Catégorie : Actualité

  • NATIONS UNIES – L’OMS « regrette » l’annonce de l’intention des Etats-Unis de se retirer de l’organisation

    NATIONS UNIES – L’OMS « regrette » l’annonce de l’intention des Etats-Unis de se retirer de l’organisation

    Genève, 22 Janvier (Xinhua) – L’Organisation mondiale de la santé (OMS) « regrette l’annonce de l’intention des Etats-Unis de se retirer de l’organisation », a déclaré mardi l’OMS dans un communiqué. Selon le communiqué, l’OMS joue un rôle crucial dans la protection de la santé et de la sécurité des populations du monde, y compris des Américains, en s’attaquant aux causes profondes des maladies, en renforçant les systèmes de santé, et en détectant, en prévenant et en répondant aux urgences sanitaires, dont les épidémies, souvent dans des endroits dangereux où d’autres ne peuvent pas se rendre.

    Les Etats-Unis ont été l’un des membres fondateurs de l’OMS en 1948 et ont depuis lors participé à l’élaboration et à la gestion des travaux de l’OMS, aux côtés de 193 autres Etats membres, notamment par leur participation active à l’Assemblée mondiale de la santé et au Conseil exécutif, rappelle le communiqué, ajoutant que pendant plus de sept décennies, « l’OMS et les Etats-Unis avaient sauvé d’innombrables vies et protégé les Américains et toutes les populations contre les menaces sanitaires ». « Ensemble, nous avons mis fin à la variole, et ensemble, nous avons amené la poliomyélite au bord de l’éradication. Les institutions américaines ont contribué à l’OMS et ont bénéficié de leur adhésion à l’OMS », précise le communiqué.

    Au cours des sept dernières années, l’OMS a mis en œuvre la plus vaste série de réformes de son histoire, afin de transformer sa responsabilité, son rapport coût-efficacité et son impact dans les pays, note le communiqué, ajoutant que ce travail se poursuit. L’OMS dit espérer que les Etats-Unis reconsidéreront leur décision et qu’elle se réjouit d’entamer un dialogue constructif pour maintenir le partenariat entre les Etats-Unis et l’OMS, au bénéfice de la santé et du bien-être de millions de personnes à travers le monde.

    Le président américain Donald Trump a signé lundi un décret permettant aux Etats-Unis de se retirer de l’OMS. Selon le texte du décret publié par la Maison Blanche, il s’agit de la deuxième tentative de Donald Trump de quitter l’OMS, sa première tentative en 2020 ne s’étant pas concrétisée après sa défaite à l’élection présidentielle de 2020.

    En réaction aux déclarations de Donald Trump, la Chine a fait part de sa volonté à continuer à soutenir l’OMS dans l’accomplissement de ses missions. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a déclaré mardi que le rôle de l’OMS devait être renforcé, et non affaibli.

  • JUSTICE – L’artiste et ancien footballeur soupçonné d’inceste non inculpé pour viol sur mineur, selon le procureur de la République

    JUSTICE – L’artiste et ancien footballeur soupçonné d’inceste non inculpé pour viol sur mineur, selon le procureur de la République

    Antananarivo, 22 Janvier, 17h45 – Des faits qui sont prescrits. L’artiste et ancien footballeur soupçonné de viol sur sa fille n’est pas poursuivi pour viol sur mineure. Bien que les suspicions de viol remontent à la minorité de la victime, l’accusation de viol sur mineur n’a pas été retenue, confirme Narindra Navalona Rakotoniaina, procureure de la République près le tribunal de première instance d’Antananarivo. “Les faits sont aujourd’hui prescrits”, confie-t-elle.

    “Aujourd’hui la victime a déjà 33 ans, les faits remontent à quand elle avait 16 ans”, reconnaît la magistrate. Mais elle ajoute que “aujourd’hui la victime a 33 ans et depuis ses 18 ans jusqu’à aujourd’hui, il s’est écoulé plus de 10 ans, donc les faits sont prescrits”. La procureure rappelle que selon la loi, “la victime, à partir de ses 18 ans peut porter plainte si elle ne l’a pas déjà fait lorsqu’elle était mineure”.

