Catégorie : Actualité
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FOOTBALL – Les demi-finales de la Coupe de Madagascar programmées jeudi
Antananarivo, 2 Juillet, 15h21 – Programme fixé. La Fédération malgache de football publie le calendrier des demi-finales de la Coupe de Madagascar 2024. Les deux matchs vont se jouer jeudi à l’Elgeco Plus stadium, indique l’instance dirigeante du football malgache, lundi.
Le premier match verra la confrontation entre Disciples FC, qui venait d’être sacré champion de Madagascar 2024 et le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA), à 10h. La formation de Vakinankaratra peut encore espérer un doublé coupe-championnat cette année. Alors que l’équipe dirigée par Henintsoa Rakotoarimanana alias Tota, privée de titre l’année dernière peut encore sauver sa saison.
Le second match qui opposera l’Elgeco Plus à Inate FC rouge prévu à 14h sera un match à l’avantage du tenant du titre. Celui-ci formation jouera non seulement dans son jardin, mais il aura devant lui une équipe peu expérimentée dans une telle compétition. Finaliste malheureux du championnat de Madagascar, dimanche, l’équipe d’Alfred Andriamanampisoa essaiera de se rattraper de façon ne pas faire une saison blanche. -

LÉGISLATIVES – La HCC communique une trentaine de dossiers pénaux liés aux élections aux ministères publics
Antananarivo, 2 Juillet, 10h15 – Une liste de 30 dossiers annexés à l’arrêt n°29-HCC/AR du 27 juin. Selon cette décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) relative au rejet des requêtes concernant les infractions pénales lors des élections législatives, il s’agit de “litiges relatifs aux infractions pénales en matière électorale”. En tant que telles, celles-ci ne relèvent pas de sa compétence et ont ainsi été rejetées, insiste-t-elle.
“Le déclenchement de l’action pénale appartient au ministère public qui peut être alerté par le juge électoral”, souligne la HCC dans son arrêt. Et comme “il n’appartient pas à la Haute cour constitutionnelle statuant au contentieux de faire application des sanctions pénales en matière électorale”, “elle communique le dossier au procureur de la République compétent lorsqu’elle retient des faits de fraude électorale”, poursuit-elle encore.
Sur les 30 dossiers annexés à l’arrêt, 28 ont été déposés par l’ancienne ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle Lalatiana Rakotondrazafy, candidate de la plateforme présidentielle Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) à Faratsiho. Dans ses requêtes, celle-ci accuse le candidat de la plateforme Firainsakina Nomenjanahary Ramilison de “corruption électorale en offrant 10 000 ariary, de propagande de jour du scrutin, d’achat de voix, de manipulation de liste électorale, de distribution d’argent, ou encore d’attaques contre les partisans de la requérante”. Elle a ainsi demandé à la HCC de “constater l’existence de faute pénale et d’annuler les voix obtenues par son concurrent dans une dizaine de bureaux de vote”.
Les deux autres dossiers communiqués aux juridictions pénales sont des requêtes déposées par le candidat Irmar à Antsohihy, Hyacinthe Befeno Todimanana, et par trois électeurs du quatrième arrondissement d’Antananarivo. Le premier accuse l’un de ses concurrents, le candidat indépendant Noriat Richard Rajaonarison, de “violence et de menace avec un pistolet dans la propriété d’un maire”. Les trois électeurs du quatrième arrondissement d’Antananarivo, eux, ont dénoncé “d’autorisation de vote sans carte nationale d’identité, de distribution de tee-shirts le jour de l’élection, ou encore de bourrages d’urnes”. Si les autres accusations ont été rejetées par la HCC pour insuffisance de preuves, le bourrage d’urnes est classé par la HCC comme infraction pénale.
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AGOA – Les Etats-Unis soulèvent des obstacles au commerce et à l’investissement américains à Madagascar
Antananarivo, 2 Juillet, 9h30 – “Retards bureaucratiques. Processus excessifs et redondants. Manque de systématisation de la collecte de données”. Autant de facteurs bloquants soulevés par les Etats-Unis par le biais du Bureau du représentant américain au commerce (USTR) au commerce et à l’investissement américains à Madagascar. Le Bureau en question expose ces obstacles dans le Rapport biennal sur la mise en œuvre de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (Agoa), récemment publié.
