Catégorie : Actualité

  • BASKETBALL – Victoire d’entrée pour le GNBC à la Road to BAL 2025

    BASKETBALL – Victoire d’entrée pour le GNBC à la Road to BAL 2025

    Antananarivo, 18 Octobre, 7h05 – Entrée réussie pour Elly Randriamampionona et ses coéquipiers à la Road to BAL. Le GNBC n’a pas fait dans les détails lors de sa victoire face au champion Tanzanien, JKT Stars ce jeudi. Le score final est sans appel. 89 à 73 pour le champion de la N1A Madagascar.

    Le début du match était assez équilibré avec deux équipes qui se sont rendues coup sur coup. Le JKT est sorti en tête lors du premier quart temps (20-15). L’avantage a été de courte durée car les Malgaches se sont ressaisis au second quart pour prendre l’avantage à la mi-temps (38-40). En maîtrise, ils ont bien géré leur avantage en seconde période et se sont envolés dans le dernier quart-temps.

    Le GNBC a été porté une nouvelle fois par un trio offensif en pleine réussite. Francis Mory Ramanampamonjy et Solonirina « Danz » Ramorasata ont tous deux signés 25 points. Et bien sûr l’incontournable Elly Randriamampionona auteur à nouveau de 23 points en 30 minutes de jeu dont cinq paniers à trois points réussis sur les huit tentés.

    La suite arrive très vite pour le GNBC qui affrontera dès ce vendredi le club seychellois de Beau Vallon. Les Seychellois ont été sèchement battus par les Burundais de l’Urunani ce jeudi sur le score de 112 à 43.

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  • APPROVISIONNEMENT – 150 personnes mobilisées autour du Centre opérationnel Rano

    APPROVISIONNEMENT – 150 personnes mobilisées autour du Centre opérationnel Rano

    Antananarivo, 18 Octobre, 6h15 – Mobilisation générale pour faire face à la crise de l’eau. Les autorités mobilisées au plus haut niveau pour assurer que les bonbonnes installées dans les divers quartiers d’Antananarivo et ses environs soient correctement approvisionnées.

    Selon le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi, pas moins de 150 personnes, provenant de l’administration mais aussi des partenaires, sont affectées autour du Centre opérationnel Rano (COR) pour “soutenir ses travaux et renforcer la distribution”.

    Des éléments des forces de défense et de sécurité sont aussi mis à contribution pour “assurer la protection des actions” menées dans le cadre des opérations d’urgence et pour “prévenir toute éventuelle perturbation des activités de distribution d’eau”.

    Outre les ressources humaines, le Centre opérationnel Rano chargé de coordonner les opérations de distribution d’eau dans les quartiers est également doté de nombreux équipements. Cela inclut “des véhicules, des motopompes, des ordinateurs, des tentes mais aussi d’autres matériels destinés à garantir la réussite des opérations”.

    A en croire le Conseil des ministres, les premières actions ont déjà porté leurs fruits. Avec les 25 camions-citerne mobilisés, “le volume d’eau livré dans les bonbonnes de quartiers est passé de 200m3 à 1 000m3”. “Le temps d’attente au niveau de ces points de distribution a également diminué”, tandis que “moins de 50 bidons sont maintenant dans la file autour de ces fontaines à eau”, poursuit encore le compte-rendu du Conseil des ministres.

    Le Conseil des ministres se satisfait également de l’absence de manifestations liées à l’eau depuis mercredi dernier (la semaine dernière). Pour l’Exécutif, la multiplication du nombre de camions a surtout permis d’améliorer la distribution et de mieux répondre aux besoins de la population”.

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  • AFRICA’S PULSE – La Banque mondiale maintient à 4,5% sa prévision de croissance pour Madagascar pour l’année 2024

    AFRICA’S PULSE – La Banque mondiale maintient à 4,5% sa prévision de croissance pour Madagascar pour l’année 2024

    Antananarivo, 17 Octobre, 8h45 – La Banque mondiale table sur une croissance économique de 4,5% pour Madagascar durant l’année en cours. Elle maintient ainsi sa prévision de croissance pour la Grande île dans son rapport économique semestriel sur l’Afrique subsaharienne, publié lundi.

