Catégorie : Actualité

  • DRAME – Cinq lycéens en voyage d’études meurent noyés à Antsanitia – Mahajanga

    DRAME – Cinq lycéens en voyage d’études meurent noyés à Antsanitia – Mahajanga

    Antananarivo, 25 Avril, 6h15 – La mer a tué à Mahajanga. Cinq jeunes lycéens de Manjakandriana, une fille et quatre garçons, de 14 à 16 ans ont perdu la vie suite à une noyade à Antsanitia. “Nous étions dans l’eau quand l’un des élèves était parti dans une partie de la mer où le courant semble l’avoir aspiré. Il s’est retrouvé dans une zone profonde. Des camarades ont essayé de le tirer de là, de le sauver mais c’est ce qui a causé leur mort”, raconte à la presse locale l’un des accompagnateurs du groupe.

    Ils étaient 90 élèves et 16 enseignants encadreurs à avoir été en voyage d’études à Mahajanga quand le drame est survenu. Arrivés à Mahajanga mercredi, ils devaient prendre le chemin du retour samedi. La Commune urbaine de Mahajanga indique prendre en main toutes les formalités administratives pour ramener les corps à Manjakandriana.

    Photo d’illustration : Commune urbaine de Mahajanga

  • TRAFIC – Navin Ramgoolam regrette que les 25,5 kilos d’or aient mis six ans à être restitués à Madagascar

    TRAFIC – Navin Ramgoolam regrette que les 25,5 kilos d’or aient mis six ans à être restitués à Madagascar

    Antananarivo, 24 Avril, 18h30 – “Cet or a quitté Madagascar en toute illégalité. Il est légitime qu’il lui soit restitué”. Et c’est le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam en personne qui a remis les 45 lingots d’or, pesant 25,5 kilos, au président de la République Andry Rajoelina ce jeudi, en marge du Sommet de la Commission de l’océan Indien (COI).

    Le chef du gouvernement mauricien regrette néanmoins que la restitution ait pris six ans. Et que même après un procès qui a duré quatre ans, il a encore fallu du temps pour que l’or soit restitué à Madagascar. Mais “c’est parce que je n’étais pas encore élu”, explique-t-il. A l’entendre, la restitution des lingots d’or relève surtout d’une volonté politique.

    Comme rappelé par le directeur général de la Douane, Ernest Zafivanona Lainkana, deux individus en possession de 45 lingots d’or en provenance de Madagascar avaient été appréhendés à l’aéroport international de l’île Maurice au mois de janvier 2019. Les produits saisis avaient alors été confisqués par les autorités mauriciennes à titre de pièces à conviction pour complément d’enquête.

    La restitution de l’or fait suite à la collaboration judiciaire entre les deux pays, et après que les personnes accusées d’avoir sorti les lingots d’or de Madagascar ont été condamnés. Le Président Andry Rajoelina se réjouit de “cette coopération que nous avons longtemps attendue”. Le chef de l’État malgache, indique même que c’est plus qu’une simple restitution. “C’est aussi une preuve de notre engagement à renforcer notre coopération avec l’île Maurice, les échanges entre nos douanes, nos contrôles conjoints ainsi que nos mécanismes de traçabilité”, lance-t-il.

    Une fois revenus au pays, les lingots d’or qui sont une propriété des Malgaches, seront escortés pour être entreposés dans les coffres de la Banky foiben’i Madagasikara, comme le souligne Andry Rajoelina.

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  • OCEAN INDIEN – “Mayotte est comorienne”, réplique Azali Assoumani à la demande d’Emmanuel Macron d’intégrer Mayotte à la COI

    OCEAN INDIEN – “Mayotte est comorienne”, réplique Azali Assoumani à la demande d’Emmanuel Macron d’intégrer Mayotte à la COI

    Antananarivo, 24 Avril, 13h25 – Passe d’armes entre Emmanuel Macron et Azali Assoumani. Alors que le président français a appelé dans son discours l’intégration de Mayotte au sein de la Commission de l’océan Indien (COI), le président comorien réplique par un cinglant “l’île de Mayotte est une île comorienne”. Dénonçant une “provocation” à laquelle un professeur qu’il dit admirer, “Louis de Funès”, lui a appris à ne jamais répondre, Azali Assoumani n’en a pas moins laissé entendre son refus de mettre le sujet à l’ordre du jour du Sommet de la COI.