L’USTR reconnaît les travaux entrepris par Madagascar dans la mise en place de certains mécanismes de soutien institutionnel et réglementaire pour promouvoir le commerce et l’investissement. Il souligne cependant que « dans la pratique, les retards bureaucratiques, les processus excessifs et redondants, le manque de systématisation de la collecte de données et de nombreux autres facteurs administratifs créent des obstacles au commerce et à l’investissement américains ».
Le Bureau du représentant américain au commerce mentionne également dans son rapport l’adoption par le Gouvernement malgache d’une nouvelle loi sur l’investissement en mai 2023 qui a clarifié les règles sur les investissements. Mais l’USTR souligne particulièrement la nouvelle disposition dans cette loi qui limite les travailleurs étrangers à 20% de la main-d’œuvre totale d’une entreprise à Madagascar.
Toujours dans les volets économie de marché, réforme économique et élimination des obstacles au commerce avec les Etats-Unis, le rapport met en exergue la volonté de Madagascar de faire de l’investissement dans les infrastructures, de l’amélioration du climat d’investissement et de l’augmentation des exportations comme étant les pièces maîtresses de sa stratégie de croissance.
L’USTR fait cependant remarquer qu’entre juin 2022 et juin 2024, le gouvernement a pris des mesures pour limiter la concurrence dans certains secteurs clés de l’économie. Ce Bureau américain parle notamment des nouvelles restrictions à l’exportation de vanille, le principal produit d’exportation de Madagascar. Ces dispositions ont, selon l’USTR, « provoqué un effondrement des ventes de vanille en 2023 ».
Pour ce Bureau, « les exportations de textile et d’habillement dans le cadre de l’Agoa constituent l’un des rares points positifs de l’économie, puisqu’elles fournissent de l’emploi à près de 60 000 personnes ». Les États-Unis sont d’ailleurs le plus grand marché d’exportation de Madagascar.
Un rapport sur les relations en matière de commerce et d’investissement entre les États-Unis et les pays d’Afrique subsaharienne doit être soumis au Congrès tous les deux ans. Cette fonction a été déléguée à l’USTR qui avait présenté ce rapport pour la dernière fois en juin 2022. Le rapport qui vient de sortir couvre la période entre le mois de juillet 2022 et le mois de juin 2024. Ce document fournit une description de l’état du commerce et de l’investissement entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne, des changements dans l’éligibilité des pays aux avantages de l’Agoa, une analyse de la conformité des pays aux critères d’éligibilité de l’Agoa, un aperçu des efforts d’intégration régionale en Afrique subsaharienne, et un résumé des efforts de renforcement des capacités commerciales des États-Unis.
Par ailleurs, la législation de l’Agoa exige l’évaluation chaque année des pays qui peuvent bénéficier des avantages de ce texte. Ces décisions sont étayées par un examen annuel interagences, présidé par l’USTR. Cet examen vise à déterminer si chaque pays bénéficiaire continue de satisfaire aux critères d’éligibilité et si la situation des pays non-éligibles s’est suffisamment améliorée pour justifier leur désignation en tant que pays bénéficiaire. Dans ce récent rapport de l’USTR, Madagascar a le statut de pays « éligible ».
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Marriott International annonce l’ouverture prochaine de deux établissements sous son enseigne à Antananarivo
Antananarivo, 1er Juillet, 20h15 – De beaux chantiers en perspective. Deux établissements hôteliers qui vont être exploités sous l’enseigne de la chaîne hôtelière Marriott International vont bientôt ouvrir à Antananarivo. Les deux hôtels seront érigés dans des zones à forte attractivité touristique et économique, et offriront une capacité de 200 chambres, annonce dans un communiqué ce groupe américain.
Marriott International, une grande société d’hébergement, incorporant des marques d’hôtels comme Marriott Hotels & Resorts, JW Marriot, Fairfield Inn & Suites by Marriott, ou encore Ritz-Carlton décide ainsi de s’implanter dans la Grande île. Cette décision, d’après ce leader mondial de l’hôtellerie, s’inscrit dans sa politique de “s’implanter dans les marchés émergents de Madagascar”.