    Dans les données sur Madagascar qu’elle a mises à jour au début de ce mois d’octobre, la Banque mondiale avait déjà avancé que la croissance économique du pays devrait être tirée par l’agriculture, les mines, l’industrie manufacturière, dont le textile en particulier, et les télécommunications. La reprise post-pandémique, ainsi que l’amélioration de la production agricole devrait également contribuer à une croissance globale.

    Cette prévision de la Banque mondiale s’aligne avec l’objectif des autorités malgaches qui prévoient aussi une croissance économique de 4,5% pour 2024. Dans la Revue de milieu de l’année (RMA) de la situation économique du pays, le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) mise sur l’augmentation des investissements privés prévue pour le second semestre de l’exercice en cours. Le ministère indique dans ce document que les entreprises ont déjà anticipé une reprise de leurs activités dès le deuxième trimestre de cette année.

    Une hausse du volume des importations de matières premières et d’équipements durant les six premiers mois de cette année par rapport à la même période de l’année dernière présage d’ailleurs une perspective positive pour le second semestre 2024, selon le ministère de l’Economie et des finances. Ce département déduit alors que “cette dynamique devrait stimuler la croissance économique grâce à une augmentation des investissements privés”. Le ministère en charge de l’Economie soutient toutefois que la baisse annoncée des investissements publics pourrait, éventuellement, entraver cette croissance.

    Pour l’Afrique subsaharienne, la Banque mondiale estime que l’activité régionale devrait croître de 3% en 2024, grâce notamment à la hausse de la consommation et de l’investissement privés. L’inflation pour la région devrait pour sa part s’atténuer, pour passer de 7,1 % en 2023 à 4,8 % cette année. Et ce, sous l’effet de politiques monétaires et budgétaires plus strictes, de la stabilisation des devises et d’une diminution des perturbations d’approvisionnement, soutient toujours la Banque mondiale.

  • MIGRATION CLANDESTINE –  Une quinzaine de ressortissants somaliens arrêtés à Maromandia Analalava

    MIGRATION CLANDESTINE – Une quinzaine de ressortissants somaliens arrêtés à Maromandia Analalava

    Antananarivo, 17 Octobre, 14h40 – Fin de l’aventure pour des ressortissants étrangers. La gendarmerie annonce l’arrestation d’une quinzaine de Somaliens à Maromandia dans le district d’Analalava. Tous ont tenté de quitter clandestinement Madagascar en direction de Mayotte, selon les informations obtenues auprès de la gendarmerie locale. Cette arrestation a eu lieu mercredi vers 21h.

    Des gens de bonne volonté ont fourni des informations sur la présence de ces ressortissants étrangers. Ce qui a permis à la gendarmerie de mettre la main sur cette tentative de migration clandestine. “Des villageois nous ont signalé la présence des individus qui ne parlent pas la langue malgache dans le village de Marovato Sud. Aussitôt avisé, nos éléments de sont rendus sur place”, nous confie une source auprès de la gendarmerie. A l’entendre, les étrangers ont pris la route en direction d’Angalagnabe à bord d’une voiture. “Nos éléments les ont appréhendés dans ce village”, poursuit-elle encore.

    Au total, 15 ressortissants étrangers dont quatre femmes sont arrêtés. Deux d’entre eux ne disposent pas de passeport entre leurs mains. “Ils ont attendu des vedettes pour les embarquer vers Mayotte”, précise la gendarmerie. Ils sont placés au bureau de la brigade de la gendarmerie à Maromandia avant d’être transférés à Antsohihy pour être enquêtés, indique encorela gendarmerie.

    Cette migration clandestine dans cette région n’est pas un fait nouveau. Au mois d’août, une vingtaine de candidats à la migration clandestine aux Comores ont été placés en détention à Antsohihy. 12 d’entre eux sont des ressortissants somaliens.

