Catégorie : Actualité

  • CHIDO- Avis de danger imminent pour la region de Diana et le district de Vohémar

    CHIDO- Avis de danger imminent pour la region de Diana et le district de Vohémar

    Antananarivo, 13 Décembre, 7h05 – Chido se rapproche de plus en plus des côtes malgaches. La pluie et les vents ont commencé à dominer la météo dans la pointe nord de Madagascar, même si compte tenu de la petite taille du système, il ne devrait pas amener des risques de vent de force cyclonique sur Antsiranana.

    A 3h, ce vendredi matin, le centre du cyclone tropical Chido n’était plus qu’à 251 km au Nord-Est d’Atsinanana. L’avis de danger imminent a été déclenché pour tous les districts de Diana et le district de Vohémar.

    Selon la météo, la trajectoire de ce cyclone n’a pas changé. Il est prévu transiter à environ 70 km au Nord du Cap d’Ambre, ce vendredi après-midi, indique le bulletin de Météo Madagascar.

    Contrairement à son évolution depuis mardi, l’intensité de Chido a diminué durant les six dernières heures. Ce vendredi matin, le système ne porte plus que des vents à environ 185 km/h et des rafales de 280km/h autour de l’œil du cyclone.

    Pour les districts de Bealanana, Antsohihy, Analalava, Sambava et Andapa la vigilance est renforcée. L’avis de menace est activé dans ces localités.

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  • 45% du montant du portefeuille des marchés de la Banque mondiale à Madagascar attribués aux entreprises locales

    45% du montant du portefeuille des marchés de la Banque mondiale à Madagascar attribués aux entreprises locales

    Antananarivo, 13 Décembre, 6h15 – Une part non négligeable. “Les gens ont tendance à penser que les entreprises malgaches ne gagnent généralement pas de marchés. La réalité est que 45% du montant du portefeuille des marchés de la Banque mondiale à Madagascar leur étaient attribuées”. Sidy Diop, spécialiste de passation de marchés de cette institution de Bretton Woods, fait le point sur la participation des entreprises locales aux marchés publics de la Banque mondiale, jeudi.

    Afin d’accroître cette participation des opérateurs locaux, la Banque mondiale, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA), a organisé un forum sur les marchés publics destiné au secteur privé. Il s’agissait pour ceux qui y ont participé d’échanger sur les nombreuses thématiques liées à l’accès aux marchés publics financés par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD).

    Beaucoup de facteurs limitent encore l’accès des entreprises malgaches à ces marchés, expose le président de la CCIA, Gil Razafintsalama. Il parle des procédures qui sont non seulement méconnues mais également lourdes. “Nous devons travailler sur la manière d’alléger ces procédures”, avance-t-il. Gil Razafintsalama fait par ailleurs remarquer l’importance pour une entreprise de disposer des ressources administratives nécessaires. “Car sans ces ressources, elle ne pourra pas répondre convenablement à l’appel d’offres, même en ayant les ressources techniques”, explique-t-il.

    Le président de la CCIA insiste également sur la notion de confiance. Il évoque notamment le mécontentement des opérateurs privés face au retard de paiements de leurs prestations ou des travaux qu’ils ont déjà achevés. “Il faudra ainsi les rassurer et les aider dans les procédures afin que les paiements ne prennent pas trop de temps”, lance-t-il. Et Gil Razafintsalama soulève la corruption qui, d’après ses explications, nourrit les inquiétudes des entreprises locales par rapport aux appels d’offres publics.

    Lever les barrières d’accès à l’information est ainsi important, selon Sidy Diop. La Banque mondiale a déjà développé un portail où toutes les opportunités et les appels d’offres sont consultables en temps réels et en un clic. La publication en large diffusion des avis d’appels d’offres et d’opportunités d’affaires dans les journaux est également obligatoire, rappelle-t-il.

    Concernant les entreprises qui ne disposent pas du chiffre d’affaires demandé ou des qualifications requises, ce spécialiste de passation de marchés explique que celles-ci pourraient se repositionner en groupement ou en sous-traitant. Elles peuvent également travailler à développer leurs capacités. “Le problème de capacité demeure certes un frein à l’accès aux marchés. Mais cette capacité se construit dans le temps, au fur et à mesure que l’entreprise évolue”, lance-t-il.

