Catégorie : Actualité

  • FESTIVAL DE CANNES – Une Palme d’or pour l’engagement politique de l’Iranien Jafar Panahi et un hommage bouleversant à Denzel Washington

    FESTIVAL DE CANNES – Une Palme d’or pour l’engagement politique de l’Iranien Jafar Panahi et un hommage bouleversant à Denzel Washington

    Antananarivo, 25 Mai, 9h45 – Le rideau est tombé sur la 78ème édition du Festival de Cannes qui, a une nouvelle fois, mêlé frissons artistiques, prises de parole politiques et instants d’émotion pure. Sous la présidence de Juliette Binoche, le jury a livré un palmarès audacieux, marqué par la victoire du cinéaste iranien Jafar Panahi et un hommage vibrant à la légende américaine Denzel Washington.

    En remettant la Palme d’or à “Un Simple Accident”, Juliette Binoche et son jury ont salué le courage et le génie cinématographique de Jafar Panahi. Tourné dans la clandestinité, son film raconte la confrontation silencieuse entre un garagiste et celui qu’il croit être son ancien bourreau. Une œuvre haletante et minimaliste, en forme de cri étouffé contre l’oppression, qui a bouleversé la Croisette. Panahi, absent pour raisons politiques, a livré un discours à distance, dédicaçant son prix “au peuple iranien et à la lumière qui reste même quand tout semble éteint”.

    L’un des moments les plus mémorables du festival est sans doute la distinction de Denzel Washington. À la surprise générale, l’acteur américain s’est vu remettre une Palme d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Cette distinction, remise par Spike Lee, a précédé la projection hors compétition de Highest 2 Lowest, leur cinquième et ultime collaboration, inspirée du classique High and Low de Kurosawa.

     

    Photo : Capture d’écran France 24

  • SECTEUR MINIER – “Les investisseurs cherchent la stabilité”, affirme Simon Wall de Base Resources

    SECTEUR MINIER – “Les investisseurs cherchent la stabilité”, affirme Simon Wall de Base Resources

    Antananarivo, 25 Mai, 11h05 – Un paramètre déterminant. “Ce que les investisseurs cherchent, c’est la stabilité”, affirme jeudi Simon Wall, directeur exécutif en charge des affaires extérieures chez Base Resources. Il répond à une question sur les raisons ayant poussé la compagnie, promotrice du projet Base Toliara, à demander une certification d’éligibilité en vertu de la Loi sur les grands investissements miniers (LGIM).

     

    Base Resources avait déjà exprimé, dans l’un de ses rapports d’activité de l’an dernier, son souhait d’être éligible à la LGIM. L’objectif est de “faire en sorte que le régime fiscal convenu et la législation malgache en vigueur, tels que complétés et clarifiés par l’accord d’investissement, soient notamment stabilisés pendant la durée de la certification”, avait-elle précisé dans ce document.

     

    La LGIM est actuellement en cours de révision. Les dispositions fiscales sont déjà, par ailleurs, incluses dans la loi de finances de 2025. Néanmoins, la version en vigueur a déjà instauré un régime juridique, fiscal, douanier et de change, pensé pour être attractif et spécifique, afin d’accompagner à long terme les projets miniers de très grande envergure.

     

    “Une fois cette révision engagée, nous verrons les termes et conditions proposés. En tout cas, c’est un outil grâce auquel Madagascar pourra garantir la stabilité et la prévisibilité nécessaires à des projets comme Base Toliara”, explique Simon Wall. “Nous cherchons à comprendre les conditions dans lesquelles les accords actuels soutiendront le projet à l’avenir”, a-t-il poursuivi.

     

    La révision de la LGIM, en cours de processus, avait déjà été recommandée par les partenaires de Madagascar, comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Elle figure notamment parmi les actions préalables que le gouvernement doit entreprendre dans le cadre de l’appui aux politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale pour Madagascar. Le FMI a également estimé que cette loi, qui établit un régime spécial pour les grandes exploitations minières, devrait être révisée conformément au nouveau Code minier.