  • NAISSANCE – De nouveaux bébés siamois pris en charge à  l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona

    NAISSANCE – De nouveaux bébés siamois pris en charge à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona

    Antananarivo, 17 Octobre, 14h40 – Un nouveau cas de jumeaux siamois au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA). Il s’agit de Sandainaina et Sandanantenaina Andriamihaja, de jumeaux de sexe différents qui viennent de Soamahamanina dans la région Itasy.

    Les deux bébés sont nés au sein du centre de santé de base de cette commune lundi dernier. Vu leur cas, ils ont été transférés le lendemain à Antananarivo pour être pris en charge au sein du CHU JRA. “Ces jumeaux sont actuellement sous observation médicale en vue d’une possible intervention chirurgicale”, indique le service communication de cet établissement hospitalier de la capitale.

    Ces jumeaux siamois sont reliés par une zone complexe. D’après les informations obtenues auprès de l’hôpital, une partie où se trouve l’appareil génital du garçon est fusionnée avec la fesse de la fille. Ce qui rend la situation délicate sur le plan médical. Les spécialistes du CHU HJRA procèdent actuellement à des examens approfondis pour évaluer leur état de santé général et déterminer les étapes à suivre. Avant toute opération, des critères précis doivent être remplis, notamment en ce qui concerne la viabilité des organes et des systèmes vitaux partagés.

    Ce nouveau cas constitue la quatrième prise en charge de jumeaux siamois dans le pays. Le premier remonte à 2011, suivi d’un autre en 2018. En août dernier, une opération de séparation particulièrement complexe a été réalisée avec succès au CHU HJRA. Deux frères siamois, âgés de trois mois et demi et originaires de la commune rurale d’Antsimadilo, dans le district d’Arivonimamo, ont été séparés après neuf heures d’opération.

    Dans le cas de Sandaniaina et Sandanantenaina, les médecins prennent actuellement toutes les précautions pour garantir la sécurité de l’opération à venir. En fonction des résultats des examens en cours, l’équipe médicale décidera du moment opportun pour procéder à la séparation. Une opération de cette envergure demande non seulement des compétences chirurgicales avancées mais aussi une coordination étroite entre les différents spécialistes impliqués.

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  • ASSEMBLEE NATIONALE – Une première partie de session principalement dédiée à l’orientation des nouveaux députés et la constitution des commissions

    ASSEMBLEE NATIONALE – Une première partie de session principalement dédiée à l’orientation des nouveaux députés et la constitution des commissions

    Antananarivo, 17 Octobre, 12h30 – L’Assemblée nationale continue à se préparer. L’ordre du jour adopté mercredi tard dans la soirée fait la part belle à la poursuite de la constitution des différentes commissions de cette institution. Ce jeudi, hormis la séance à huis clos qui se tiendra avec Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des Finances, la journée sera dédiée à la constitution des commissions et des membres du bureau de chaque commission permanente. Cela va se poursuivre vendredi.

    Le lundi 21 octobre, la journée sera dédiée à la constitution du bureau des groupes d’amitié parlementaire. La finalisation de la création des commissions et des membres du bureau se poursuivra le mardi 22 octobre et le jeudi 24 octobre. Le lundi 28 et le mardi 29 octobre seront dédiés à l’orientation des nouveaux députés élus.

    Le passage en commission et l’adoption de plusieurs textes sont également au menu. Parmi cela le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt relatif au financement du projet Aménagement du Fly-Over « Maki » croisement entre la Route « Francophonie » et le Boulevard de “l’Europe” ou encore le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi sur la lutte contre le VIH/SIDA et la protection des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

    A part cela, cette première partie sera également marquée par l’organisation du forum de la SADC le mercredi 30 et le jeudi 31 octobre. Il y aura également la présentation du rapport sur l’évaluation du Système National de Lutte Contre la Corruption « SNLCC » 2015-2025 par le Comité de sauvegarde de l’intégrité et la présentation du rapport de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme le 22 octobre.