    Le suspect, arreté par les services de police la semaine dernière, est poursuivi pour des faits plus récents. Il est notamment accusé de “viol sur personne enceinte, inceste sur personne enceinte et coups et blessures volontaires sur personne enceinte”. Selon la loi sur les violences basés sur le genre, ces actes sont passibles de travaux forcés entre cinq et 20 ans et entre cinq et 10 ans d’emprisonnement.

    Selon la procureure, les peines de castration ne sont pas applicables pour ce cas vu que les peines de castration ne sont appliquées que pour les viols sur mineur. L’accusé a été placé en détention préventive à Tsiafahy.

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  • COOPERATION – Madagascar espère un examen de son dossier par le Conseil d’administration du FMI “à fin février au plus tard”, selon Rindra Rabarinirinarison

    COOPERATION – Madagascar espère un examen de son dossier par le Conseil d’administration du FMI “à fin février au plus tard”, selon Rindra Rabarinirinarison

    Antananarivo, 22 Janvier, 16h15 – “Nous sommes sur la bonne voie”. Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances ne cache pas son optimisme par rapport à la conclusion des premières revues des deux nouveaux accords sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de résilience et de la durabilité (FRD). « L’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants qui était la seule condition qui restait pour aller devant le Board du FMI vient récemment d’être enclenchée », souligne-t-elle.

    A en croire la ministre, Madagascar serait actuellement en train de préparer son dossier qui va être soumis devant le Conseil d’administration. « Nous espérons que ça va passer devant les administrateurs du Fonds à fin février au plus tard », lance le Grand argentier.

    En décembre, le Fonds monétaire International avait déjà avancé l’intention de son conseil d’administration de conclure l’examen des revues sur ces deux programmes au début de cette année. Celui-ci s’assurait de l’intention des autorités malgaches d’adopter un budget 2025 conforme aux objectifs de ces programmes ainsi que de la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants adopté au mois de mai en 2024.

    Les discussions sur les premières revues des deux accords ont eu lieu du 30 septembre au 11 octobre 2024. Les deuxièmes tranches des appuis du FMI dans le cadre de ces programmes devaient être décaissées à l’issue des missions menées dans le cadre de ces revues, fin novembre 2024 selon le calendrier prévisionnel des accords. Mais le rapport des missions venues à Madagascar à cette occasion n’a pourtant pas pu être présenté devant le Conseil d’administration. Dans son communiqué de fin de mission, le chef de mission de l’époque avait juste indiqué que “les discussions sur les premières revues des accords au titre de la FEC et de la FRD se poursuivront virtuellement dans les semaines à venir”.

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  • MÉTÉO – Alerte rouge fortes pluies pour Analamanga et plusieurs régions ce mercredi

    MÉTÉO – Alerte rouge fortes pluies pour Analamanga et plusieurs régions ce mercredi

    Antananarivo, 22 Janvier, 14h55 – Des pluies abondantes attendues dans plusieurs régions de Madagascar. Les prévisions de Météo Madagascar prévoient des précipitations atteignant 70 à 100 mm en 24 heures sur les hautes terres centrales et le Centre-Ouest du pays, 70 à 100 mm en 24 heures sur les hautes terres centrales et le Centre-Ouest du pays.

    Un avis d’alerte rouge fortes pluies a ainsi été lancé pour Betsiboka, Analamanga, Bongolava, Itasy, Vakinankaratra, la partie ouest de la région Sofia et le district d’Ambatofinandrahana. La région Menabe ainsi que les districts de Morombe, Beroroha et d’Ankazoabo passent en alerte jaune. Les fortes pluies devraient impacter ces zones à partir du vendredi 24 janvier jusqu’au dimanche 26 janvier 2025.

