Catégorie : Actualité
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FOOTBALL – Sonny Laiton s’engage avec les Girondins de Bordeaux
Antananarivo, 27 Août, 12h02 – Sonny Laiton a enfin décidé pour son nouveau club. Le gardien de but des Barea rejoint les Girondins de Bordeaux. En fin de contrat en juin, il a quitté l’AJ Auxerre libre de tout engagement.
L’international malgache a donc choisi de s’engager avec cette équipe mythique française pour sa reconstruction. En difficultés financières depuis déjà quelques saisons, les Girondins de Bordeaux ont été rétrogradés en National, et ont renoncé au statut professionnel en juillet.
Le gardien de but malgache de 24 ans avait évolué avec les réserves de l’AJ Auxerre la saison dernière. Dans son actif, il a joué 21 matchs en Ligue 2. Il a également joué en National lors d’un prêt au Stade Briochin, où il a joué 16 matchs en 2023.
Sonny Laiton a été parmi les sept nouveaux joueurs, qui se sont engagés avec les Bordelais lundi. C’était la date limite pour la saisie des licences et des contrats fédéraux pour que les joueurs puissent être qualifiés à jouer ce samedi 30 août. Il fait partie des joueurs convoqués par le sélectionneur Romuald Rôrô Rakotondrabe pour les deux premières journées de la campagne de qualification à la Coupe d’Afrique des nations 2025. -

COMPÉTITIVITÉ – Les réformes du secteur de l’énergie à accélérer selon la Banque africaine de développement
Antananarivo, 27 Août, 10h33 – La Banque africaine de développement (BAD) fait part de l’importance pour la Grande île d’accélérer les réformes du secteur de l’énergie. L’objectif est améliorer la compétitivité de l’économie du pays, expose cette institution financière de développement, dans son rapport pays 2024 sur Madagascar.
Ces réformes concernent notamment le redressement de la Jirama, la compagnie nationale d’eau et d’électricité de Madagascar. Mais elles impliquent également la mise en place d’un organe régulateur du secteur de l’électricité ou encore la promotion des énergies renouvelables, avance la BAD dans ce document.
La BAD fait remarquer que le réseau d’infrastructures de transport et d’énergie est vétuste et peu développé à Madagascar. Le secteur de l’énergie, en particulier, reste caractérisé par un faible taux d’accès à l’électricité à 33% en 2023. Ce qui est en deçà de la moyenne en Afrique à 50,6%. Cette situation freine fortement les investissements à plus grande échelle dans les secteurs à forte valeur ajoutée, devant contribuer à accélérer la transformation structurelle, selon la BAD. D’où la nécessité de doter le pays d’infrastructures durables, d’après ses explications.
La Banque africaine de développement n’est pas la seule à insister sur l’importance des réformes à entreprendre dans le secteur de l’énergie. Dans le Cadre de partenariat pays (CPF) 2023-2027 qui la lie avec Madagascar, la Banque mondiale avait également déjà avancé des réformes pouvant être menées dans le secteur, en avançant une approche à trois niveaux. L’une d’entre elles veut que le pays entreprenne une réforme de l’ensemble du secteur, comprenant entre autres l’accélération de l’accès à l’électricité dans les zones rurales par le développement des activités de densification et d’extension du réseau, les mini-réseaux et les solutions hors réseau.
Le pays peut également choisir une réforme partielle du secteur, consistant en la mise en œuvre de réformes axées sur le développement de l’accès à l’électricité dans les zones rurales par le biais de produits hors réseau et de mini-réseaux, tout en réduisant ses investissements directs ou ses actifs. Cela pourrait inclure des réformes sur la réglementation et le renforcement des capacités dans le secteur, le développement avec l’Agence pour le développement de l’électrification rurale (Ader) et le secteur privé de mini-réseaux dans les zones rurales, ainsi que l’expansion du marché solaire hors réseau dans les zones éloignées et isolées.