     

  • ALFRED RANDRIAMANAMPISOA, PRESIDENT DE LA FEDERATION MALGACHE DE FOOTBALL – “De grands sélectionneurs de classe mondiale ont soumis des offres”

    ALFRED RANDRIAMANAMPISOA, PRESIDENT DE LA FEDERATION MALGACHE DE FOOTBALL – “De grands sélectionneurs de classe mondiale ont soumis des offres”

    La Fédération malgache de football a, semble-t-il, l’embarras du choix. Avec 54 réponses à son appel à candidature pour le poste de sélectionneur de l’équipe nationale, l’équipe d’Alfred Randriamanampisoa, président de la Fédération malgache de football, ne devrait pas avoir du mal à trouver la perle rare. Parce qu’il semblerait, selon ses confidences, que des grands sélectionneurs de classe mondiale, venant de grands pays du football, ont déposé leur candidature. Extrait.

  • BIODIVERSITÉ – Madagascar conclut la vente de 300.000 crédits carbone issus de la conservation du parc national de Makira

    BIODIVERSITÉ – Madagascar conclut la vente de 300.000 crédits carbone issus de la conservation du parc national de Makira

    Antananarivo, 12 Décembre, 17h45 – Une bonne nouvelle pour les communautés locales. Madagascar a conclu officiellement la vente de crédits carbones issus des activités de conservation du parc national de Makira. La cérémonie de signature du contrat de commercialisation, de l’accord d’achat de réductions d’émissions s’est tenue ce mardi au ministère de l’environnement et du développement durable (MEDD) à Antsahavola.

    En tout ce sont 300.000 crédits carbones qui ont été vendus pour la somme de 1,5 millions de dollars à Rio Tinto. La compagnie minière avait annoncé lors de la COP29 à Baku, en Azerbaïdjan un engagement de 16 millions de dollars en faveur du parc naturel de Makira dont des achats de crédit carbone.

    “C’est un dossier en cours depuis six ans”, précise Max Fontaine Andonirina, ministre de l’Environnement et du développement durable. “Comme il y a eu un changement de cadre légal, aujourd’hui nous avons le décret de régulation de l’accès au marché de carbone forestier pour régulariser les crédits carbones”, ajoute-t-il. “La, c’est le premier contrat pour 1,5 millions de dollars d’achat de crédit carbone soit 300.000 crédits carbones sur les 2.353.000 que nous avons donc il nous reste 2 millions potentiels à vendre” précise le ministre.

    D’après le ministre, la moitié de l’argent ira directement aux communautés locales qui contribuent à la conservation du parc national de Makira. “Ils pourront l’utiliser pour faire des activités génératrices de revenus, de l’agriculture, de la pisciculture ou pour soutenir les écoles. Ce sera à la communauté de décider que faire de cet argent. Il faut respecter le désir de ces communautés”, indique le ministre.

    20 % de l’argent ira pour sa part à la gouvernance du Bureau National des Changements Climatiques et de la REDD+ (BNCCREDD+) au sein du MEDD qui effectue des activités de suivis et de contrôle sur le terrain et qui s’assure que les communautés bénéficient de ce contrat. 5% du fond ira au budget général de l’Etat et servira aux activités de monitoring, de surveillance de la forêt, des équipes techniques du Wildlife Conservation Society (WCS) et du MEDD.

    Le Parc Naturel de Makira, couvrant 372 470 hectares de forêt primaire dense dans le Nord Est de Madagascar est l’une des plus vastes forêts tropicales de l’île. Plus de 90 000 personnes vivent dans 120 villages qui dépendent directement du parc. Sa conservation est gérée par l’ONG américaine Wildlife Conservation Society (WCS) depuis 2012.

    Pour le MEDD et le WCS, cette réussite marque l’histoire et est une étape pour montrer que Madagascar est pleinement dans le mécanisme de financement durable pour protéger sa biodiversité et pour pallier le manque de moyen pour cela. “Nous avons pu prouver qu’il est possible de financer d’une manière durable les aires protégées, les forêts et de créer des retombées réelles sur la subsistance et le développement des communautés dans la conservation de la biodiversité tels que ce qui se passe à Makira”, indique Lovy Rasolofomanana, directeur pays de WCS.

    Il faut le rappeler, le projet REDD+ ou Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement du Parc Naturel de Makira est le plus ancien projet validé au monde par les standards internationaux Verified Carbon Standard (VCS) et Climate, Community and Biodiversity Standards (CCBs). Ce projet a permis de produire 1,8 million de tonnes de crédits carbone entre 2005 et 2013 qui est aujourd’hui mis sur le marché. Ceux produits entre 2014 et mars 2020 seront également évalués.

