaches. Il a précisé que le gouvernement a pris en charge les frais liés à ce déplacement, avec l’appui du Chef de l’État.

    La délégation, conduite par Ghislain Laiharovelo, directeur technique national du MPC, a également reçu des enveloppes de la part du ministre, en guise de motivation pour encourager les athlètes à obtenir de bons résultats.

    Pour la première fois, le HOP s’étendra sur trois jours. L’événement s’impose désormais comme un rendez-vous majeur du para-athlétisme international et un moment fort du sport français.

  • PARLEMENT – L’Assemblée nationale confirme la séance de questions-réponses entre les députés et les membres du gouvernement aux 12 et 13 Juin

    PARLEMENT – L’Assemblée nationale confirme la séance de questions-réponses entre les députés et les membres du gouvernement aux 12 et 13 Juin

    Antananarivo, 30 Mai, 11h55 – C’est désormais officiel. Les membres de la Chambre basse et ceux du gouvernement se rencontreront bien les 12 et 13 juin pour la séance de questions-réponses. Les députés ont adopté le nouvel ordre du jour de l’Assemblée nationale pour les deux prochaines semaines mercredi.

    De nombreux députés ont longtemps attendu ce moment. Ils disposent de 3 à 5 minutes pour poser des questions, demander des explications, ou, pour certains députés pro-gouvernementaux, faire des éloges ou exprimer des remerciements.

    Pour les députés de l’opposition, c’est l’occasion d’interroger l’équipe du Premier ministre, Christian Ntsay, sur divers sujets tels que Base de Toliara, les problèmes d’eau, d’énergie, de sécurité ou encore la vie sociale en général.

    Cela fait déjà trois ans que la séance de questions-réponses n’a plus eu lieu à l’Assemblée nationale. La dernière séance date de juin 2022. La séance prévue en décembre 2022 avait été annulée suite à une tentative avortée de motion de censure contre le gouvernement. Depuis, les séances ont été soit déprogrammées, soit exclues des ordres du jour.