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  • LITTERATURE – Une réédition de  Lalana de Michèle Rakotoson prévue en mars

    LITTERATURE – Une réédition de Lalana de Michèle Rakotoson prévue en mars

    Antananarivo, 22 Janvier, 11h45 – « Lalana » bientôt dans les librairies. Corine Fleury directrice de la maison d’édition Atelier des nomades annonce sur son compte Facebook que le roman de Michèle Rakotoson intitulé « Lalana » connaîtra une réédition cette année et sera disponible en France en mars, et à Madagascar et les îles environnantes en avril.

    « Lalana » qui est l’une des œuvres les plus appréciées de l’écrivaine malgache Michèle Rakotoson, raconte l’histoire de Naivo et Rivo dans un périple pour sortir de l’étouffement d’un Antananarivo, sur les traces mythiques de l’histoire de la Grande Île et ses jours actuels. Rivo le mourant, le sidéen, veut la mer et sous la plume d’une Michèle Rakotoson, les destins se déroulent dans une langue finement menée.

    « Lalana » est un roman de 200 pages, paru précédemment aux éditions l’Aube, le 26 septembre 2002. 23 ans après, cet inoubliable de la littérature malgache est de nouveau en gestation pour se retrouver dans les mois à venir sur les rayons des librairies.

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  • ÉLECTRIFICATION RURALE – Service d’électricité à étendre dans 39 nouvelles localités de l’Atsimo Andrefana pour Anka avec l’appui de l’Equipe Europe

    ÉLECTRIFICATION RURALE – Service d’électricité à étendre dans 39 nouvelles localités de l’Atsimo Andrefana pour Anka avec l’appui de l’Equipe Europe

    Antananarivo, 22 Janvier, 10h55 – De nouvelles zones à servir. Anka, acteur spécialisé dans l’électrification décentralisée, va étendre ses services dans la région Atsimo Andrefana. Camille André-Bataille, directrice générale de la société, parle de 39 nouvelles localités du district de Toliara II, qui auront à bénéficier de l’énergie produite par cette entreprise à partir du solaire.

    Cette extension de services d’électricité dans cette partie de Madagascar est rendue possible pour Anka, grâce à une subvention de 7,42 millions d’euros octroyée par l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne, ainsi que de l’appui technique de l’Agence allemande pour la coopération internationale (GIZ).

    “Cette subvention vient créer un effet de levier. Elle contribue à diminuer le profil de risque du projet. Ce qui le rend plus attractif pour les partenaires et investisseurs privés que nous faisons venir de l’étranger pour investir à Madagascar afin de développer le secteur”, expose Camille André-Bataille. Mais cette subvention va surtout permettre de proposer des tarifs abordables pour les consommateurs, poursuit-elle.

    Anka gère plusieurs minigrids solaires à Madagascar et en particulier dans la région Atsimo Andrefana, dont ceux de Mangily (400 kWc), Ankililoaka (573 kWc) et Ambohimahavelona (30 kWc), apportant une énergie fiable à divers secteurs : santé, éducation, entreprises locales et tourisme.

    Une délégation de l’Equipe Europe a visité mardi la concession d’électrification rurale opérée par celle-ci à Mangily, qui va doubler sa capacité de stockage afin d’augmenter le nombre de ses clients et des utilisateurs au niveau des communautés.

    La disponibilité d’une énergie fiable contribue au développement de divers secteurs. “Il y a, grâce à la fourniture de l’électricité, des entreprises qui peuvent fonctionner et créer des richesses, une création d’emplois dans le tourisme, ainsi que la possibilité de tout un chacun d’exercer correctement ses activités”, cite l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, comme exemple.

    L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Oliver Knoerich, a alors souligné l’importance de la coopération entre le secteur public et le secteur privé, pour le succès des projets énergétiques au pays, surtout ceux portés par les Petites et moyennes entreprises. L’Equipe Europe réitère en tout cas son appui pour ce secteur.