    “Ce dialogue, dans un respect mutuel, doit se poursuivre au niveau bilatéral”, martèle le président comorien. Il rappelle d’ailleurs que cela a déjà été “convenu depuis le Sommet de 1999 à La Réunion”. Pour lui, les autres Etats n’ont à discuter du sujet que lorsque ce qu’il qualifie de “différend territorial” entre la France et les Comores aura abouti “à une solution moralement acceptable et juridiquement valide”. “Nous vous tiendrons informés de son évolution”, poursuit-il encore.

    Dans son discours, Azali Assoumani invoque “le respect du droit international” qui est “la base de la COI” pour défendre le rattachement de Mayotte aux Comores. Mais il prend également à témoin les pays de l’océan Indien, et rappelle à la France qu’en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, celle-ci doit être à cheval sur le respect de ce droit.

    Dans son discours prononcé avant celui de son homologue comorien, Emmanuel Macron a soulevé que “nous ne pouvons pas laisser un territoire à l’écart d’un certain nombre de nos programmes”. Il a alors clairement indiqué qu’il “pense bien entendu à Mayotte”. Avant son arrivée à Antananarivo, il a déjà annoncé qu’il allait porter la question de l’intégration de Mayotte au sein de la COI au Sommet. Dans sa délégation figurait d’ailleurs le président du département de Mayotte Ben Issa Ousseni.

  • DIPLOMATIE – Cinq chefs d’État et de gouvernement à l’ouverture officielle du sommet de la COI à Ivato

    DIPLOMATIE – Cinq chefs d’État et de gouvernement à l’ouverture officielle du sommet de la COI à Ivato

    Antananarivo, 24 Avril, 11h45 – Coup d’envoi du cinquième sommet de la Commission océan Indien (COI) ce jeudi 24 avril au Centre de conférence internationale d’Ivato. Les cinq chefs d’État et de gouvernement des cinq Etats membres ont répondu présents à cet important rendez-vous régional, qui se tient dix ans après celui de Moroni.

    Président du pays hôte, c’est Andry Rajoelina qui accueille ses homologues et le Premier ministre mauricien sur le perron du Centre de conférence international. C’est aussi lui qui prendra la parole juste après le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien, Edgard Razafindravahy pour souhaiter la bienvenue aux différentes délégations.

    Le thème de cette année portera sur la sécurité et la souveraineté alimentaires pour le développement du marché. Des ateliers et des rencontres bilatérales sont prévus tout au long de la journée.

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  • VISITE D’ETAT – Emmanuel Macron en visite symbolique à Anatirova ce jeudi

    VISITE D’ETAT – Emmanuel Macron en visite symbolique à Anatirova ce jeudi

    Antananarivo, 24 Avril, 9h45 – La journée de ce jeudi 24 avril ne sera pas uniquement consacrée au Sommet de la Commission de l’océan Indien (COI) pour le président français Emmanuel Macron. Celui-ci s’est rendu à Anatirova ce jeudi matin avant de venir à la cérémonie d’ouverture du Sommet. “Cela s’est bien passé et nous avons signé un accord de coopération avec la ministre”, confie-t-il au président de la République Andry Rajoelina, lui rapportant sa visite.

    Dans ses différents discours prononcés mercredi, Emmanuel Macron s’est plusieurs fois dit “heureux et honoré de visiter le musée du Rova”. A défaut d’avoir pu faire coïncider la cérémonie de restitution des crânes sakalava avec sa visite d’Etat, il a choisi d’effectuer une visite symbolique du Palais de la reine “où se trouve le dais de la Reine qui a été remis par la France en 2020”.

    En se rendant à Anatirova, le chef d’Etat français entend “valoriser et mettre en lumière les échanges culturels entre les deux pays”, mais aussi la politique de restitution culturelle de la France avec Madagascar. La couronne du dais de la Reine Ranavalona III devrait ainsi symboliser cet agenda français des restitutions qui entre dans le cadre du “travail mémoriel de fond” mené par la France pour “apaiser les mémoires” “des liens qui ont été parfois forgés dans la douleur”.

    Pour l’heure, l’ornement du dais de la Reine qui avait fait l’objet d’une cérémonie officielle de réception à Anatirova n’est pas encore une propriété de Madagascar. L’objet fait encore partie des collections publiques françaises et est prêté aux autorités malgaches en attendant le transfert définitif de propriété qui nécessite encore une procédure législative.