  • FOOTBALL – La FMF confie avoir reçu 54 candidatures pour le poste de sélectionneur des Barea

    FOOTBALL – La FMF confie avoir reçu 54 candidatures pour le poste de sélectionneur des Barea

    Antananarivo, 12 Décembre, 17h05 – Les Barea A auront un nouveau sélectionneur pour bientôt. Alfred Randriamanampisoa, président de la Fédération malgache de football, rapporte qu’ils sont 54 à avoir déposé leur dossier de candidature. A l’en croire “on peut compter avec les doigts d’une main le nombre de techniciens malgaches qui ont répondu à l’appel d’offres, et le reste est constitué de coachs étrangers”.

    Il y aura donc des dizaines de techniciens étrangers qui s’aligneront sur ce poste de sélectionneur de Madagascar. Le président de la FMF ajoute, lors d’un évènement pour le football des jeunes qui s’est tenu à Isoraka, ce jeudi, que l’institution “n’y croyait pas” vu le nombre de dossiers reçus pour cet appel d’offre international lancé sur le site de la Fédération internationale de football association (Fifa).

    “Il y a des nationalités qui nous ont surpris. Il y a des grands coachs qui ont répondu à l’offre”, rapporte le patron de l’instance dirigeante du football malgache. Une commission ad’hoc qui a été créée au niveau de la FMF se chargera de l’analyse des dossiers.

    La commission technique de la Fédération remettra ensuite au comité exécutif la liste ceux qui répondent aux critères imposés pour celui qui remplacera Rôrô. Selon Alfred Randriamanampisoa, “puisqu’il s’agit de la sélection nationale, le dossier sera ensuite envoyé au niveau du ministère de tutelle”.

    La réception du dossier pour le sélectionneur de l’équipe nationale masculine a pris fin le 5 décembre. Les techniciens de la Fédération font déjà le dépouillement des dossiers pour voir les dossiers qui répondent à leur critère.

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  • Un prêt acquis du Fonds africain de développement pour le financement de l’aménagement et le bitumage de la route Bevoay-Morombe

    Un prêt acquis du Fonds africain de développement pour le financement de l’aménagement et le bitumage de la route Bevoay-Morombe

    Antananarivo, 12 Décembre, 10h55 – Du financement acquis. Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD) vient d’accorder, mercredi, un prêt de 165 millions de dollars en faveur de Madagascar. Il s’agit d’une enveloppe qui servira à financer la mise en œuvre de la troisième phase du Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce (PACFC). Ce projet inclut l’aménagement et le bitumage de la route nationale 55 (RNT55) entre Bevoay et Morombe.

    Comme détaillé par la Banque africaine de développement (BAD), le PACFC III prévoit plusieurs travaux routiers et ouvrages d’art. Cette institution panafricaine parle notamment de l’aménagement et du bitumage de la route qui relie Bevoay et Morombe, longue de 78 kilomètres, qui sera aménagée en 2×1 voies dans ses sections en rase campagne. La réhabilitation des ouvrages d’art existants ainsi que le dédoublement du pont de Manombo sur la route nationale 9 (RN9) est également prévue. De même pour la construction de deux autres ponts à deux voies pour permettre de raccorder la RNT55 et la RN9.

    Le projet de travaux d’aménagement et de bitumage de la RNT55 entre Bevoay et Morombe avait déjà obtenu son permis environnemental de la part de l’Office national pour l’environnement (ONE). Ce permis environnemental avait cependant été octroyé sous réserve du respect du cahier des charges environnementales qui lui est annexé par le promoteur de ce projet routier.

    Le PACFC III devra ainsi impacter grandement sur les perspectives d’avenir de la partie Sud de Madagascar, selon Solomon Quaynor, vice-président du Groupe de la BAD chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation. “En améliorant les infrastructures routières vitales, nous ne nous contentons pas de construire des voies, nous débloquons des lignes de vie qui ouvrent la voie aux opportunités économiques et au progrès social”, explique-t-il. D’après lui, “ces routes relieront directement les communautés rurales aux marchés, aux soins de santé et à l’éducation, tout en favorisant de manière indirecte l’esprit d’entreprise, en stimulant le commerce et en permettant aux femmes et aux jeunes d’accéder à des emplois durables”.