  • PHOTOGRAPHIE – Rijasolo au festival de photojournalisme Visa pour l’image 2025

    PHOTOGRAPHIE – Rijasolo au festival de photojournalisme Visa pour l’image 2025

    Antananarivo, 25 Mai, 12h15 – Une première pour Madagascar, mais aussi pour le festival Visa pour l’image. Pour la première fois depuis sa création il y a 37 ans, cette rencontre annuelle dédiée au photojournalisme, organisée à Perpignan, en France, accueille dans sa sélection officielle un photographe malgache.

     

    Rijasolo y présentera une exposition tirée de son reportage Madagascar, terre des esprits, publié dans le magazine Géo en 2023. Visible du 30 août au 14 septembre 2025, cette exposition s’inscrit dans la continuité de son travail sur les pratiques spirituelles à Madagascar.

    Dans cette série, Rijasolo explore la spiritualité malgache à travers une esthétique de clair-obscur. Funérailles, cultes des ancêtres, possessions et veillées y apparaissent dans des images centrées sur les liens entre les vivants et les morts. Il propose un récit visuel fondé sur l’observation et l’écoute. L’exposition prolonge ainsi un travail de longue haleine sur les dynamiques sociales, culturelles et religieuses du pays.

    La participation de Rijasolo à Visa pour l’image fait écho à d’autres distinctions dans le domaine du photojournalisme. En le photographe de presse remporte le World Press Photo, région Afrique, catégorie projets au long cours, avec The Zebu War, un reportage sur les conflits liés au vol de bétail dans le sud de Madagascar. En 2013, il reçoit une bourse du Pulitzer Center on Crisis Reporting pour Madagascar: When the Aid Dries Up, réalisé avec le journaliste Aaron Ross. En 2019, il obtient le Prix Paritana, qui lui permet d’effectuer une résidence à la Cité internationale des arts de Paris.

    De février à mai 2025, Rijasolo a également fait l’objet d’une exposition à la Fondation H à Paris. Intitulée La nuit porte la lumière, elle réunit des images prises de nuit dans divers contextes malgaches. Depuis la parution de son livre Madagascar, nocturnes en 2013, Rijasolo construit ainsi une constellation photographique faite des usages, des gestes et des lieux qui composent le quotidien malgache.

  • Richard Rafidison annonce la réhabilitation de la portion Antsohihy – Ambanja de la RN6 sur fonds de la Banque mondiale à partir de juin

    Richard Rafidison annonce la réhabilitation de la portion Antsohihy – Ambanja de la RN6 sur fonds de la Banque mondiale à partir de juin

    Antananarivo, 25 Mai, 7h10 – Un autre chantier en vue sur la route nationale RN6. Le ministre des Travaux publics Richard Rafidison annonce la réhabilitation à venir de la portion Antsohihy – Ambanja. A l’entendre, les travaux devraient démarrer dès ce mois de juin, précise-t-il dans son discours à l’occasion de l’inauguration de la route nationale RN57 reliant Hell-Ville à Andilana à Nosy Be. Ils seront financés sur le fonds de réponse d’urgence (Cerc) du Projet Connecter Madagascar pour une croissance inclusive (PCMCI) de la Banque mondiale, rappelle-t-il.

     

    “Cette route a, pendant longtemps, fait souffrir la population”, indique le ministre des Travaux publics. Inaugurée en 2008 après les travaux de réhabilitation financés par l’Union européenne dans le cadre du 9ème Fonds européen de développement, la route Port-Bergé – Ambanja n’a cessé de se dégrader depuis les années 2010 faute d’entretien. 17 ans après, les travaux reprennent, cette fois, grâce à l’appui de la Banque mondiale.

     

    Selon les documents relatifs à ce projet publiés par la Banque mondiale, il s’agira principalement de “travaux d’urgence de traitement de points noirs entre le PK 279+000 (Antsohihy) et PK 469+000 (Ambanja)”. Leur durée prévue est de “dix mois” et les travaux ont été attribués depuis février 2025 après un appel d’offres lancé en novembre 2024.

     

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  • COOPÉRATION -Madagascar dépose officiellement ses instruments de ratification de l’accord de Samoa qui le lie à l’Union Européenne

    COOPÉRATION -Madagascar dépose officiellement ses instruments de ratification de l’accord de Samoa qui le lie à l’Union Européenne

    Antananarivo, 24 Mai, 18h15 – C’est fait ! Annoncé dernièrement comme imminent par le ministre des Transports et de la météorologie, Valery Ramonjavelo, le dépôt officiel des instruments de ratification de l’accord de Samoa et d’adhésion à l’accord révisé de Georgetown a été effectué. C’est la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata qui l’avait fait auprès du secrétaire général de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACP), Moussa Saleh Batraki, vendredi.