    Ce qui est actuellement définitivement acté, comme l’a souligné, mercredi, Emmanuel Macron, c’est la restitution des crânes sakalava. La remise physique des objets au gouvernement en France aurait dû avoir lieu le 14 avril, et une cérémonie officielle avec l’ensemble des communautés royales de Madagascar avait déjà été annoncée avant que les restes humains ne soient envoyés dans le Menabe. Mais les autorités malgaches ont finalement décidé de reporter la restitution en août 2025 de façon à la faire coïncider avec la période des bains des reliques royales, le Fitampoha.

    Avec “la restitution des trois crânes sakalava dans quelques mois, “Madagascar devient le premier pays où est mise en œuvre la loi française sur la restitution des restes humains de décembre 2023”. La visite du Rova de ce jeudi matin visait donc aussi à “organiser les bonnes conditions pour la restitution des crânes sakalava”.

  • TRANSPORT DE MARCHANDISES – Le développement du fret ferroviaire pour le désengorgement des routes préconisé par la coalition GEM-Medef

    TRANSPORT DE MARCHANDISES – Le développement du fret ferroviaire pour le désengorgement des routes préconisé par la coalition GEM-Medef

    Antananarivo, 24 Avril, 8h35 – L’urgence de moderniser les infrastructures de transport et de diversifier les circuits logistiques parmi les points soulevés lors de la Rencontre économique entre le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) International. Le développement du fret ferroviaire a alors été mis parmi les objectifs que cette coalition d’entreprises malgaches et françaises estime mesurables à l’horizon 2026-2030.

     

    Comme souligné dans la Feuille de route sur le domaine des infrastructures que les deux parties ont élaborée, le développement du fret ferroviaire permettrait de désengorger les routes et de réduire l’empreinte carbone des transports. Cette solution nécessite néanmoins des investissements en infrastructures, une flotte modernisée, ou encore des cadres Partenariats publics-privés renforcés, soulignent-ils dans ce document.

     

    Mercredi, “la rénovation de la ligne ferroviaire reliant Antananarivo et Toamasina, et la dotation en matériel roulant de la ligne Fianarantsoa-Manakara en vue de la modernisation des infrastructures de transport” ont été évoquées lors des échanges entre les présidents malgache et français. Andry Rajoelina a notamment rappelé que “ces deux lignes historiques ont été créées entre 1901 et 1913 par la France” et que “l’appui de celle-ci pour la modernisation de ces lignes revêt un caractère hautement symbolique”. Il a alors émis le souhait que la France “puisse faire renaître cette infrastructure de liaison indispensable à l’économie du pays”.

     

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  • FOOTBALL – Match nul entre Madagascar et le Sénégal à la CAN Futsal féminine

    FOOTBALL – Match nul entre Madagascar et le Sénégal à la CAN Futsal féminine

    Antananarivo, 23 Avril, 15h15 – Lors de leur premier match à la Coupe d’Afrique des Nations de futsal, les Barea Ladies de Madagascar ont tenu tête aux Lionnes de la Teranga du Sénégal, les deux équipes se quittant sur le score de cinq partout. La rencontre s’est déroulée au complexe sportif de Moulay-Abdellah à Rabat, au Maroc.

     

    Sous la direction de Steve Princy Manitriniaina, les Malgaches ont imposé le rythme du match. Franca Mbolaniaina, joueuse du Disciples FC, a inscrit le premier but de la rencontre, marquant ainsi le premier but malgache de la compétition. Le Sénégal a rapidement égalisé avant de prendre l’avantage, mais Madagascar a réussi à égaliser juste avant la mi-temps.

     

    Au retour des vestiaires, les Malgaches ont de nouveau pris l’avantage, mais le Sénégal a immédiatement égalisé. La deuxième mi-temps a été intense avec six buts marqués. Malgré une infériorité numérique, les Ladies Barea ont su résister aux Lionnes.

     

    Grâce à sa prestation remarquable, Franca Alice Mbolaniaina a été élue meilleure joueuse du match. Madagascar affrontera la Tanzanie pour son prochain match, prévu jeudi.

    Photo : FMF

  • VISITE D’ETAT – La France se positionne pour soutenir Madagascar face aux éventuelles “prédations et provocations géopolitiques”

    VISITE D’ETAT – La France se positionne pour soutenir Madagascar face aux éventuelles “prédations et provocations géopolitiques”

    Antananarivo, 24 Avril, 6h15 – La France entend rester un allié et un partenaire stratégique de Madagascar. Et ce dans tous les domaines, économique, commercial et social, évidemment, mais aussi dans des secteurs plus stratégiques comme la sécurité et la défense. Au-delà de ce que la France espère tirer des partenariats entre les deux pays, le président de la République française Emmanuel Macron a mis en avant la volonté de son pays à aider Madagascar à sécuriser ses ressources et ses richesses.