    Aucune séance de questions-réponses avec le gouvernement n’est prévue à l’ordre du jour de ces trois premières semaines de session. Selon la Constitution, une séance par quinzaine au moins, y compris pendant les sessions extraordinaires, est réservée aux questions des membres du Parlement et aux réponses du Gouvernement. La dernière séance ayant mis les députés et le gouvernement face à face remonte à 2022. Depuis, les séances uniques par session ont été soit annulées, soit non inscrites à l’ordre du jour.

  • ARSENE RALISAONA : “L’Etat fait des efforts pour garantir l’alimentation des détenus”

    ARSENE RALISAONA : “L’Etat fait des efforts pour garantir l’alimentation des détenus”

    L’administration pénitentiaire malgache multiplie ses efforts pour lutter contre la malnutrition dans les prisons. Pourtant, en dépit de ces efforts, il arrive que la nourriture vienne à manquer à cause de la surpopulation carcérale. Pour y remédier, l’Etat mise sur les camps pénaux pour des cultures nourricières et rend les prisons autonomes en termes d’approvisionnement. Des activités sont ainsi initiées dans ce sens afin de garantir un repas quotidien pour les détenus, a confié Arsène Ralisaona, directeur général de l’Administration pénitentiaire.

     

    Quel est le rôle des camps pénaux ?
    “Les camps pénaux servent à l’éducation des détenus. Éduquer car les détenus ne sont pas seulement nourris et soignés mais on fait aussi tous les efforts pour les réinsérer dans la société. Donc les camps pénaux servent à les préparer grâce aux travaux qu’on leur donne au niveau de ces centres. Il y a une deuxième raison dans l’instauration de ces camps, c’est pour faire face aux problèmes d’approvisionnement en nourriture dans les prisons. Il existe bien de la nourriture fournie par l’Etat au niveau de chaque prison mais parfois il y a plus de détenus que prévu qui y sont incarcérés. C’est ce qu’on appelle la surpopulation carcérale. Il y a plus de détenus que ce que la prison peut accueillir. À cause de cela, il y a insuffisance d’intrants. Ce n’est pas non plus à longueur d’année mais seulement lorsqu’il y a trop de monde. Et pour faire face à cela, une politique de l’Etat consiste à produire au niveau des camps pénaux.”

    Actuellement, combien de camps pénaux existe-t-il à Madagascar et quelle est leur capacité de production ?
    “Il faut préciser qu’il y en a beaucoup dans chaque direction régionale. Il existe 22 directions régionales de l’administration pénitentiaire. Chacune d’entre elles compte au moins deux camps pénaux. Cette année on a fait un effort particulier dans neuf camps pénaux de quelques régions que nous estimons être capables de produire plus que les autres camps. Il faut préciser que l’état du sol n’est pas le même dans tout Madagascar. Dans le Sud c’est plus aride, des camps y sont ouverts mais ils ne produiront pas autant que ceux des régions moins arides tel qu’à Vatomandry où il pleut un peu plus. C’est la raison pour laquelle on a choisi ces camps qu’on suppose être plus aptes à produire et où on obtiendra plus de récoltes qu’ailleurs afin d’améliorer l’alimentation au sein des prisons.

    Qu’en est-il des détenus décédés pour cause de malnutrition à Mananjary ? L’Etat garantit-il effectivement l’alimentation des détenus ?
    “Il y a effectivement eu des décès pour cause de malnutrition. Je précise que c’était des détenus récents. Et c’est pour cela qu’ils ont été atteints de malnutrition car avant leur incarcération, ils étaient déjà victimes de malnutrition. Ils venaient de l’Atsimo Atsinanana où il y a une réelle situation de malnutrition. Lorsqu’ils ont été incarcérés, ils étaient déjà malnutris. Mais en tout cas le ministère ne reste pas les bras croisés. De la nourriture est distribuée. L’Etat nourrit et il y a de la nourriture offerte par l’Etat. Il y a également des soins mais face à la situation il y a une mobilisation avec les partenaires publics et privés car beaucoup d’aides alimentaires sont déjà arrivées à Mananjary depuis déjà deux semaines.