     

    De nouvelles perspectives de coopération avec les États membres de l’Union Européenne ainsi qu’à ceux de l’ACP s’ouvrent ainsi avec ces engagements, estime le ministère des Affaires étrangères de Madagascar. Ces accords offriront, selon ce département, des retombées concrètes pour la population malagasy, notamment en matière de développement durable, de renforcement de la résilience, de sécurité alimentaire et d’accès aux financements.

     

    L’Accord de Samoa restructure et renforce les relations entre l’Union Européenne et les 79 pays de l’OEACP pour les vingt prochaines années, pour succéder à l’Accord de Cotonou. Madagascar attend alors de cet accord la consolidation des acquis de ce précedent accord ainsi que la poursuite et le renforcement des relations et de la coopération avec ces autres pays.

     

    Cet accord devrait également permettre à Madagascar de renforcer ses capacités à relever les défis et à soutenir ses efforts de développement en adéquation avec les priorités de son gouvernement, notamment dans les secteurs de l’industrie, de l’humanitaire et de la bonne gouvernance. De même pour le développement et le renforcement des accords commerciaux ou encore les opportunités de coopération avec les banques européennes pour l’investissement.

     

    La ministre Rafaravavitafika Rasata participe par ailleurs au 119ème Conseil des ministres de l’OEACP à Bruxelles. Une occasion pour la cheffe de la diplomatie malgache de réaffirmer l’engagement de Madagascar en faveur d’une OEACP rénovée, plus visible, plus influente, capable de défendre les intérêts communs de ses 79 États membres dans un monde en mutation rapide.

  • SANTE – Plus de 130 professionnels de santé formés à la gestion des urgences sanitaires depuis 2024

    SANTE – Plus de 130 professionnels de santé formés à la gestion des urgences sanitaires depuis 2024

    Antananarivo, 24 Mai, 16h05 – Madagascar renforce son système d’alerte sanitaire. Pour mieux anticiper et gérer les crises sanitaires, la Grande île mise sur la décentralisation de ses Centres d’opérations d’urgence de santé publique (COUSP). En moins de deux ans, plus de 130 professionnels de santé ont été formés dans quatre régions clés, renforçant ainsi les capacités de réponse rapide du pays face aux épidémies.

     

    L’objectif était de constituer dans chaque région un noyau d’experts prêts à activer les dispositifs de veille, d’alerte et de riposte dès l’apparition d’une menace. Cette nouvelle disposition a été prise en compte après le succès du COUSP national qui était opérationnel depuis 2016. Ce système a été expérimenté lors des épisodes de peste, de rougeole et de Covid-19. Le ministère de la Santé publique poursuit donc son engagement en déployant ce dispositif à l’échelle régionale.

     

    Depuis 2024, des ateliers de formation ont été organisés à Mahajanga, zone portuaire stratégique face aux risques épidémiques, Toamasina, principal point d’entrée des agents pathogènes, Antsiranana et Nosy Be, forte activité aéroportuaire et à Antsirabe, une région des hautes terres exposée à la peste pulmonaire. Chaque atelier a permis de renforcer les compétences d’acteurs clés de la santé publique sur des thématiques comme la gestion des urgences sanitaires, les fonctions opérationnelles des COUSP et l’usage du Système de gestion des incidents (SGI) pour mieux coordonner les réponses.

     

    Le dernier atelier, organisé à Antsirabe du 28 avril au 3 mai 2025, vient conclure ce premier cycle national. Il représente une avancée importante vers une couverture territoriale complète du dispositif et une gouvernance sanitaire plus réactive et adaptée aux réalités locales.

     

    Ce renforcement s’inscrit dans le cadre du projet de Sécurité sanitaire dans la région Indopacifique (SSIP) financé par l’Agence française de développement (AFD). Ce projet appuie une approche One Health, intégrant les enjeux humains, animaux et environnementaux.