Pour mener à bien ce projet, Marriott International s’allie avec le groupe Luceo qui a déjà l’habitude de travailler avec des enseignes internationales. Marriott voit d’ailleurs le groupe Luceo comme un “partenaire clé” qui, en plus de disposer d’un savoir-faire avéré et d’une connaissance transversale des marchés locaux, se démarque également par son expertise locale et sa capacité à mener à bien des projets d’envergure internationale.
Marriott entend préserver sa marque de fabrique, dans l’implantation de ces établissements hôteliers, en offrant à ses clients à Madagascar un “cadre idyllique, alliant confort et élégance” qui, d’après ses explications sont ses “caractéristiques emblématiques”. Le groupe Luceo, s’assurera de la qualité exceptionnelle du service qu’offrent ces nouveaux établissements hôteliers, comme les autres complexes déjà exploités sous la marque Marriott International.
Pour le ministre Joël Randriamandranto, l’arrivée de Marriott à Madagascar démontre la confiance des investisseurs étrangers dans les perspectives de développement que peut offrir le pays. Cet intérêt qu’avait porté ce leader mondial de l’hôtellerie pour la Grande île devrait susciter ceux des autres grandes marques à venir investir au pays. L’Etat avait annoncé récemment la construction de 11 500 chambres supplémentaires à travers le pays. Et ce, afin d’avoir la capacité d’accueillir 1 million de touristes d’ici 2028. Le président de la République avait également annoncé la construction prochaine de 15 hôtels Cinq Étoiles.
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NATATION – La deuxième wildcard pour les Jeux olympiques de Paris pour Holy Antsa Rabejaona
Antananarivo, 1er Juillet, 17h10 – Le Comité olympique malgache (COM) a pris sa décision. C’est Holy Antsa Rabejaona qui a été choisie pour bénéficier de la deuxième wildcard destinée à la natation malgache pour les Jeux olympiques de Paris. Le directeur technique national de la Fédération malgache de natation, Vony Andriamanantena, a confirmé l’information ce lundi.
L’actuelle boursière d’un programme d’entraînement au The Volga Region State University of Physical Culture, Sports and Tourism en Russie est mieux classée, confie ce responsable technique au sein de Madagascar Aquatics pour valider ce choix. Elle s’est classée au premier rang du classement national après ses belles prestations aux derniers championnats d’Afrique à Maurice il y a quelques semaines.
Avec cinq records de Madagascar au compteur, en petit bassin et en grand bassin, Holy Antsa Rabejaona est plus performante que sa concurrente Idealy Tendrinavalona selon la Fédération internationale, confie la Fédération malgache de natation. Dans le classement de qualification olympique publié par World Aquatics, Holy Antsa Rabejaona est créditée de 600 points, alors que sa concurrente directe, Idealy Tendrinavalona en a 585.
Sur la base des anciens critères de qualification, la pensionnaire du Centre de haut niveau de la Fina en Thïlande avait déjà été accréditée par le Comité olympique malgache en mai. Mais les nouveaux critères retenus et les performances de Holy Antsa Rabejaona ont changé la donne. C’est donc la nageuse de 22 ans et Jonathan Harivony Raharvel qui seront bénéficiaires des deux wildcards pour la natation aux Jeux olympiques. Il ne reste plus que les noms des bénéficiaires en athlétisme et l’officialisation de l’identité de l’ensemble des athlètes pour que la liste malgache pour les JO de Paris soit complète.
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L’Etat s’attend à une création commerciale de 37 millions de dollars par an de l’intégration de Madagascar à la ZLECAF
Antananarivo, 1er Juillet, 15h15 – Bénéfique. C’est ce que devrait être l’intégration de Madagascar à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). L’adhésion à ce marché devrait permettre une création commerciale d’environ 37 millions de dollars par an pour la Grande île, d’après ce qui avait été exposé par la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata. C’était lors d’une conférence organisée dans le cadre de la cinquième édition de la Comesa federation of woman in business (COMFWB) Trade Fair, vendredi.
La Zlecaf a également le potentiel pour permettre à chaque pays membre de mieux faire connaître ses produits, son savoir-faire, ses talents et ses différents atouts sur un marché qui dépasse largement les marchés des sous-régions et de se faire ainsi une promotion au niveau du continent. La cheffe de la diplomatie malgache parle d’un «branding pour l’Afrique». Elle rappelle que l’accord sur la Zlecaf regroupe 54 pays africains et fait de l’Afrique le plus grand marché de libre-échange au monde, représentant un total de 1,2 milliards de consommateurs.