Des réformes dans le secteur de l’énergie, en particulier la refonte de la Jirama, sont par ailleurs jugées essentielles par le Fonds monétaire international (FMI). Cette institution soutient que l’absence de progrès sur le front des réformes structurelles et de gouvernance, notamment pour la Jirama, continuerait de peser sur les finances publiques et nuirait à la confiance et à l’investissement extérieurs. -

COMMERCE – Adhésion officielle des Comores à l’Organisation mondiale du commerce
Antananarivo, 27 Août, 8h07 – “Je suis particulièrement fière d’accueillir les Comores à l’OMC (Organisation mondiale du commerce), dont elles deviennent le dernier membre en date”. L’annonce a été faite par la directrice générale de cette organisation internationale qui s’occupe des règles régissant le commerce entre les pays, Ngozi Okonjo-Iweala, mercredi.
Les Comores deviennent ainsi le 165ème membre de l’OMC le 21 août, après avoir négocié les modalités de leur accession avec les membres de l’Organisation pendant 17 ans. Il s’agit du dixième pays moins avancé (PMA) à accéder à l’OMC par le biais de négociations, précise cette organisation.
“Une fois membres, les Comores apporteront une voix précieuse au système commercial multilatéral, car elles ont témoigné leur attachement aux valeurs de l’OMC et ont clairement démontré qu’elles étaient disposées à s’adapter aux règles et aux principes de l’Organisation”, souligne Ngozi Okonjo-Iweala. Elle indique alors que “les Comores peuvent profiter de l’accession à l’OMC pour se moderniser, transformer leur écon -

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La ministre Loulla Chaminah promet de faire de son mieux pour résoudre au plus vite les problèmes des Cités universitaires
Antananarivo, 27 Août, 7h23 – “Rapprocher le ministère des Universités”. C’est le mot d’ordre donné par la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Loulla Chaminah depuis sa prise de fonction. Partant de ce principe, elle se donne comme priorité la résolution des problèmes des étudiants qui logent à la Cité universitaire d’Ankatso II, notamment en matière d’approvisionnement en eau et électricité ainsi que sur la qualité des logements. Le sujet a été évoqué au cours d’une rencontre qu’elle a eue avec une délégation des étudiants dans les bureaux du ministère lundi.
Lors de cette rencontre, la ministre a assuré qu’elle “ferait de son mieux pour trouver ces solutions”. Elle estime qu’il “revient au ministère de mobiliser les différents responsables concernés par ce sujet”. A en croire un communiqué du ministère, pour sa première visite de terrain, Loulla Chaminah s’est rendue à Ankatso II vendredi.
Outre les questions liées au paiement des bourses d’études, les problèmes d’approvisionnement en eau et électricité ainsi que le mauvais état des infrastructures sont les principaux motifs de manifestations des étudiants des cités universitaires.Photo : Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique -

ADMINISTRATION – Harilala Ramanantsoa nommée PDS d’Antananarivo
Antananarivo, 26 Août, 22h31 – Un nouveau dirigeant à la tête de la Commune urbaine d’Antananarivo. Le ministère de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire annonce la nomination de Harilala Ramanantsoa comme Présidente de la délégation spéciale de la CUA. Elle remplace ainsi Richard Ramanambitana à ce poste.
⭕️ »Cette nomination faite suite à la démission de l’ancien président de la délégation spéciale qui n’est pas en bonne santé », indique un communiqué du ministère ce lundi. Richard Ramanambitana a été nommé à ce poste début mars pour remplacer le maire Naina Andriantsitohaina devenu ministre. Mais l’ancien sénateur ne s’est plus présenté à son bureau depuis déjà cinq semaines environ selon des sources auprès de l’Hotel de ville.
⭕️Interrogés sur cette absence prolongée du PDS, les responsables de la Commue avaient plusieurs fois évoqué des missions sans en révéler ni le lieu ni la nature. Les communiqués officiels de la Commune ne manquaient pas non plus de faire référence au PDS sortant sur chaque événement rapporté. Aucun responsable n’avait souhaité confirmer ni infirmer les rumeurs de maladie ou de traitements médicaux.