    Y a-t-il beaucoup d’entités privées qui aident l’administration pénitentiaire en termes d’alimentation des détenus ?
    “Il y a réellement beaucoup de coopération avec les partenaires privés tels que les ONG. En général ils s’attellent dans des activités d’ordre religieux car les détenus sont aussi éduqués spirituellement et il y en a également qui offrent des appuis spirituels et nutritionnels après les cultes qu’ils dirigent. Ils sont très nombreux et on les remercie pour ces soutiens dans l’alimentation des détenus et de leurs compatriotes”.

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  • DIPLOMATIE – Johary Rajobson confirmé en tant qu’ambassadeur de Madagascar au Maroc

    DIPLOMATIE – Johary Rajobson confirmé en tant qu’ambassadeur de Madagascar au Maroc

    Antananarivo, 17 Octobre, 8h30 – Le premier ambassadeur de Madagascar au Maroc officiellement nommé. Le Conseil des ministres de mercredi confirme la nomination de Johary Rajobson, ancien sénateur et ancien haut responsable de ministère, à ce poste. Annoncée depuis le 28 août, la nomination n’a été formalisée que sept semaines plus tard. Le Conseil des ministres avait déjà averti que les noms avaient encore été envoyés auprès du pays accréditaire pour recevoir son agrément.

    L’autre nomination déjà annoncée mais dont la formalisation est encore attendue est celle de Lantosoa Rakotomalala. Celle-ci est proposée à l’ambassade de Madagascar aux Etats-Unis. Mais comme celui de Johary Rajobson, son nom a été révélé alors que l’agrément du pays accréditaire était encore attendu.

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  • EPIDEMIE –  Madagascar ferme à nouveau ses frontières maritimes avec les Comores

    EPIDEMIE – Madagascar ferme à nouveau ses frontières maritimes avec les Comores

    Antananarivo, 17 Octobre, 7h30 – Le trafic maritime avec les Comores est de nouveau suspendu. La décision a été prise en Conseil des ministres mercredi. Le rapport de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif annonce la fermeture temporaire de la liaison maritime avec cet archipel face à la “résurgence de l’épidémie”. “L’épidémie du choléra est toujours d’actualité en Afrique de l’Est et dans les pays du Corne de l’Afrique. Elle commence à resurgir aux Comores”, souligne le communiqué.

    Le compte-rendu du Conseil des ministres précise toutefois que les navires transportant des marchandises stratégiques sont autorisés. Mais le débarquement du personnel de ces navires de marchandises est interdit.

    Le Conseil des ministres rappelle également le maintien des mesures sanitaires au niveau des aéroports, surtout à l’aéroport de Mahajanga, notamment en ce qui concerne l’administration des traitements chimio-prophylactiques aux passagers en provenance des pays touchés par l’épidémie de choléra.

    Cette décision intervient moins de deux mois après la levée de la fermeture des frontières avec l’archipel des Comores. Le conseil des ministres du 28 août a décidé de rétablir la liaison maritime entre les deux pays après avoir noté l’absence de nouveau cas de choléra aux Comores depuis le 29 juillet.

    Le 20 septembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) aux Comores annonce que “une résurgence de cas de choléra a été observée ces derniers jours à Ngazidja”. La réouverture de deux unités de traitement du choléra avait alors été décidée d’urgence et les autorités de l’archipel et leurs partenaires sont à nouveau mobilisés contre l’épidémie.