Le rapport de l’analyse sur les impacts commerciaux de la Zlecaf à Madagascar entreprise par le groupe de réflexion mondial ODI a démontré que ce marché commun pourrait générer une augmentation des importations totales de Madagascar de 0,1 %, soit environ 4,4 millions de dollars. La réduction correspondante des recettes tarifaires pour sa part est estimée à 1,5 million de dollars.
En termes d’exportations, les changements n’impacteraient que les exportations vers le Maroc et le Nigéria, qui augmenteront respectivement de 3,8 millions de dollars et de 9,7 millions de dollars, soit 58 % et 36 % du commerce total avec ces pays. L’étude soulevait aussi que les changements dans les exportations vers seulement deux pays compensent complètement l’expansion des importations générées par la Zlecaf en provenance de l’ensemble du continent, et il est peu probable qu’il y ait des changements majeurs dans la compétitivité.
La représentante résidente du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), Natasha van Rijn, soutient que la Zlecaf a le potentiel de sortir 30 millions de personnes de la pauvreté et d’augmenter les revenus de l’Afrique de 450 milliards de dollars. Ce qui devait représenter un gain de 7% de croissance économique pour le Continent en 2023.
Les avantages offerts par ce marché sont d’ailleurs très nombreux, soutient-elle, en citant entre autres la stimulation des investissements, l’accélération de l’industrialisation technologique ou encore l’élargissement des possibilités d’emplois. «Le PNUD s’intéresse donc à cette question car ce marché a le potentiel de réduire la pauvreté à Madagascar», lance Natasha van Rijn.
Mais il n’y a pas que des opportunités que la Zlecaf présente, soutient le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Francis Rabarijohn. Il souligne l’importance d’évoquer et d’évaluer également les risques en lien avec la capacité et la compétitivité du secteur privé malgache que ce marché de libre-échange présente. Il parle du risque d’envahissement du marché intérieur par les produits importés d’une zone de libre-échange telle que la Zlecaf, faute de compétitivité des produits locaux. Il évoque également la capacité des entreprises de la Grande île à entrer en compétition sur le marché de la Zlecaf, avec la taille du marché malgache ainsi que le défi logistique pour aller sur ces marchés.
L’administration et les autorités publiques ont ainsi la responsabilité d’instaurer un environnement et des conditions favorables pour que les entreprises malgaches aient les capacités et la compétitivité pour jouir de cette zone de libre-échange, plaide Francis Rabarijohn. “Le GEM est favorable à ce que nous avancions et que nous déposions les instruments de ratification de la Zlecaf. Il faut cependant que cette décision soit accompagnée de mesures en faveur du secteur privé”, lance-t-il. Cette position du GEM sera formalisée officiellement par une lettre qui sera adressée dans les prochains jours à la ministre des Affaires étrangères et le ministre de l’Industrie et du commerce, indique-t-il.
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JEUX OLYMPIQUES – L’officialisation des bénéficiaires des deux wildcards en athlétisme attendue
Antananarivo, 1er Juillet, 06h15 – Quels athlètes représenteront Madagascar aux Jeux Olympiques en athlétisme? Comme la hurdleuse Sidonie Fiadanantsoa et la sprinteuse Claudine Nomenjanahary n’ont pas atteint les minima nécessaires pour une qualification directe aux Championnats d’Afrique d’athlétisme de Douala, la Grande île doit se contenter des deux wildcards pour aller à Paris.
La décision sur les destinataires des invitations spéciales du Comité international olympique (CIO) et partant les disciplines retenues, est attendue, indique la Fédération malgache d’athlétisme. Celle-ci confie avoir déjà envoyé des propositions en ce sens mais attend de connaître les épreuves à qui les wildcards seront attribuées, comme le souligne son président Dominique Raherison.
Jusqu’à ce vendredi 28 Juin, trois athlètes, Rosina Randafiarison en haltérophilie, Laura Rasoanaivo, en judo et Fabio Rakotoarimanana, en tennis de table sont officiellement qualifiés. Il reste donc l’attribution officielle des wildcards dont deux en natation et deux en athlétisme.