     

    Dans ses propos introductifs de l’entretien élargi entre les deux délégations, mercredi, Emmanuel Macron souligne que la France veut “être un partenaire aussi fiable et constant en termes de sécurité et de défense”. Son objectif, insiste-t-il, est d’“aider Madagascar à lutter contre la pêche illicite et illégale” mais aussi “à sécuriser face aux prédations et provocations géopolitiques”.

     

    Pour matérialiser cette volonté, le président français signale déjà le déploiement de 500 militaires français dans le cadre de l’exercice régional Tulipe qui réunit 1 500 éléments des armées malgache, francaise de l’océan Indien, mauricienne et seychelloise. Cet exercice, comme le souligne le général Jocelyn Rakotoson, chef d’état-major de l’armée de terre, “permet de renforcer les compétences, de partager les expériences et de consolider la solidarité dans le cadre de la coopération interarmées”.

     

    Mais le président français entend aller au-delà de la coopération militaire et sécuritaire. Outre les volets de coopération socio-économique dans les domaines de l’énergie renouvelable, du transport ferroviaire, de l’agriculture, de la santé, de l’éducation ou de l’enseignement supérieur, il souhaite aussi s’engager dans la valorisation des minerais stratégiques.

     

    Pour faire la différence dans ses propositions, Emmanuel Macron insiste sur “le développement de filières et de production” à Madagascar même, “sur votre sol”, plutôt que de se limiter à l’exploitation. Aux cinq projets structurants évoqués par le président de la République Andry Rajoelina, il affirme “rajouter ce thème à dessein parce que nous avons la conviction que nous pouvons avoir un partenariat en matière de terres rares, de minerais stratégiques, et nous pouvons développer des filières pour les valoriser”. Il donne alors l’exemple du photovoltaïque, soutenant que la Grande île dispose de “toutes les composantes premières pour développer une telle filière et nous souhaitons être des partenaires d’une valorisation sur celle-ci”.

     

    La proposition française intervient alors que la compétition mondiale autour des minerais critiques commence à faire rage. Les besoins sont tels que l’administration Trump qui avait décidé de surtaxer la plupart des produits qui entrent sur le territoire états-unien a exempté ces ressources de droits de douane. A Madagascar, les ressources en matière de terres rares, de graphite, de nickel, de cobalt et autres matières premières essentielles aux transitions énergétiques sont importantes.

     

    La Grande île est d’ailleurs consciente de cet atout. Dans ses négociations avec les Etats-Unis, autant dans le cadre du plaidoyer de renouvellement de l’African Growth Opportunity Act (Agoa) que dans la quête d’équilibre commercial, les minerais critiques sont mis en avant et proposés sur la table des négociations. Madagascar prépare également son entrée au sein du Forum des partenaires du Minerals Security Partnership.

     

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  • SECTEUR MINIER – La France veut développer avec Madagascar des filières pour la valorisation des minerais stratégiques et des terres rares malgaches

    SECTEUR MINIER – La France veut développer avec Madagascar des filières pour la valorisation des minerais stratégiques et des terres rares malgaches

    Antananarivo, 23 Avril, 20h35 – Une autre puissance occidentale qui manifeste son intérêt pour les ressources minières de la Grande île. La France “souhaite” être un “partenaire” de Madagascar dans la valorisation de ses terres rares et ses minerais stratégiques. Un souhait que le président français, Emmanuel Macron, avait exprimé lors de l’entretien élargi qu’il avait eu avec le président Andry Rajoelina à Iavoloha, ce mercredi.

    “Nous avons la conviction que nous pouvons avoir un partenariat en matière de terres rares, de minerais stratégiques”, lance le président Emmanuel Macron, en indiquant que “nous pouvons développer des filières pour les valoriser”. Le Chef d’Etat français prend comme exemple la valorisation de ces ressources dans la filière photovoltaïque, dont toutes les composantes premières pour la développer est disponible à Madagascar, avance-t-il.