⭕️Opérateur économique travaillant dans l’événementiel et connue principalement pour la manifestation périodique La Grande Braderie de Madagascar, la nouvelle PDS avait déjà été candidate à la mairie de la Capitale en 2015. Très active dans le monde de l’entrepreneuriat, elle est aussi présidente de la branche Madagascar du groupement Entreprendre au féminin de l’océan Indien (EFOI Madagascar).
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MINES – Base Resources se dit déterminée à faire progresser son projet à Toliara jusqu’à une décision d’investissement finale
Antananarivo, 26 Août, 21h05 – Base Resources ne lâche pas l’affaire. Bien que ses activités sur le terrain continuent d’être suspendues, la maison-mère de Base Toliara se dit déterminée à faire progresser son projet de « classe mondiale » à Ranobe jusqu’à une décision d’investissement finale. Celle-ci n’attend plus que des garanties sur les conditions fiscales sur ce projet ainsi que la levée de la suspension de ses activités. C’est ce qu’avance Base Resources dans son rapport annuel 2024, publié ce lundi.
Base Resources considère dans ce document que “un accord de principe a été conclu sur les conditions fiscales clés qui s’appliqueront à l’ensemble du projet Toliara”. Cet accord concerne son projet d’extraction non seulement d’ilménite mais également de monazite, souligne-t-elle. Cette compagnie minière souligne néanmoins que “ces conditions restent soumises à l’entrée de documents contraignants”. Aussi, “les conditions restent sujettes à changement et le calendrier est incertain”, poursuit-elle.
La maison-mère de Base Toliara indique toutefois que son engagement avec le gouvernement malgache se concentre maintenant sur l’accord relatif aux termes des accords contraignants afin de donner effet à l’accord de principe et à d’autres questions clés pour faciliter la progression du projet en temps opportun. “Dans l’immédiat, il s’agit de finaliser la forme du protocole d’accord (MoU) qui reprend les termes de l’accord de principe, dont le projet est bien avancé”, avance-t-elle.
Une fois finalisé, l’entrée dans le protocole d’accord nécessite l’approbation formelle du gouvernement malgache, poursuit cette compagnie minière. Elle espère par ailleurs que la levée de la suspension de son projet interviendrait dès l’entrée en vigueur du protocole d’accord. Ce que Base Resources estime “réalisable à court terme”. Une fois que les conditions fiscales auront été consignées dans un protocole d’accord et que la suspension aura été levée, Base Resources estime dans son rapport qu’il faudra environ 14 mois pour achever le travail nécessaire à la prise d’une décision finale d’investissement.Photo d’illustration : Base Resources -

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – 26 jeunes en immersion au coeur de l’Intégrité avec Intergrity Bootcamp de Transparency International – Initiative Madagascar
Antananarivo, 26 Août, 17h40 – Intégrité. Transparence. Justice. Ce sont les trois maîtres-mots dans lesquels 26 jeunes ont baigné pendant trois jours à Mantasoa dans le cadre de l’Integrity Bootcamp organisé par Transparency International Initiative Madagascar (TI-MG). Du 19 au 26 août, ces jeunes, issus des six provinces de Madagascar ont immergé au coeur de l’intégrité à travers des apprentissages par l’action.
Dans un communiqué, TI-MG parle d’une expérience inédite et transformatrice avec des “activités de groupe en pleine nature et des simulations de résistance citoyenne”. Les thèmes ont porté évidemment sur la lutte contre la corruption mais aussi sur “le changement climatique, la gouvernance minière et bien plus encore”.
“L’énergie, la solidarité, et le courage de ces jeunes ont résonné dans chaque activité”, poursuit TI-MG. “Chaque moment partagé a été une occasion de renforcer notre engagement collectif pour un avenir meilleur et plus juste”, conclut-il.