    “L’Union Européenne et ses États membres font des véritables efforts pour essayer d’aider le pays dans la reconstruction d’un réseau de fourniture d’électricité, surtout les énergies vertes qui ne polluent pas et qui préservent l’environnement et les populations”, conclut alors l’ambassadeur Roland Kobia

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  • INFRASTRUCTURES – Début de la réhabilitation de 40 km de piste dans le district de Fandriana

    INFRASTRUCTURES – Début de la réhabilitation de 40 km de piste dans le district de Fandriana

    Antananarivo, 22 Janvier, 7h45 – Une piste de 40 kilomètres entre en chantier dans le district de Fandriana. La réhabilitation de la piste qui relie et traverse les communes de Sandrandahy, Imito, Sahamadio, Milamaina, Fiadanana a officiellement été lancée ce mardi. Les travaux de réhabilitation vont durer six mois.

    Cette réhabilitation est menée via le partenariat entre le ministère de l’Agriculture et de l’élevage via le programme Développement des filières agricoles inclusives (Défis) et l’Organisation internationale du travail (OIT). Avant le début des travaux, les maires de ces cinq communes bénéficiaires ont déjà été formés en technique Haute intensité de main d’oeuvre Route, ainsi qu’à la gestion et entretien des infrastructures.

    D’après le gouverneur de la région d’Amoron’i Mania, Désiré Rakotomandimby, présent au lancement du projet, ce genre de projet est “utile pour faire sortir les produits des communes concernés”. Le député de Fandriana, Zavamanitra Andriamiharivolamena et Haingo Elisette Fomendraza, vice-présidente de l’Assemblée nationale pour la province de Fianarantsoa étaient également présents.

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  • ETATS-UNIS – Donald Trump signe un décret changeant le nom du golfe du Mexique en « golfe d’Amérique »

    ETATS-UNIS – Donald Trump signe un décret changeant le nom du golfe du Mexique en « golfe d’Amérique »

    Washington,, 21 janvier (Xinhua) — Le président américain Donald Trump, qui a été investi lundi, a signé un décret visant à changer le nom du golfe du Mexique en « golfe d’Amérique » quelques heures après avoir prêté serment. Selon le texte de son décret, ce plan d’eau « a longtemps été un atout intégral pour notre pays autrefois en plein essor et est resté une partie indélébile des Etats-Unis ». « Le golfe était une artère cruciale pour les premiers échanges commerciaux de l’Amérique et le commerce mondial », indique encore le décret.

    Le changement du nom actuel du golfe, reconnu internationalement, est une mesure unilatérale promise par Donald Trump au début du mois. Lors d’une conférence de presse tenue le 7 janvier dans sa propriété de Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, Donald Trump a annoncé son intention de changer le nom du golfe du Mexique en « golfe d’Amérique », ajoutant que « le Mexique doit cesser de permettre à des millions de personnes de se déverser dans notre pays ».

    La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum Pardo, a répondu à la proposition de Donald Trump lors d’une conférence de presse le 8 janvier : « Il est évident que le golfe du Mexique est reconnu par les Nations Unies (…), mais pourquoi ne pas appeler (les Etats-Unis) ‘Amérique mexicaine’ ? »

    Textes et photos : Xinhua

  • ADMINISTRATION – La stabilité dans les régions au menu de la rencontre entre le Premier ministre et les préfets

    ADMINISTRATION – La stabilité dans les régions au menu de la rencontre entre le Premier ministre et les préfets

    Antananarivo, 22 Janvier, 6h30 – Quand le chef de l’administration rencontre les représentants de l’Etat au niveau des régions, il est question de sécurité. Le premier point discuté entre le Premier ministre et les préfets lors d’une réunion de travail tenue mardi à Mahazoarivo, au Bureau du Premier ministre, porte sur “les défis de 2025 de façon à améliorer et à assurer l’ordre public et la sécurité dans l’ensemble de l’île”. Il était également question de “l’instauration de la stabilité au niveau des régions pour que 2025 soit l’année du travail et de la paix”, indique le communiqué du Bureau du Premier ministre rapportant la rencontre.