  • Maurice récupère les Chagos et percevra un loyer annuel de 165 millions de livres sur Diego Garcia

    Maurice récupère les Chagos et percevra un loyer annuel de 165 millions de livres sur Diego Garcia

    Antananarivo, 24 Mai, 13h00 – Une rétrocession pure et simple. L’île Maurice a officiellement récupèré la souveraineté sur l’ensemble de l’archipel des Chagos, y compris Diego Garcia, à l’issue de la signature d’un accord avec le Royaume-Uni, le jeudi 22 mai 2025. En parallèle, le traité prévoit le maintien de la base militaire anglo-américaine sur Diego Garcia pour une durée initiale de 99 ans, moyennant le versement d’un loyer annuel de 165 millions de livres sterling à l’État mauricien.

     

    Le traité, signé virtuellement jeudi entre les Premiers ministres mauricien Navin Ramgoolam et Britannique Keir Starmer, reconnaît la souveraineté pleine et entière de Maurice sur l’archipel, dans le cadre d’un règlement « plein et final » du différend territorial. En contrepartie, Maurice autorise l’exploitation continue de la base militaire de Diego Garcia, gérée conjointement par le Royaume-Uni et les États-Unis.

     

    Le gouvernement mauricien recevra 165 millions de livres par an pendant 28 ans, sans dépendance au taux de change, selon les termes obtenus lors des négociations. Ce montant représente plus de 10 milliards de roupies mauriciennes par an. Le Royaume-Uni a également accepté de verser 40 millions de livres en faveur d’un fonds de soutien aux Chagossiens.

     

    L’archipel des Chagos avait été détaché de l’île Maurice par le Royaume-Uni en 1965, trois ans avant l’indépendance mauricienne. Depuis lors, les autorités mauriciennes ont constamment revendiqué la restitution de cet ensemble d’îles, dont Diego Garcia, la plus grande, abrite une base militaire stratégique.

     

    En 2019, la Cour internationale de Justice avait rendu un avis consultatif déclarant illégale la séparation de l’archipel, soutenant la position de Maurice. Depuis, les discussions diplomatiques ont abouti à l’élaboration de l’accord signé jeudi.

     

    Outre les questions de souveraineté, l’accord encadre la coopération bilatérale en matière de sécurité, d’environnement, de régulation économique et de droits civils sur Diego Garcia. Une commission mixte supervisera la mise en œuvre de ces dispositions.

     

    Maurice conserve des compétences sur les affaires civiles, la régulation des ressources naturelles, la juridiction sur ses ressortissants, ainsi que l’émission de timbres et monnaies. En revanche, le Royaume-Uni garde la responsabilité de la défense et de la sécurité militaire sur Diego Garcia.

     

    Le traité prévoit également le retour progressif des Chagossiens sur les autres îles de l’archipel. La réinstallation sera encadrée par les autorités mauriciennes dans le respect des dispositions de l’accord.

     

    Lors d’un point de presse tenu vendredi, Navin Ramgoolam qualifie l’accord de « victoire historique » pour la République de Maurice, soulignant qu’il s’agit de l’aboutissement d’une lutte amorcée dès les années 1960. Le vice-Premier ministre Paul Bérenger, figure de la lutte pour la restitution, rappelle que « Maurice n’a jamais perdu sa souveraineté, elle est aujourd’hui reconnue ». Le leader des Chagossiens, Olivier Bancoult, salue un accord qui ouvre la voie au retour sur les îles et à la reconnaissance des droits de sa communauté.

    Dans les rues de Port-Louis, un rassemblement citoyen a accompagné l’annonce de la signature, dans une ambiance marquée par l’émotion et la fierté nationale.

     

     

    Photo : Google Map

  • Une stèle commémorative à ériger sur l’avenue de l’Indépendance pour marquer le 65ème anniversaire de l’armée malgache

    Une stèle commémorative à ériger sur l’avenue de l’Indépendance pour marquer le 65ème anniversaire de l’armée malgache

    Antananarivo, 24 Mai, 12h30 – Un Jubilé de saphir à marquer d’une pierre blanche. Pour le 65e anniversaire de l’armée malgache, une stèle commémorative sera installée sur l’avenue de l’Indépendance. L’annonce a été faite lundi en conférence de presse par le général Lala Monja Sahivelo, ministre des Forces armées.