Photo : Transparency International – Initiative Madagascar
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MOUVEMENT – La résolution « 2024-J Vivre ensemble en paix » portée par le Firaisan’ny Skotisma eto Madagasikara et la Fédération du Scoutisme Sénégalais adoptée lors de la Conférence mondiale du scoutisme
Antananarivo, 26 Août, 14h30 – Une étape importante dans la promotion de la paix, de la tolérance et de la coopération au sein du mouvement scout mondial. Une nouvelle résolution dénommée « 2024-J Vivre ensemble en paix » vient d’être adoptée lors de la Conférence mondiale du scoutisme au Caire, en Egypte, du 17 au 23 août. Et cette résolution a été portée par la Fédération des organisations scoutes de Madagascar (FSM – Firaisan’ny Skotisma eto Madagasikara) et par la Fédération du scoutisme sénégalais.
Le Firaisan’ny Skotisma eto Madagasikara, avec le soutien de son homologue du Sénégal, a ainsi réussi à mobiliser toutes les organisations scoutes à travers le monde à s’engager activement dans la mise en œuvre de cette résolution. « En adoptant ces principes et en les traduisant en actions concrètes, le mouvement scout mondial peut contribuer de manière significative à la construction d’un avenir où la paix et la cohésion sociale sont au cœur des préoccupations mondiales », se réjouit le mouvement scout unioniste, Tily eto Madagasikara, dans son communiqué.
Dans son communiqué, le mouvement Tily eto Madagasikara parle d’une résolution qui « appelle à un engagement renouvelé des Organisations scoutes nationales (OSN) à travers le globe pour promouvoir la paix et le dialogue entre les cultures et les communautés ». Cette résolution devrait contribuer à renforcer « les initiatives d’éducation à la paix, à encourager les projets de solidarité internationale et à soutenir les jeunes dans leur rôle de bâtisseurs de la paix dans leurs communautés ». La résolution invite ainsi le Comité mondial du scoutisme « à développer et à promouvoir des ressources spécifiques pour aider les organisations membres à mieux comprendre et mettre en œuvre les principes d’inclusion des jeunes dans les efforts de paix ».
D’après cette résolution, les organisations membres du mouvement scout devront désormais célébrer la journée du 16 mai, qui est la Journée internationale du vivre ensemble en paix.Photo : Scouts Madagasikara -

TERMINOLOGIE – Le professeur Jonah Ratsimbazafy dénonce la traduction malgache de la variole du singe en “nendran’ny gidro”
Antananarivo, 26 Août, 12h00 – “Je le répète encore, le ‘nendrana gidro’ (variole du lémurien) n’existe pas. C’est le ‘nendrana rajako’ (variole du singe) qui sévit actuellement”. Le professeur Jonah Ratsimbazafy, primatologue, président du groupe d’études et de recherche sur les primates de Madagascar (GERP), dénonce la traduction de l’expression “variole du singe”, ancienne appellation de la maladie Mpox (MonkeyPox), en “nendran’ny gidro”.
Pour ce spécialiste des lémuriens, les “lémuriens”, que l’on appelle en malgache ‘varika’ ou ‘gidro’ sont différents des singes, ‘rajako’. Les deux espèces sont toutes les deux classées comme “primates non humains”, reconnaît-il, mais elles sont différentes. Dans une publication sur son compte Facebook, le chercheur rappelle que “les lémuriens sont issus des primates prosimiens, c’est-à-dire qui datent d’une période antérieure aux singes”. Il souligne que les prosimiens sont apparus il y a 64 millions d’années, alors que les simiens, les ancêtres des singes, sont apparus il y a 34 millions d’années.
Arrivés à Madagascar avant même l’apparition des singes, il y a 47 à 54 millions d’années, selon le professeur Jonah Ratsimbazafy, les prosimiens de Madagascar ont évolué de façon indépendante et de façon isolée, loin de la concurrence des singes. “C’est sans doute pourquoi les prosimiens de Madagascar ont évolué en de nombreuses espèces, atteignant plus de 112 espèces alors que le monde entier compte environ 750 espèces de primates”, indique-t-il, insistant sur la différence entre les primates prosimiens et les primates simiens.