    La question de la sécurité et de l’ordre public était au coeur des discours du Premier ministre depuis le début de l’année. Christian Ntsay a plusieurs fois dénoncé ce qu’il qualifie de velléité d’instaurer la culture de la violence et de la déstabilisation dans le pays. Avant sa réunion avec les préfets, le chef du gouvernement a déjà fait passer le message auprès des hauts responsables de la gendarmerie et ceux de la police nationale dont les réunions ont eu lieu la semaine dernière.

    Outre les questions d’ordre public et de sécurité, le Premier ministre a aussi insisté sur la nécessité de bien coordonner l’administration de façon à créer un bon environnement pour le développement et à faciliter la réalisation de la politique générale de l’Etat.

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  • HYDROCARBURES – Comment les prix des carburants sont-ils fixés ?

    HYDROCARBURES – Comment les prix des carburants sont-ils fixés ?

    Les prix du sans-plomb et du gasoil ont baissé le samedi 18 janvier. Pour les autorités, c’était le premier mouvement du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. Les changements vont désormais s’opérer tous les mois en fonction de divers paramètres. Lesquels? Le point dans la vidéo ci-dessous.

     

    Samedi 18 janvier. Les prix du supercarburant sans-plomb et du gasoil ont baissé. Cette baisse est le premier mouvement enregistré dans le cadre de la mise en oeuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants.  Donc, à partir du mois prochain, les prix devraient commencer à changer tous les mois.  Le changement va tenir compte des prix internationaux du carburant, mais aussi du cours du dollar. 

    “100% des carburants que nous utilisons à Madagascar sont importés de l’étranger. Or, le prix fluctue sur le marché international. Donc, le cours des produits affinés, comme le gasoil ou l’essence, fluctue aussi en fonction de cela. Donc, même si on fixe les prix, nous sommes tenus de tenir compte de l’aspect économique.

    Il faut noter que l’ajustement automatique des prix ne signifie pas que ce sera toujours une augmentation. Parce que le cours international fluctue: parfois cela augmente, parfois cela baisse. Puis, il y a le taux de change, le deuxième grand paramètre à prendre en compte dans le calcul parce que les carburants sont des produits importés, donc, quand nous convertissons le prix en ariary, il faut aussi tenir compte du cours de change”, a expliqué Olivier Jean-Baptiste, ministre de l’Energie et des hydrocarbures

     

    Les prix des carburants vont donc varier en fonction du prix international du baril et du cours du dollar. Mais ces prix sont aussi composés de plusieurs autres éléments. Selon le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, la structure des prix ne change pas. « Donc, la structure des prix ne change pas sur le principe. Cela suit toujours la logique, le cheminement du carburant. Cela commence par le cours international, le transport maritime, l’assurance, les frais de débarquement, les frais logistiques pour la distribution puis les différents frais et marges des pétroliers », continue-t-il d’expliquer..

     

    Les prix pris en compte pour calculer les prix à la pompe sont la moyenne des prix internationaux du mois M-2. Idem pour le taux de change qui sera utile au moment de convertir les prix internationaux en ariary. 

    « Dans le principe du calcul des prix, il faut donc prendre les cours internationaux de M-2 (d’il y a deux mois). On prend la moyenne du mois M-2 du cours international. Parce que l’opérateur peut acheter en début de mois, puis le 10 du mois,  ou alors le 20 du mois. En fonction du rythme et de la rotation du bateau. Donc, on prend la moyenne du mois entier. L’avantage de la moyenne du mois, c’est pour éviter les fluctuations brusques. Parce qu’en un mois, en cas de changement du contexte international, en deux trois jours, cela peut augmenter, puis quelques jours après, cela va baisser. Puis, cela va se stabiliser. Donc, on va le prendre sur la moyenne pour que cela soit lissé sur un mois », explique toujours le membre du gouvernement.  

    « Pour le taux de change, il faut aussi tenir compte d’une période car en vue d’importer le carburant, les compagnies pétrolières doivent acheter des devises au quotidien pour constituer le fonds nécessaire à l’importation. Et donc, il faut tenir compte de cette période et non du prix à l’instant T », a fait savoir Olivier Jean Baptiste. 

    Les prix des carburants sont constitués de plusieurs composantes.