     

    En 2020, le ministère de la Défense nationale avait déjà inauguré une stèle en hommage aux 21 chefs d’état-major général de l’armée malgache (CEMGAM), située dans l’enceinte de l’état-major à Andohalo. Cette inauguration avait coïncidé avec le 60e anniversaire de l’indépendance et de l’armée.

     

    Cette année, le comité d’organisation promet des festivités grandioses, incluant un feu d’artifice au lac Iarivo et la présence de chefs d’État ainsi que de ministres de la Défense étrangers. Pour garantir la sécurité avant, pendant et après la fête nationale, toutes les forces de l’ordre seront mobilisées, selon le ministre

  • FOOTBALL – Une soixantaine de jeunes joueurs U17 et U20 inscrits pour la détection des binationaux effectuée par la FMF en France 

    FOOTBALL – Une soixantaine de jeunes joueurs U17 et U20 inscrits pour la détection des binationaux effectuée par la FMF en France 

    La Fédération malgache de football (FMF) a dévoilé la liste des jeunes joueurs évoluant dans des écoles et des clubs en France pour la détection des binationaux qu’elle va effectuer. Une soixantaine de jeunes footballeurs de moins de 17 et 20 ans sont inscrits, selon l’instance dirigeante du football malgache.

     

    La détection aura lieu le samedi 31 mai à partir de 8h30, heure française, au Parc du Tremblay, 94500 Champigny-sur-Marne, en France. Ce projet de la FMF sera assisté par le sélectionneur national Corentin Martins.

     

    Le technicien français a confirmé sa présence lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Isoraka le 14 Mai dernier. Selon lui, il n’est pas à l’origine de ce projet mais il sera là « pour superviser ».

     

    La FMF souligne que la détection des jeunes talents binationaux s’inscrit dans le cadre du développement de ses sélections nationales de jeunes. Cela « vise à identifier et intégrer de nouveaux talents dans les catégories des ???????????? ???????? ???????????? en vue des prochaines compétitions continentales » explique Isoraka.

  • TRANSACTION FINANCIERE – L’eAriary, la monnaie numérique officielle nationale entre en phase d’expérimentation

    TRANSACTION FINANCIERE – L’eAriary, la monnaie numérique officielle nationale entre en phase d’expérimentation

    Antananarivo, 24 Mai, 9h25 – Madagascar expérimente sa toute première monnaie numérique officielle. Cette phase d’expérimentation de l’eAriary, la version numérique de l’ariary est lancée. La présentation en a été faite vendredi par Aivo Andrianarivelo, le gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), qui en est l’entité émettrice.

     

    La BFM travaille sur cette version numérique de l’Ariary pour tous les types de transaction et avec un coût “accessible”. Elle sera mise à la disposition du public pour des usages basiques, notamment les paiements marchands, mais également pour des usages spécifiques comme les transferts sociaux ou le paiement des frais de transport en commun.

     

    La Banque centrale s’accorde dix mois pour l’expérimenter, indique Amboara Fifaliana Ramananarivo, directeur de l’Innovation et de la transformation digitale auprès de la BFM. Cette phase expérimentale vise à valider les choix technologiques, les choix techniques et opérationnels, ainsi que les cas d’usage dans lesquels l’eAriary va être déployé.

     

    Cette phase consistera ensuite à mesurer l’impact réel de cette monnaie numérique sur l’inclusion financière, la sécurité, la faisabilité. De même pour sa complémentarité avec les moyens de paiements existants et la vérification des hypothèses fixés pendant la phase de sa préparation.

     

    La BFM travaillera donc avec des intermédiaires, dont des banques et des institutions de microfinance. L’autorité monétaire aura également comme partenaires dans cette phase d’expérimentation la Jirama, la Caisse Passe partout (CPP), l’Association des marchands d’Anosibe, l’Acep, l’administration fiscale ou encore le Trésor public

     

    L’e-Ariary est prévue être accessible avec des smartphones pour les utilisateurs connectés, des téléphones basiques pour les utilisateurs sans connexion et avec des supports hors ligne comme les QR codes, les cartes et terminaux spécifiques pour les utilisateurs sans réseau.