    L’administration minière malgache avait déjà exposé la possibilité pour Madagascar de développer localement la filière batterie, avec la disponibilité sur place de divers minerais. La Grande île dispose du graphite pour l’anode ainsi que du nickel, du manganèse et du cobalt pour la cathode. Ils font partie des “substances minières stratégiques” ou SMS, une qualification de toutes substances minières qui, suivant la conjoncture économique nationale et internationale du moment, présentent un intérêt particulier pour la Nation au regard du caractère critique et du contexte géostratégique.

    Et la France n’est pas la seule à s’y intéresser. Il y a également les Etats-Unis, qui par l’importance de certains minerais stratégiques, avaient décidé de les exempter de droit de douane, dans ses nouvelles dispositions douanières en vigueur depuis ce mois d’avril. L’entreprise américaine Energy Fuels, avait par ailleurs soutenu par exemple que l’acquisition de Base Resources et du projet Toliara ne fera que renforcer ses capacités à produire des minéraux nécessaires à la défense, à la technologie et à la vie quotidienne.

    C’est en étant conscients de cet atout que les autorités malgaches ont mis en avant ces minerais stratégiques parmi les solutions envisagées par Madagascar pour rétablir l’équilibre et maintenir ses relations commerciales avec les Etats-Unis. Le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, avait d’ailleurs déjà fait part de la volonté de Madagascar à s’engager aux côtés des pays membres du Forum du Minerals Security Partnership. Madagascar avait même déjà annoncé son intention de mettre ses minerais critiques sur la table des négociations en vue du renouvellement de l’Agoa avant même que l’administration Trump ne décide d’imposer les nouveaux droits de douane sur les produits à destination des Etats-Unis.

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  • PROJET VOLOBE – L’entrée de la société française EDF dans le capital de la CGHV officialisée avec une participation de 37,5%

    PROJET VOLOBE – L’entrée de la société française EDF dans le capital de la CGHV officialisée avec une participation de 37,5%

     

    Antananarivo, 23 Avril, 17h00 – C’est acté. L’Electricité de France (EDF) entre officiellement dans le capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV). Le nouveau pacte d’actionnaires de ce Consortium ainsi que l’avenant de la concession relatif à la conception, au financement, à la construction, à l’exploitation et à terme au transfert de la centrale hydroélectrique de Volobe Amont et de ses infrastructures associées à l’Etat avait été signé au Palais présidentiel d’Iavoloha ce mercredi, devant les présidents Andry Rajoelina et Emmanuel Macron.

    L’EDF, le concepteur et constructeur français des plus grands parcs hydroélectriques en Europe fait donc désormais partie de la CGHV qui va développer le projet hydroélectrique de Volobe avec une participation à hauteur de 37,5% en tant qu’actionnaire. EDF rejoint ainsi le groupe panafricain Axian et Africa 50 dans la CGHV, où la structure actionnariale a été redéfinie avec ces nouveaux accords.

    Comme indiqué ce mercredi dans la ficje d’accord, “EDF apportera une expertise de haut niveau et sera chef de file du projet avec le groupe Axian”. Plus concrètement, EDF Renouvelables est actionnaire de la CGHV à hauteur de 37,5%. Axian Energy détient également 37,5% des actions dans ce projet, via NEA Volobe. Et puis, il y a les 25% de parts détenus par Africa 50. L’entrée de l’Etat malgache dans ce Consortium, à hauteur de 20%, est prévue à la clôture financière du projet.

    Pour le directeur général de la CGHV, Rémy Huber, “le rassemblement des expertises techniques, des ressources financières et d’un dialogue continu avec le territoire constitue un levier puissant au service du développement économique de Madagascar”. Benjamin Memmi, président directeur général d’Axian Energy souligne pour sa part que “l’arrivée d’EDF dans le consortium Volobe Amont confirme la solidité de notre vision commune qui est d’offrir à Madagascar une énergie fiable, durable et souveraine. Ce partenariat stratégique confirme notre engagement à bâtir des infrastructures au service du développement et du bien-être des populations”, lance-t-il.

    L’Africa50 se réjouit également de la signature. “Grâce à l’expertise industrielle de premier plan d’EDF, nous serons en mesure d’accélérer la phase finale de développement du projet et de réaliser une infrastructure de grande qualité pour Madagascar”, lance son directeur du développement de projets, Demba Dialo.

    Si les conditions sont remplies, le démarrage des travaux de construction de cette centrale est déjà annoncé pour l’année prochaine. Et ce, pour une mise en service de cette infrastructure énergétique en 2030.

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