    Une fois arrivés au port, la première composante est le prix de référence frontière.

    Cette rubrique inclut : 

    • Le prix CAF calculé, c’est à dire le prix du carburant à son arrivée à la frontière,
    • Plus les frais d’approche incluant les pertes sur le transport maritime, la lettre de crédit, les frais de débarquement, les droits de port et les frais d’inspection à l’arrivée du navire. 

    Pour fixer les prix affichés à la pompe, d’autres composantes vont être ajoutées au prix de référence frontières.

    • Il s’agit d’abord de la taxe sur les produits pétroliers qui est de: 
      • 503 ariary par litre pour le super-carburant,
      • 228 ariary par litre pour le gasoil,
      • 10 ariary par litre pour le pétrole lampant. 

     

    • Viennent ensuite les frais de passage au terminal importation de Toamasina qui couvre les coûts des prestations dus par les distributeurs à l’exploitant du terminal Toamasina pour toutes les opérations effectuées à partir du déchargement du navire jusqu’au chargement des moyens de transport destinés à acheminer les produits vers leurs destinations respectives. Ces frais sont fixés à 44,50 ariary par litre,
    • Les pertes sur le passage au terminal sont aussi incluses dans le coût, mais des seuils sont fixés pour chaque produit: 
      • 0,45% du prix de référence frontière pour le supercarburant,
      • 0,12% du prix de référence frontière pour le gasoil,
      • Et 0,23% du prix de référence frontière pour le pétrole lampant. 
    • Il y a également les frais de passage péréqué au système logistique qui sont constitués des frais et marges des exploitants du système logistique et qui s’élèvent à 277 ariary par litre. 
    • Les pertes sur le passage au système logistique ont également un coût, et les seuils tolérés dans la structure des prix sont: 
      • 0,86% du prix de référence frontière plus les frais de passage au terminal pour le supercarburant,
      • 0,25% du prix de référence frontière plus les frais de passage au terminal pour le gasoil,
      • 0,35% du prix de référence frontière plus les frais de passage au terminal pour le pétrole lampant
    • Les prix incluent également 
      • les frais et marges des distributeurs en gros qui sont de 415,40 ariary par litre.
      • Les frais de livraison dans les zones situées aux alentours de 15km des dépôts qui sont fixés à 22 ariary par litre
      • Les frais et les marges des détaillants qui sont de 75,73 ariary par litre,
    • Pour ce qui est des taxes et des redevances, en dehors des taxes sur les produits pétroliers, il faut compter: 
      • La redevance environnementale qui est de 1 ariary par litre,
      • La redevance OMH qui est 8,6 ariary par litre,
      • La redevance allouée au fonds routier qui est de: 
        • 288 ariary par litre pour le supercarburant,
        • 134 ariary par litre pour le gasoil,
        • 0 ariary par litre pour le pétrole. 
      • La redevance de développement du secteur pétrolier aval fixée à 
        • 10 ariary par litre pour le supercarburant,
        • 10 ariary par litre également pour le gasoil,
        • Et 0 ariary par litre pour le pétrole lampant.
      • A tout cela s’ajoute: 
        • La TVA douanes qui s’applique au supercarburant et au gasoil et qui s’élève à 20% du prix CAF, c’est à dire le prix à l’arrivée aux frontières, plus la taxe sur les produits pétroliers,
        • Ainsi que la TVA intérieure qui s’applique toujours au supercarburant et au gasoil, et qui est de 20%. 

    Et ce sont toutes ces composantes ajoutées les unes aux autres qui constituent le prix réel des carburants. Dans le cadre de l’ajustement automatique des prix, si le prix réel est identique au prix à la pompe appliqué sur M-1, le prix affiché au mois M ne change pas. Si le prix réel est supérieur au prix à la pompe appliqué sur le mois M-1, le prix devrait augmenter mais l’augmentation ne doit pas dépasser 200 ariary,

    Si le prix réel est inférieur au prix à la pompe appliqué sur le mois M-1, le prix devrait baisser mais la baisse ne doit pas aller au-delà de 200 ariary.