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  • CONDITION DE VIE – Madagascar parmi les six pays avec les niveaux de faim les plus élevés au monde

    CONDITION DE VIE – Madagascar parmi les six pays avec les niveaux de faim les plus élevés au monde

    Antananarivo, 17 Octobre, 6h15 – Un statut dont Madagascar peine à se défaire. Avec un score GHI de 36,3, la Grande île se trouve 124ème sur les 127 pays disposant de suffisamment de données pour être classés dans l’Indice mondial de la faim (GHI) 2024. Madagascar figure parmi les six pays avec les niveaux de faim les plus élevés au monde, aux côtés de la Somalie, du Yémen, du Tchad, du Burundi et du Soudan du Sud. Leur niveau de faim est catégorisé “alarmant”, indiquant “une misère humaine, une sous-alimentation et une malnutrition généralisée”, comme défini par l’organisation Welthungerhilfe (WHH) qui a établi ce classement sorti en ce mois d’octobre.

    La Grande île améliore toutefois son classement. Elle était 124ème sur 125 pays avec un score de 41, dans le GHI 2023. Le niveau de faim étant considéré comme faible au fur et à mesure que le score diminue. Ainsi, un score inférieur à 10 indique un niveau de faim faible, tandis qu’un score entre 20 et 34,9 indique un niveau de faim grave. Entre 35 et 49,9, le score indique un niveau de faim alarmant.

    L’Indice de la faim dans le monde est un outil utilisé pour mesurer et surveiller l’évolution de la faim aux niveaux mondial, régional et national. Les scores de GHI sont calculés à l’aide d’une formule regroupant quatre indicateurs qui, ensemble, permettent de cerner la nature multidimensionnelle de la faim, à savoir la sous-alimentation, le retard de croissance, l’émaciation infantile (la proportion d’enfants de moins de cinq ans avec un faible poids par rapport à la taille et reflétant une sous-nutrition aiguë) et la mortalité infantile.

    Dans l’indicateur “sous-alimentation”, qui détermine la part de la population qui est sous-alimentée, reflétant un apport calorique insuffisant, il est indiqué dans la GHI 2024 que 39,7% des malgaches sont sous-alimentés. Une amélioration a été cependant notée puisque ce taux était de 51% dans l’édition GHI 2023.

    Les scores de Madagascar pour les trois autres indicateurs n’ont pas bougé. Sur le “retard de croissance”, 39,8 % des enfants malgaches de moins de cinq ans en souffrent. Ce sont des enfants avec une taille inférieure à leur moyenne d’âge et c’est un état qui démontre une sous-nutrition chronique.

    7,2 % des enfants de moins de cinq ans à Madagascar souffrent également “d’émaciation”. Cet indicateur mesure la proportion d’enfants avec un faible poids par rapport à la taille, qui reflète une sous-nutrition aiguë. Et pour la “mortalité infantile”, il y est indiqué que 6,6 % des enfants malgaches meurent avant leur cinquième anniversaire.

    Sur les six pays avec les niveaux de faim alarmants, la Somalie et le Tchad sont tous deux confrontés aux effets conjugués des conflits, du changement climatique et de la récession économique. Le Yémen est particulièrement affecté par les conflits et les extrêmes climatiques. Et Madagascar est confronté à des défis extraordinaires posés par le changement climatique.

    Ce cas de la Grande île, qui est en première ligne de la crise climatique, est largement exposé dans le GHI 2024. Il y est exposé que Madagascar est confronté à une sécheresse prolongée, et est également durement touché par la faim et la malnutrition en raison des extrêmes climatiques et des chocs économiques. Et ces défis sont aggravés par l’inégalité généralisée entre les sexes.

    D’après le GHI, qui reprend des données de la Banque mondiale et de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les femmes malgaches sont plus susceptibles que les hommes d’être confrontées à l’insécurité alimentaire, et elles semblent être disproportionnellement vulnérables aux impacts du changement climatique sur leur charge de travail et leur santé.

    D’après la GHI 204, la situation à Madagascar “n’est qu’une illustration de la manière dont l’inégalité entre les sexes, l’insécurité alimentaire et le changement climatique convergent pour placer les ménages, les communautés et les pays dans une situation de stress extrême”.