    Ce projet comprend également une composante relative à la facilitation du commerce. Celle-ci bénéficiera en particulier à l’administration douanière, à la communauté des acteurs portuaires, aux opérateurs économiques, aux entreprises exportatrices et importatrices, aux consommateurs, à l’écosystème en charge de la promotion de la recherche et de l’innovation technologique, aux start-ups, mais aussi, et surtout, aux pouvoirs publics et à l’économie malgache en général, indique la BAD.

     

  • Deux avions loués en Acmi par Madagascar Airlines pour le renforcement de sa flotte

    Deux avions loués en Acmi par Madagascar Airlines pour le renforcement de sa flotte

    TRANSPORT AÉRIEN – Deux avions loués en Acmi par Madagascar Airlines pour le renforcement de sa flotte

    Antananarivo, 12 Décembre, 15h05 – Deux avions en location dans la flotte de Madagascar Airlines. La compagnie aérienne nationale annonce ce jeudi l’arrivée d’un ATR72-500 qu’elle loue en Acmi (Aircraft, Crew, Maintenance, Insurance). Celui-ci vient s’ajouter à l’avion Q400 qu’elle loue déjà auprès de la compagnie CemAir depuis le mois de juin de cette année.

    C’est sur un contrat de location incluant l’aéronef, l’équipage, la maintenance et l’assurance que cet ATR72-500 est donc loué par Madagascar Airlines. Et ce, jusqu’au 10 janvier 2025 selon la précision de cette compagnie. Cet appareil dispose d’une capacité de 72 sièges et l’avion vient compléter sa flotte pour renforcer surtout ses opérations durant la haute saison.

    Louer des appareils n’est qu’une solution temporaire pour Madagascar Arilines, explique la compagnie. Elle rappelle que deux nouveaux ATR72 devaient déjà intégrer sa flotte depuis le mois de juillet mais la livraison de ces appareils n’est jusqu’à ce jour pas effective. Aussi, « ces deux locations se révèlent indispensables ».

    Madagascar Airlines doit d’ailleurs redoubler d’effort pour continuer à honorer ses engagements, soutient la compagnie. Le ministre des Transports et de la météorologie, Valery Ramonjavelo, avait annoncé la semaine dernière que Madagascar Airlines devra se doter de trois nouveaux avions jusqu’à la fin de cette année. Ce qui devrait porter à cinq le nombre des avions opérationnels de la compagnie jusqu’à cette période, a-t-il avancé.

    Madagascar Airlines annonce par ailleurs que “malgré une situation financière encore fragile, elle réaffirme sa détermination à honorer son rôle de transporteur national et de vecteur de développement économique et touristique pour Madagascar”.

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  • METEOROLOGIE – Le cyclone tropical intense Chido prévu transiter à environ 60 km au nord de cap d’Ambre vendredi soir

    METEOROLOGIE – Le cyclone tropical intense Chido prévu transiter à environ 60 km au nord de cap d’Ambre vendredi soir

    Antananarivo, 12 Décembre, 11h30 – Le cyclone tropical intense Chido se rapproche de plus en plus des côtes malgaches. Selon le bulletin cyclonique publié par la direction générale de la météorologie ce jeudi matin à 9h, ce météore se trouvait à 610 km à l’Est-Nord-Est d’Antsiranana. Il est prévu passer à environ 60km au Nord du Cap d’Ambre ce vendredi soir, ou dans la nuit.

    Chido se déplace actuellement avec une vitesse moyenne de 18km/h vers l’Ouest de son centre. Les vents moyens sont montés à 210 Km/h et les rafales autour de son centre atteignent 295 Km/h, selon les prévisionnistes. L’alerte jaune est toujours maintenue pour tous les districts de Diana et pour celui de Vohémar. La petite taille du cyclone Chido devrait néanmoins réduire le risques d’impact potentiel sur Antsiranana I.

    La météo devrait toutefois commencer à se détériorer dès ce jeudi soir dans la région. Météo Madagascar indique que la bande nuageuse qui précède le système commencera à influencer le temps dans le Nord à compter de la nuit prochaine. La masse nuageuse affectera particulièrement les districts d’Antsiranana I et II, et les risques de fortes pluies ne devraient pas concerner les autres localités de la région.

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  • L’adaptabilité face aux crises jugée comme une nécessité pour les entreprises de la région océan Indien

    L’adaptabilité face aux crises jugée comme une nécessité pour les entreprises de la région océan Indien

    Antananarivo, 12 Décembre, 10h30 – Ce n’est plus une option. L’adaptabilité est vraiment une nécessité, comme l’a soutenu la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata. C’était lors du panel intitulé “Anticiper les crises de demain avec des stratégies durables”, lors du CEO Summit la semaine dernière. L’événement qui avait rassemblé des experts et leaders de renom pour discuter des solutions visant à anticiper les crises et mettre en œuvre des stratégies résilientes.

    Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie malgache avait fait comprendre que plusieurs paramètres peuvent échapper au contrôle des Etats avec la situation géopolitique actuelle. “Nous sommes dans une situation géopolitique difficile, marquée par l’incertitude et la volatilité”, expose la ministre. L’océan Indien, en particulier, est exposé à des risques qui sont vraiment spécifiques à sa situation géographique, dont entre autres sa surexposition aux effets du changement climatique, expose-t-elle. Pour Madagascar, Rafaravavitafika Rasata parle des risques systémiques récurrents du pays. La ministre des Affaires étrangères insiste donc que “l’adaptabilité n’est pas une option mais une nécessité”.

    Le Dr Fabrice Lollia, spécialiste des nouvelles technologies en contexte de crise et directeur sûreté du groupe Axian abonde dans ce sens en soutenant que l’anticipation face aux crises n’est plus une option. C’est, selon lui, une “obligation pour la survie des entreprises”.

    Alors que l’évolution technologique s’accélère en Afrique, se manifestant notamment par une forte pénétration d’internet et une prolifération des nouvelles technologies, le Dr Lollia fait remarquer le manque de main d’œuvre qualifiée pour accompagner ces projets. Il insiste sur le besoin d’une formation technologique inclusive, valorisant les savoirs locaux et favorisant une complémentarité entre compétences humaines et innovation technologique. Et ce, face aux enjeux de cybercriminalité et de fraudes numériques à Madagascar. Il estime par ailleurs que des stratégies robustes de gestion de crise sont nécessaires.

    Pour l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, les acteurs publics peuvent bien apporter des réponses aux différentes crises. Ce diplomate français parle entre autres de réformes structurelles. Il souligne que c’est en effet l’Etat qui est le responsable de la création d’un environnement favorable aux affaires. Ces réponses ne peuvent cependant pas être que nationales. Et c’est là, d’après ses explications, l’importance des outils dont dispose la région de l’océan Indien dans les domaines de la santé ou de la formation qui, selon Arnaud Guillois, devraient être déployés.

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  • FINANCEMENT – La transition entre le onzième FED et le NDICI se passe de manière normale pour Madagascar

    FINANCEMENT – La transition entre le onzième FED et le NDICI se passe de manière normale pour Madagascar

    Antananarivo, 12 Décembre, 9h45 – Une transition qui suit un cours normal. C’est ce qui se passe actuellement pour Madagascar avec le onzième Fonds européen de développement (FED) qui servait à financer le Programme indicatif national (PIN) couvrant la période 2014-2020 et le Neighbourhood, development and international cooperation instrument (NDICI) qui finance le Programme pluriannuel (PIM) entre l’Union européenne et la Grande île pour la période de 2021 à 2027. L’ambassadeur Roland Kobia avait fait le point sur ces instruments financiers, la semaine dernière.

    Selon ce qui avait été déjà indiqué par d’autres responsables auparavant, le Programme indicatif national (PIN) 2014-2020 est financé à hauteur de 492 millions d’euros par le onzième FED. Sa mise en œuvre est prévue encore s’étaler jusqu’en 2025. Pour le programme pluriannuel (PIM), une allocation initiale de 325 millions d’euros provenant du NDICI était prévue pour la période 2021-2024, avec un bilan à mi-parcours qui devait s’effectuer cette année.

    “Nous sommes dans une phase transitoire. Nous utilisons le reliquat du FED, tout en engageant les nouveaux fonds sous le NDICI”, explique alors Roland Kobia. Ce diplomate européen fait cependant part de l’adoption d’approches différentes pour ces deux instruments. “Nous renforçons notre appui avec des enveloppes très importantes. Mais nous allons miser sur des grands projets plutôt que de faire du saupoudrage de petits projets”, poursuit-il. Roland Kobia entend par “grand projet” le projet hydroélectrique de Volobe, les routes, ou encore les infrastructures d’adduction d’eau potable.

    L’Union européenne ne se limitera par ailleurs pas aux infrastructures physiques dans ses appuis pour Madagascar, rassure Roland Kobia. Avec sa stratégie « Global Gateway », elle entend renforcer les connexions intelligentes, propres et sécurisées.

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